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combat dans cette jouissance, pasc. Conv. des P. Ro-drigue dansmoncœurcombatencormonpère, corn.Cid ni,3.Car enfin ce n’est rien d’avoir à combattrel’indifférence ouïes rigueurs d’une beauté qu’on aime,mol. Sicilien , 3. De cent peuples pour lui combattrelarigueur, rac. Androm. i, 4. Me faudra-t-il combattreencor vos cruautés? in. ib. i, 4. C’est une ingrati-tude de combattre les intentions de son bienfaiteur,patru, Plaidoyer 3, dans richelet. Nos vrais en-nemis sont en nous-mêmes, et Louis combat ceux-là plus que tous les autres, boss. Marie-Thérèse.
|| Combattre la nature, lutter contre les obstaclesqu’elle présente à l’homme. Il nous a fallu reprendreCorbie .... en une saison en laquelle, outre les hom-mes, nous avions encore le ciel à combattre, voit.lett. 74. Les chefs et Mortier lui-même, vaincus parl’incendie qu’ils combattaient depuis trente-six heures,y vi nrent [au Kremlin ] tomber d’épuisement et de dés-espoir ,sëgur , llist.de Napol.v iii , 6. || Essayer de réfu-ter ou de détruire les opinions qu’un autre avance.Cet orateur combattit le ministère. Aristote combatsouvent Platon . Je tiens aussi difficile de combattreun ouvrage que le public approuve, que d’en défendreun qu’il condamne, mol. Fdch. Préface. On voitque les grands noms ne lui en imposaient pas; ilcombat quelquefois Morgagni en le respectant, etHaller en l’estimant, condorcet, Bertin. || 3° Com-battre un mal, une maladie, y opposer les moyensqui peuvent en procurer la guérison ou en arrêterles progrès. || 4° V. n. Livrer combat. A ce que jepuis voir vous avez combattu, Prince, par intérêtplutôt que par vertu, corn. Nicom. n, 3. Je com-battais, Seigneur, avec Montmorency, volt. Zaïre,n, 3. Mon Dieu , j’ai combattu soixante ans pour tagloire, id. ib. n, 3. Je suis l’un des guerriers quisont venus de France Combattre parmi vous pourvotre indépendance, masson, Helv.u. Deux taureauxcombattaient à qui posséderait Une génisse avecl’empire, la font. Fabl . n, 4. Les Machabées étaientvaillants, et pourtant il est écrit qu’ils combattaientpar leurs prières plus que par leurs armes, boss.Marie-Thérèse. || Par extension. Et comptez-vouspour rien Dieu qui combat pour nous? rac. Ath .i, 2 . C’est ainsi que M. de Beaumont défend à Paris l’innocence des Sirven, après avoir si glorieusementcombattu pour les Calas, volt. Lett. à M***, mars1767. || Lutter. Pollux.... ne combattait pas mieuxdu ceste, fén. Tél. xvi. || Fig. Etre en état de lutte,faire des efforts. Pour ne la plus aimer j’ai cent foiscombattu, rac. Bérén. v, 7. Par elle [la tentation]sa vertu plus vivement éclate, Et l’on doute d’uncœur jusqu’à ce qu’il combatte, corn. Imit. i, 13.|| 5° Combattre contre, au propre et au figuré, lutter,engager, soutenir la lutte. Il combattit contre lesennemis. Combattre contre les tentations. Combattrecontre la faim. Il essaye, il fait des efforts, il combatcontre le danger, mass. Avent. Délai de la corners.|| Dans le style élevé. [Ile ] Bordée de rochers affréuxcontre lesquels la mer va follement combattre, fén.Tél. viii. || Combattre pour, concourir au succès autriomphe de. Les maladies qui désolèrent l’armée en-nemie combaltirent pour Louis XIV , volt. LouisXIV,21. || Combattre de civilité, de politesse avec quel-qu’un, faire assaut de civilité. || 6" Se combattre,t’. réfl. Se battre l’un contre l’autre; être opposé l’unà l’autre. Us se combattirent avec fureur. || Fig. Cesraisons se combattaient dans son esprit. L’auteur secombat lui-même, boss. Somm. de la doctr.
