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Tome premier. A - C.
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:| Bénéfices consistoriaux, évêchés ou bénéfices dontles bulles sont expédiées par voie de consistoire. Ildemanda un induit pour les bénéfices consistoriauxde la Bresse , patru, Plaid, <4, dans richelet. Lasomme totale des rentes de tous les bénéfices con-sistoriaux sera portée à environ seize millions, volt.louis XIV , 36. || 2“ Qui appartient à un consistoireprotestant ou israélite. Ecoles consistoriales.

— hist. xvi" s. Les simples, et ceux qu’ils appel-aient consistoriaux ne purent jamais esperer biende cet homme ni de tous ceux que l’ame et la con-science n’avoient pas unis, d’aub. Hist. n, 168.

— ET YM. Consistoire.

CONSISTORIALEMENT (kon-si-sto-ri-a-le-man),adv. En consistoire ; selon les formes du consistoire.

— étym. Consistoriale, et le suffixe ment.

f CONSISTORI ALITÉ (kon-si-sto-ri-a-li-té), s. f.Terme de chancellerie apostolique. Qualité de ce quiest consistorial ; forme observée dans les expéditionsdu consistoire.

— Etym . Consistorial.

f CONSISTORIER (kon-si-sto-ri-é), V. a. Termede chancellerie apostolique. Considérer, décider enconsistoire.

— étym. Consistoire.

l'CONSOEUR (kon-seur), s. f. Se dit des femmesassociées à une même confrérie, et des religieusesdu même couvent ou du même ordre.

— étym. Cou, et sœur.

CONSOLABLE (kon-so-la-bl’), adj. Qui peut êtreconsolé. Dom Carlos eût pu recevoir quelque con-solation de ces belles promesses, si le malheur deson amour lui eût permis d’être consolable, scarr.Ilom. coin. 2* part. ch. (4. Maintenant qu’il leursemble que le présent durera toujours, lorsque l’unde ces ministres de la mort leur vient signifier l’ar-rêt du destin, ils ne sont pas consolables, d’ablan-court, Lucien, Caron. || En parlant des choses. Dou-leurs consolables.

— REM. L’Académie dans ses Observations surVaugelas, p. 684, dit: «On ne croit pas que conso-lable se dise de la douleur aussi bien que de la per-sonne affligée. » C’est un scrupule mal fondé. Onpeut voir au mot consoler que d’excellents auteursont dit consoler la douleur.

— étym. Lat. consolabüis, de consolari, consoler.

CONSOLANT, ANTE (kon-so-lan, lan-t’), adj.

Qui console ou est propre à consoler. Il est bienconsolant pour un père devoir ses enfants prospérer.Voilà une vérité bien consolante pour vous, mass.dans Girault-dû vi vier. Honorez le malheur par dessoins consolants, ducis, Abuf. i, J. Sa loi, sa mo-rale est consolante et pure, volt. Alz. i, 4. L’honneurconsolant de mourir à vos yeux, id. Tancr. i, i. Etdes mots consolants sont sortis de sa bouche, de-lille , Imag. ch. vm. || Familièrement. Cet homme-là n’est guère consolant, ce qu’il dit m’est pas faitpour rassurer. Cette maxime n’est pas neuve, maiselle est consolante. Son laconisme peu consolantn’était d’ailleurs réparé ni par sa figure ni par sesmanières, fonten. Littré .

