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Tome premier. A - C.
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784 CON

t CONTRE-MARC (kon-tre-mar), s. m. Trait quele charpentier trace sur chaque bois achevé pour lereconnaître.

— ÉTYM . Contre, et marquer.

CONTRE-MARCHE (kon-tre-mar-ch’), s.f .|| i°Mou-vement d'une armée, contraire à un mouvementantérieur. || Évolution d’une troupe qui fait volte-face, d’un vaisseau ou d’une escadre qui vire ventdevant. || 2° Levier interposé entre les marches d’unmétier à tisser. || Terme de charpentier. Hauteur dechaque marche d’un escalier; planche qui formecette hauteur. || Au plur. Des contre-marches.

— étym. Centre, marche.

f CONTRE-MARCHER (kon-tre-mar-ché), v.n.Terme d’art militaire. Faire une contre-marche.

CONTRE-MARÉE (kon-tre-ma-rée), s.f. Maréedont la direction est opposée à la direction ordi-naire. || Au plur. Des contre-marées.

— ÉTYM . Contre, marée.

CONTRE-MARQUE (kon-tre-mar-k’), s. f. || 1° Se-conde marque apposée à un haliot de marchandises,à des ouvrages d’or ou d’argent. Tous les gagistes,receveurs de marques et contre-marques, lesage,Gü-Hlas, vu, 8. || 2° Terme de numismatique.Marque ajoutée par l’autorité publique à une piècede monnaie, longtemps après sa fabrication, pourindiquer le changement de prix. || 3” Second billetdélivré dans les théâtres à ceux qui sortent pourrentrer. Un vendeur de contre-marques. || 4° Termede vétérinaire. Fausse marque que les maquignonscreusent avec un burin sur la table des incisives ducheval, pour imiter la marque naturelle et faire pa-raître l’animal plus jeune. || Au plur. Des contre-marques.

— étym. Contre, marque.

CONTRE-MARQUE, £* (kon-tre-mar-ké, kée),part, passé. Un ballot contre-marqué. || Terme devétérinaire. Cheval contre-mai-qué, cheval qui porte,dans le creux de la dent, une fausse marque, faiteexprès pour déguiser son âge.

CONTRE-MARQUER (kon-tre-mar-ké), v. a. Ap-poser une seconde marque à un ballot de marchan-dises, à des ouvrages d’or ou d’argent. || Terme devétérinaire, l'aire une contre-marque à un cheval.

— étym. Contre-marque.

t CONTRE - MARQUEUR , EUSE ( kon-tre-mar-keur, keû-z’), s. m. et f. Celui, celle qui, dans lesthéâtres, distribue des contre-marques.

— ÉTYM . Contre-marque.

CONTRE-MINE (kon-tre-mi-n’), s.f. Ouvragesouterrain fait pour éventer la mine de l’ennemi euen empêcher l’effet. Il y avait des mines sous leglacis de la demi-lune, mais nos contre-mines par-vinrent à les éventer. L’assiégeant poussait une minevers le bastion, mais nous fîmes une contre-minequi réussit à l’arrêter. || Mine pratiquée sous les dé-fenses d’une place pour faire sauter les assaillants.|| Fig. Manœuvres pour déjouer une entreprise,une intrigue. || Au plur. Des contre-mines.

— hist. xvi' s. Françoys adonc feirent leur con-tremine, j. marot, v, 23. Nicocles se sauva et s’enfouit hors de la ville par des contremines secrettes,amyot, Arat. 10.

— étym. Contre, et mine.

CONTRF.-M1NÉ, ÉE (kon-tre-mi-né, née), part.

passé. Tous les dehors de la place étant contre-minés.

CONTRE-MINER (kon-tre-mi-né), t). a. 111“ Faireune contre-mine. 1| 2“ Fig. S’opposer aux intrigues.Alberoni voulait contre-miner les batteries du ré-gent, ST-SIM. 451 , 65.

