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seur sains qu’il fera bone œuvre et leat, Liv. desmet. 25i. Il peut métré devant son pis et devant sonventre un contrecuer de teille et de coton, A.ï.î. de J.
l, t70. 11 li lancèrent le feu grejois qui se prist enla tour, qui estoit faite de planches de sapin et detelle [toile] de coton, joinv. 245 . || xv* s. Je cognoys
I approcher ma soif, Je crache blanc comme cottonJacobins aussi gros que un œf, villon, Grand tes-' tament. || xvi* s. L’arbrisseau, portant le cotton,jette des petites pommes, lesquelles, s’approchansde maturité, s’entr’ouvrent en croix à la pointe,comme la grenade, par là faisant jour au cotton,O.nE.SERRES, 7(7.
— ÉTYM . Provenç. coton; catal. cotô; espagn.algodon; portug . cotüo ; de l’arabe qollion ou, avecl’article, al qothon.
COTONNADE (ko-to-na-d’), s. f. Toute sorte d’é-toffes de coton. Une pièce de cotonnade. || Dans unsens plus restreint, étoffe de coton de couleur ordi-nairement à carreaux ou à raies, dont le dessinest tissé et non imprimé.
f COTONNANT, ANTE (ko-to-nan, nan-t’), adj.Terme de métier. Se dit des lames de cuivre surlesquelles on aperçoit de petits points blancs.
COTONNÉ, ÈE (ko-to-né, née), part, passé.
|| 1° Terme de commerce. Qui est plein et couvertde coton. || 2° Terme de marine. Voile cotonnée,voile usée. || 3° Garni de poil follet. Le prieur re-marqua que l’Ingénu avait un peu de barbe; il sa-vait très-bien que les Hurons n’en ont point; sonmenton est cotonné; il est donc fils d’un hommed’Europe , volt. l’Ingénu, 2. || Cheveux cotonnés,cheveux courts, frisés et crépus.
COTONNElt (ko-to-né), ». a. || 1“ Remplir de co-ton. || 2“ Se cotonner, ». réft. En parlant de cer-taines étoffes, se couvrir d’une certaine bourre. Ledrap d’Espagne se cotonne. || Absolument. Ce drapcotonne. || 3° Se couvrir d’une sorte de coton ou du-vet. Ses joues commencent à se cotonner. j| 4° Enparlant des fruits, prendre une pulpe molle et spon-gieuse. Ces pêches se sont cotonnées.
— HlST. xvi' s. Tous lesquels coings sont cotton-nés, mais plus les moiens et dorés que les autres,comme marque de bonté, O. de serres, 690. Lespeupliers ont la fueille cotonnée d’un costé, maisplus les uns que les autres, id. 800. En lieu d’unteint vermeil une barbe follette Cotonne son men-ton.... rons. 7(3.
f COTONNEBIE (ko-to-ne-rie), s. f. Culture ducoton; champ où croit le cotonnier. Ce vaste espaceest rempli par cent soixante caféières, soixante-deux indigoteries et soixante cotonneries, raynal,Ilist. phil. xm, 38.
i COTONNETTE ( ko-to-nè-t’ ) , s. f. Terme decommerce. Sorte d’étoffe de coton.
COTONNEUX, EUSE (ko-to-neû, neû-z’), adj.|| 1° Recouvert d’une sorte de coton ou de duvet.Tige, feuille cotonneuse. Le bourgeon cotonneux dupommier se gonfle et se crève, bern. de st-p. Har-mon. liv. 1 , Tabl. général. M. de Réaumur a faitreprésenter la coque de cette chenille à brosses, etil a désigné par les termes d’enveloppe cotonneusece que j’ai nommé la coque extérieure, bonnet,Insectes, observ. 25. Tapisse de duvet la pèche coton-neuse, DELiLLE, Trois règnes, vi. || 2° Dont la pulpeest devenue mollasse et spongieuse. Pêches coton-neuses. j| Fig.Style cotonneux,style mou et filandreux.
