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t COMMINUTIF, IVE (ko-mmi-nu-tif, ti-v’), adj.Terme didactique. Qui réduit en très-petits frag-ments. || Terme de chirurgie. Fracture comminutive,fracture qui réduit un os en petits fragments.
t COMMINÜTION (ko-mmi-nu-sion), s. f. Termedidactique. Réduction en petits fragments. || Termede chirurgie. Ecrasement d’un os, qui est réduiten un grand nombre d’esquilles.
— ÉTYM . Voy. comminuer; provenç. comminucio.
«.COMMIS, ISE (ko-mi, mi-z’) , part, passé.|| 1° Préposé. Les plus sages vieillards furent com-mis pour examiner ses actions, fën. Tél. vin. Legladiateur, commis à l’introduction des martyrs,n’avait pasd’ordres pour cette victime [Cymodocée],chateaub. Mart. il, 392. Mais pour la conquérir quis’ose hasarder Trouve un dragon affreux commis àla garder, corn. Toison, i, 4. Commis à retirer lesbrevets des emplois Qui vous ont fait l’envie et laterreur des rois, rotrod , Bélis. v, 3. || Huissiercommis, celui qui est désigné par un juge pour cer-taines opérations. || 2° Confié. Un voleur se hasardeD’enlever le dépôt commis aux soins du garde, lafont, llatr. d’Éph. Je m’acquitte des mieux de lacharge commise, corn, la Place roy. i, 2 . Il accom-plira l’ouvrage qui lui est commis, boss. Ilist. n,4. Il est vrai, de David un trésor est resté, La gardeen fut commise à ma fidélité, rac. Athal. v, 2 . Lesort d’Andromaque est commis à ta foi, id. Andr.iv, t. C’est aux mains de Bourbon que leur sort estcommis, volt. Uenr. ch. 1 .1| Dans l’ancienne juris-prudence, on disait qu’une personne ou une com-munauté avait ses causes commises, quand elle avaitdroit au privilège de plaider en certaine juridiction.L’Université avait ses causes commises au Châte-let de Paris ; les religieux de Cluny et de St-Maurau grand conseil; les ducs et pairs, l’Hôtel-Dieu etl’Hôpital général, en première instance en la grand’-chambre. || 3° Compromis. Toute la gloire et toutela fortune d’un homme y sont commises, la brut,xii. || 4” Fait, exécuté, en parlant d’une actioncondamnable. Un crime horrible ayant été commis.Les jansénistes disent que les péchés commis sansgrâce actuelle ne laissent pas d’être imputés, pasc.Prov. iv.
2. COMMIS (ko-mi ; l’t se lie : un ko-mi-z intelli-gent) , s. m. || 1“ Employé d’une administration,d’une maison de banque, d’une maison de com-merce. Premier commis. Commis marchand. Com-mis expéditionnaire. Un commis de la guerre. Jevoudrais savoir quel est le premier commis [auxaffaires étrangères] qui a la correspondance deGênes , volt. Lett. d'Argentai, 28 juin «773. || Commisvoyageur, celui qui voyage pour le placement desmarchandises. || Commis à pied, commis Achevai,employé des contributions indirectes qui va fairel’exercice chez les débitants de boissons. La TeuveRaillard, qui vend du vin aux bateliers, a une cavesecrète que nous connaissons tous, mais que lescommis ignorent, p. l. cour. Gazette du village,n* 4. || Commis aux portes, personne chargée depercevoir les droits d’entrée aux portes et barrièresdes villes. || Anciennement, commis aux aides, per-sonne préposée par les fermiers des impôts à laperception des droits sur diverses marchandises.Un commis engraissé des malheurs de la France ,boil. Ép. v. Nous donnerions, nous autres pauvresSuisses , quarante à cinquante mille francs à desParisiens [les fermiers généraux], pour nous avoirvexés jusqu’à présent par une armée de commis,volt. Lett. Dupont, «0 oct. «776. || 2° Terme de ma-rine. Commis de marine, commis d’administration,employé de l’administration de la marine au-dessousdu grade de commissaire. || Commis aux vivres, ce-lui qui est chargé des approvisionnements sur unnavire. || Celui qui, sur un bâtiment marchand, estchargé de la vente de la cargaison. || 3° Commisgreffier, celui qui est adjoint au greffier pour l’as-sister ou le remplacer.
— HIST. xv* s. Quand on se rendoit au roi deFrance ou à ses commis, ils estoient au traité parcondition telle qu’ils se departoient si ils vouloient,froiss. n, il, 27. || xvi's. Le roy déclara qu’il sup-primoit tous autres thresoriers et generaux, et qu’iln’y en aurait plus que deux, par devers les quelsrésiderait toute la charge des finances, de quelquenature qu’elles fussent, qui seraient appeliez com-mis des finances, lesquels seraient eleus en la cham-bre des comptes par le chancelier, pasquier, Recher-ches, liv. n, p. 84, dans lacurne.
— ÉTYM . Commis « ; Berry, coumis.
