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Tome premier. A - C.
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pure, volt. Ingénuj <5. || Dire sa coulpe d’une chose,en témoigner son repentir. Trois fois la semaine,les capucins disent leurcoulpe devant leur gardien,et en présence de tous les religieux. J’en dis macoulpe et j’en suis tout honteux, la font. Aveux.|| Battre sa coulpe, dans le style ancien et poétique,se frapper la poitrine en disant son mea cvlpa. Lorsbat sa coulpe, à Dieu se recommande, Son cœurdéfaille et son âme s’en va, creuzé de lesser , laTable ronde, ch. xix. || 2" D’une façon générale,faute. La pauvre Marion trouve tant de vengeurs ence monde que, quelque grande qu’ait été mon of-fense, je crains peu d’en emporter la coulpe avecmoi, J. J. rouss. Conf. n. X l’heure où, près desortir de cette vie, ils seront sollicités par leurconscience à ne pas emporter leur coulpe avec eux,xd. Dial. 3.

— BIST, x* s. Elle colpes non avret [avait], poro no s’coit [pour cela elle ne fut brûlée], Eulalie.|| xi*s. Clamez vos culpes, si priez dieu merci, Ch.de Roi. lxxxvii. N’i a culpe li bers, ib. xc. || xn" s.D’heures en autres [il] va sa coupe battant, Ronc.p. 92. || xiii' s. Bien diriez que n’ai coupe en cestedestinée, Berte , xvi. Et vois [vais] je jus ma corpebatre; 11 a [y a] en vos mal confessor , R en. 20812 .Quant en cope se sentira. Du forfet se repentira, laRose, 10617. Si li sers s’en est foïz et ce n’est pas escolpes à celui qui Tachata, il n’en paiera riens, Dig.t48. Le pechié et la colpe en est soe [sienne ], nonpas de celui qui est à son conseill, Ass. de J. 49. Et jevous donrai tant, que la coulpe n’iertpas moie, mèsvostre, se vous ne voulez demourer, joinv. 257.|| xiv* s. Pour ce disoit Chaton d’un homme ivre,que ce n’est pas la culpe du vin mais est la culpe dubevant, oresme, Eth. 60 . ||xv's. Et que ce n’estoitpas sa coulpe qu’elle [Isabelle, femme d’Édouard II ]estoit partie de lui, car il ne lui vouloit que toutamour, froiss. i, i, 11. || xvi's. [Tu croiras quemon absence] Vient par sentir la coulpe qui me poinctD’aucun mesfait : mais ce n’est pas le poinct, mahot,II, 165. Que doivent esperer les meschans, qui sanscesse Portent dedans le cueur leur coulpe vengeresse?dubell. vin, 34, verso. Il semble qu'en nous esmou-vants de l’accusation nous nous deschargeons aulcu-nement de la coulpe, mont, iii, 78. Les médecinsen atlribuent la coulpe au patient, id. iii, 210 . Per-seus, troublé de ses malheurs, cherchoit à rejetterla coulpe de sa desfaitte sur tous autres que sur luy,amyot, P. Æm. 37. Il ne se pouvoit trouver autresatisfaction suffisante pour abolir la coulpe de nospechez, calv. Instit. 384.

— ÉTYM . Provenç. colpa; espagn. culpa; ital.colpa; du latin culpa.

f COULT (koult’j, s. m. Bois de marqueterie.

COULURE (kou-lu-r’), s. f. || 1° Mouvement d’unechose, d’un liquide qui coule. Ce que les fondeurscraignent le plus, c’est la coulure du métal hors dumoule. || 2“ Terme de culture. Accident qui arrive àla grappe en (leur et qui fait que tout ou partie desgrains de raisin coulent, ne se développent pas. Lavigne est sauvée de la gelée, il n’y a plus que lacoulure à craindre. Cette différence vient peut-êtredes divers accidents auxquels la vigne est sujettedans ce pays-ci, gelées, pluies, coulure, qu’on n’apoint tant à craindre dans les pays chauds, rollin,Hist. anc. Œuvres, t. x, p. 460. || 3° Terme depêche. Nom de cordes de crin qui, bordant le hautet le bas des seines, portent des lignes par en haut,et des cailloux par en bas.

