Band 
Tome premier. A - C.
Seite
639
JPEG-Download
 

CLA

des manières de penser et de parler du collège. Un

enfant alors dans ses classes, la font, v, tf . Un

des plus grands principes de leur science et le fon-dement de leurs traités du vide ; on le dicte tous lesjours dans les classes, pasc. Pesant, de l’air , Conclu-sion. [Ils] Ne vous parlent que d’Apollon, De Pé-gase et de Cupidon , Et telles fadeurs synonymes,Ignorant que ce vieux jargon, Relégué dans l’ombredes classes, N’est plus aujourd’hui de saison, gresset,Chartreuse. || 8° Populairement, endroit où les cro-cheteurs d’un quartier attendent qu’on les emploie.

— HlST. xiv* s. Servius ordena tout le pueple ro-main en cinq grandes distinctions, lesquelles il ap-pela classes, bercheure, f* 21, recto. || xvi* s. Leursclasses seraient plus decemment jonchées de fleursque de tronçons d’osier sanglants, mont, i, 183.

— étym. Le latin classis , venant par contractionde calare, appeler, convoquer (voy. calenbes).

CLASSÉ, ÉE (klè-sé, sée), part, passif. Mis dansun certain rang dit classe. Les végétaux classés parJussieu. Les baleines classées parmi les mammifè-res. || Familièrement. Il est classé, on connaît saportée, sa capacité. || Matelot classé, matelot inscritsur les registres de l’inscription maritime.

CLASSEMENT (klâ-se-man), s. m. |] 1° Action demettre dans un certain ordre. Faire un classementde papiers. Classement d’une bibliothèque. || Classe-ment des fortunes en vue de l’impôt. || 2° État de cequi est classé. Le classement des matières.

— rem. Classement n’est dans aucune des éditionsdu Dictionnaire de l’Académie antérieures à l’éditionde 1835.

— ÉTYM . Classer.

CLASSER (klâ-sé), v. a. || 1° Distribuer par clas-ses. Classer des plantes. Il faut classer tous ces pa-piers. 11 osa former le projet de décrire et de classertous les êtres de la nature, Condorcet, Linné .|| Absolument. Un naturaliste qui classe. || Par exten-sion. On le classa parmi les plus habiles. Quand legénie de Napoléon, la grandeur de son élévation,l’importance de son entreprise et l’habitude de leursanciennes relations classaient encore Bernadotte [alors roi de Suède ] comme son lieutenant.... ségur,Hist. de Napol. i, 4. || 2° Terme de marine. Inscrireun marin sur le registre du quartier auquel il ap-partient. || 3° Se classer, être classé. Ces objets seclasseront difficilement. || Être apprécié. Du premiercoup il se classa parmi les premiers de sa profession.

— REM. Classer ne se trouve dans aucune des édi-tions du Dictionnaire de l’Académie antérieures àl'édition de <835.

— ÉTYM . Classe.

| CLASSEUR (klâ-seur), s. m. Portefeuille à com-partiments.

— ÉTYM . Classer.

f CLASSICISME (kla-si-si-sm’), s. m. Néologisme.Système des partisans exclusifs des écrivains de l’an-tiquité, ou des écrivains classiques du xvu* siècle.

— ÉTYM . Classique.

| CLASSIFICATEUR (kia-si-fi-ka-teur), s. m.Terme didactique. Auteur de classifications.

— ÉTYM . Classifier.

CLASSIFICATION (kla-si-fi-ka-sion), s. f. Actionde distribuer par classes. Classification des marchan-dises. || En histoire naturelle, distribution d’unecollection d’êtres, d’objets, de choses, de quelquenature qu’ils soient, en classes, ordres, genres,espèces et variétés. Classifications naturelles, ouméthodes, celles qui sont fondées sur l’ensembledes caractères. Classifications artificielles ou sys-tèmes, celles qui sont fondées sur la considérationd’un seul caractère. || Classification des maladies ounosologie.

— SYN. classement, classification. Le classe-ment est l’action de ranger effectivement d’aprèsun certain ordre : le classement des papiers. Laclassification est l’ensemble des règles qui doiventprésider au classement effectif ou qui déterminentidéalement un ordre dans les objets.

— ÉTYM . Classifier.

t CLASSIFIER (kla-si-fi-é), v. a. Néologisme.Faire, établir des classifications.

— étym.L atin fictif classificare, declassis, classe,et le suffixe ficare, faire.

