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plaisanterie. Manège, instinct de coquette. Mets-luile coquettisme en tête, scarr. Virg. trav. i.
f COQUILLADE (ko-ki-lla-d’, II mouillées), ». f.|| 1* Terme de pêche. Poisson du genre blennie.|| 2° Terme de chasse. Espèce d’alouette huppée.
COQUILLAGE (ko-ki-lla-j’, II mouillées, et nonko-ki-ya-j’), s. m. || 1° Animal revêtu d’une coquille.Les coquillages abondent sur les bords de la mer.Les coquillages composent deux grandes familles;celle des conques dont la coquille est formée dedeux ou de plusieurs pièces, et celle des limaçonsdont la coquille est d’une seule pièce, tournée ordi-nairement en spirale, bonnet , Contempl. nat.3* part. ch. 2t. || 2° La coquille même. Coquillagesfossiles. 11 [l’Océan] laisse au sein des monts sesbrillants coquillages, Des vengeances du ciel éter-nels témoignages, bernis, lielig. vengée, n. Voyezau fond des eaux ces brillants coquillages; La terrea moins de fruits, les bois moins de feuillages, de-lille , Trois règnes, vu. || Or en coquillage. Voy.
COQUILLE.
COQUILLART (ko-ki-llar, Il mouillées, et non ko-ki-yar), ». tn. Pierre calcaire parsemée de coquilles.
COQUILLE (ko-ki-11’, U mouillées, et non ko-ki-ye), s. f. || 1° Enveloppe calcaire des mollusquestestacés. Les figures agréablement diversifiées descoquilles nous aident à juger de la variété qui règnedans l’organisation des animaux qui en sont les ha-bitants et les architectes, bonnet, Contempl. nat.3'part. ch. 2 t. Des expériences équivoques avaienttrompé M. de Réaumur : la coquille ne croit pointpar apposition ou par transsudation ; elle n’est pointmoulée sur le corps de l’animal; mais elle est unepartie essentielle du corps de l’animal, in. Paling .philos, part, xi', ch. 6. || Coquille de St-Jacques ,espèce du genre peigne. Coquille de Pharaon , con-nue aussi sous le nom de bouton de chemise. || Oren coquilles, or de coquille, or de coquillage, sortede pâte faite de miel et de feuilles d’or réduites enpoudre, dont on se sert en peinture pour dorer, etqui se vend dans des coquilles. || 2° Coquille qu’onrapporte de certains pèlerinages. Les pèlerins de St-Jac.ques en Galice et ceux du mont St-Michel enNormandie rapportaient des coquilles à leur chapeau.Prenons, dit-elle, prenons donc Coquilles, rosaire et
bourdon, bérang. Pèler. de Lis .Je porte en
Brouage du sel, Et mes coquilles vendre à ceux deSt-Michel [c’est-à-dire je fais un travail inutile, jeporte de l’eau à la rivière], Régnier, Sat. iv. || Fig. qui vendez-vous vos coquilles? à ceux qui vien-nent du Mont St-Michel ; ou simplement, à qui ven-dez-vous vos coquilles? c’est-à-dire à qui vous jouez-vous? prétendez-vous m’attraper? On dit dans lemême sens : Portez vos coquilles ailleurs, c’est-à-dire vous ne m’attraperez pas. || Bien vendre ses co-quilles, faire valoir ses coquilles, ne pas donner sescoquilles, tirer un profit exagéré d’une opération oud’un service. Ma doctrine est si belle qu’il faudraitl’acheter aux dépens de la vie de tous les hommes;c’est vendre cher ses coquilles, volt. Dial, xxviii, 2.|| 3° Coque qui enveloppe l’œuf. Quand on a mangé unœuf à la coque, le bon usage est ou plutôt était debriser la coquille. La coquille se forme la dernièreen fort peu de temps, et seulement avant la ponte,
buff. Animaux, Syst. sur lagénir .De ses frères