— ÉTYM . Couler.

t COUMAILLE (kou-mâ-11’, Il mouillées), s. f.Roche des mines dans lesquelles la houille est di-visée.

■f COUMARINE (kou-ma-ri-n’), s. f. Terme dechimie. Principe cristallisable, d’une odeur aroma-tique, qui existe dans la fève tonka.

— ÉTYM . Coumarou.

tCOUMAROU ikou-ma-rou), s. m. Arbre de laGuiane, de la famille des légumineuses, dont le fruitest la fève tonka (coumarouna adorala, L.).

— ÉTYM . Mot galibi.

| COUMIER (kou-mié), s. m. Arbre laiteux et ré-sineux des forêts de la Guiane.

■{ COUNTR Y-DANCE (on devrait prononcer kaoun’-tri-dan-s’; mais on a presque toujours prononcékon-tre-dan-s’, comme pour la contredanse fran-çaise), S. f. Voy. CONTREDANSE 2.

COUP (kou ; le p ne se prononce pas et ne se lie pas :un kou audacieux; coupse comporte comme loup, oùlepneselie jamais; au pluriel, l’s se lie: des kou-zaudacieux ; Bèze, au xvi' siècle, remarque que le pse prononce au singulier et non au pluriel) , s. m.4° Impression qu’un corps fait sur un autre en le

heurtant; 2' les coups, le combat; 3“ blessure, con-tusion; 4° ladécharge d’une armeàfeu; 6°atteinte,attaque, blessure morale; 6“ son, bruit que rendentcertains corps par le choc; 7“ action rapide d’unorgane, d’un instrument, etc.; 8° coup de main,terme de guerre ; 9° coup d’œil ; 10° action vive, effetsubit de certaines choses ; 11 “ chance favorable oudéfavorable, circonstance imprévue; 1 2' action;13'coup d’Etat, coup de théâtre; t4° fois, occasion;1 5® coup devin; t s° terme de jeu , manière de jouer,chance du jeu ; 17' tout à coup; <8° à coup; 19“ toutd’un coup; 20 “ coup sur coup; 21 “ après coup;22“ à tous coups; 23“ pour le coup; 24“ encore uncoup; proverbe?. || 1 “ Impression qu’un corps faitsur un autre en le heurtant. Donner un coup debâton, un coup de fouet, un coup de marteau. Sedonner un coup contre un mur, se faire une con-tusion en se heurtant. Où chacun seul témoin desgrands coups qu’il portait.... corn. Cid, iv, 3. Jeveux ici l’attendre et le rouer de coups, scarron,D. Japhet, iv, 2 . C’est un de ces braves de profes-sion, de ces gens qui sont tout coups d’épée, qui neparlent que d’échiner, mol. Eourb. de Scapin, n, 8.Et les coups de bâton d’un dieu Font honneur à quiles endure, id. Amph. Iii, 10. Il se donna cinq ousix coups de couleau, sév. 143. Le cheval s’appro-chant lui donne un coup de pied, Le loup un coupde dent, le bœuf un coup de corne, la font, l'abl.iii, 14. Il ne leur reste qu’à considérer de quel côtéallait tomber ce grand arbre, ébranlé par tant demains et frappé de tant de coups à sa racine, boss.Anne de Gonz. Le Samien m’avait porté un fauxcoup, fén. Tel. v. Au premier coup qu’on lui porte,l’idole se renverse, id. ib. xii. Ils [les mauvais roisdans le Tartare] sont sous les coups de ces esclaves,devenus leurs tyrans impitoyables, id. ib. xvm.L’onde était écumante sous le coup de rames innom-brables, id. ib. li. Il en couvrait d’autres de peauxde sangliers et d’ours, et lâchant sur eux ses chiensde chasse, il les faisait déchirer, ou les tuait à coupsde flèches, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. v, p. 423,dans pougens. || Kaire le coup de poing, se battreavec le poing fermé. || Coup de poing, instrumentpour percer les tonneaux; espèce de pistolets fortpetits. || Fig. Rabattre les coups, adoucir, apaiserdes gens aigris les uns contre les autres. || Casser lenez à coups d’encensoir, donner en face des louangesexagérées et grossières. || Faire d’une pierre deuxcoups, venir à bout de deux choses par un seul moyen.|| Frapper les grands coups, employer les moyensdécisifs. || Frapper des coups en l’air, perdre sapeine. || C’est un coup dans l’eau, c’est un coup d’é-pée dans l’eau, se dit d’une tentative inutile. || Avoirun coup de hache à la tête, ou, simplement, avoirun coup de hache, un coup de marteau, être un peufou. || Terme de manège. Coup de hache, dépressionexistant au point de jonction de l’encolure avec legarrot. Coup de lance, cavité à la hase de l’encolure,à l’épaule, au bras ou à la fesse. Coup de reins,mouvement par lequel le cheval roidit les reins.|| Coup de fouet, coup porté avec un fouet. Le sol-dat anglais reçoit des coups de fouet. Un coup defouet vigoureusement assené fit partir le cheval augalop. || Terme de pathologie. Coup de fouet, rup-ture de fibres musculaires ou de muscles minces,qui survient à la jambe pendant un effort, et qui faitéprouver au patient une sensation comme s’il rece-vait un coup de fouet. || Terme de vétérinaire. Coupde fouet, mouvement brusque observé aux flancsdans la respiration d’un cheval poussif, surtout pen-dant l’expiration. || Dans le langage général, coupde fouet, effort redoublé par lequel on tente d’obte-nir ou d’emporter quelque chose, et, en musique,effort plus brillant que tout le reste, par lequel onfinit un morceau. Coup de fouet signifie aussi exci-tation, action d’animer, de presser. || Terme de ma-rine. Coup de fouet, la dernière crise du coup de vent,ou le coup de vent lui-même, s’il est de peu de du-rée. || Coup de talon, choc qu’éprouve un navireen passant sur un écueil. || Coup de boutoir, coupporté par le sanglier avec son boutoir; et, figuré-ment, attaque brusque et inattendue en paroles.|| Terme de maréchalerie. Coup de boutoir dans lasole, plaio faite par le maréchal, lorsque avec le bou-toir il pare trop profondément la sole du cheval.|| Terme d’escrime. Coup pour coup, action de deuxtireurs qui se touchent en même temps. Coup detemps, coup pris d’opposition sur un développement;et fig. circonstance inopinée, ou occasion qui passevite. Il a su profiter du coup de temps. || Coup fourré,dans un combat au fleuret, à l’épée, se dit quandchacun des deux adversaires en même temps donneet reçoit un coup. Et, figurément, faire un coup

