CON
roche tarpéienne, id. ib. Iiv. m, p. 237. || Sousles empereurs, magistrat qui administrait une pro-vince sous l’autorité du vicaire diocésain. || Fa-mille consulaire, famille qui comptait d’anciens con-suls. || Année consulaire, temps qui s’écoulait entredeux installations successives de consuls. || Fastesconsulaires, chronique gravée sur le marbre quifut déterrée sous Paul III , et qui contient la sériedes consuls de Rome. || Terme de numismatique.Médaille consulaire, médaille frappée vers le tempsde Marius et de Sylla . || Terme de blason. Hacheconsulaire, hache entourée d’un faisceau de verges.|| 2» Juridiction consulaire, juridiction des juges-con-suls. || La juridiction commerciale. || Goutte consu-laire, se disait par plaisanterie d’un débiteur qui n’o-sait sortir de chez lui [retenu comme par la goutte],de peur d’être arrêté en vertu d’une sentence desconsuls rendue contre lui. || 3° Qui a rapport au gou-vernement des trois consuls pendant la républiquefrançaise. Régime consulaire. La garde consulaire.
— HIST. xiv* s. Comices consulaires, pretoriansou tribunaires, bercheure , f° t , verso. Conciondigne de empire consulaire, id. f°74.
— étym. Lat. consularis, de consul.
CONSULAIREMENT (kon-su-lê-re-man), ad v.
Par la juridiction consulaire. Demande jugée con-sulairement.
— ÉTYM . Consulaire, et le suffixe ment.
f CONSULARITÉ (con-su-la-ri-té), s. f. Dignitédes consuls honoraires.
— étym. Latin consularis, consulaire.
CONSULAT (kon-su-la; le t ne se lie pas dans
Je parler ordinaire), s. m. || 1“ Terme d’histoire ro-maine. La dignité de consul. Reçois le consulat pourla prochaine année, corn. Cinna, v, 3. Non, non,le consulat n’est point fait pour son âge, volt.Brutus, h, 4. On ne voit point l’or seul présider ausénat, Et de profanes lois fixer le consulat, m. Catil.i, 2 . Les dissensions se réchauffent par les nouvellesprétentions du peuple, qui aspire aux honneurs etau consulat réservé jusqu’alors aux premiers ordres,boss. Hist. ni, 7. || Gouvernement consulaire. LesParthes , les Persans veulent des souverains; Et leseul consulat est bon pour les Romains, corn.Cinna, ii, I. || Le temps ou l’exercice de cettecharge. Sous le consulat de Cicéron . Le consulat nedurait, qu’un an. || 2“ La charge de juge ou de con-sul de commerce à l’étranger. Le consulat d’Alexan-drie . || Le lieu où siège le consul. Aller au consulat.|| Consulat de la mer, titre du code maritime attri-bué aux Catalans. || Terme de marine. Déclarationsque les capitaines sont obligés de faire par-devantles consuls des ports étrangers. || 3° Emploi des offi-ciers municipaux qui portaient le nom de consuls.Il Le corps des consuls. Le consulat d’Arles . || 4° EnFrance , le gouvernement consulaire et le tempspendant lequel ce gouvernement a existé (de t799à 1804).
— ÉTYM . Lat. consulatus, de consul.
f CONSULTABLE (kon-sul-ta-bl’), adj. Qui peutêtre consulté.
— hist. xvi* s. Consultable, oudin, Dict.
CONSULTANT (kon-sul-tan), adj. m. || 1° Qui donne
des consultations. Avocat consultant, avocat qui neplaide pas, mais donne des consultations. || Médecinconsultant, celui qui donne des consultations, soitverbales, soit par écrit; ou celui qui est appelé âconférer sur l’état d’un malade avec le médecinqui a suivi le cours de la maladie. ||S. m. Celui quidonne une consultation. L’ambition, l’envie, avecles consultants, Dans la succession entrent en mêmetemps, la font. Fabl . îv, 18 . || L’auteur d’une, con-sultation. || 2“ En un sens opposé, celui qui demandeune consultation. Écoutez tout le monde, assiduconsultant, boil. Art p. iv.
t CONSULTAT (kon-sul-ta), s. m. Conseil qui setenait tous les vendredis, en Espagne , et où l’onrendait compte au roi de ce qui s’était passé dansles différents conseils pendant la semaine.
