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conduit; Lors commenças à si grant bruit Que tuitcil de la vile vimirent, ib. 14429. Ains irés par jo-liveté, Chantant en pardurableté Motez, conduis etchançonnettes, ib. 20869. Tuit cil qui sunt el mar-cié, ou en alant ou venant du marcié, sunt el con-duit le conte et doivent avoir sauf aler et sauf venir,beauu. xxx, te. || xv* s. Ne demeura pas quinzejours après que Espaignolet avec sa route s’en vintde nuit bouter ens ou conduit dont l’allée respondoitau cliastel, froiss. ii, iii, 2*. Ainsi reconquist ladite roine le royaume d’Angleterre, sous le coDfortet conduit de monseigneur Jean de Hainaut , in. i,i, 22 . || xvi* s. Ilz disoient que ce n’estoit pas uneesquinance qui luy avoit estouppé la nuict le con-duit de la voix, amyot, Démosth. 36. Les esgoutssoubterrains, et les conduits d’eaux dont la ville esttoute pleine, id. Pyrrh. 73.
— ÉTYM . Provenç. conduch ; espagn. condutto;ital. condolto; du latin conductus (voy. conduire).
CONDUITE (kon-dui-t’), s. f. || 1 ° Action de con-duire, de mener, de guider. Être chargé de la con-duite d’un aveugle, d’un troupeau, d’un convoi.|| Par extension, celui qui conduit. Â vous mettreen lieu sûr je m’offre pour conduite, mol. Tart. v,6. || Terme de marine. Frais de route payés auxmarins pour se rendre dans les ports militaires oupour retourner dans leurs quartiers. || 2° Accompa-gnement avec cérémonie. Etre chargé de la con-duite d’un ambassadeur. Faire la conduite à uncamarade qui part. || 3°Ce qui conduit, dirige.|| Termede marine. Poulie de conduite, poulie qui dirigecertains cordages. || Terme de métier. Partie excé-dante du fût d’un outil de menuisier, qui l’empêchede descendre trop. || Pièce d’une grosse horloge, quitransmet le mouvement à une certaine distance.|| 4 ° Terme d’hydraulique. Aqueduc, tuyau quiconduit les eaux. Ces fontaines Dont les conduitessouterraines.... malh. iii, 3. || Fig. Et par une con-duite immense La grâce descend dessus nous,Régnier, hymne. || Petit canal pratiqué sous lecarreau, pour amener l’air extérieur dans le foyeret faire monter la fumée. || 5° Fig. L’action de con-duire, de diriger. Être chargé de la conduite d’undiocèse, de la conduite des âmes. Avoir la conduited’une armée. Prendre la conduite d’une entreprise.Laissez-inoi la conduite de cette affaire. Et de tonheureux sort laisse-moi la conduite, corn. Nicom.
