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— hist. xvt* s. En peu de temps, comme à unemauvaise muraille, la breche fut raisonnable, bat-tue en courtine par deux moiennes, et de plusgourmandée eu front d’une barriquade plantée surla contrescarpe plus haute que son escarpe, d’aub.Ilisi. i, 334. Les contrescarpes servent en quelquemaniéré, et en doit estre l’allée couverte assez large,LANGUE, p. 405, dans LACURNE.
— étym. Contre, et escarpe.
f CONTRESCARPER (kon-trè-skar-pé), t>. a. Mu-nir, garnir d’une contrescarpe.
CONTRE-SCEL (kon-tre-sèl), s. m. Petit sceauapposé sur le tiret du parchemin qui attache les let-tres scellées en chancellerie. || Figure imprimée aurevers du sceau principal. || Ancien terme de prati-que. Sceau qu’un juge apposait sur des effets déjàscellés parun autre juge. || Au plur.Vies contre-scels.
— hist. xiv" s. [Un garde-scel dit avoir] scelléles présentes lettres du scel de la prevostée de Chau-mont et de son propre scel et contrescel, Ordonn.des rois de Fr. t. ni, p. i 1 .
CONTItE-SCELLÉ, ÉE (kon-tre-sè-lé, lée), part.
passé. Lettres contre-scellées.
CONTRE-SCELLER (kon-tre-sè-lé), V. a. Termede chancellerie. Mettre le contre-scel.
— étym. Contre-scel.
CONTRE-SEING (kon-tre-sin ; le g est toujoursmuet), s. m. || 1° Signature de celui qui contre-si-gne. Avoir le contre-seing d’un ministre, avoir l’au-torisation de signer au nom d’un ministre. || 2° Droitde contre-signer les lettres et les paquets pour qu’ilssoient exempts des frais de poste. || Apposition de cecontre-seing. Vous pourriez lui faire parvenir à lui[ de Gérando ], sous le contre-seing , votre ou-vrage et celui de M. Coraï, p. l. cour. Lett. n,O). j| 3° Petit seing mis à côté d’un autre seing ouau dessous. || Au plur. Des contre-seings.
— Étym. Contre, et seing.
t CONTRE -SEMFLER (kon-tre-san-plé), v. a.Terme de manufacture. Transporter un dessin d’unsemple dans un autre.
CONTRE - SENS (kon-tre-san ; l’s se lie : un kon-tre-san-z inexcusable), s. m. || 1° Erreur que l’oncommet soit dans l’expression de sa propre penséesoit dans la traduction de la pensée d’un autre. Vousprenez le contre-sens de mes paroles. || Interpréta-tion opposée au véritable sens d’un texte. Cette tra-duction est pleine de contre-sens. || Manière de lire,de déclamer, en désaccord avec le sens des paroles.Cet acteur fait sans cesse des contre-sens. || Fig. C’estencore un des contre-sens des éducations communes,i . j. rouss. Ém. il. Si Lusignan ne rappelait à safille que les banquets et les joies de l’Olympe, celane formerait qu’un dur contre-sens, chateaub.Génie, n, n, 6.||À contre-sens, loc. adv. Contrai-rement au sens. Qui parle d’offenser grand’mère nigrand-père?— .... Grammaire [qui se prononçaitalors comme grand’mère] est prise à contre-sens partoi, mol. Femmes sav. u, 6. Il n’applaudit qu’àcontre-sens, id. Le Bourg, i, t. Qui louent tout àcontre-sens, id. Critique, 6. Ces passages pris àcontre-sens par l’auteur, boss. t" écrit. On tourneraà contre-sens toutes ses paroles, id. Purif. t. Cessophistes qui prennent les choses à contre-sens, id.Péf. comm. Pour trouver la vérité, il faut tournerle dos à la multitude, et savoir que les opinionscommunes sont la règle des opinions saines, pourvuqu’on les prenne à contre-sens, fonten .Dial, v, an-ciens et mod. L’abbé [Servien ], impatienté de tant deservitude, retourna le refrain [qui était à la louangedu roi] fort plaisamment à contre-sens, st-sim.332, \ 02. || 2°La direction contraire à celle danslaquelle certaines choses doivent être prises. En fai-sant ce manteau on a pris le contre-sens de l’étoffe.|| Prendre le contre-sens d’une affaire, la prendre àcontre-pied. ||À contre-sens, loc. adv. Dans la di-rection opposée. Une dentelle cousue à contre-sens.Un fer frotté d’aimant attire un autre fer, mais ilperd cette vertu lorsqu’il est frotté à contre-sens,rohault, Physique, dans richelet. || Fig. Cetteméthode est à contre-sens, J. J. rouss. Em . iv.|| 3°Déraison, ce qui est contre le bon sens. A peineentre nos mains il se voit sans espoir, Qu’usantd’un stratagème à combattre le nôtre, Il veutobstinément qu’on l’ait pris pour un autre, Et d’untel contre-sens soutient tout ce qu’il dit, Qu’ilsemble qu’en effet il ait perdu l’esprit, th. corn.le Geôlier de soi-même, n, 6. || Vieux en ce sens.