COMMISE (ko-mi-z’), s. f. || 1“ Action de mettre
aux prises, de compromettre. J’obligeai Monsieur à
changer de résolution, en lui insinuant sans affec-tation le péril de la commise et du choc qui, dans laconjoncture, était inévitable, retz, iii, 367. M. leduc d’Orléans empêcha les princes du sang et lesbâtards de se trouver à l’enregistrement ni à la ré-ception de Villars, de peur de commise, st-sim. 447,236. || 2° Terme de jurisprudence féodale . Confisca-tion d’un fief au profit du seigneur, faute, par le vas-sal, de rendre les devoirs auxquels il était tenu.|| Dans l’ancienne législation, confiscation de mar-chandises de contrebande. || Commise emphytéoti-que, confiscation de la tenure de l’emphytéote pourinexécution de condition.
— hist. xvi 1 s. Quand le fermier a donné lieu àla commise de son bail, Nouveau coust. génér. t. i,p. 942.
COMMISÉRATION ;ko-mmi-zé-ra-sion; en poésie,de six syllabes), s. f. Action de prendre en miséri-corde. Je ne puis me défendre d’une espèce de com-misération pour vos associés, dider. Lettre à M. LeBreton. L6 trop de commisération peut mettre horsd’état de procurer du secours, id. Essai sur la vertu.Sans que je m’en aperçoive le sentiment de la com-misération s’exerce et se fortifie, id. Éloge de Ri-chardson. Des airs superbes ni une commisérationaffectée ne conviennent point à un vainqueur géné-reux, ST-ÉVREMOND, dans RICHELET.
— HIST. xvi* s. Pantagruel, qui en eut commi-sération bien grande, rab. Pant. v, «7. Faillites etbanqueroutes, les unes dignes de commisération,quand elles sont advenues par les dommages et per-tes que la calamité des troubles passés a apportésà cettui nostre royaume, les autres.... Mandementde Henri III , du 26 juin « 682 .
— ÉTYM . Le latin commiseratio, decum,etnu-ssrari, avoir pitié (voy. misère).
COMMISSAIRE (ko-mi-sê-r’), s. m. || 1“ Celui quiest chargé de certaines fonctions spéciales et tempo-raires. Louis XI pour apaiser le cri public nommedes commissaires, ils ne décident rien, volt.Moeurs, 94. Ce qui a fait dire au commissaire dusaint office, l’un des principaux examinateurs : queles propositions de Jansénius .... pasc. Prov. «8.
|| Chair de commissaire, repas moitié gras et moi-tié maigre, ainsi dit parce que les commissionschargées de l’exécution de l’édit de Nantes étaientmi-partiesde catholiques et de protestants. || Jugeouautre personne à qui le roi attribuait un pouvoirparticulier et extraordinaire de juger souveraine-ment certaines affaires en des chambres ou des bu-reaux établis à cet effet. On fit juger ce prisonnierpar des commissaires. Il est vrai que le comte Mon-tecuculli, qui était au service du dauphin [fils deFrançois I "], fut condamné par des commissaires àêtre écartelé, comme coupable d’avoir empoisonnéce prince, volt. Dict. phil. art. Supplices. || Députéque le souverain nomme, de sa part, pour régler deslimites et travailler à l’exécution des traités. || Délé-gué à qui le gouvernement confie, à titre provisoire,certaines fonctions. Commissaire extraordinaire.Commissaire du gouvernement. Les commissairesde la république en «848 tenaient lieu de préfets.
|| Juge commis à certaines instructions, à certainesopérations. On dit aujourd’hui, ordinairement, jugecommissaire. || Commissaires des pauvres, bour-geois que l’on commettait pour recueillir les taxesconsacrées au soulagement des pauvres. || Commis-saire d’une fête, d’un bal, d’un banquet, celui quiest chargé d’en diriger les préparatifs et d’en faireles honneurs. || Dans certains ordres monastiques,celui qui est commis pour régler les différends quinaissent dans les couvents parmi les religieux.
|| 2° Titre de divers fonctionnaires. Commissaire depolice, fonctionnaire de la police qui a sous sesordres les divers agents. Le commissaire viendrabientôt, et Ton s’en va vous mettre en lieu où Tonme répondra de vous, mol. Méd. malgré lui, m, «o.