CLASSIQUE (kla-si-k’), adj. || 1“ Qui est à l’usagedes classes. Les livres, les auteurs classiques. || Quiappartient aux classes. Exercices classiques. || Livreclassique, nom donné, soit aux auteurs grecs oulatins expliqués, soit aux auteurs modernes ou auxlivres admis dans les classes des lycées, des collèges,ou dans les écoles. || Substantivement. Les classiquesBrecs , latins. || 2“ Auteur, poète, ouvrage classique,celui qui est regardé comme un modèle. Vous me fai-

CT.A

tes grand plaisir en m’apprenant que l’Académie varendre à la France et à l’Europe le service de publierun recueil de nos auteurs classiques, avec des notesqui fixeront la langue et le goût, volt. Lell. Duclos,fu avril 1 76J. || Par extension, tout auteur, tout ou-vrage qui fait autorité. Les ouvrages de ce juriscon-sulte , de ce médecin, sont devenus classiques.|| 3°Qui appartient à l’antiquité grecque ou latine.L’antiquité classique. Les langues classiques, le grecet le latin. || Par analogie. L’algonquin est la langueclassique du désert, chateaub. Amér. no. || Terreclassique, la Grèce ou l’Italie antique. || Fig. Terreclassique des beaux-arts, pays où ils furent cultivésavec le plus de succès. La Grèce est la terre classi-que de la liberté. Cette Ile fameuse [l’Angleterre],cet inépuisable foyer de si grands exemples, cetteterre classique des amis de la liberté, Mirabeau,Collection, 1. 1 , p. 338. || 4° Classique, par oppositionà romantique, qui est conforme ou qui se conformeaux règles de composition et de style établies soitpar les auteurs de l’antiquité greoque et latine, soitpar les auteurs classiques du xvu* siècle. Poète clas-sique. Poésie classique. Le genre classique, et, sim-plement, le classique. || En termes d’arts, qui rappellela manière antique. Pureté classique. Cet artiste suitles traditions classiques.

— ÉTYM . Classe. Les grammairiens anciens appe-laient écrivains ou poètes classiques ceux qu’ilsmettaient dans la première classe; les modernesont donné le même nom à ceux qu’on étudie dansles classes; d’où la série des sens : qui est donnécomme modèle et qui, à ce titre, appartient à l’an-tiquité, et enfin qui est opposé à romantique.

f ÉLASTIQUE (kla-sti-k’), adj. || 1“ Terme de géo-logie. Terrain, roche élastique, terrain, roche quiprésente des traces évidentes de fracture. || 2° Ana-tomie élastique, pièces artificielles d’anatomie quipeuvent se démonter de manière à montrer les par-ties sousjacentes.

— ÉTYM . KXacTÔ;, brisé, de xXaui, briser.

f CLATURE (kla-tr’), s. m. Terme de botanique.Genre de champignons.

— ÉTYM . Latin clathri, barreaux, traverses.

CLATIR (kla-tir), v. n. Terme de chasse. Redou-bler son cri, en parlant du chien qui poursuit legibier. Peu usité.

— ÉTYM . Bas-latin, clatire, pour glatire (voy.glapir).

CLAUDE (klô-d’. Chifflet, Gramm. p. 225, re-commande de prononcer glaude, prononciation quequelques personnes ont conservée), s. m. Imbécile,niais. C’est un vrai Claude. || Adj. Il n’est pas siClaude qu’il en a l’air.

— Étym. Claude. En latin Claudius, pris (commeJeannot, par exemple) en un sens général et défa-vorable.

CLAUDE (reine-), s. f. Voy. reine-claude.

CLAUDICATION (klô-di-ka-siou), s. f. Terme di-dactique. Action de boiter.

— hist. xvi* s. La cause de la claudication et del’emaciation est, que l’humeur aura jetté l’os femo-ris hors de sa boêtte et lieu naturel, paré, xxi, t 2 .

— étym. Le latin claudicalio, d eclaudicare, boi-ter, d eclaudus, boiteux; provenç. claudicalio ; esp.claudicacion ; ital. claudicazione.

f CLAUJOT (klô-jo), s. m. Un des noms locauxdu gouet ou pied-de-veau.

CLAUSE (klô-z’), s. f. Terme de droit. Dispositionparticulière qui fait partie d’un traité, d’une loi,d’un contrat ou de tout autre acte public ou parti-culier. Clause expresse. Clause tacite. Clause déro-gatoire. Clause irritante. Contrat qui porte une clauseavantageuse, patru, Plaidoyer 12 , dans richelet.Sans laquelle clause Le présent testament sera nul,et pour cause, regnard, Légataire, îv, 6. Le parle-ment de Toulouse ordonna une procession annuellepour célébrer la mémoire de Jacques Clément , enajoutant la clause qu’on pendrait quiconque parle-rait jamais de reconnaître pour roi Henri IV , volt.Lett. d’Argentai, l août <762. || Clause de six mois,celle qui résilie un bail à la condition de s’avertirsix mois d’avance (propriétaire ou locataire). Bailsans clause, bail qui ne contient pas cette clause.

|| Clause résolutoire, celle qui entratne l’annulationd’un acte, soit dans le cas où l’une des partiesn’exécute pas ses obligations, soit dans le cas d’unévénement prévu. || Clause pénale, celle qui, dansun contrat ou un testament, soumet à une peinepécuniaire ou indemnité le contractant ou le léga-taire qui n’accomplira pas ses obligations. || Clausecomminatoire, clause qui menace seulement, quin'est pas encourue de plein droit et ne s’exécute uasà la rigueur.