1, 4. Je vois sur la frontière une puissante armée,Comme vous l’avez dit, à vaincre accoutumée; Maispar quelle conduite et sous quel général? id. ib. ni,
2 . Quand un monarque agit par sa propre conduite,id. Othon, i, 4. Il leur laissait toute la conduite del’affaire, sév. 40) . Je suis les conduites ordinaires dela prudence, id. 3(8. Et nous verrons ensuite Si jedois de vos feux reprendre la conduite, mol. VÉtour.iii, 6. Le fils fut mis sous la conduiteD’unprécepteur,la font. Contr. Sur Tordre et la conduite de qui celieu et ce temps a-t-il été destiné à moi? pasc. danscousin. Dieu ne fait plus de miracles dans la conduiteordinaire de son Eglise, id. ib. Remettons-nous à Dieu pour la conduite de nos vies, id. ib. Si nous lui enremettons la conduite, id. tb.Vous pouvez du départme laisser la conduite, rac. Esth. iii, ). Allez, de vo-tre sort laissez-moi la conduite, id. Andr. iv, 3. Ceuxà qui je voulais qu’on livrât sa conduite, id. Brit. iv, 2 .Arsace, je me vois chargé de sa conduite, id. Bérén.iii, 2 . Régner et de l’Etat embrasser la conduite, id.Phèd. ni, ). Mais ce n’est que l’effet d’une sage con-duite Dont César a voulu que vous soyez instruite, id.Brit. i, 2 . || 6” Terme de théologie. Voie divine, des-sein divin. Le ciel choisit souvent de secrètes conduitesQu’on ne peut démêler qu’après de longues suites,corn. QEdipe, iv, ). La conduite dont Dieu s’est servien cetle rencontre, pasc. Lett. ( er avril (648. Voilàlesadmirables conduites de la sagesse de Dieu sur lesalut des saints, id. Lett. 4. La conduite de Dieu surla vie et la maladie, id. dans cousin. Nous bénironsla conduite de la Providence, id. ib. J’ai fait de sé-rieuses réflexions sur les conduites de Dieu sur vous,boss. Lett. ) o. Dans le nouveau Testament il a suivi uneautre conduite, id. Hist. n, (3. Elle conserve dansson cœur la conduite passée de Dieu sur elle, mass.Byst. Purif. ). Telle fut envers Bernard la conduitede la grâce, id. Panég. St Bern. || 7° Direction detravaui de constructions, de fortifications, de siège.La conduite des travaux du Louvre. Avoir la con-duite d’une tranchée. || Le plan et la marche d’unouvrage d’esprit. La conduite d’un poème dramati-que. Un caractère tracé avec beaucoup de conduite.Il Terme de peinture. Bonne ordonnance d’un ta-bleau. || Terme de musique. Art de mettre en œu-vre et de développer le motif d’une composition,il Terme de rhythmique ancienne. Conduite rhythmi-
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que, ou, simplement, rhythmique, rapidité ou len-teur dans le temps ou la marche de la déclamation.
|| 8° Manière de se comporter, de se gouverner. Avoirune bonne conduite. Mais je ne comprends pointtoute votre conduite, corn. Nicom. ni, 4. On donnedes conseils, mais on n’inspire pas de conduite, la-rochef. Bèfl. 378. Mais des yeux du Seigneur leurconduite éclairée Ne s’écartait jamais de la divineloi, la font. Captivité de St Baie. Il avait voulul’engager à tenir une conduite plus droite, fén. Tél.xxi. L’Hespérie et toute la Grèce , qui ont les yeuxsur nous, méritent que nous tenions cette conduitepour en être estimés, id. Tél. xx. Combien voit-on degens qui, sur une vaine confiance en leur bonneintention, s’engagent dans de fausses conduites! id.ib. xvii. L’épouse que tu prends, sans tache en saconduite, Aux vertus, m’a-t-on dit, dans Port-Royalinstruite, boil. Sat. x. Il te sied bien d’avoir en desi jeunes mains, Chargé d’ans et d’honneurs, confiétes desseins, Et laissé d’un vizir la fortune flottanteSuivre de ces amants la conduite imprudente, rac.Baj. iv, 7. D’un rival en fureur est-ce là la con-duite? id. Uithr. iv, ). Vous-même rougiriez dema lâche conduite, id. Bérén. v, 6. || Absolument.Bonne conduite. Avoir de la conduite. Manquer deconduite. Être sans conduite. || Certaines façons donton use. La conduite qu’il a tenue hier soir est sansexcuse. || Prudence , adresse, savoir-faire. Le mal-heur, par conduite, au bonheur cédera, Régnier,Sat. xih. Détester en pleurant votre peu de conduite,Tristan, Mort de Chrispe, îv, ). [Il] Ménagea notrevie avec tant de conduite, rotr. Vencesl. iv, 6. Vousavez de la prudence,delà conduite, sév. 432. Prèsduprince Gygès eut assez de conduite, la font. Cand.
— REM. 1. D’après Laveaux, ce nom n’a point depluriel, si ce n’est en termes d’hydraulique, enparlant des tuyaux des aqueducs qui conduisent leseaux d’un endroit à un autre. C’est une erreur.Conduite a un pluriel dans tous les sens comme onpeut le voir aux exemples. || 2. Dans le sens théolo-gique de direction divine, conduite prend la pré-position sur.