coquilles En foule on voit sortir le peupledesoiseuux,Sous le sein maternel couvés dans leurs berceaux,delille, Par. perdu, vu. || Fig. No faire que sortirde sa coquille, être jeune et inexpérimenté. Fairesortir un esprit de sa coquille, donner occasion à unhomme de faire paraître son esprit, desfontaines,Spectat. franc Un lycéen sortant de sa, coquille,bérang. B. fille. || Rentrer aans sa coquille, reculer,céder prudemment dans uns affaire fâcheuse. Le pré-sident de Bellièvre me dit ces propres mots : Je vaisrentrer dans ma coquille, il n’y a plus rien à faire,retz, iv, 207. De là je suis venu à Paris , et, si laguerre continue, j’irai me remettre dans ma coquillejusqu’à la paix, montesq. Correspondance, 20. || Fig.11 [Béranger] grelottait dans sa coquille, Quand d’unluth je lut fis l’octroi, bérang. Epitaphe . || 4" Parextension, coque qui enveloppe la noix, l’amande, etc.Quand ses filles furent plus grandes, il leur ôta desmains les ciseaux et le rasoir, et leur apprit à luibrûler la barbe et les cheveux avec des coquilles denoix, roli.in, Traité des Ét. liv. V, 3'part. ch. 2.Il 5°Terme d’arts. Objet en forme de coquille. Vaseen coquille. || Terme de cuisine. Ragoût de poissonou de viandes émincées, dont on remplit des vasesd’argent en forme de coquilles. || Terme de sculp-
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ture. Petit ornement taillé sur le contour d’un quartde rond. || Terme d’architecture. Voûte formée d’unquart de sphère, qui fait la partie supérieure d’uneniche en arcade de plein cintre. Coquille d’escalier,l’intrados de la voûte rampante d’un escalier tour-nant. || Terme de blason. Guy prit le nom de Laval ,et brisa la croix de Montmorency de cinq coquilles,st-sim. 188, 8. || 6° Terme de métiers. Partie de lapoignée d’une épée qui a la forme d’une double co-quille. || Planche sur laquelle s’appuient les piedsdu cocher d’une voiture.Bois de charronnage, pourune voie composée de 26 coquilles de 3 pieds et demide long, Déclar. 22oct-4 74 5 , tarif. || Lame de métalpour couvrir le moule de bois d’un bouton. || Chacunedes moitiés d’un moule à deux parties. || Coquille deloquet, partie où l’on met le doigt. || Petit instru-ment de cuivre dont se servent les lapidaires pourtailler le diamant et les autres pierres précieuses.|| Terme de métallurgie. Moule solide autour duquelon fait circuler de l’eau pour refroidir le métal aprèsla coulée. || Terme de fonderie. Coquille à boulet,moule en fer ou en fonte. || Terme de cuisine. Sortede fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.|| 7° Papier collé qui portel’empreinte d’une coquille;et adjectivement, papier coquille. || 8° Croûte quis’élève dans plusieurs parties du pain. || 9° Termed’imprimerie. Toute faute consistant dans la substi-tution d’une lettre à une autre. || 10° Anciennecoiffure de femme. || 11° L’ordre de la coquille, an-cien ordre de chevalerie, institué en t292, par uncomte de Hollande à l’honneur de St-Jacques . || Che-valiers à coquille, ou chevaliers de l’ordre de St-Michel, ordre institué par Louis XI , pour défendrecontre les Anglais le Mont St-Michel. |) Proverbe .Qui a de l’argent a des coquilles, c’est-à-dire qui-conque a de l’argent a tout ce qu’il lui platt.
— REM. L’Académie remarque qu’on ne dit ni co-quille de tortue ni coquille d’huître, et qu’il fautdire écaille. Cela est vrai pour tortue; mais quant àl’huitre, le mot coquille est très-usité.