|| Commissaire-priseur, officier ministériel chargéde l’estimation des objets mobiliers et de leur venteaux enchères. || Commissaire des guerres, agentpréposé à l’administration militaire. Les commis-saires des guerres sont remplacés aujourd’hui parles intendants militaires. || Commissaire de marine,agent préposé à l’administration, à l’équipementdes vaisseaux, à la revue des marins, au payementdelà solde, etc. Commissaire général de la marine,le premier grade du corps du commissariat. Autrefois,au xviT siècle, le commissaire général était le pre-mier des officiers de l’administration après l’inten-dant de la marine. || Autrefois,commissaire départi,un intendant de province. || Autrefois, commissaired’artillerie, officier commis pour servir dans l’artil-
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lerie et avoir soin de l’attirail. || Autrefois, commis-saire général, officier considérable qui avait inspec-tion sur toute la cavalerie légère ; on nommait sonrégiment,le régimentcommissaire. || Commissairedugouvernement, du roi, de la république, du pouvoirexécutif, le représentant de la puissance exécutive.Sous la première république, titre donné aux officiersdu ministère public, et aujourd’hui à ces officiersdans le conseil d’Etat et dans les tribunaux militaires.Il Commissaire du gouvernement, spécialement lefonctionnaire chargé de la surveillance des compa-gnies financières ou industrielles. || Commissaire duroi, du gouvernement, celui qui est chargé de soute-nir la discussion d’un projet de loi devant une assem-blée législative. || 3" Commissaire s’est dit aussi decelui qui était établi par autorité de justice pour ad-ministrer les biens saisis ou mis en séquestre. || Com-missaire aux saisies réelles, officier commis pouravoir soin des biens saisis réellement. || Autrefois,commissaire de la cour, commissaire du parlementou de quelque autre cour supérieure. || Grands com-missaires au parlement, les huit plus anciens con-seillers de la chambre qui, avec les deux présidents,jugeaient souverainement des affaires qui devaientêtre jugées par articles, comme l’examen des comp-tes, Tordre des créanciers, etc. Travailler de grandscommissaires, travailler extraordinairement, dansle palais même, à une affaire. || Petits commissairesau parlement, quatre juges anciens avec le prési-dent, qui discutaient un procès dont, après, on fai-sait le rapport en pleine chambre. Ce procès est depetits commissaires. || Travailler de petits commis-saires. N’est-ce pas un amusement pour l’Académie déjuger Corneille de petit commissaire, sur monrapport? volt. Lett. d’Argentai, 3 octobre «76«.|| 4° Commissaire apostolique, ecclésiastique qui ju-geait de l’appel des sentences des officiers prima-tiaux. || 5° Commissaire, membre d’une commis-sion.
— HIST. xiv* s. Il [dans un testament] ordonnases vrays, bons et loyaulx amis exécuteurs et de foycommissaires, du cange, commissarii. || xv* s. Lesire de Beaumont festa et honora ces messagers etcommissaires du roi anglois quant qu’il put, froiss.i, i, 46. Vous avez ouy comme Dieu en ce mondeestablist ce conte de Campobache commissaire à fairela vengeance du cas du connestable [comme Dieu fit de lui l’instrument de....], comm. v, 6. C’estoitchose impossible, s’il ne fust venu de Dieu seul, quivouloit faire son commissaire de ce jeune roi [Char-les VIII en Italie ], id. vu, ««. || xvi* s Les dix com-missaires envoyez et députez, pour avec luy or-donner les affaires de la Macedoine, amyot, P. Æm. 47.Picquet commissaire des guerres, m. du bell. 446.Et affin que le tort et injure, si aucun se faict, soitréparé, est enjoinct aus dits chefs d’hostel allerpromptement faire plaincte au commissaire du quar-tier, condé, Mém. p. 606. Martin Chambon, com-missaire de l’artillerie de ladite marine [Honfleur ],jal, commissaire. Traitté en commissaire, de chairde poisson, h. est. Apol. d’Hérod. p. 364, dans la-curne.
— ÉTYM . Latin commissum (voy. commettre),avec la terminaison arius; provenç. comissari, co-messari ; espagn. comisario ; ital. commissarin.
COMMISSARIAT (ko-mi-sa-ri-a ; le t ne se lie pas),s. m. La qualité, l’emploi de commissaire. || Duréedes fonctions d’un commissaire. || Le corps adminis-tratif de la marine. || Bureau d’un commissaire depolice.
COMMISSION (ko-mi-sion; en poésie, de quatresyllabes), s. f. || 1* Action de commettre, de prépo-ser; charge qu’on donne à quelqu’un de faire unechose. Il a reçu commission d’aller en tel lieu. Je mesuis très-mal acquitté de ma commission. N’as-tu rienoublié de ta commission? rotr. Antig. v, 2. Je m’ac-quitte exactement de cette commission, sëv. 60 . Elleleur donne la commission d’annoncer à son bien-aiméque.... boss. Lett. Corn. 36. Faut-il répondre, corri-ger, détromper quelqu’un? ils [les rois faibles] endonneront la commission à quelque autre personne,plutôt que de parler eux-mêmes avec une douce fer-meté, fén. Tél. xxiii. Çà, je veux étouffer le cour-roux qui m’enflamme, Et tout du long t’ouïr sur lacommission, mol. Amph. u, «. Le gouvernementde Berne devait s’applaudir de compter parmi sesmembres un savantqui avait étudié toutes les partiesde la physique ; aussi l’employa-t-on surtout dansdes commissions où il fallait que le magistrat fût enmême temps ou physicien ou philosophe, Condorcet ,Flaller. || Réunion de personnes chargées de pré-parer une décision, de donner un avis, d’eiaminer