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Tome premier. A - C.
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grande somme pour une plus petite, tantôt uneplus petite pour une plus grande, condillac, Comm.gouv. I, 17. [| Cours moyen, cours égalementdistant du plus haut et du plus bas de la boursecourante. Acheter de la rente au cours moyen.|| 12° L’étendue d’une chose en longueur. Une ta-pisserie de dix mètres de cours. || 13» Terme d’ar-chitecture. Cours de plinthe, plinthe de pierre oude plâtre continuée dans les murs de face , à l’ef-fet de marquer la continuation des étages. || Coursde pannes, réunion de toutes les pannes pour fairela longueur du comble. || Cours d’assise, rangcontinu de pierres dans une bâtisse. || 14” Lieuagréable qui est un rendez-vous pour se promenerà certaines heures à cheval ou en voiture, et quiest ordinairement en dehors de la ville. Au xvn» siè-cle, le cours du mardi gras se tenait au bout dufaubourg St-Antoine. Hyde-Park, comme on sait,est le cours de Londres , hamilt. Gramm. 7. Il sepromène avec des femmes à la plaine ou au cours,la bruy. vu. En revenant à Paris , nous trouvâmesau cours presque toutes les filles de qualité à ma-rier, st-sim. 28,72. || Nom de promenades publiquesdans des villes. || 15° Terme de liturgie. Cours ec-clésiastique, heures canoniales ou bréviaire.

— hist. xi' s. [11] Descent à pied, alet i est pleincurs, Ch. de Roi. ccii. || xn' s. El curs del tens edel termine Qui est, qui vient et qui sera, benoît, ii,1023. Cum li fluies [fleuve ] remfle suvent E creistpur la mer dusqu’en som Par les curs de la lunei-son, id. ii, 3022. || xiii' s. Des douze signes parcoi li solaus fait son cours, alebrant, f° l. Des tes-tamens ont hui ces deux ordres [les moines men-diants] le cours; Et si s’en entremetent par com-mun entrecours; Testamens, sépultures leur font sigrant secours, Que de quanque il leur fault treu-vent ilec recours, i. de meung, Test. 006. Le coursde nostre vie humaine, id. Tr. 06. Gardez-vous deltrot ou del cors, Fabl . et contes anc. t. n, p. I86.

|| xiv* s. Elle [la monnaie] n’a pas son pris ne soncours par nature, mes par la loi et par ordenancehumaine, oresme, Eth. 1 62. Et le sors d’ingremanche[nécromancie] scet-elle bien user, Et le cours desesteies scet-elle regarder, Baud. de Seb. xii, 730.

|| xv' s. Je savoie bien que encore au temps à ve-nir sera cette haute et noble histoire en grandcours, et y prendront tous nobles et vaillans hommesplaisance et exemple de bien faire, froiss. ii, iii, i.Et au corps ils avoient le cours du ventre dont ilsmouraient sans remede, id. ii, iii, 83. L’escuyeranglois qui venoit là le cours [en courant] pour luiaider, n’y put venir à temps, id. ii, ii, 85. Il fautque les choses aient leur cours, id. ii, ii, 142.Mais il convient que je l’endure, Puisque c’est lecours de nature, ch. d’orl. Bail. 08.... tant d’or-dure y a cours [à la cour] Qu’eureus est cils quine la poursuit mie, e. desch. Douleur advenant àceux qui suivent la cour. X vostre mort [vous] cou-rez plus que le cours; Trop me merveil commentvie vous dure, id. Vie dissipée. Pour congnoistreselon les espaces des charpenteries, à veoirle coursdes lois par un descours seulement, quans milliersde clou et de latte et de tieulle il aura sur un toit,m. Poésies mss. î° 304, dans lacurne. Escoliers quivueHent estre licentiés enmedecine doivent oïr en ladicte science par cinquante six mois ou par six ansà ordinaire et à cours, non comptées les vacationsd’entre Saint Pere et la Sainte Crois, Ord. des roisde Fr. t. n, p.. 70. || xvi* s. Diane en l’onde il vau-drait mieux trouver Ou voir Meduze, ou au courss’esprouver Avecques Atalante.... dubell. vii, 26 ,verso. Mettre en traficque la raison, et donner auxlaix cours de marchandise, mont, i, 4 4 8. J’avoisachevé mor. cours [mes études], id. i, 4 96. Onlaisse ce vain cours à son auctorité, id. ii, 80. Leurmannoye de fer n’avait point de cours aux autres villesde la Grece , amyot , Lyc. 4 4. Aucunes rivières nefurent destournées de leurs cours, id. Fab. 6. Laraideur du cours delà riviere, id. Tim. 42. Ne pou-vant demeurer oisif sans rien faire avec un si bonnombre de galeres, il s’en alla en cours, où il pritquelques isles, id. Lysand. 4 6. Il envoia quelquesgalleres et fustes en la mer pour descouvrir; ceux-làn’eurent pas fait grand cours qu’ils rencontrèrentUluzali, d’aub. Hist. n, 202 .