CONSOLATEUR, TRICE (kon-so-la-teur, tri-s’),s.m. et /. || 1“ Celui, celle qui console. Eh! messieurs,laissez-moi mourir,... et finissez vos pleurs. Point dutout; les consolateurs De ce triste devoir tout au iongs’acquittèrent, la font. Fabl . xn, 6. De mes dou-leurs noble consolatrice, campenon, l'Enf. prod.ch. iv. J’y trouve un consolateur Plus affligé quemoi-même, j. b. rouss. Odes, ix, 2 . Le consolateurle plus tendre parait un indifférent qui déplaît; nousvoudrions que tout ce qui nous approche prit le sen-timent qui nous possède, fonten. Bonh. Nousn’avons d’espérance qu’en ma consolatrice; nousdevions tout à la chaleur qu’elle met dans ses bonsoffices, volt. Lett. Mme de Sl-Julien, 2 t sept. <775.|| 2“ Adj. Un espoir consolateur. Ceux qui dans leurstourments me baignent de leurs larmes et cher-chent un Dieu consolateur, volt. Memmius , vi. Tessoins consolateurs charmèrent mes ennuis, M. j.chénier, Gracquu, i, 4. Les arts consolateurs vontembellir nos villes, id. ib. i, 2 . Et quand la mortviendra frapper votre jeunesse Vous chercherez par-tout des yeux consolateurs, id. ib. v, 3. Tout moncœur te bénit, bonté consolatrice; Je n’aurais jamaiscru que l’on pût tant souffrir D’une telle blessure, etque sa cicatrice Fût si douce à sentir, a. de musset,l’oésies nouv. Souvenir. || L’Esprit consolateur, ou,simplement, le Consolateur, le Saint-Esprit.

— hist. xvi* s. Je prieray le Pere, et il vousdonnera un autre consolateur, assavoir l’Esprit devérité, Calvin , fnstit. 928. Or, encores que ces re-monstrances fussent grandement consolatrices, carl.ii, <<• Si le latin je veux apprendre, Pour parler

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avec tant d’autheurs Sages, sçavans, consolateurs,

MAHOT, IV, <64.

— étym. Lat. consolator, de consolari, consoler;provenç. consolaire au nominatif, consolador aurégime; espagn. consolador; ital. consolatore. Si cemot se trouvait dans l’ancien français , il serait aunominatif consolere, et au régime consoleor.

CONSOLATIF, 1VE (kon-so-la-tif, ti-v’), adj. Quia la vertu de consoler. Je vous commencerai ce quej’ai à vous dire par un discours bien consolatif àceux qui ont assez de liberté d’esprit pour le conce-voir au fort de la douleur, pasc. Lettre d sa sœursur lu mort de leur père. Je vous dirai sur cela unbeau mot de saint Augustin, et bien consolatif pourde certaines personnes, pasc. dans cousin. Je suishomme consolatif, homme à m’intéresser aux affairesdes jeunes gens, mol. Scap. i, 2.

— Étym. Lat. consolativus, de consolari, con-soler.

CONSOLATION (kon-so-la-sion; en poésie, decinq syllabes),*, f. || 1* Allégement de ce qui peine.Être privé de consolation. Écrire une lettre de con-solation. J’ai de la consolation à penser que vousprenez part à mes peines. X un si grand malheurque le mien, il ne fallait pas une moindre consola-tion que celle que vous m’ave* donnée, voit. Lett.32. Ce fut un grand bonheur pour moi de recevoirtant de consolation, id. ib. 20 . Vous aurez la con-solation qu’elle sera morte dans les formes, mol.Am. méd. n, 5. Tu peux me donner une dernièreconsolation, fén. Tel. xv. Il n’aura pas même laconsolation de cacher sa honte, id. ib. xvm. La sûretéde notre zèle, la consolation de nos dégoûts, mass.Myst. Purif. <. Votre douleur même porte avec ellela plus flatteuse des consolations, le secret témoi-gnage de ne souffrir que parce que vous avez unebelle âme, volt. Lett. d’Argentai, 23 déc. <774.L’amitié est la consolation de ceux qui se trouventaccablés par les sots et par les méchants, volt.Lett. Helvétius , << mai <76<. Ce n’est pas une mé-diocre consolation pour moi de voir mon opinionsur cet ouvrage si bien confirmée, volt. Lett. Cha-tellux, <o mars <77S. || 2° Sujet de satisfaction oud’allégement de peine. C’est une grande consolationpour un père de voir ses enfants se porter au bien.Ses maladies lui ôtèrent la consolation qu’elle avaittant désirée, d’accomplir ses premiers desseins etde pouvoir achever ses jours sous la discipline deSainte-Fare , boss. Anne de Gonz. Quand on rampedans un petit coin de notre Occident et quand on n’aque deux jours à vivre, c’est une consolation delaisser promener ses idées dans l’antiquité et à sixmille lieues de son trou, volt. Lett. Mme du Dejfant,<3 août <773. || 3° Raisons que l’on emploie pourconsoler quelqu’un. Adresser, recevoir des consola-tions. Ma consolation vous serait superflue, corn.Hor. v, 2 . Les consolations indiscrètes ne font qu’ai-grir les violentes afflictions, j. J. rouss. Hél. u , 2.|| Titre de quelques ouvrages de philosophie morale.Les Consolations de Boèce . || 4° La personne ou lachose même qui peut consoler. Les malheureuxdont elle fait la consolation, sév. 394. Vous serez maconsolation dans cette solitude, fén. Tel. i. Vous nedevez vous permettre ni repos ni consolation tantque vous les verrez [vos ouailles] dans ces disposi-tions criminelles, mass. Confér. zèle pour le salutdes âmes. || 5° Terme de jeu de cartes. Fiche de con-solation, celle que Ton donne en surcroît de bé-néfice. || Fig. Fiche de consolation, dédommage-ment, adoucissement. On Ta envoyé en province,mais, pour fiche de consolation, on a augmenté sontraitement. || Populairement. Débits de consolation,nom qu’on donne, par dérision, aui cabarets où Tondébite de l’eau-de-vie aux gens du peuple.