— hist. xi* s. [Je] Puis m’en cumbatre [avec noschevaliers] àCharle et à Franceis, Ch . de Roi. xlii.Assez est mieux que [nous] morions combatans,ib. cxiv. À cels d’Espaigne moût s’i est cumbatuz,ib. cl. S’il ne cumbat à cele gent hardie, ib. clxxxiv.Li emperere, s’il se cumbat od mei, ib. ccxxxviii.One [je] ne vi gent qui si fust cumbatant, ib. cclvi.Il xii* s. Bien [tu] peus combatre au roi et as Fran-zois, Ronc. p. 27. Et toute terre en [de mon épée]ai-je combatue, ib. p. 106 . Là se combat chascunspour garantir sa pel, Sax. ix. L’arcevesque Thomaspur els se conbateit, Th. le mart. 26 . || xm* s. Bienfurent jusques à seize seur le mur, et se combatirentmain à main de haches et d’espées, villeh. lxxvi.Et en cheval se combatti Pompeus de Rome contreJulius César , h. de valenc. xv. Pour combattre àvos ennemis avez passé une riviere à noue [à la nage],Joinv. 229 . || xv* s. Ainsi que ces garçons se com-battoient à aucuns de ces Anglois, froiss. i, i, 31.Et savoit bien [le roi d’Angleterre] que le roi deFrance le suivoit à tout son effort, et en grand vo-lonté d»lui combattre, id. i, i, 278. Ils ne cuidoientmie que nul François osast se combattre contre unAnglois, id. n, n, 69. Mais à présent Dieu pour toyse combat, ch. d’orl. Bail. 77. Et fut cette bataille
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fort combatue, comm. iii, 7. Monseigneur qui auxSarrazins se combatoit, louis xi, Nouv. xvi,
|| xvi* s. Quiconque combat les loix menace les plusgents de hwn de.... mont, i, 166 . Combattants cetteopinion contre Platon , id. n, 253. Ceste bataille futsi asprement combatue de part et d’autre, que....amyot, Fab. 6. Il s’en alla trouver Hannibal , non pointen l’intention de le combattre, ains.... in. Fab. > < .Ils s’amusèrent à piller l’or et l’argent, se combat-tans à qui en aurait, id. Lucul. 31. Nous les frerespuinez combaterons ensemble, Je dy Castor et moy,ou vous si bon vous semble, rons. 864. Et se com-bat furieusement de ceste corne , paré, Licorne, 13.Toute personne est tenue de combatre pour son pays,Roiier histor. i, 2.
— ÉTYM . Le latin cum, et battre; provenç. com-battre ; espagn. combatir; ital. combattere. Dansl’an-cienne langue, combattre est un verbe neutre quiquelquefois, comme tous les verbes neutres d’alors,se conjugue avec le pronom réfléchi; ce n’est qu’àpartir du xv* et du xvi* siècle qu’il devient actif.
COMBATTU, UE (kon-ba-tu, tu e), part, passé decombattre. L’ennemi combattu pied à pied ne fit quepeu de progrès. || Fig. De mes plaisirs passés monàme est combattue, Régnier, Plainte. D’un soincruel ma joie est ici combattue, rac. Iphig. n, 2 .Oreste vous adore, Mais de mille remords son espritcombattu.... id. Andr. v, 2 . Son cœur fut combattupar deux passions contraires, fén. Tél. xvii. Combat-tus et flottants pendant tout le cours de notre vie.1 . 1 . rouss. Ém. i. Et de quelques remords que jesois combattu, crébill. Rhadam. iii, 2 . Arrête....malheureux! que je suis combattu ! Il est donc vraique l’homme en proie à la misère Malgré lui vers lecrime est souvent entraîné, gilb. Plaintes du mal-heureux. Sachez que d’une fille on risque la vertu,Lorsque dans son hymen son goût est combattu, mol.Tart. n, 2 . Les agitations d’un cœur combattu parla tendresse et le repentir, volt. Lett. Cailleau, 1772.
| COMBE (kon-b’), s. f. || 1” Petite vallée, pli deterrain, lieu bas entouré de collines. Dans ces espècesde plaines au-dessus des montagnes, il se trouvedes terrains enfoncés, des vallons secs et froidsqu’on appelle des combes, büff. Exp. sur les ve'gét.2 * mém. Dans une combe, à vingt pas, j’aperçoisune manufacture de bas, j. J. rouss. Promen. 7.Mais au fond d’une combe ignorée et stérile Quipourrait attirer les cupides soldats? mass. Helv. il.|| 2° Terme d’art militaire. Esplanade peu étendue.