fourré, se rendre mutuellement et en même tempsde mauvais offices. Ils ont fait un coup fourré.

Et contre cet assaut je sais un coup fourré, Par quije veux qu’il soit de lui-même enferré, Mol. l'Étour.ni, 6. || Dans un autre sens, porter un coup fourré,rendre en secret un mauvais office. || Terme de jeude paume. Coup de brèche, coup qui fait entrer laballe dans le dedans, près des encoignures. || Termede fauconnerie. On dit qu’un oiseau prend coup,quand il heurte trop rudement sa proie. || Terme demaçonnerie. Un mur prend coup, il menace de chute,il fait ventre, il n’est plus à plomb. || 2“ Les coups,le combat. Mais s’il fallait encor que l’on en vîntaux coups, Jo combattrais pour elle en soupirantpour vous, corn. Hor. i, 4. Elle-même leur dresseune embûche au passage, Se mêle dans les coups,porte partout sa rage, id. Rodog. i, 6. Hercule res-pirant sur le bruit de vos coups, rac. Phèd. m, 6.j| Fig. Juger des coups, rester spectateur d’une lutte,d’un débat. Nous étions neutres et nous jugions descoups, sév. 344. || Sans coup férir, sans combattre,sans en venir aux mains. Il s’empara des positionsde l’ennemi sans coup férir. Et fig. et familièrement,sans résistance. Il en est venu à bout sans coupférir. || 3“ Blessure, contusion. Il est tout couvert decoups. 11 tomba percé de coups. L’époux expirantsous les coups d’une épouse barbare, mass. Car.Avenir. Percé de tant de coups, comment t’es-tusauvé? bac. Andr. v, sc. dern. ||Coupdefeu, plaieproduite par une arme à feu. || Le coup de la mort,la blessure, l’accident qui la détermine. Il se jeta àson cou, disant qu’il devinait bien ce qu’il avait àlui dire, que c’était le coup de sa mort, qu’il le rece-vait de la main de Dieu , sév. 173. L’amour lui adonné le coup de la mort, boss. i, Ass. i . || Le coupde grâce, celui par lequel le bourreau achevait lepatient; et, par extension, ce qui consomme la ruinede quelqu’un. Il souhaite la mort comme le coup degrâce, sév. 32. || Populairement et ironiquement.