— SYN. AVOIR DE LA CONSOLATION X FAIRE QUELQUECHOSE ; AVOIR LA CONSOLATION DE FAIRE QUELQUE

chose. La première phrase se dit d’une consolationque Ton se fait à soi-même, d’une chose à laquelleon attache de la consolation : J’ai de la consolationà penser que vous prenez part à mes peines. La se-conde se dit d’une chose qui est vraiment une con-solation par sa nature : 11 vous en coûtera, sansdoute ; mais, il y va de ma vie, et vous aurez la con-solation de m’avoir sauvé, marmontel.

— hist. xii* s. Les tues consolatiuns esledece-rent [réjouirent] la meie aneme [âme], Liber psalm.p. <38. || xiv*s. Or ont li cristien, à leur maleïchon,Dedens Jherusalem, en consolation, Couronnécomme roy Godefroy de Buillon, Baud. de Seb. iv,468. || xv* s. Si se continua toute celle semaine engrand consolation [réjouissance], et se continuèrentles festes, froiss. liv. ii, p. 275, dans lacurne.Il xvi* s. Ces promesses pleines de singulière conso-

lation, calv. Instit. 928. Une consolation communeme desconsole et m’attendrit, mont, iii, soi.

— ÉTYM . Provenç. consolation; espagn. consola-cion; ital. consolazione ; du latin consolalionem, deconsolari, consoler. Consolation, signifiant en termesde jeu les fiches de surcroît que Ton donne à celuiqui gagne, vient du sens qu’a eu jadis consolation,celui de réjouissance.

f CONSOLATOIRE (kon-so-la-toi-r’), adj. Qui apour but de consoler. Epître , discours consolatoire.

— HIST. xvi* s. Après quelques propos consola-toires pour l’allegeance du deuil paternel.... yver,p. 630. La lettre consolatoire de Plutarque à safemme, mont. Lettres, in.

— étym. Lat. consolatorius, de consolari, con-soler.

CONSOLE (kon-so-T), s. f. || 1“ Terme d’architec-ture. Pièce en saillie, qui sert à porter des vases,des figures, ou à soutenir une corniche, un balcon.On dit aussi corbeau. || 2° Meuble sur lequel on posedes bronzes, des vases, etc. || 3° Terme de musique.Partie qui couronne une harpe et qui renferme leschevilles. || 4* Partie du rocher qu’on laisse en sailliedans un des angles d’une ardoisière. || Partie d’unepièce de bois qui est coupée en pointe, ou en di-minuant par le bout. || Enroulement de fer pour ap-puyer la balustrade d’un escalier, d’un balcon.