— hist. xin" s. Et ferons nous encore davantage,que nous métrons cinquante galies armées en vostreconduite, villeh. xiv. || xvi*s. Dame Pallas qui luyavoit prefix Ducteurs expers et de sure conduictePour gouverner si puissant exercite [armée], j. ma-rot, v, 64. Les jeux, danses, desquelles l’antiquitéa donné le patronage et la conduicte aux dieuxmesmes, mont, i, )84. Cette bataille gaignée soubsla conduicte de dom Joan d’Austria, id. i, 249.Soubz sa conduitte ilz avoient accoustumé de batretousjours leurs ennemis, amyot, Philop. )3. La duremere sert de conduite aux veines et arteres estansentrées au crâne, lesquelles s’insèrent en la dupli-cature d’icelle, paré, iii, 6. Comme on voit la na-vire attendre bien souvent Au premier front du portla conduite du vent, rons. 424.
— ÉTYM . Conduit, participe passé pris au fémininet substantivement; bourguig. condule, condeute. •
f CONDUPLICABLE ( kon-du-pli-ka-bl’), adj.Terme de botanique. Susceptible d’être condupliqué.
f CONDUPLICATIF, IVE (kon-du-pli-ka-tif, ti-v’),adj. Terme de botanique. Plié dans le sens de lalongueur. Préfoliaison, préfloraison conduplicative.
f CONDCPLICATION (kon-du-pli-ka-sion), s. f.Terme de rhétorique. Figure qui consiste à répéterun mot au commencement ou à la fin d’une phrase.
f CONDUPLIQUÉ, ÉE (kon-du-pli-ké, kée), adj.Terme de botanique. Plié en double dans le sens dela longueur.
— ÉTYM . Latin cum, et duplicare , doubler (voy.
DOUBLE ).
CONIIYLE (kon-di-T), s. m. Terme d’anatomie.Éminence articulaire d’un os, arrondie en un senset aplatie dans l’autre. Les condyles de l’extrémitéinférieure de l’humérus.
— HIST. xvi* s. L’os du bras a une assez grandeepiphyse, ou condyle, ou teste en sa partie supé-rieure, PARÉ, IV, 25.
f CONDYLIEN, IENNE (kon-di-liin, liè-n’), adj.Terme d’anatomie. Qui a rapport aux condyles.
t CONDYLOÏDE (kon-di-lo-i-d’), adj. Terme d’a-natomie. Qui a la forme d’un condyle.
— ÉTYM . KovSukoç, condyle, et elôoç, forme.
CONDYLOME (kon-di-lô-m’) , s. m. Terme de |
médecine. Excroissance charnue douloureuse, quisiège dans les régions anale, périnéale et génitale. |
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— hist. xvi’ s. Condylomes sont eminences ridéeset comme excroissance de chair , paré, xvm, 87.
— ÉTYM . Kov8é).c<)|Aa , de xovSuàû; , condyle(voy. condyle).
f CONDYLOPHORE (kon-di-lo-fo-r’), adj. Termed’histoire naturelle. Qui porte des nœuds.
— ÉTYM . Condyle, et <popô;, qui porte.
