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d’anatomie. Os coronal, l’os qui forme la partie an-térieure du front. || S. m. Le coronal, les coronaux.|| 2° Terme de botanique. Périanthe coronal, pé-rianthe qui enveloppe circulairement les organessexuels.
_hist. xvi' s. Par le front est entendu tout ce
qui est depuis les sourcils jusques à la suture coro-nale, paré, iii, i. L’os coronal, id. ni, 4.
— étym. Lat. coronalis, de corona, couronne;os ainsi dit à cause de sa forme.
f CORONELLE (ko-ro-nè-P), s. f. Tringle de mé-tal qui retient les dents d’un peigne d’acier.
— étym. Diminutif de coronne ou couronne.
CORONER (ko-ro-nèr), s. m. Officier de justice
anglaise , qui a dans ses attributions de prendre desinformations avec le jury et douze voisins sur lacause de toute mort violente, ainsi que sur les dé-couvertes de trésors et les débris de naufrages.
— étym. An{jl. coroner, du latin corona, cou-ronne.
f CORONET (ko-ro-nè), s. m. Petite couronnequi est l’insigne de la pairie anglaise . Porter le co-ronet.
— étym. Angl. coronet, diminutif français decouronne.
f CORONIFORME (ko-ro-ni-for-m’), adj. Termed’histoire naturelle. Oui a la forme d’une couronne.
— étym. Lat. corona, et forme.
CORONILLE (ko-ro-ni-11’, II mouillées, et non
ko-ro-ni-ye), s. f. Genre de plantes légumineuses,dont les fleurs sont disposées en couronne (coronillaemerus, L.).
— étym. Diminutif de couronne.
f CORONIS (ko-ro-nis’), s. f. Terme de diploma-tique. Signe qui marque la fin des livres ou celle detout l’ouvrage dans les manuscrits. |j Signe par le-quel les grammairiens grecs marquaient une crase.
— ÉTYM . Lat. coronis, de xopiovi;, coronis, pro-prement courbe; ainsi dit de sa forme; de mêmeradical que xopwrq, corneille.
CORONOÏDE (ko-ro-no-i-d’), adj. Terme d’anato-mie. Apophyses coronoïdes, éminences osseusescomparées, à cause de leur forme, au bec d’unecorneille.
— étym. Kopûvp, corneille (voy. corneille), eteîSo;, forme.
f CORONOÏDIEN, IENNE(ko-ro-no-i-diin,diè-n’),adj. Qui appartient à l’apophyse coronoïde.
f CORONULE (ko-ro-nu-1’), s. f. Rebord mem-braneux de certains fruits. || Couronne ou demi-cou-ronne d’épines qui garnit le sommet du coude oudu tibia de certains insectes.
— ÉTYM . Lat. coronula, diminutif de corona,couronne.
f COROSSOL (ko-ro-sol), s. m. Fruit du coros-solier.
t COROSSOLIER (ko-ro-so-lié), s. m. Terme debotanique. Nom de 1 ’anone muricée.
t CORP (korp ), s. m. Un des noms de l’ombre,poisson.
— Étym. Lat. corvus, corbeau, sorte de poisson.
f CORPON (kor-pon) ou CORPOU (kor-pou), s. m.
Terme de pêche. Cinquième chambre, à la tête dela madrague où se prennent les thons.
CORPORAL (kor-po-ral), s. m. Terme de liturgiecatholique. Nom d’un linge consacré aux usagesecclésiastiques, qui se met sur l’autel pour y poserl’hostie pendant la messe. Je vous ai offerte avec vosbons désirs sur le corporal, boss. Lett. Corn. 66.|| Au plur. Des corporaux.
— hist. xv* s. Le roy desiroit avoir le corporalsur quoy chantoit monseigneur sainct Pierre, comm.vi, 10 . || xvi* s. Les hommes mat vestus, quand ilsseroient plieurs de corporaux, si sont-ils à tous coupsprins pour espies, desper. Contes', lxxxii.