CONSULTATIF, IVÈ (kon-sul-ta-tif, ti-v’), adj.Que Ton consulte, qui est institué pour donner desavis. Comité consultatif. Attributions purement con-sultatives. || Voix consultative, droit d’opiner, maisnon de voter. II s’éleva une dispute dans ce bureauentre le premier et le second ordre, qui y prétendaitla voix délibérative ; le premier ne lui voulut recon-naître que la consultative, st-sim. 78, 7.
CONSULTATION (kon-sul-ta-sion ; en poésie, decinq syllabes), s. f. || 1“ Action de consulter. Je vousdéfends de faire à ce sujet aucune consultation àd’autres qu’à moi, boss. Lell. abb. «3. || 2“ Avis mo-
• DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE
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tivé d’un ou de plusieurs jurisconsultes sur unpoint de droit. Un avocat a-t-il quelque réputationétablie"? il cesse de plaider et se borne aux consulta-tions où il s’enrichit, fén. t. xxi , p. 160. || En un sensopposé, mémoire qu’une personne présente et surlequel elle demande un avis motivé. || Autrefois onnommait pilier de consultation, ou, simplement,pilier, le premier pilier de la grand’salle où se ran-geaient les anciens avocats; et chambres des con-sultations, certains cabinets voisins où ils s’assem-blaient pour consulter. Il y avait aussi le banc deconsultations. || 3° Réunion de médecins auprèsd’un malade pour délibérer sur les moyens de lesecourir. Un jour, il était en consultation avecd’autres médecins, j. j. rouss. Conf. v. || Avis quedonne un médecin que Ton vient consulter; ou bienmémoire contenant l’opinion d’un ou de plusieursmédecins sur l’état d’un malade. || Le lieu et le tempsconsacrés aux consultations. Aller à la consulta-tion du médecin.
— HIST. xiv* s. Celui qui fait consultation, soitbien, soit mal, il fait questions et raisons d’unepartie et d’autre, oresme, Eth. 183. II avient aucunefois que la consiliacion ou consultacion dure troplonc temps, id. ib. 183. Sur lesquelles choses le sé-nat ha eu grant consultacion, bercheure, f° 28 ,verso. || xvi e s. Le commencement de toute vertu,c’est consultation et deliberation, mont, n, 3. Nousavons formé une vérité par la consultation et con-currence de nos cinq sens, id. ii, 369. Nous esti-mons grande chose nostre mort, et qui ne passepas sans solenne consultation des astres, id. ii,381. Nous n’avons que faire de consultations et in-terprétations doctorales, id. iv, 276. Appelans lamodestie pusillanimité; la consultation et delibera-tion prudente tergiversation palliée, lanoue, 66.Aux consultations des affaires nous appelions lesanciens capitaines, m. du bkll. Prol. Les tribunsdu peuple, qui estaient presens à ceste consulta-tion du sénat, amyot, Cor. 23.
— ÉTYM . Lat. consultatio, de consullare, con-sulter.
f CONSULTE (kon-sul-t’), s. f. || 1° Action de con-sulter. Qui passait au Mans pour faire une consultede médecins sur lamaladie, scarr. Rom. com. ch. 7.On trouve dans les consultes de Wepfer l’histoired’un jeune homme.... tissot, Santé des gens delettres, p. 69, édit, techener. Vieux en ce sens.|| 2° Assemblée administrative, conseil, sénat, enItalie et dans certains cantons de la Suisse . || Con-sulte sacrée, sorte de conseil administratif et judi-ciaire à Rome . Cette congrégation est comme le con-seil d’Êtat du pape, elle se tient devant Sa Sainteté,ou chez le cardinal neveu, s’il y en a; tous ceuxqui ont été nonces apostoliques assistent à cette con-grégation; elle s’appelle aussi la consulte, du mar-sais, Lïb. Égl. gall. part, ii, max. 17.