CONE (kê-u’), s. m. || 1 “ Solide à base circulaireou elliptique, et terminé en pointe. Un cône s’éva-lue en multipliant la base par le tiers de la hauteur.Un cornet de papier, un pain de sucre sont en formede cône. Elle [la mère crocodile] se promène entreles nids de ses sœurs, qui forment des cônes d’œufs •et d’argile, chateaub. Génie, i, v, ( 0 . || Cône tron-qué, cône dont la partie supérieure a été coupéepar un plan. Cône droit, cône dont l’axe est per-pendiculaire à la base. Cône oblique, cône dontl’axe est oblique à la base. || Terme d’optique. Cônede lumière, faisceaux de rayons lumineux partantd’un point et allant en divergeant. || Terme d’astro-nomie. Cône d’ombre, l’ombre conique qu’une pla-nète éclairée d’un côté par le soleil projette del’autre côté dans l’espace. Les éclipses de lune ontlieu quand lalune entre en tout ou en partie dans lecône d’ombre que la terre projette. || 2° Terme d’his-toire naturelle. Genre de coquillages univalves, re-marquables par l’élégance de leur forme et l’éclat deleurs couleurs. || 3“ Terme de botanique. Assemblageovoïdal d’écailles coriaces, imbriquées en tout sensautour d’un aie commun, par exemple le fruit dupin. || Cône d’or, espèce d’agaric des environs deParis . || Partie du houblon qui sert à la fabricationde la bière et aux infusions. || 4° Terme de jardinage.Voy. pyramide. || 6° Moule de fer fondu, de formeconique, dans lequel on verse les métaux en fusion.
|| Vaisseau où se verse le sucre liquide.
f CÔNE , ÉE (kô-né, née), adj. Qui ressemble à uncône, eu parlant de coquilles.
f CONFABULATEUR (kon-fa-bu-la-teur ), s. m.Vieui mot qui s’est dit de celui qui prend part â uneconfabulation.
CONFABULATION (kon-fa-bu-la-sion), s. f. En-tretien familier. Pour ce qui était de M. de Bouillonet de M. de Turenne, la confabulation fut bien pluslongue, retz, iv, )4. Je ne monte pas à cette tri-bune pour éclairer les confabulations qu’on vient devous présenter, Mirabeau, Collection, t. îv, p. lui.
— ÉTYM . Ital. confabulaiione ; du latin confabu-lalionem, de confabulari, confabuler.
CONFABULER (kon-fa-bu-lé), «. n. S’entretenirfamilièrement. Il est vieux ou du moins marotique.Apelle un jour vint entre cinq et six Confabuler chezson ami Zeuiis, volt. Poésies mélées, 42.
— ÉTYM . Ital. confabulare ; du latin confabu-lari, de cum, et fabulari, parler, de fabula (voy.fable).
t CONFALON (kon-fa-lon) ou GONFALON (gon-fa-lon), s. m. Confrérie de séculiers dits pénitentsà qui St Bonaventure prescrivit en (264 une formeparticulière de prières ; plus tard Grégoire XIII con-firma cette confrérie et lui donna le soin de délivrerles chrétiens esclaves des mains des infidèles.
— ÉTYM . Confalon est une autre forme de gon-falon, bannière (voy. gonfalon).
| CONFARRÉATION (kon-fa-rré-a-sion), s. f. Laforme de mariage la plus solennelle chez les Ro-mains et dans laquelle le grand pontife et le flaminede Jupiter unissaient les époux par les céréales (enlatin, fruges ) et la pâte salée (voy. servius , adVirg. Georg. i).
— ÉTYM . Lat. confarreatio, de cum, avec, etfar, farine : le partage de la farine, du pain.
CONFECTION (kon-fè-ksion; en poésie, de qua-tre syllabes), s. f. || 1 ° Action de faire jusqu’à achè-vement. La confection d’un canal , d’une route.Jusqu’à parfaite confection. Les liaisons de notreacadémicien avec plusieurs évêques qui se repo-saient même sur lui de la confection de leurs man-dements, d’alembért, Éloges, Trublet. || 2* Termede pratique. Action d’établir, de dresser. La confec-tion d’un inventaire, d’une liste. j| 3* Fabrication,en grand et sans commande, d’objets d’arts méca-niques. Des marchandises de confection, ou, sim-plement, de la confection. || Terme de tailleur etde couturière. Faire la confection, faire des habille-ments à l’avance et par assortiment || Le vêtementfait ainsi à l’avance et par assortiment, et, en par-ticulier, pour les femmes, un manteau, un manle-let,un châle garni. Acheter une confection. || Et aussil’étalage, la partie du magasin où sont les objets