— étym. Lat. corporale , de corpus, corps (voy.corps), corps de Notre-Seigneur, hostie; provenç.corporal; ilal. corporale .
f CORPORALIER (kor-po-ra-lié), s. m. Sorte debourse dans laquelle on serre le corporal. On ditaujourd’hui bourse.
— étym. Corporal.
f CORPORALITÉ (kor-po-ra-li-tê), s. f. Qualitéde ce qui est corporel. Il s’obstine il soutenir, dansla trinité, de la corporalité, boss. Avert. 6. Arnobe parle positivement de la corporalité des âmes, volt.Phil. Il, 336.
— ÉTYM . Lat. corporalitas, de corporalis, cor-porel.
t CORPORATIF, 1VE (kor-po-ra-tif, ti-v’), adj.Qui a rapport aux corporations; qui est de la naturedes corporations. Le prolétaire, seul en face de lapuissance centuplée du chef d’industrie, a été re-
jeté dans l’incertitude, dans la dépendance d’où letravailleur était sorti peu à peu, au moyen âge,par l’organisation corporative, roulleaux, Sur lescoalitions, Courrier de Paris , 8 juin 1860 .
CORPORATION (kor-po-ra-sion; en poésie, decinq syllabes), s. f. Réunion de personnes qui for-ment un corps ayant des règlements, des droits ouprivilèges particuliers. || Association d’ouvriers unispar des droits et des devoirs réciproques. Les cor-porations d’arts, de métiers. X Rome les artisanslibres étaient formés en corporations. || En Angle-terre, communauté, ensemble des habitants d’unelocalité. La corporation de Bristol , c’est le corpsdes habitants.
— ÉTYM . Mot tiré du bas-latin eorporatus, forméen corporation, de corpus (voy. corps).
f CORPORÉITÉ (kor-po-ré-i-té), s. f. Terme di-dactique. Ce qui constitue un corps tel qu’il est.L’âme ne forme des idées spirituelles qu’à l’aide desmots qui en sont les signes, et ces mots prouventla corporéité de ces idées, bonnet, Ess. psych.Introduction. Il ne nous est pas possible de déter-miner ce qui est en la puissance du corps, c’est-à-dire ce qui peut sortir du fond de la simple corpo-réité, par les forces et les seules lois de la nature,boulainvilliers, Réfut. de Spinosa, p. 173.
— ÉTYM . Lat. corpus, corporis, corps.
CORPOREL, ELLE (kor-po-rèl, rè-1’), adj.\\ 1» Quia un corps, par opposition à spirituel. Dieu n’estpoint corporel. Que dirait ce dernier sur ces exem-ples-ci ? Que [aux bêtes] la mémoire est corporelle,la font. Fabl . x, I. La nature intelligente est dis-tincte de la corporelle, dbsc. Méth. Ce vaste universque nous appelons monde corporel ou la nature,d’alemb. Encycl. Disc, prélim. (Eûmes, 1.1, p. 238,dans pougens. || Terme de métaphysique. Individucorporel, un corps qui, composé de plusieurs au-tres, forme un tout, un individu. Ces corps sont ditsunis et composent ensemble un tout de certainefigure, qui est un mode de l’étendue solide, quel’on nomme individu corporel ou suppôt, roulain-villiers, Réfut. de Spinosa, p. 109. || 2“Qui appar-tient au corps ou qui le concerne. Les infirmitéscorporelles. Peine, punition corporelle. Le remèded’immortalité lui est ôté, et une mort plus affreuse,qui est celle de l’âme, lui est figurée par cette mortcorporelle à laquelle il est condamné, boss. Hist.il, l. 11 prit des épicuriens le principe que, pourexpliquer les effets corporels, il ne faut recourirqu’aux corps, rollin, Hist. anc. liv. xxvt, ch. 3,art. 4. Combien l’esprit qui lui découvrait l’avenirle lui montrait-il comme présent et par une lumièreaussi infaillible que s’il l’avait vu des yeux corpo-rels! rollin, Hist. anc. t. vin, p. 67f, dans pou-gens. Comme ce sont ceux qui n’ont point de bien,qui attaquent plus volontiers celui des autres, il afallu que la peine corporelle suppléât à la pécu-niaire, MONTESQ. Esp. XII, 4.