— hist. xiii" s. Il est acordé du commun des pa-tenostriers de coural [corail] et de coquille, à Paris ,que nus ne nule du mestier desus dit ne puisse ou-vrer par nuit, Liv. des mét. 68. ||xiv's. Une co-quille d’argent pour mettre le sel, nu cange ,coquillia. || xv' s. Une coquille noire, de St Jacques ,garnie d’or, et ung boton d’or au bout, laborde,Emaux , p. 223. X qui vendez-vous vos coquilles?Entre vous , amans pèlerins ? ch. b’orl. Rond.|| xvi's. Qu’ils s'en aillent maintenant, et vendentleurs coquilles en plein midi, Calvin, Instit. 45.Quand les genethliaques voudront faire valoir leurscoquilles sous couleur que c’est une chose sainte,m. ib. 4 24. Voulant les Dieux à la guerre animer,Il fendoit l’air de sa coquille creuse, dubell. iv,44, verso. Soudain que les prestres et beneficiersentendirent qu’ils detractoyent de leurs coquilles, ilsincitèrent les juges de leur courir sus, palissy, 4 00 .Fœneste : Vous voyez ee poignard à coquille? Enay:J’eusse plustost pris ce que je voi à vostre hommepour une targue que pour une coquille, d’aub. Fcen.i, 4. 11 maintenoit que les huitres, desquelles onrejettoit la coquille en la mer, se refaisoient commeauparavant, id. ib. m, 6. Quel aise peuvent sentirles huguenots cousus dans leurs cuirasses, commetortues dans leurs coquilles? id. Conf. il, v. Escar-gots ou limaçons avec leur coquille, escrevisses,huistres avec leur coquille, paré, xxiv, 38.
— ÉTYM . Ital. cochiylia; du latin conchylia, plur.neutre de canchylutrn (la forme conquilium se trouvedans un vieux glossaire), de xoy/.ûXiov , diminutif dexoyxn (vov. conque). On peut aussi penser que co-quille vient de coque (tiré lui-même de concha,xoyya), avec la forme diminutive ille, comme dansflottille de flotte.
f COQU1LLER (ko-ki-llé), v. n. Former des co-quilles, se boursoufler, en parlant de la croûte dupain.
— HIST. xv" s. La paste du pain coquillé [sortede pain] d’un denier doit pezer huit onces deux es-tellins et obole, Ordonn. des rois de France , t. u,p. 362 bis. || xvi" s. Le ventre coquillé, blanc et poly,Roman d’Alector, p. 64, dans lacurne.
f COQUILLEUX, EUSE ( ko-ki-lleû, lleû-z’, Ilmouillées), adj. Rempli de coquilles. Pierre coquil-leuse, mauvaise pierre de construction.
— hist. xvi" s. Coquiileux, cotgrave.
4. COQUILLlEll (ko-ki-llé, Il mouillées, et nonko-ki-yé), s. m. Collection de coquilles. || Montrequiles renferme. ' w *
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2. COQUILLIER, 1ÈRE (ko-ki-llé, llê-r’, U mouil-lées, et non ko-ki-yé), adj. Terme de géologie. Quirenferme des coquilles. Pierre coquillière. Terraincoquillier.
f COQUILLON (ko-ki-llon, U mouillées), s. m.Argent qui s’attache au bout de la canne, quand onle retire de la coupelle.
— ÉTYM . Diminutif de coquille.