— ÉTYM . Voy. consulter; ital. consulta.
CONSULTÉ, ÊE (kon-sul-té, tée), part, passé.
|| 1“À qui on a demandé un avis. L’avocat ayant été
consulté par son client.Et sur cette promesse,
Calchas, par tous les Grecs consulté chaque jour,Leur a prédit des vents l’infaillible retour, rac. Iph.i, 3. || 2° Sur quoi on a demandé avis. L’affaire estconsultée ; et tous les avocats, Après avoir tourné lecas En cent et cent mille manières, Y jettent leurbonnet, se confessant vaincus, la font. Fab. ii, 20.
CONSULTER (kon-sul-té), v. a. || 1“ Prendre con-seil de quelqu’un. Ceux que l’empereur a consultésle moins, rac. Brit. i, 2. Consultons sur ce pointquelque auteur signalé, boil. Lutr. 1 v. Le sage quel-quefois fait bien d’exécuter Avant que de donner letemps à la sagesse D’envisager le fait et sans la con-sulter, la font. Fabl. x, 14. || Fig. Consulter le che-vet, son chevet, se donner le temps de délibérersur une chose, passer la nuit avant de prendre sonparti. Dans le même sens et familièrement, con-sulter son bonnet de nuit. || Consulter son miroir,s’y regarder. Là, pour ne point des ans ignorer lesinjures, Je consulte souvent le cristal d’un ruis-seau, chaulieu, Stances sur la retraite■ || Consulterles astres, l’histoire, les examiner attentivement poury chercher des indices. Vous-même, consultez vospremières années, rac. Brit. n, 3. Si de vos premiersans vous consultiez la gloire, iD.tb. iii, i. On faisaitcomme on avait toujours fait: on consultait l’usage,et on n’imaginait pas encore de chercher dans desprincipes généraux ce que les peuples se doivent lesuns aux autres, condillac, Hist. anc. Lois, ch.i. || Sediriger par. Ce ne sont pas les sens .que mon amourconsulte, corn. Sertor. n, i. Je n’ai pour lui par-ler consultéquo mon cœur, rac. Andr. u, t. Maison n’en doit pas moins consulter la prudence, volt.
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Fanat. ii, o. || Consulter ses forces, examiner si Tonest capable de faire, d'exécuter une chose. Craignezd’un vain plaisir les trompeuses amorces, Et con.sultez longtemps votre esprit et vos forces, boil.Art p. 1 .1| Consulter ses intérêts, se diriger d’aprèsce qu’ils suggèrent. || Dans le paganisme, consulterl’oracle, les dieux, les interroger pour connaître l’a-venir ou se diriger dans le présent. Un païen qui sen-tait quelque peu le fagot, Et qui croyait en Dieu ,pour user de ce mot, Par bénéfice d’inventaire, Allaconsulter Apollon , la font. Fables, iv, 19 LorsqueClaudius Pulcher, consul romain et général de l’ar-mée romaine, fut envoyé contre les Carthaginois, onconsulta les sacrés poulets, qui ne voulurent pointmanger; le consul ordonna que, puisqu’ils ne vou-laient pas manger, on les jetât dans la mer pour lesfaire boire, dumaksais, Mélung. gramm. phil. Œu-vres, ,t. v, p. 348, dans pougens. || Par extension.Consulter le sorcier, la devineresse, la somnambule.Il 2° Mettre en délibération, soumettre à l’examende quelqu’un. Consulter une affaire à un avocat. QueTon doit commencer par consulter ensemble Les cho-ses qu’on peut faire en cet événement, mol. Tart.v, t. Si Lélie a pour lui l’amour et sa puissance,Andrès pour son partage a la reconnaissance, Quine. souffrira point que mes pensers secrets Consul-tent jamais rien contre ses intérêts,, id. l’Étour.v, 12. La conjoncture est tout à fait heureuse, etj’ai ici un ancien de mes amis, avec lequel je se-rai bien aise de consulter sa maladie, id. Pourc.