— hist. xii* s. E ainsi les arma non mie d’armescorporauz, mais de bonnes paroles, Machab. il, 15.Pur amur St-Thomas nus doinst la sue aïe, Querien ne nus suffraigne à la corporal vie.... Th. lemart. 166 . || xm* s. Nuis ne doit affeblir sa corporelsustance Par boivre jusqu’à ivre, ne pas emplir sapanse, j. de meung, Test. 1747. Bone amor doitde fin cuer nestre; Don n’en doivent pas estre mes-tre, Ne que fontcorporel solas, la Ilose,*ei6. Quantà la corporel personne, ib. 19230. || xiv* s. Ils enont les richesses et les biens temporels; Senz ce nepuet durer la vie corporelle, Girart de Ross. v. 6313.j| xv* s. II est grant et corporel, par quoy il en estd’autant plus pesant, Perceforest , t. v, f* 30.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. corporal; ital. cor-porale; du latin corporalis, de corpus (voy. corfs).
CORPORELLEMENT ( kor-po-rè-le-man), adv.|| 1° D’une manière corporelle. Punir corporelle-ment. Il 2° Terme du dogme catholique. En corpsmême. Manger, recevoir le corps de Jésus-Christréellement et corporellement. Où la divinité résidecorporellement, mass. Carême, Resp. temples.
— HIST. xiii* s. L’espée temporel si est d’autretrempeüre, car par li doit estre fete droite justicesans delai et venjance prise des malfeteurs corpo-relement, beaum. xlvi, 12 . || xiv* s. La nature biendisposée corporelment se esjoït et delette es chosesqui sont simplement delettables, oresme, Eth. 220.
— ÉTYM . Corporelle, et le suffixe ment.
f CORPORIF1CATION (kor-po-ri-fi-ka-sion), s. f.Ancien terme de chimie. Action de condenser desvapeurs en un corps solide.
CORPORIFIÉ, ÉE (kor-po-ri-ft-é, ée), part, passé.
Vapeurs corporifiées par le froid. C’est ainsi quel’air corporifié dans les substances s’en dégage pen-dant leur décomposition pour rentrer dans la masseatmosphérique , bonnet, Contempl. nat. v* part,ch. 17, note t.
CORPORIFIER (kor-po-ri-fi-é), je corporifiais,nous corporifiions; que je corporifié, que nous cor-porifiions, v. a. || 1° Terme de théologie. Supposer,donner un corps à ce qui est esprit. Les hérétiquesqui corporifiaient les anges. || 2° Ancien terme dechimie. Fixer en corps les parties éparses d’une sub-stance. Corporifier du mercure. || 3" Se corporifier,v. réfl. La terre se corporifié avec les sels et avecles esprits pour la formation des pierres dans la ves-sie, charras , Pharmac. i, 6 et 8.
— étym. Lat. corpus, corporis, et le suffixe fl-eure , faire.