— hist. xii* s. Li os chevauche par tertres et parcombes, Garin le Loherain, 1. 1 , p. 96. Si descen-dirent lès une basse combe, ib. dans du cange,cumba. Li rois li çainst l’espée fort et dure; D’or fuli pons et toute la heudure, Et fu forgie en unecombe oscure, R. de Cambrai , 19. Par les granscombes la poudrera lever, Roncisv. p. 109. Ne courbaoscure qui tant soit ennublée, ib. p. 167. ||xiv* s.[Ils] courent de toute part joiant [joyeux] à celletombe, Qui estait à l’iglise assise en une combe[crypte] , Girart de Ross. v. C 2 H. || xv* s. IcelluiCarmen qui aloit en une combe ou valée pleine debois, du cange, cumba. || xvi* s. En approchant deBonne-Val, et prenant à droite le chemin qui tourneà Chartres , il trouve sortant d’une combe le nou-veau gouverneur de Chartres , d’aub. Hist. iii, 172.Il s’embusque dans un hameau abandonné, à lacouverture duquel et d’une combe qui y touchoit,il se tient clos et serré, id. ib. iii, 389.
— Êtym. Bourguig. combe, comme, vallée étroite ;provenç. et espagn. comba ; piémont. conba; paysde CÔme, gomba; dialectes anglais , comb, un val-lon. Mot d’origine incertaine. Il se trouve déjà dansun texte latin du vu* siècle comme nom géogra-phique. Il n’est pas non plus isolé dans les languesromanes : le provençal a comb, et l’espagnol combo,qui signifient courbé ; et l’espagnol combar, cour-ber. Du Cange y voit le latin cumba ou cymba,barque , par assimilation de la concavité d’unebarque à celle d’un vallon. Diez, qui trouve cetteassimilation difficile, propose concava, qui, ayantl’accent sur la première syllabe, a pu donner comba,l’a bref disparaissant, et conc’va passant à comaou comba. On a mentionné le latin inusité cumbere(radicalde in-cumberé), être couché; mais cumbere,outre le sens qui ne va pas de soi, n’a dans le romanaucune dérivation (voy. catacombes). On a proposéune origine celtique ; bas-breton comb; kymri, cwm,vallée ; à quoi Diez objecte que comb peut venir dufrançais , et que, avec le gallois cwm, l’apparitiondu b dans les langues romanes fait difficulté; pour-tant, jusqu’à plus ample informé, la dérivation cel-tique a le plus d’apparence.
COMBIEN (kon-biin), adv. || 1* A quel point; dans
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ce cas combien précède d’ordinaire le verbe. Com-bien il m’est pénible de vous parler ainsil Vous voyezcombien il vous aime. Combien tout ce qu’on dit estloin de cequ’on pensel rac. Brit. v, I . Vois donccombien c’est peu que la gloire ici-bas, A. de musset ,Poésies nouv. Sonnet. || Cependant combien peut,dans le style élevé, aussi précéder immédiatementl’adjectif. Qui ne voit combien vaines, mais com-bien courtes et combien fragiles sont encore cessecondes vies que notre faiblesse nous fait inven-terpour couvrir en quelque sorte l’horreur de la mort!boss. le Tell. Tu sais combien terrible en ses soudainstransports, De nos desseins souvent il rompt tousles ressorts, rac. Esth. u, I. || 2° Quelle quan-tité, quel nombre; dans cet article, combien est,grammaticalement, un véritable substantif. Com-bien de livres y a-t-il dans cette bibliothèque? Decombien d’hommes était-il suivi? A combien depersonnes n’a-t-il pas rendu service ? En combiende lieux trouve-t-on ce coquillage? Par combien deliens n’est-il pas retenu? Combien d’argent avez-vous? Dites-moi combien de blé est produit par cechamp. Combien de gens s’imaginent qu’ils ont del’expérience, par cela seul qu’ils ont vieilli! Vousverrez l’enchaînement des affaires humaines; et parlà vous connaîtrez avec combien de réflexion et deprévoyance elles doivent être gouvernées, boss. Hist.