— hist. xvi* s. Mes conceptions et mes penséessont prises à contre-sens et sinistrement interprétées,Sully, dans le Dict. de dociiez
— ÉTYll. Contre , et sens.
CON
f CONTRE-SIGNAL (kon-tre-si-gnal), s. m. Si-gnal double ou accessoire qui se donne afin de four-nir un double moyen de reconnaissance. || Au plur.Des contre-signaux.
— étym. Contre , et signal.
f CONTRE-SIGNATAIRE (kon-tre-si-gna-tê-r’),s. m. Celui qui contre-signe un acte. || Au plur. Descontre-signataires.
— étym. Contre-signer.
CONTRE-S1GNÉ, ÉE (kon-tre-si-gné, gnée), part,passé. Qui est muni d’un contre-seing. Je voudraisque Dieu lui envoyât des lettres patentes contre-si-gnées Mathusalem, volt. Lett. à Calh. t32.
CONTRE-SIGNER (kon-tre-si-gné), v. a. || 1° Si-gner une pièce après celui dont elle émane. Un mi-nistre contre-signe 'les ordonnances du souverain.
|| Apposer sa signature à un acte pour en attesterl’authenticité. || 2° Mettre le contre-seing sur l’enve-loppe des lettres ou des paquets qui viennent desbureaux d’une administration, afin qu'ils soientexempts des frais de poste. À tout hasard j’ai pris desdoubles et vais tâcher de faire contre-signer ceténorme paquet, dider. Lett. à Grimm.
f CONTRE-SIGNEUR (kon-tre-si-gneur), s. m.Celui qui met un contre-seing sur des lettres et despaquets, pour qu’ils soient exempts des frais deposte. Il le fera contre-signer par M. le duc dePraslin ou par quelque autre contre-signeur, volt.Lett. Chalotais , 2 t mars t763. || Au plur. Des con-tre-signeurs.
— étym. Contresigner.
f CONTRE-SOL (kon-tre-sol) , s. m. Terme d’hor-ticulture. Vase servant à la culture de certaines plan-tes qui craignent d’être exposées au soleil. || Au plur.Des contre-sol, c’est-à-dire des vases contre le soleil.
— étym. Contre, et sol, apocope de soleil.
t CONTRE-SOMMATION (kon-tre-so-ma-sion), s.f. Terme de pratique. Acte par lequel une tierce per-sonne appelée en garantie en appelle elle-mêmeune quatrième pour se faire garantir à son tour.|| Au plur. Des contre-sommations.
— étym. Contre-sommer.
f CONTRE-SOMMER (kon-tre-so-mé), v. a. Termede pratique. Faire une contre-sommation.
— Étym. Contre, et sommer.
f CONTRE-SOMMIER ( kon-tre-so-mié ), s. m.Peau dont le parcheminier couvre le sommier surlequel il rature les peaux. || Pièce de bois carrée quisoutient le sommier d’une presse à imprimer. || Auplur. Des contre-sommiers.
— étym. Contre, et sommier.
| CONTltE-SON (kon-tre-son), s. m. Son réper-cuté. || Au plur. Des contre-sons.
— HIST. xvi* s. Ils ne s’entrentendent parler àcause du contre-son que rendent les bois, nommépar les poetes fabuleusement écho, carl. vi, 25.
— étym. Contre, et son.
f CONTRE-SORTIE (kon-tre-sor-tie), s. f. Termemilitaire. Offensive que prennent les assiégeantspour repousser une sortie des assiégés. || Au plur.Des contre-sorties.
f CONTRE-SOUPIRER (kon-tre-sou-pi-ré), v. n.Soupirer en retour, en parlant d’amour. Et pourprix des soupirs que j’ai su vous tirer, Écoutez, jecommence à contre-soupirer, tu. corn. Comtessed’ orgueil, iv, 6.
f CONTRE-STIMULANT, ANTE (kon-tre-sti-mu-lan, lan-t’), adj. Terme de médecine. Qui a la pro-priété, en parlant de médicaments, de combattreun état dit stimulation qui accompagne et déter-mine beaucoup de maladies. || Substantivement.Les contre-stimulants.
— ÉTYM . Contre, et stimulant.
f CONTRE-STIMULATION ( kon-tre-sti-mu-la-sion), s. f. Terme de médecine. Action des contre-stimulants.
t CONTRE-STIMULISME (kon-tre-sti-mu-li-sm’),s. m. Terme de médecine.Système dû à Rasori, célè-bre médecin italien , d’après lequel, les maladies étantdues à un excès de stimulation, on détermine par l’em-pirisme les substances qui sont contre-stimulantes.
— ÉTYM . Voy. CONTRE-STIMULANT.
t CONTRE-STIMULISTE (kon-tre-sti-mu-li-st’),s. m. Nom donné aux médecins qui adoptent lesprincipes du contre-stimulisme.