(. COTONNIER (ko-to-nié; IV ne se lie jamais;tu pluriel, l’s se lie : les ko-to-nié-z et le coton),s. m. Terme de botanique. Plante de la famille desmalvacées qui produit le coton ( gossypium herba-ceurn, L.).
t 2. COTONNIER, 1ÈRE (ko-to-nié, niê-r’), adj.Qui se rapporte au coton. Industrie cotonnière. ||S.
m. Fabricant de toiles, d’étoffes de coton.
t COTONNIÈRE (ko-to-niê-r’), s. f. Nom vulgairede plusieurs plantes communes dans les champs,entre autres le filage des champs, le gnaphaliumuliginosum.
COTONNlNE(ko-to-ni-n’),s./’.Grosse toile àchalne decotonetàtramede chanvre,dont on faisaitdesvoiles.
t COTONNIS (ko-to-ni), s. m. Terme de com-merce. Étoffe des Indes moitié soie moitié coton.
cor
CÔTOYÉ, ÉE (kô-to-ié, iée, plusieurs disent ko-toi-ié, iée), part, passé. La banquise longtemps cô-toyée par le navire. || Terme de blason. Se dit despals, bandes, barres et autres pièces de même si-tuation , lorsqu’elles sont accompagnées d’autresmeubles.
CÔTOYER (kô-to-ié; plusieurs disent kô-toi-ié;Richelet remarque qu’on prononce côteier, pro-nonciation aujourd’hui abandonnée), je côtoie, tucôtoies, il côtoie, nous côtoyons, vous côtoyez, ilscôtoient ; je côtoyais, nous côtoyions, vous côtoyiez ;je côtoyai ; je côtoierai ; je côtoierais; que je côtoie,que nous côtoyions, que vous côtoyiez; que je cô-toyasse; côtoyant; côtoyé, ». a. || I” Aller côte àcôte de quelqu’un. Un vassal ne devait pas côtoyerson seigneur. Un valet ne doit pas côtoyer sonmaître. || Côtoyer une armée, marcher sur son flanc.Ayant ramassé toutes leurs troupes et celles de leursalliés au nombre de plus de cinquante mille hommes,ils côtoyaient l’armée d’Amilcar, rollin, Ilist. anc.Œuvres, t. 1, p. 366, dans pougens. Simon le cô-toya de si près dans toutes ses marches et contre-marches, qu’il prévint tous ses desseins et l’obligeade se retirer, id. ib. t. ix,p. 332. Ce jour-là même,une autre route nous amenait Kutusof ; il la couvraittout entière avec quatre-vingt-dix mille hommes;il côtoyait, il dépassait Napoléon , ségur, Ilist. deNap. x, 3. || 2° Aller le long de. Leurs navires cô-toyaient le rivage. Il [le héron] côtoyait une rivière,la font. Fabl . vu, 4 . 11 y a un grand précipice quel’on côtoie fort longtemps, sév. 623. On dit que cebois que nous côtoyâmes fourmille de voleurs, lafont. Lettres, vi. On fit faire par les Cosaques desbateaux légers auxquels ils sont accoutumés et quipeuvent côtoyer aisément les rivages de fa Crimée ,volt. Russ. 1, 8. Nous côtoyons d’abord ces sommetsescarpés Que les traits de la foudre ont si souvent frap-pés , delille, Énéide , ni. || Absolument. Ils nefirent que côtoyer. || Fig. Se tenir très-près de. Ilavait dans son discours à côtoyer un sujet très-sca-breux. Dans sa vie aventureuse il côtoya souvent lamisère. || 3° Se côtoyer, ». réfl. Se suivre en mar-chant l’un à côté de l’autre. Les deux armées se cô-toyèrent longtemps.