— ÉTYM . Contre-mine.

CONTRE-MINEUR (kon-tre-mi-neur), s. m. Celuiqui travaille à une contre-mine. || Au plur. Des con-tre-mineurs.

— étym. Contre-miner.

f CONTRE-MISSION (kon-tre-mi-sion), s. f. Mis-sion religieuse ou politique contraire à une missionantécédente. Une véritable contre-mission fut orga-nisée pour paralyser les efforts de saint Paul et pourramener à l’Évangile des judaïsants ceux qui s’étaientlaissés gagner par ses prédications, Revue German.t. xi, p. 282 . (| Au plur. Des contre-missions.

— ÉTYM . Contre, et mission.

CONTRE-MONT ( kon-tre-ïion ), loc. adv. Vers le

haut. Gravir contre-mont. Ce bateau va à contre-mont, il remonte la rivière. La Seine dans son litverra plutôt son onde Rebrousser contre-mont sasource vagabonde, racan, Bergeries, n, 5, Alcidon.Et, grimpant contre-mont, la dure terre quitte, Versde chapelain, cité par boilead, Héros de romans.|| X contre-sens. Des graines plantées contre-mont,c’est-à-dire la racine en haut et la tige en bas.

COM

— hist. xi' s. Ambes ses mains [il] en levât cun-tremunt, Ch. de Roi. 31. || xin' s. Il drecierent leseschieles au plein du mur, et montèrent tout con-tremont par force, villeh. cv. Dont coururent con-tremont le bras [de mer] jusques à une cité.... id.lx. La voiz du puis vint contremont; Renart l’ol,drece le front, Ren. 6627. Nus ne nous osoit venirde Damiete pour aporter garnison [provisions] con-tremont l’yaue, joinv. 236. || xv' s. [Les Anglais ]chevauchèrent le chemin de Rosebourch tout contre-mont la rivière de Tuide, froiss. ii , u, 16 . Ce quimontoit contremont la riviere, comm. i, 8. ||xvi's.Celui que tu veois grimpant contremont les ruinesde ce mur, mont, i, 278. Aller à gauche, à dextre,contremont, contrebas, id. ii, 3. Il nous envoya [che-val et cavalier] les pieds contremont, id. ii, 62 . Suy-vez-les contremont jusques à leur source, id. ii, 349.

— ÉTYM . Contre, et mont.

f CONTRE-MOT (kon-tre-mo), s. m. Terme mili-taire. Mot que l’on échange contre le mot d’ordre.|| Second mot donné, de peur que le premier nevienne à être connu de l’ennemi. || Au plur. Descontre-mots.

— ÉTYM . Contre, et mot.

f CONTRE-MOTIF (kon-tre-mo-tif), s. m. Motif op-posé à un autre motif. || Au plur. Des contre-motifs.

— ÉTYM . Contre, et motif.

f CONTRE-MOULAGE (kon-tre-mou-la-j’), s. m.Contrefaçon d’un ouvrage de sculpture. || Au plur.Des contre-moulages.

— ÉTYM . Contre-mouler.

f CONTRE-MOULE (kon-tre-mou-1’), s. m. Moulequi enveloppe un autre moule, pour servir à défautdu premier. || Contre-moule ou contre-estampe, car-ton épais sur lequel on dispose en relief ou en creuxles dessins qu’on veut représenter.

— ÉTYM . Contre, et moule, s. m.

f CONTRE-MOULER (kon-tre-mou-lé), v. a. Faireun contre-moulage.

— ÉTYM . Contre-moule.

t CONTRE-MOUSSON (X) (kon-tre-mou-son), loc.adv. Terme de mer. Aller à contre-mousson, remon-ter contre la mousson qui règne.

— ÉTYM . Contre, et mousson.