CORPS (kor; l’s ne se lie pas : un corps animé,dites: un cor animé; cependant plusieurs pronon-cent l’s dans ce cas : un cor-z animé), s. m. || 1* Cequi fait l’existence matérielle d’un homme ou d’unanimal, vivant ou mort. Les corps vivants. Les mem-bres du corps. Corps très-bien conformé. Les mala-dies qui attaquent le corps humain. Un corps soupleet agile. Mais garde de toucher ce misérable corps,corn. Mddée , v, 5 . La mort ne nous laisse pas assezde corps pour occuper quelque place, et on ne voitlà que les tombeaux qui fassent quelque figure; no-tre chair change bientôt de nature; notre corpsprend un autre nom; même celui de cadavre, parcequ’il nous montre encore quelque forme humaine,ne lui demeure pas longtemps; il devient un je nesais quoi qui n’a plus de nom dans aucune langue,boss. Duch. d’Orl . Que de corps entassés, que demembres épars! rac. Eslh. i, 6. De son corps toutsanglant le misérable reste, id. Esth. m, 8. X cesmots ce héros expiré N’a laissé dans mes bras qu’uncorps défiguré, id. Phèd. v, 6 . Tout nage dans lesang, et on ne tombe que sur des corps morts,boss. Anne de Gonï. Son époux en cherchait lecorps Pour lui rendre en cette aventure Les hon-neurs de la sépulture, la font. Fabl . xiii, 16. Pen-sez-vous que mon corps, devenu un épi de blé, unver, un gazon, soit changé en un ouvrage de lanature moins digne d’elle? montesq. Lett. pers. 71 .|| N’être qu’un en deux corps , être lié par uneétroite amitié. Il est riche en vertu, cela vaut destrésors; Et puis, son père et moi n’étions qu’un endeux corps, mol. F. sav. il, 4. || Un corps de fer,un homme qui résiste aux plus dures fatigues.|| Fairede son corps une boutique d’apothicaire, prendretrop de remèdes, se droguer. || Gagner sa vie, sonpain à la sueur de son corps, manger son pain àla sueur de son corps, se procurer par un rude tra-vail ce qui est nécessaire à la subsistance. || Familiè-rement. Il faut voir ce que cet homme a dans lecorps, il faut tâcher de découvrir ses opinions, sessentiments, et aussi tâter son courage. C’est unhomme qui n’a rien dans le corps. || Passer sur lecorps d’une troupe ennemie, la renverser. Quoi!vous doutez, dit-il, qu’avec mes huit mille bravesSuédois je ne passe sur le corps à quatre-vingt milleMoscovites? volt. Charles XII , 2. || Fig. Passer surle corps de quelqu’un, obtenir un emploi auquelson rang lui donnait droit, devenir, de son infé-rieur, son supérieur. On se voit passer sur le corpspar des subalternes, mass. Pet. car. Drap. || Familiè-rement. Faire rentrer dans le corps, faire rengainer,faire taire. Si tu pouvais savoir quel plaisir on a lorsDe leur faire rentrer leurs nouvelles au corps.... corn.Ment, i, 6 . || Avoir le diable au corps, être d’une au-dace extrême, et encore, être singulièrement habile,ingénieux. Se dit aussi en parlant d’un cheval fou-gueux. || Honorer de son corps, a été dit par Mo-lière d’un homme qui épouse une femme, quand ilcroit lui faire honneur en l’épousant ; mais dit pourfaire ressortir le ridicule du personnage. Et celle queje dois honorer de mon corps, Non-seulement doitêtre et pudique et bien née; 11 ne faut même pasqu’elle soit soupçonnée, mol. Éc. des mar. m, 2.|| Un corps mort, un cadavre d’homme ou de femme.Je ne sais ce que c’est, monsieur, mais il me sem-ble Qu’Agnès et le corps mort s’en sont allés ensem-ble, mol. Éc. des f. v, 5 . || X bras-le-corps, loc.adv. En passant les bras autour du corps d’un autre.11 le saisit à bras-le-corps et le retint sur sa chaisemalgré lui. La construction est : saisir, prendre lecorps à [avec les] bras. || Corps à corps, loc. adv.En attaquant de près son adversaire. Combat corpsà corps. Étant forcés de cômbattre de près, ils mi-rent tous l’épée à la main, et alors il se fit un grandcarnage; car on se battait corps à corps, et l'on seportait la pointe de l’épée contre le visage les uns
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