COQUIN, INE (ko-kin, ki-n’), s. m. et f. || l-Celui,celle qui a un caractère bas et fripon. Grâce pourlesgrands, grâce pour les coquins, pasc. Prov. 4. Vospatrons qui sont de francs coquins, sÉv. 4 66. Un co-quin est celui à qui les choses les plus honteusesne coûtent rien à dire ou à faire, la bruy. Théophr.Coquin. Je voudrais, pour le supplice d’un coquin,que, pendant quelques heures, chaque jour, il pûtavoir le cœur d’un honnête homme, st-foix, Essaisur Paris , t. iv, p. 337, dans pougens. Le coquindans le bois a volé quelque coche, régnard, Bé-mocr. i, 2 . Un misérable à qui on a ôté le nom descélérat qu’on ne trouvait pas encore assez abject,pour lui donner celui de coquin comme exprimantmieux la bassesse et l’indignité de son âme, j. j.rouss. Dial. 1 . 1| Un lâche. Il a fui comme un coquin.[| Un paresseux, un valet qui ne sert que de paradeet n’a rien à faire. Tu te trompes, si, avec ce car-rosse brillant, ce grand nombre de coquins qui tesuivent, et ces six bêtes qui te traînent, tu pensesque l’on t’en estime davantage, la bruy. ii. || 2°S. f.Une coquine, une femme débauchée, une femmequi trompe beaucoup d’amants. Dépenser son argentauprès de cette coquine de Middleton, hamilt.Gramm. 8. Ma femme en ce pays et dans cettefigure! La coquine aura su par quelque ami présentSe faire consoler de son époux absent, regnard,Démocr . v, 4. || Adjectivement. Cette femme estbien coquine. || 3° Terme de colère sans significationdéterminée. Tous les jours le coquin lasse ma pa-tience, regnard, Ménechm. i, i. Que me vientdonc conter cet assuré coquin? mol. Dép. am.iii, 8. Comment vous avez peur d’offenser la coquinelVous lui parlez d’un ton tout à fait obligeant, id.F. sav. ii, 6. Où est-ce donc que nous sommes, etquelle audace est-ce là à une coquine de servantede parler de la sorte devant son maître? id. ilal.imag. i, 5. Ah! ah! vous voilà! je suis ravi de voustrouver, monsieur le coquin. — Scapin : Monsieur,votre serviteur; c’est trop d’honneur que vous mefaites, id. Scapin, il, 6. Quand nous faisons be-soin, nous autres misérables, Nous sommes les ché-ris et les incomparables; Et dans un autre temps,dès le moindre courroux, Nous sommes les coquinsqu’il faut rouer de coups, id. l’Etour. i, 2 . C’estmon coquin de fils qui aura mis la main dessus sansdoute, dancourt, Bourg, à la mode, m, 3. J’ailaissé les dames avec ce gros coquin d’abbé, id.la Maison de camp. sc. 8. Ma coquine [ma femme]les fait rester, id. ib. sc. 7. C’est un bon tour que defaire épouser ma vieille gouvernante au coquin quifit enlever ma jeune maîtresse, beaum. Mar. de Fi-garo , i, 4. || 4° Par plaisanterie et pour indiquer seu-lement ce qu’il peut y avoir de malicieux, de mysté-rieux. Vous êtes un heureux coquin. Cet enfant estun aimable petit coquin. Ah! petit coquin, je vousy prends. La curiosité rend ces coquines de fem-mes si insinuantes, j. j. rouss. Conf. vi. |j 5° Ad-jectivement. Je vous nommerai, quand vous vou-drez, vingt belles âmes qui ae sont ni sottes nicoquines, volt. Lett.MmeduDeffant, 45janv. 476t.|| Métier coquin, métier qui ne lionne aucune peine.Vie coquine, vie inoccupée, fainéante. |j Populaire-ment. Ver coquin, ver solitaire. || Proverbe. X co-quin honteux plate besace.
— HIST. xii" s. Truant estait, pautonier et coquin,Garin le loher. dans le Dict. de dochbz. || xiv” s.Or sont venuz meschans devins, Sorceliers, arqui-maus, coquins, Qui vuelent, par art d’invoquer,Sans Dieu les malades saver, l’Apparition Jeliande Meung, dans p. paris, Mss. fr. t. vi, p. 253. Lesquels jeunes hommes ou chemin trouvèrent unhomme en habit de quoquin, du cange, cvqninus.Un homme querant et demandant l’aumosne, quiestait vestuz d’un manteau tout plain de paleteaulx,comme un coquin oucaimant, id. ib. || xv* s. Quatrecoquins ou au moins gens pourcs qui queroient etmandioient leur vie, id. ib. Truans coquins quiparfeintise Faingent maulxen mainte guise En cesmoustiers et font tel presse Qu’à peine y puet [peut]l’en oïr messe, eust. desch. Poésies mss. f" 342,dans lacurne. Par ma teste, rnoquin moquart, Ilscroit bien quoquin quoquart Qui en cest euvreloyaumeut N'ouvreroit et diligemment, Mir. de Sle