— HIST. xvi* s. Cest aix-ci régnant à l’entour del’interieur du colombier, soustenu ou par consolesde pierre, ou par bouts de chevrons bastis dans lemur, servira de table aux pigeons pour y mangerleur viande, o. de serres, 387.

— ÉTYM . Mot peut-être abrégé de consolider,comme le Berry a fait console, la consoude, deconsolider.

CONSOLÉ, ÉE (kon-so-lé, lée), part, passé. Unpère mal consolé de la perte de son fils. Les larmesde Lazare sont essuyées, ses afflictions consolées,mass. Car. Riche. L’humanité te vit et sourit con-solée, delille, Pitié, iv. || Par extension. L’onde,en son lit écoulée, X la terre consolée Rend sespremières couleurs, j. b. rouss. liv. i, hpodes. Cou-lez , bons vins ; femmes, daignez sourire ; Et l’uni-vers est consolé, bérang. Salure.

CONSOLER (kon-so-lé), 0 . a. || 1° Alléger l’afflic-tion, les souffrances. Cet espoir me console. On sepeut assurer Qu’il [l’amour] est maître équitable, etqu’enfin il console Ceux qu’il a fait pleurer, malii.v, 26 . Quelque déplaisir que je puisse avoir, j’enserais bientôt consolé par le soin que vous prendriezde moi, voit. Lett. <6. Si vous n’en pouvez mieuxconsoler une mère, Qu’en la traitant d'égale avecune étrangère, corn. Bodog. v, 4. Quel tourmentde se taire en voyant ce qu’on aime.... Lorsque parun regard on peut le consoler.... rac. Brit. ni, 7.Quand tu me dépeignais ce héros intrépide Conso-lant les mortels de l’absence d’Alcide.... id. Phèd.i, <. Ma fille, ton bonheur me console de tout, id.Iphig. m, 2 . Du moins consolez-moi de [par] quel-que heure de paix, rac. Théb. i, 3. Vous connais-sez Brutus et l’osez consoler 1 volt. Brutus, v, 8.Consolez-le du sort, des hommes et de lui, de-lille, Imag. vi. || Absolument. II ne sait pas con-soler. Le temps console. || 2” Donner de l’allége-ment aux sentiments pénibles. Pour consoler monmal et flatter mes ennuis, Régnier, Plainte. Je neviens pas ici consoler tes douleurs, corn. Cid, iv, 2.Ainsi la pieuse reine consolait la captivité des fidèleset relevait leur espérance, boss. Reine d’Anglet .Est-ce ainsi que vos yeux consolent ma disgrâce ?rac. Brit. il, 6. Il était abattu par une douleur querien ne pouvait consoler, fén. Tel. xvi. Consoler leslarmes et récompenser les prières, mass. Car. Lai.Pour consoler l’espoir du laboureur avide, L. rac.Relig. ch. i. Elle retient pourtant des pleurs prêtsà couler, De peur d’aigrir des maux qu’elle veutconsoler, lamotte, dans desfontaines. Virgile n’a-t-il pas, d’un vers doux et flatteur, De Gallusexpirant consolé le malheur, A. chén. Ép. 1.1| 3’ Seconsoler, v. réfl. Recevoir de la consolation, êtreconsolé. Il ne se peut consoler de ne plus ouïrune personne qui raisonne si parfaitement, voit.Lett. 8. Qui que ce soit des deux, il doit se conso-ler De la mort d’un tyran qui voulait l’immoler,corn. Héracl. v, 8. Quiconque se plaint cherche àse consoler, id. Pomp. v, <• Dans ton cher entre-tien s’est-elle consolée? id. Médée, m, 2 . Mais, si-tôt qu’elle eut vu cette troupe enragée S’entre-battreelle-même et se percer les flancs, Elle se consola :ce sont leurs mœurs, dit-elle.... la font. Fabl . x, 8.Il y a de certaines douleurs dont on ne doit pointse consoler, sév. 2<9. Mon cœur qui le voyait maîtrede l’univers Se consolait déjà de languir dans ses