CLA 639

— hist. xii* s. Li vers est d’une rime en cincclauses cuplez : Mis langages est bons, car en France fui nez, Th. le mart. 166 . || xiv* s. Tant chief, tan-tes sentences: chascun en dit sa clause, Girart deRoss. v. 630. || xv* s. Je sçay bien qu’il a bonnecause; Mais vous y trouverez bien clause, Si vou-lez, qu’il l’aura mauvaise, Patelin. || xvi* s. II y aquelqu’un des vieillards qui, le matin avant qu’ilsse mettent à manger, presche en commun toute lagrangée, en se promenant d’un bout à aultre, etredisant une mesme clause à plusieurs fois, jusquesà ce qu’il ayt achevé le tour, mont, i, 237.

—ÉTYM . Provenç. clauza; du bas-latin clausa, fer-meture, chose fermée, bornée, déterminée, de clau-sus, participe passé de claudere, clore (voy. clore).D’ailleurs le bas-latin clausa s’est confondu avec lelatin classique clausula, qui avait un sens qu’on re-trouve dans les exemples de l’historique. Dans lapremière moitié du xvi* siècle, Maigret , en sontraité de grammaire française , appelait clause laproposition comme renfermant une pensée parfai-tement terminée.

f CLAUSICONQUE (k)ô-zi-kon-k’), adj. Terme dezoologie. Qui a une coquille fermée.

— étym. Lat. clausus, fermé, et conque.

f CLAUSOIR (klô-zoir), s. m. Dans les construc-tions, dernière pierre d’une voûte.

— étym. Lat. claudere, fermer (voy. clore).

CLAUSTRAL, ALE (klô-stral, stra-1’), adj. Qui

appartient au cloître. La vie, la discipline claustrale.La passion de posséder les bénéfices claustraux ouaffectés aux religieux était une pomme de discordedont l’abbé [de Cluny ] savait profiter, st-sim. 278,17. Ces biens [ecclésiastiques] partagés en divers lotsprirent le nom de bénéfices manuels, simples, clau-straux, chateaub. Génie, IV, ni, 2. || Offices claus-traux , certains bénéfices qui sont du corps d’uneabbaye ou d’un prieuré. || Prieur claustral, le reli-gieux qui est le supérieur des autres.

— étym. Claustralis, de claustrum (voy. cloître).

+ CLAUSTRATION ( klô-stra-sion ), s. f. Néolo-gisme. Action d’enfermer dans un lieu étroit et res-serré.

— étym. Lat. claustrum (voy. cloître).

f CLAUSTRE ou CLOSTRE (klô-str’), s. m. Termed’architecture. Les claustres sont des demi-cylindrescreux de poterie, employés à garnir une balustrade.

— étym. Lat. claustrum, barrière (voy. cloître).

f CLAUSULE (klô-zu-1’), s. f. Conclusion, sen-tence. Peu usité. || Terme de métrique ancienne,plus usité dans cet emploi. Petit vers jeté au milieude grands vers de même espèce, quicherat, Tr. deversification latine, ch. 27. Clausule signifie aussila terminaison d’un vers, le dernier pied ou lesderniers pieds, id. ib.

— hist. xvi* s. Par quoi l’apostre , disent-ils,comprend tout ceci par une clausule, qu’il faut quetous comparaissent devant le siégé judicial du filsde Dieu,. Calvin , 56.

— ÉTYM . Provenç. et ital. clausula; du latin clau-sula, de claudere, fermer (voy. clore).

j CLAVAIRE (kla-vê-r’), s. f. Terme de botani-que. Genre de champignons à substance charnue outubéreuse et ordinairement en forme de massue.Toutes les grandes clavaires à chair tendre sont co-mestibles, mais particulièrement la clavaire coral-loîde (clavaria coralloîdes, L.), connue vulgaire-ment sous les noms de mainotte, menotte, chevaline,barbe de bouc.

— ÉTYM . Le latin clava, massue.

| CLAVALIER (kla-va-lié), s. m. Arbre d’orne-ment.

f I. CLAVÉ, ÉE (kla-vé, vée), adj. Terme de ma-rine. Être clavé, être serré dans une banquise, sedit parmi les marins qui fréquentent Terre-Neuve.

— étym. Ane. franç. et patois, claver, fermer àclef; du latin clavis, clef (voy. ce mot).

f 2. CLAVÉ, ÉE (kla-vé, vée), adj. Terme didac-tique. Qui est en forme de massue.

— ÉTYM . Latin clava, massue, de clavus, clou(voy. clou); à cause de la forme de la massue.

I. CLAVEAU (kla-vô), s. m. ||1“ Terme d’archi-tecture. Pierre taillée en coin, qui sert à fermer uneplate-bande; à former le dessus d’une fenêtre oud’une porte carrée ou d’une corniche. Cette pierres’appelle voussoir, lorsque ces portes ou ces fenêtressont en arcade. C’est le temps qui creuse une rideDans un claveau trop indigent; Qui sur l’angle d’unmarbre aride Passe son pouce intelligent, v. hugo,Voix, 4. || 2° Terme de construction. Pièce de boisdisposée en biais, de manière à tendre vers le cen-tre d’une arcade. || Pièce eu saillie au milieu d’unearcade.