+ CONTRE-SUJET (kon-tre-su-jè),s. m. Terme demusique. Second ou troisième sujet dans une fuguequi en admet plusieurs. En ce qui concerne la dou-ble-fugue, on doit observer que le chant par lequelle morceau commence et qui en est le premier su-
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jet, se nomme simplement sujet; et que tous lesautres sont autant de contre-thèmes ou contre-su-jets, choron et lafage, Manuel de musique, liv. v,section 2 , § 3. [|Au plur. Des contre-sujets.
f CONTRE-SÛRETÉ (kon-tre-su-re-té), s. f. Sûretédonnée en retour d’une autre. || Au plur. Des con-tre-sûretés.
— HIST. xvi* s. Seront envoiez pour tenir hostagedans la Rochelle jusques à ce que tous soient ren-dus aux lieux qu’ils choisiront, les seigneurs de laHunandais et de Milly demeurans pour contre seurtéen l’armée, d’aub. Hist. n, t56.
— étym. Contre, et sûreté.
f CONTRE-TABLE (kon-tre-ta-bl’), s. f. Termed’architecture. Voy. contre-retable.
11. CONTRE-TAILLE (kon-tre-ta-11’, IImouillées),s. f. Terme de musique. La contre-taille ou haute-contre est opposée à la taille, desc. Mus. || Inusité.
— étym. Contre, et taille.
f 2 . CONTRE-TAILLE (kon-tre-ta-11’, Il mouil-lées), s. f. Terme de graveur. Se dit des tailles quicroisent les premières tailles. ||Au plur. Des contre-tailles.
f 3. CONTRE-TAILLE (kon-tre-ta-11’, II mouillées),s. f. Seconde taille servant de contrôle à la taille surlaquelle le boulanger marque les pains fournis. || Auplur. Des contre-tailles.
— HIST. xvi* s. Quant quelque personne fait de-mande de quelque somme de deniers à cause dequelconque sorte de marchandises que ce soit livréesur taille, et que le demandeur fait exhibition de sataille, requérant que l’adjourné exhibe sa contre-taille.... Couslum. génér. t. n, p. 956.
— étym. Contre, et taille.
fCONTRE-T AILLER (kon-tre-ta-llé, II mouillées),v. a. Terme de gravure. Couvrir de contre-tailles.
f CONTRE-TASSEAU (kon-tre-ta-sô), s. m. Doisqui supporte le chevalet. || Au plur. Des contre tas-seaux.
— étym. Contre, et tasseau.
CONTRE-TEMPS (kon - tre - tan ; l’s se lie : uncontre-temps inattendu, dites : un contre-tan-zinattendu), s. m. || 1° Inopportunité. Dans quelcontre-temps êtes-vous revenue? corn. 'Lite et ISé-rén. m, 5. Et d’un tel contre-temps il fait tout cequ’il fait Que, quand il tâche à plaire, il offense eneffet, id. le Ment. I, I. Voyez quel contre-temps At-tale prend ici, id. Nicom. m, 4. Quel honteuxcontre-temps de vertu délicate S’oppose au beau suc-cès de l’espoir qui vous flatte? id. Sertor. i, t.Quittez ces contre-temps de froide raillerie, id. D.Sanche, i, 4. ||Tomberdans un contre-temps,.dansdes contre-temps, se trouver inopinément dans descirconstances qui dérangent les mesures prises.|| Accident inopiné qui rompt les mesures prises,qui dérange les projets. Que l’heureux contre-tempsd’un si rare service.... corn. Othon,u, 5. Il est descontre-temps qu’il faut qu’un sage essuie, rac. Esth.m, t. Ordres qui causèrent divers contre-temps dansl’exécution, fén. Tél. xm. || A contre-temps, loc.adv. En prenant mal son temps, mal à propos. Cequ’il fait à contre-temps est mal fait, fén. Tel. xxtv.Les justes ont appris qu’il faut reprendre à tempset à contre-temps, mass. Car. Mélange. || 2° Termede musique. La partie faible de la mesure ou dutemps. || Aller à contre-temps, se dit lorsque l’exé-cutant manque à la mesure. [| On dit aussi qu’unemesure est à contre-temps quand il y a un silenceau temps fort. Commencer à contre-temps, se ditquand on commence au quart, au milieu, etc. de lamesure, la première partie de cette mesure étantoccupée par un silence. On appelle au piano contre-temps quand, dans le même temps, une main faittrois notes et l’autre deux, ou une main quatre no-tes, l’autre cinq. || 3° Terme de danse. Action desauter sur un pied, avant de poser l’autre qui esten l’air. Plusieurs [pantomimes] font des contre-temps, et ne prennent pas bien la cadence, d’ablan-court, Lucien, danse. || L’art de la danse distin-guait autrefois plusieurs contre-temps différents.II y en avait trois dans le menuet seulement : il yavait le contre-temps de gavotte ou contre-temps enavant; le contre-temps de chaconne ou contre-tempsouvert. Tous ces contre temps sont aujourd’hui peuusités ou plutôt ils entrent dans des pas figurés. Parexemple, c’est un contre-temps qui commence Ven-avant-deux. || 4“ Terme de grammaire. Expressiontirée de la musique et qui se dit de tout accent quitombe où il ne doit pas tomber. || 5° Terme d’es-crime. Faute des deux combattants, qui, s’allon-geant en même temps, se portent un coup fourré ;