— HlST. xi* s. Li emperere fait Rolant costeïr[mettre à son côté], Ch. de Roi. ccx. || xii* s. TôleBretaigne [il] commence à costoier, Ainz ne finatrusqu’au mont Saint Michiel, li Coronemens Looys,v. 2038. Perse [ils] costient, Larchant et Balaguer,lionc. p. ((8. Et la pucele toute voie Le chevalierde près costoie [va à côté], la Charrette , v. (997.|| xm" s. Et en alerent costiant terre et nagant,tant qu’il vinrent à port de salu, Chron. de Rains,220 . Lors m’en alai parmi la prée Contreval l’iaueesbanoiant, Tôt le rivage costoiant, la Rose, (27.|| xv" s. Et puis chevauchèrent le chemin de Valen-ciennes, et le costierent à la droite main, et vinrentà Denain , froiss. i, i, 79. Et se mirent à cheminen costoyant Zelande, id. i, i, (8. Ainsi qu’ils as-sembloient les coureurs dessus nommés qui costiésiesavoient, id. i, i, (40. Atant dressa son viaire etvoyt parmy sa visiere que c’estoit il voirement;adonc se veult plus aler que devant, mais le roi le cos-toie et dist : certes il convient que vous venez avec-ques moy, Perceforest , t. vi, f" 94. || xvi" s. Il s’enalloyt coustoyant tousjours son ennemy, amyot,Fab. ((.11 estoit descendu à sa requeste en la Ma-cédoine dix mille Basternes combatans à cheval, etautres dix mille qui les coustoyoient toujours ès ba-tailles à pied, id. P. Æm. f 8. Pyrrus avec deux milleGaulois , coustoyant le long de la trenchée, essayade passer de l’autre costé, id. Pyrrh. 63. Ils rebrous-sèrent chemin, ayans opinion que l’armée enemieles costoyeroit, pour esperer une occasion d’attra-per quelqu’une de leurs troupes, lanoue,627. Quantla clemence ne s’escartoit pas du tout de la sévérité,ains la coustoyoit et accompagnoit, afin que l’unedes voyes fust aydée de l’aultre, condé, Mémoires,p. 552. En costoyant la mer à la queste de leurs mi-nes, aulcuns Espaignols.... mont, iv, 20 . Cettuy-ci[le commerce avec les livres] costoye tout mon courset m’assiste partout; il me console en la vieillesseet en la solitude.... id. ni, 287.
— ÉTYM . Côte; Berry, coûtéger; ital. costeg-giare.
COTRE (ko-tr’), s. m. Terme de marine. Voy.
CUTTER.
COTRET (ko-trè ; le t ne se lie pas dans le parlerordinaire; au pluriel, l’s se lie : kotrè-z et fagots;cotrets rime avec succès, traits, jamais, paix, etc.),s. m. || 1° Fagot de bois court et de médiocre gros-seur. Acheter un cotret. Brûler des cotrets. J’estimeégalement ceux qui ont la charge des plus grandes
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affaires et ceux qui n’ont qu’une charge de cotretssur le dos, si la vertu n’y met de la différence,Francion, liv. n,p. 452. || Châtrer des cotrets,en ôterquelques bâtons. || 2” Chacun des bâtons qui compo-sent le fagot. [| Familièrement. Un coup de cotret. Del’huile de cotret, des coups de bâton. || Etre seccomme un cotret, être fort maigre. Des jambes decotrets, jambes fort menues. || 3“ Morceau de boisqui fait partie des ailes d’un moulin à vent. || Ma-drier faisant partie du métier de haute lisse.
— HlST. xiv" s. En Greve , un cent de costerezde Bourgogne, Ménagier , 11 , 4. ||xv"s. Le cent decotterets pour vingt sous parisis, Journal de Pa-ris, an (442. Brief, c’est un gentil compaignon; Etsi a ung très beau maintien; Par mon aine, c’estgrand dommaige Qu’il n’est porteur de cotherès,coquillart, le Monologue du puits. Et puis après,pour faire fin, Le cotteret et la bourrée, villon, Re-pue fr. du souffreteux. || xvi" s. S’ils se fussent pré-sentez à l’impourveue avec des bastons de cotteretsès mains, lanoue, 65( . Mettant d’un costé les grossesbûches et bois de fente et de moule ; de l’autre lesfagots, bourrées et costerets, 0. de serres, 808.Je pense que plusieurs sont aujourd’hui empereurs,roys, ducz, princes et papes en la terre, lesquelzsont descenduz de quelques porteurs de roguatonset de coustrets, rab. Garg. 1, (.