— ËTYM . Bourguig. cor de ventre; provenç. cors;esp. curso; ital. corso; du latin cursus, de currere(voy. courir).

t COUltSABLE (kour-sa-bT) adj. Qui a cours. Noslois monétaires sur la fabrication veulent que nosespèces aient une valeur coursable supérieure àcelle de la matière, mirabeau, Collection, t. v,p, 86.. [1 Inusité.

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— ÉTYM. Prov. corsable, qui acours; du latin cur-sus, cours (voy. cours).

COURSE (kour-s’), s. /‘.|| l'Action de courir; genrede locomotion qui consiste à aller très-rapidementen penchant le corps en avant. La course diffère dela marche en ce que, tandis que dans la marche ily a toujours un des pieds qui touche le sol, dansla course il y a un moment où aucun des pieds netouche le sol. Prendre un lièvre à la course. La coursen’est pas la seule chose qu’elles [les femmes] fassentmaladroitement, mais c’est la seule qu’elles fassentde mauvaise grâce, J. s. rouss. Ém. v. Nous faisionsrégulièrement la lieue de poste de 4000 mètres en4 5 et 46 minutes.... La pratique avait fini par nousfaire trouver toutes simples ces longues et rapidescourses.... Après bien des expériences, j’ai remar-qué que la vitesse la plus convenable pour toutesles classes d’hommes était celle de 4 00 pas par mi-nute, et la longueur la plus rapprochée de lamoyenne, de un mètre d’un talon à l’autre, laisné,Gymnastique pratique, p. 54. Pas de course gym-nastique sur place : au premier commandement,les élèves fixeront .leur attention et porteront toutle poids du corps sur la jambe droite;, à celui de enposition, ils lèveront la jambe gauche en avanten baissant la pointe du pied et de manière à ceque la cuisse forme un angle droit avec elle; aucommandement de marche, ils s’enlèveront un peusur le pied droit, puis ils retomberont immédiate-ment sur le gauche; ils en feront ensuite autantsur celui-ci pour retomber sur le droit, et ils conti-nueront en comptant, à haute voix, un, pourtomber sur le pied gauche, et deux, pour retombersur le droit, id. ib. 65 et 66 . || Prendre sa course,se mettre à courir. Ayant pris sa course avec tantd’ardeur, boss .Impên. 4. || Pas de course, pas mili-taire plus vite que le pas accéléré et où le corps esten effet penché en avant comme dans la course.