Il a été le plus fort, il a porté les coups, il a étébattu. || 4° La décharge d’une arme à feu. Tirer uncoup de canon. Cent pièces de canon tonnèrent surelle à son arrivée, et la maison où elle entra futpercée de leurs coups, boss. Reine d'Anglet . Desfilous effrontés, d’un coup de pistolet, Ébranlent mafenêtre et percent mon volet, boil. Sat. vi. Il nes’avisa pas seulement de lui tirer son coup, iiamilt.Gramm. 6. |] Tirer à coup perdu, tirer hors de por-tée. || Fusil à deux coups, fusil à double canon.

|| Faire le coup de fusil, prendre part à un combatd’infanterie, se battre en tirailleurs. On dit de mêmepour la cavalerie, faire le coup de pistolet. Les Ma-zarins venaient faire le coup de pistolet dans le fau-bourg St-Antoine, retz, ii, 21 3. || Se dit aussi de lacharge de l’arme. J’ai encore deux coups de poudreet un coup de plomb. || Terme de chasse. Coupdouble, coup qui tue deux pièces de gibier. Et fig. *Le cardinal prit si bien son temps et ses mesuresqu’il fit coup double; le confesseur fut renvoyé, etil en donna un autre auquel il était assuré de fairedire ce qu’il voudrait, st-sim. 8, 65. || Par extension.Coup de tonnerre, bruit violent qui accompagne unedécharge d’électricité dans un orage. Un violentcoup de tonnerre fit trembler toutes les vitres. || Fa-milièrement et par ironie, il est secret comme uncoup de tonnerre, comme un coup de canon, il di-vulgue ce qu’on lui confie. || Coup de foudre, coup quefrappe l’électricité dans un orage. Un coup de foudrefendit le peuplier. || Fig. Ce coup de foudre est grand,corn. Poly. u, 1 . Un coup de foudre est tout ce queje veux de vous, rac. Théb. v, 6. Les dieux, longsà se résoudre, Ont fait un coup de leur foudre,malh. n, 4. || 5* Fig. Atteinte, attaque, blessure mo-rale. En vos beautés parfaites Vous ne pouvez savoirtous les coups que vous faites, Régnier, Sat. xiii.

11 veut frapper le coup sans notre ministère, corn.Iléracl. m, 3. X l’honneur de tous deux il porte uncoup mortel, id. Cid, i, 5. Les Sarrasins reçurentde grands coups durant l’empire de Léonce, boss.Ilist. m. Vous vous troublez beaucoup! Mon coeurn’est point du tout ébranlé de ce coup, mol. F. sav.v, 4. Amour est un étrange maître; Heureux quipeut ne le connaître Que par récit, lui ni ses coups,la font. Fabl . iv, l. Mais il me faut tout perdre ettoujours par vos coups, rac. Andr. i, 4. S’il prépa-rait ses coups tandis que je vous vois, id. Brit. v, 6.Constantin, après avoir affaibli la capitale, frappaun autre coup sur les frontières, montesq. Rom. 17.

|| Le dernier coup, ce qui achève d’accabler, deruiner, etc.Donner le dernier coup à la der-

nière tête De la rébellion, malii. ii, 12 . Donner ledernier coup au parti des tyrans, mol. D. Gare, v,

6. Il ne restait qu’à donner le dernier coup à cette