— ÉTYM . Saintonge, coterd. Origine inconnue.Vient-il de Villers-Cotterets, localité où il y a degrandes forêts? maison n’a aucun renseignement quipermetre d’affirmer qu’il en est ainsi (en tout casVillers-Cotterets se décompose en villers-coste-Ilets,près de Retz). D’autre part, il y a dans le bas-latincosteretum, en français costeret, qui signifie unecharge, un panier, une botte (texte de (295) : Cha-cune mande [manne] de merlan ou poisson doit deuxdeniers, et s’ils sont en costerès, chascun costeretdoit deux deniers. Ce costeretum vient de Costa dansle sens de panier, botte : une coste de raisins (textede (379); costa circulorum, une botte de cercles.On peut sans beaucoup de peine passer de l’idée debotte à celle de fagot.
f COTTAGE (ko-ta-j’), s. m. Petite maison decampagne d’une simplicité rustique, mais élégante.
— ÉTYM. Angl . cottage, de cot, cabane ; bas-latin,cota, cabane (voy. coterie); du ceLtique : kymri,ci»tt;gaél. cotte, cot, chaumière. L’allemand a aussiKoth; suéd. kate, cabane. Le vieux français avaitcotin, cabane.
(. COTTE (ko-t’), s. f. || 1” Jupe de paysanne,plissée par le haut à la ceinture. Cotte de serge.Tenez, voilà votre couronne, rer.dez-moi ma cottegrise, fén. xix, 5. || Toute espèce de jupe.... J’aiencore un demi-ceint, deux cottes, Une robe deserge, un chaperon, deux bas, Trois chemises delin, six mouchoirs, deux rabats, Régnier, Sot. xi.Ses gens [de Mme de St-Herem] la trouvèrent, sescottes troussées, entre les mains de cet enragé,st-sim. 97 , 26. Gaiement frappons Sots et friponsEn casque, en mitre, en cotte, bérang. Marotte.|| Fig. Donner la cotte verte, jeter une fibe surl’herbe en folâtrant avec elle. Le cygne avait faitson devoir, et les deux Sylvains le leur; devoir decourir et rien davantage, hormis qu’ils dérobèrentà la suivante quelques baisers, lui donnèrent quel-ques brins de thym et de marjolaine, et peut-êtrela cotte verte, la font. Psyché, 11 , p. (84. || Trous-ser la cotte d’un enfant, lui donner le fouet. || Corpsde cotte, le corps piqué que les femmes portaientsous leurs robes et où elles attachaient leurs jupe»ou cottes. || 2" Cotte morte, dans quelques couvents,succession d’un religieux en fait d’habits, de meu-bles, d’épargnes. || 3” Cotte d’armes, habillementque mettaient autrefois les chevaliers sur leurs ar-mes, tant à la guerre que dans les tournois, et quiétait porté par les hérauts d’armes. La cotte d’armesétait ouverte par les côtés, avait des manches cour-tes et descendait jusqu’au nombril. Le roi Jean étaitremarquable par sa cotte d’armes semée de fleursde lis d’or, l’abbé de choisi, Vie durai Jean, liv. 1,ch. 2 . || 4“ Cotte de mailles ou cotte d’armes, armuredéfensive faite en forme de chemise, et tissue deplusieurs petits anneaux ou mailles de fer. Le consulLivinius, après avoir offert des vœux aux Dieux dansle Capitole, partit de Rome revêtu d’une cotte d’ar-mes selon la coutume, rollin, Ilist. anc. Œuvres,t. IX, p. 37 . Leur cotte à maille d'or et la gaine écla-tante Où repose l’épée à leur côté pendante, de-lille, Énéide , vii .Et perce, avec son sein,
Sa riche cotte d’or, ouvrage de sa mère, id. ib. x.[I 5" Terme de charcuterie. Le boyau de porc quiforme la saucisse.
_HlST. xii" s. Que est avoir cotte juske al talun,