|| Marche très-rapide, sans que pour cela on coureprécisément. La reine dont ma course a devancéles pas, rac. lphig. i, 4. Elle-même tantôt, d’unecourse subite, Était venue aux Grecs annoncer vo-tre fuite, id. ib. v, 6 . || Fig. Jason de tant de mauxborna soudain la course, corn. Toison, i, 4.Quoi!jeverrai, seigneur, qu’on borne vos États, Qu’au milieude ma course on m’arrête le bras, id. Nicom. n,3. Les apôtres n’avaient pas encore achevé leurcourse, boss. Hist. ii, 7 . Ensanglanter la fin d’unecourse si belle, rac. Alex, v, 2 . Si les bonnes gensvivent encore, ils ne sauraient être fort éloignés dudernier moment de leur course, la font. Psyché,i, p. 63. Voulez-vous sans pitié laisser finir vosjours? Quelle fureur les borne au milieu de leurcourse? rac. Phèd. i, 3. Ou si quelque chagrin en[de vos plaisirs] interrompt la course, id. Brit. n, 3.Ne murmurons donc plus contre les destinées Quilivrent sa jeunesse au ciseau d’Atropos, Et ne me-surons point au nombre des années La course deshéros, i. b. rouss. Odes, ii, 40. Quoique enlevé aucommencement de sa course, il n’est point d’âmesensible et vertueuse qui ne doive envier une morttelle que la sienne, d’alemb. Éloges, la Trem.

|| 2» Joute où Ton s’efforce de l’emporter par la vi-tesse. Course à pied, en char. Le chevalier avaitfait une course de chevaux , hamilt. Gramm. 4 4.Entre les différents exercices que cultivaient avectant de soin les athlètes pour se donner en spec-tacle dans les jeux publics, la course était celui quitenait le premier rang; c’était par là que commen-çaient les jeux olympiques, rollin, Hist. anc. Œu-vres, t. v, p. 75 , dans pougens. || Épreuves que Tonfait subir aux chevaux pour juger de la vitesse deleurs allures et de leur vigueur à franchir des ob-stacles. Courses de vitesse ou de race, celles qui sefont au galop. Courses d’épreuve, courses de pro-duction, celles qui se font au trot. Courses plates,celles qui se font sur un terrain non accidenté. Cour-ses des barrières, courses au galop dans les hippo-dromes, où Ton place de distance en distance desobstacles consistant en barrières, en haies mobiles.Course au clocher, celle qui se fait à vue de but etpar la voie la plus courte à travers champs, haieset fossés. || 3» Attaque dans un tournoi. En troiscourses il rompit trois lances. || Au jeu de bague,course de tête, exercice par lequel on apprend à at-teindre un certain but qui est figuré par unetête. || 4” Allées et venues, démarches pour une af-faire. Faire bien des courses par la ville. || Plus par-ticulièrement. Ce petit clerc, ce commis n’est em-ployé que pour faire les courses || 5” Excursion. Lescourses de nos savants dans ce pays en font connaîtreles antiquités. Il renonce aux courses ingrates, Re-vient en son pays, voit de loin ses pénates, Pleure de

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joie et dit : heureux qui vit chez soi, De régler ses dé-- sirs faisant tout son emploi! la font. Fabl . vu, 4 2 .Il est ravi que vous ayez fait cette jolie course, sEv.4 42. || 6” Trajet, distance. Il y a une très-longuecourse d’ici chez vous. || Trajet que fait une voiturede place d’un endroit à un autre. Prendre un fiacreà la course. || Ce que gagne un courrier, un cocher,un portefaix pour le chemin qu’il a parcouru.|| 7° Cours des astres, des fleuves. Eh! qui guideles cieux en leur course rapide? la font. Fabl . x,4. D’un ruisseau qui peut nuire, interrompre lacourse, boursault, Ésope d la cour, v, 6. Les fleu-ves étonnés remontent vers leur source, Les astresde la nuit interrompent leur course, j. b. rouss.Cantate, Circé. Le Tibre , dont le ciel favorise lacourse, delille, Énéide , vm. || 8» Terme de guerre.Expédition qu’une troupe fait en pays ennemi, envue du butin. Les Scythes ont plutôt fait des coursesque des conquêtes, boss. Hist. iii, 3. Les barbaresfaisaient quelques courses et ravageaient, id. Égl.