CONTRE-MUR ( kon-tre - mur ), s. m. Petit mur

bâti latéralement à un autre qu’il soutient et fortifie.Les Rhodiens travaillèrent à élever un contre-mur àl’endroit où Démétrius devait faire battre les mu-railles de la ville, rollin, Hist. anc. xvi, 8. || Auplur. Des contre-murs.

— hist. xv* s. Et, si aucun veut faire cheminéecontre un mur moitoyant, il y doit faire contre-mur,Ordonn. de 1485.

— ÉTYM . Contre, et mur.

CONTRE-MURÉ, ÉE (kon-tre-mu-ré, rée), part.

passé. Soutenu par un contre-mur. Terrasse contre-murée.

CONTRE-MURER (kon-tre-mu-ré), v. a. Faire uncontre-mur. La loi oblige, dans certains cas, àcontre-murer les contre-cœurs des cheminées.

— ÉTYM . Contre-mur.

f CONTRE-OEILLADE (kon-treu-lla-d’, U mouil-lées), s. Œillade en retour d’une œillade. || Au plur.Des contre-œillades.

— hist. xvi' s. Si l’aguignant, elle me contre-œillade, Jacques tahureau , Poésies, p. soi, dans

LACURNE.

— ÉTYM . Contre , et œillade.

f CONTRE-ONGLE (kon-tron-gl’), s. m. Terme dechasse. Le rebours du pied du cerf, c’est-à-dire letalon pris pour la pince. Prendre la bête à contre-ongle, prendre le talon pour la pince et par con-séquent se tromper sur les allures du cerf. || Au plur.Des contre-ongles, c’est-à-dire des ongles à rebours.

— hist. xvi* s. Un seul bastiment qu’il deffit pritle contr’ongle de [fit tort à] sa réputation, d’aub.Hist. III, 539.

— ÉTYM . Contre, et ongle.

f CONTRE-OPÉRATION (kon-tro-pé-ra-sion), s. f.Opération coitraire à une autre opération. Il sembledonc qu’à ces deux opérations du boulevard de Sé-bastopol et de la rue de Rivoli , une contre-opéra-tion devenait nécessaire, c’est-à-dire qu’il fallaitcréer des logements pour les petits locataires ex-pulsés, La Ville de Paris , journal , 16 juin 4 864.|| Au plur. Des contre-opérations.

— ÉTYM . Contre, et opération.

CONTRE-OPPOSITION (kon-tro-pô-zi-sion), s. f.

Opposition qui résiste à une opposition. || Dan3 lelangage parlementaire, minorité de l’opposition quise détache et vote à part, bien qu’elle y appartiennepar les principes généraux qui la guident. || Auplur. Des contre-oppositions.

CON

— HIST. xvi's. Par contre opposition [au contraire],sully, Mèm. 1. 1 , p. H, dans lacurne.

— ÉTYM . Contre, et opposition.

CONTRE-ORDRE (kon-tror-dr’), s. m. Révocation

d’un ordre donné. Il avait eu ordre de partir, maisil a reçu un contre-ordre. || Au plur. Des contre-ordres.

— étym. Contre, et ordre.

f CONTRE-OUVERTURE (kon-trou-vèr-tu-r’) ,s.f.Terme de chirurgie. Ouverture, c’est-à-dire incisionpratiquée en un point opposé à celui où existe déjàune ouverture. || Au plur. Des contre-ouvertures.

— HIST. xvi' s. Si la fistule ne pouvoit estre cu-rée, à cause que l’orifice d’icelle est en la partie su-périeure, alors faudrait faire une contre-ouverture,paré, viii, 33.

— ÉTYM . Contre, et ouverture.

{ CONTRE-PAL (kon-tre-pal), s. m. Terme deblason. Pal divisé en deux parties de couleurs diffé-rentes. Composa tous ces mots de cimier et d’écart,De pal, de contre-pal.... boil. Sat. v. || Auplur. Descontre-paux, ou contre-pals.

— étym. Contre, et pal.