i, to. il s’entend tout seul, je ne le consulterai à
personne, sèv. 313. Une autre fois l’un du con-seil des Douze élève une difficulté, et, commeon ne tombait pas d’accord, il propose de la con-sulter en Sorbonne, anquet. Ligue, iii, 200. Cethomme, qui nie sa liberté, ne laissera pas deconsulter ce qu’il a à faire, boss. Lib. arb. 4. M. Huy-ghens consultait à M. de l’Hospital ses difficultés surle calcul différentiel; et quand quelque chose l’ar-rêtait, il ne s’en prenait pas à la méthode, mais àce qu’il ne la possédait pas assez, fonten. L’Hospi-tal .C’est assez consulté; Rendez-moi mes liens
ou pleine liberté, corn. Sertor. m, 4. || 3° V. n. Con-férer, délibérer seul ou avec d’autres pour aviser.Déjà le Tésin tout morne Consulte de se cacher, malii.
ii, i. Après avoir longtemps consulté, ils arrêtè-rent.... vaugel. Q. C. 318. Il est bien plus naturel à lapeur de consulter que de décider, retz,ii, 126 . Maispourquoi consulter des choses résolues, Et ne pour-suivre pas comme on les a conclues? rotr. BtHis.il, 8. J’ai trop par vos avis consulté là-dessus; Nem’en parlez jamais, je ne consulte plus, corn.Cinna, iv, 4. Je ne consulte point pour suivre mondevoir, id. Cid, m, 3. Après avoir consulté quel-que temps, hamilt. Gramm. 7. Le jour s’en va pa-raître et je vais consulter Comment dans ce malheurje dois me comporter, mol. Éc. desf. v, I. Ah! faut-ilconsulter dans un affront si rude ! id. Amph. m, 3. Ma-dame, consultez, rac. Baj. v, n. Sans consulter enfin
si je me perds moi-même, id. Baj. i, 3.Sortons, et,
sans plus consulter, De ce trouble inouï songeons àprofiter, volt. Sémir.i, 6. Je consulterai sur votremal avhc les philosophes, id. Dial. 3. Vous avez dai-gné, sire, nous appeler pour consulter avec vous aubien de l’État, Mirabeau, Collection, t. i, p. 33i.Ne répondant aux critiques qu’en guérissant les ma-ladies, consultant sans peine avec les médecins qui,dans d’autres circonstances, avaient refusé de consul-ter avec lui, condorcet, Tronchin . ||4°Se consulter,v. rd/Z. Délibérer avec soi-même. Il faut vous rendre;il faut me quitter et régner. — Vous quitter? — Jele veux; je me suis consultée, rac. Baj. n, 6. Ar-sace, c’est à toi de te bien consulter, volt. Sémir.iv, 1.1| Se consulter l’un l’autre. Ils se sont consul-tés, et leur réponse est unanime. || Être consulté.La voix de la raison jamais ne se consulte, corn.Cinna, ii, t.
— hist. xvi e s. Les Perses aprez le vin consul-taient de leurs principaulx affaires, mont, ii, 215.Consultez-en [faites-en l’épreuve] pour veoir avec-ques vostre astrolabe, id. ii, 272. Il disoit qu’ilfalloit executer, non pas consulter les haultes en-treprinses, id. iii, 172. Je consulte peu des altera-tions que je sens; car les médecins.... id. iv, 269.Aux jours ensuivans puis après, ilz commencèrentà consulter entre eulx des moyens de faire la guerre,amyot, Cor. 36. Des entreprises qu’il sembloit avoirbien consultées, id. Sylla , n.
— ÉTYM . Lat. consultare, fréquentatif, de consu-lere, de même radical que consilium, conseil.
CONSULTEUR (kon-sul-teur), s. m. Celui quoTon consulte. Les légistes, de simples consulteurs,étaient devenus magistrats, st-sim. 373 , 200.
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