i. Pourquoi tenter si loin des courses inutiles? rac.Hithr. iii, 4 . Nous n’allions jamais en course qu’ac-compagnés de vieilles sorcières, volt. Ph. ignor.63. C’était beaucoup pour les chrétiens [espagnols]de pouvoir se réfugier dans ces montagnes et d’yvivre de leurs courses, id. Mœurs, 27. || Fig. Sanscette crainte [de la justice], il [l’homme] feraitdes courses continuelles sur les autres, larochef.Pensées, 22 . || 9»Terme de marine. Expédition de cor-saires. Armer un navire en course. Aller en course.Une petite flotte et des vaisseaux détachés qui firentla course, anquet. Ligue, i, 282 . Les Danois et lesNormands n’étaient point armés en course et nesavaient guère se battre que sur terre, raynal,Hist. phil. x, 4 9. || 10° Terme de danse. On appelleainsi le parcours de l’aire de la danse. On distinguela course en rond et la course en carré. Pour lacourse en rond, le cavalier tenant sa dame par lamain se trouve avec elle sur le rayon du cerclequ’il décrit tout entier; c’est donc une sorte de mou-linet double, sinon que les dames ne se tiennentpas par la main. Dans la course en carré, le cava-lier menant sa dame fait des pas de côté de manièreà occuper successivement les quatre côtés du carré,en faisant toujours face à ses vis-à-vis. La demi-course a lieu quand on ne fait pas le tour entier etque, loin de revenir à sa place, on s’arrête à celledu vis-à-vis après un demi-tour. || 11” Quantité dontun pêne de serrure peut avancer ou reculer. || L’alleret le venir d’une navette, d’un piston. || Terme d’é-mailleur. Tirer à la course, tirer l’émail en longsfilets, après qu’on Ta puisé liquide dans la cuiller.

— HIST. xv's. Et vinrent de course, à pied, l’uncontre l’autre [joute de deux chevaliers] , froiss. ii,

ii, 84. Pour moy n’avez rien fait encor; Et s’espe-luchiez si l’argent, Hz sont de bon or et de gent,Du coing du roy, et ont leur course [leur cours],eust. desch. Poésies mss. f” 373, dans lacurne.

|| xvi' s. Sa galere fut arrestée au milieu de sa coursepar un rémora, mont, ii, 4 80. Ce chien print sacourse, et se jecta dans le feu, id. ii, 4 83. Lescourses et pilleries qu’ilz feirent par l’Italie , amyot,Crassus, 4 4. Ilz en prirent, à course de cheval,plusieurs qu’ils trouvèrent esgarez et errans çà etlà parmy les champs, id. ib. 64. Il prit à la coursele fan, qui estoit une petite biche de pelage estrange,id. Sertor. 4 5.

— ÊTYM . Provenç. et ital. corsa (voy. cours).

COURSIER (kour-sié; IV ne se lie jamais; au plu-riel, l’ï se lie :deskour-sié-z ardents), s. m. || 1° Grandet fort cheval de tournoi ou de bataille. || Poétique-ment, un noble et beau cheval. Déjà d’un plombmortel plus d’un brave est atteint, Sous les fougueuxcoursiers Tonde écume et se plaint, boil. Êpit. iv.On vous voit moins souvent, orgueilleux et sauvage,Rendre docile au frein un coursier indompté, rac.Phèd. 1 , 4 . Et mes coursiers oisifs ont oublié mavoix, id. ib. n, 2. Ces superbes coursiers qu’onvoyait autrefois, Pleins d’une ardeur si noble obéirà sa voix, id. ib. v, 6. Et fier de porter l’hommeet sensible à sa gloire, Le coursier partagea l’orgueilde la victoire, delille, Homme des champs, iv.

|| Fig. Le sang remonte à son front qui grisonne, Levieux coursier asenti l’aiguillon, bérang. V. sergent.

|| Par plaisanterie. Un ânier,son sceptre à la main,Menait en empereur romain Deux coursiers à lon-gues oreilles, la font. Fabl . n, 40. || 2“ Dans la ma-rine ancienne, passage de la proue à la poupe, dansune galère, entre les bancs des forçats. j| Le canonqui, placé sous le coursier, faisait feu par la proue.

|| Dans la marine actuelle, canon de chasse placéà l’avant. || 3” Conduit qui, amenant l’eau d’un biezde moulin, la fait passer au-dessous de la roue.