+ CONTRE-PALÉ, ÉE (kon-tre-pa-lé, lée), adj.Terme de blason. Se dit de l’écu où un pal est op-posé à un autre pal.

— ÉTYM . Contre-pal.

f CONTRE-PANNETON (kon-tre-pa-ne-ton), s. m.Platine servant à recevoir les pannetons d’une espa-gnolette. || Au plur. Des contre-pannetons.

— étym. Contre, et panneton.

f CONTRE-PAROI (kon-tre-pa-roi), s. f. Termede métallurgie. Face externe des parois d’un four-neau. || Au plur. Des contre-parois.

— ÉTYM . Contre, et paroi.

CONTRE-PARTIE (kon-tre-par-tie),s. f.\\ i'Doubled’un registre, sur lequel toutes les parties du comptesont enregistrées. || Écritures servant de vérification.|| 2°Terme de musique. Partie de composition oppo-sée à l’autre, comme la basse au dessus. || La partiedu second dessus. Jouer, chanter la contre-partie.|| 3° En termes de jeu, revanche. || 4" Fig. Opinioncontraire. Quoi que vous proposiez, cet homme sou-tiendra toujours la contre-partie. || Faire la contre-partie d’un ouvrage, traiter le même sujet dans desvues opposées. |[5° Ce qui reste d’un dessin de mar-queterie lorsqu’on l’a évidé pour un placage. || Auplur. Des contre-parties.

— HIST. xv's. Si revins à luy bien joyeulx; puisje luy dis comme sa contre partie [partie adverse]en avoit du pire, et que le chevalier qui tenoit sonlieu faisoit tant d’armes que merveilles, Perceforest ,t. iii , f° 138. S’entredonnerent moult de pesanscoups, mais tant estoit pesante la contrepartie dePallides, qu’il convint Pallides tumber par terre, ib.t. IV, f° 123.

— Étym. Contre, et partie.

t CONTRE-PAS (kon-tre-pâ), s. m. Terme d’artmilitaire. Demi-pas qui, dans la marche régulièred’une troupe, sert à reprendre le pas perdu. || A»plur. Des contre-pas.

— étym. Contre, et pas.

f CONTRE-PASSANT, ANTE (kon-tre-pâ-san,san-t’), adj. Terme de blason qui se dit de deux ani-maux l’un sur l’autre dont l’un passe d’un côté, etl’autre de l’autre.

— ÉTYM . Contre, et passer.

f CONTRE-PASSATION (kon-tre-pâ-sa-sion), s. f.Terme de commerce. Opération qui se fait lorsqu’unordre passé au dos d’une lettre de change en faveurde quelqu’un, est changé par celui qui reçoit lalettre, en un autre ordre, en faveur de celui de quiil la reçoit. || Au plur. Des contre-passations.

— ÉTYM . Contre, et passer.

f CONTRE-PASSE (À) (kon-tre-pâ-s’), loc. adv.Scier à contre-passe, scierie marbre en débitantles tranches sur la hauteur du bloc.

— étym. Contre ; et passer.

f CONTRE-PASSER (kon-tre-pâ-sé), v. a. Termede commerce. Faire une contre-passation.

— ÉTYM . Contre, et passer.

t CONTRE-PENSER (kon-tre-pan-sé), v. ». Reve-nir sur des pensées, réfléchir, et aussi avoir unepensée.contraire à une autre pensée.

— HIST. xii' s. E le liu certeinement espie ù ilseit; kar bien cuntrepense [réfléchis] que jo loaguait, Rois, 92. ||xv' s. Et ceux de Calais contre-pcnsoient le contraire, fboiss. i, i, 309. Tant pen-sèrent et contrepenserent, qu’ils s’arresterent defaire ce qui s’ensuit, louis xi, fiouv. xxxm.

— ÉTYM . Contre , et penser.

f CONTRE-PENTE ( kon-tre-pan-t’), s. f. Penteopposée à une autre pente. || Inégalité de terrain qui