Dessein général .Je sais tout ce que j’ai commis,
Et combien de devoirs en un jour j’ai trahis, volt.Zulime, iv, 6. Combien de pleurs m’eût épargnéscette philosophie que vous traitez de grossière, bar-thél. Anachars. ch. 79. Combien de projets a-t-ilfaits ou reformés I combien d’ouvertures a-t-il don-nées! combien de services a-t-il rendus, dont il adérobé la connaissance à ceux qui en ont ressenti leseffets! fléch. Lamoign. Combien à vos malheursai-je donné de larmes! rac. Andr. i, t. Avec combiende joie on y trahit sa foi! id. Brit. v, i. Com-bien de rois, de princes, de héros nous a-t-il re-présentés? racine, Disc. Thom. Corn. 6 combienlors aura de veuves La gent qui porte le tur-ban! malh. iii, t. De combien de tragédies, Sanston assuré secours, Étaient les trames ourdiesPour ensanglanter nos jours? id. ii, 2. Combienen as-tu vu (je dis des plus huppés) À souffler dansleurs doigts dans ma cour occupés! rac. Plaid, i,4.Combien en a-t-on vus Qui, du soir au ma-
tin, sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt êtreriches! la font. Fabl . v, (3. Songe aux fleuves desang oû ton bras s’est baigné, De combien ont rougiles champs de Macédoine , Combien en a versé ladéfaite d’Antoine! corn. Cinna, iv, 2. || Absolu-ment, combien se dit pour combien de gens. Com-bien se sont perdus par leur imprudence ! Combienqui ont la science et la piété, mais une piété sansexpérience! fén. t. xvii, p. 645. || Combien, se ditaussi absolument quand le sens supplée sans peine lusubstantif qui est sous-entendu. Combien vaut cela?A combien vous revient cet habit? Il y a je ne saiscombien que j’enrage du peu de liberté que monpère me donne, mol. Mar. forcé, 4. Je songe avecrespect de combien je suis née Au-dessous des gran-deurs d’un si noble hyménée, rac. Mithr. iv, 4. Decombien près la menace a-t-elle été suivie du coup Iboss. Duch. d’Orléans . Car de combien peut-on retar-der le voyage? la font. Fab. vin, 1.1| Combien que,loc. conjonct. Quelque prix que, quelque quantitéque. Combien qu’on vous en demande, il faut l’ache-ter. || Combien que, quoique, encore que, bien que.Et combien que nos crimes Vous donnent quelque-fois des courroux légitimes, malh. v, 24. Et com-bien qu’il ne sente Rien que le ciel présent et la terreprésente, Pense qu'en se voyant tout le mondel’a vu, id. i, 4. Aussi combien qu’après la vie Sonàme, d’honneur assouvie, Possède ce bonheur en-tier, Qu’à ses vertus le ciel octroie, racan, Ode auroi. Cette locution a un peu vieilli; mais elle mé-rite d’être conservée. || Le combien, taux, prix nonencore fixé. Il veut me vendre sa terre ; mais le com-bien fait difficulté.
— REM. 1. Combien de larmes il a données à cetteperte; combien il a donné de larmes à cette perte.Lorsque le substantif joint à combien précède leverbe, le participe s’accorde avec le substantif; si,au contraire, ce substantif suit le verbe, le parti-cipe s’accorde avec le nom de quantité combien quiest du masculin et du singulier, || 2. Le combien dumois tenons-nous? le combien est-ce aujourd’hui,le combien es-tu dans ta classe? sont des phrasesdétestables, qui se disent souvent, mais qu’il fautécarter loin du bon langage. On dira quel jour dumois avons-nous? quel jour du mois est-ce aujour-d’hui? quelle place as-tu dans ta classe?
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