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Tome premier. A - C.
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CYC

t CYCLOCÊPHALIE (si-klo-sé-fa-lie), s. f. Étatdu cyclocéphale.

f CYCLOGASTRE (si-klo-ga-str’j, adj. Terme dezoologie. Qui a le ventre orbiculaire.

— ÉTYM . KOxXoç, cercle, etyam^p, ventre.

f CYCLOGRAPHE (si-klo-gra-f), s. m. Poêle quiavait traité une époque de l’histoire fabuleuse de laGrèce .

— ÉTYM . KOxXoç, cycle, etypœçeiv, écrire.

f CYCLOÏDAL, ALE ( si-klo-i-dal, da-1’), adj.Terme de géométrie. Oui appartient à la cycloïde;qui en a la forme; qui décrit une cycloïde. Des pen-dules cycloïdaux. || S. f. La cycloïdale, synonymede la cycloïde. Une courbe quelconque étant propo-sée, il la conçoit comme immobile, et en mêmetemps il conçoit qu’une autre courbe égale et sem-blable, c’est-à-dire la même en espèce, roule sur elleet applique tous ses points aux siens les uns aprèsles autres ; en joignant à cette considération celle dela développée qui aurait produit la courbe propo-sée, non-seulement il tire du roulement de cettecourbe sur elle-même une roulette en cycloïdale dé-crite à la manière ordinaire par un point fixe de lacourbe mobile..., fonten. Bernoulli.

— ÉTYM . Cycloïde.

CYCLOÏDE (si-klo-i-d’), s. f. Terme de géométrie.Ligne courbe produite par l’entière révolution d’unpoint appartenant à un cercle qui tourne sur unplan. Quand les plus grands géomètres du xvii’ siè-cle se mirent à étudier une nouvelle courbe qu’ilsappelèrent la cycloïde, ce ne fut qu’une pure spé-culation, fonten. Utilité des math. Préface. La cy-cloïde a un grand nombre de propriétés très-singu-lières ;etcelled’être la courbe de la plus vile descenten’est pas une des moins remarquables, d’alemb. Élo-ges, Bernoulli. || Horloge fondée sur le principe dela cycloïde, d’où dérivent nos horloges à pendule.Ils furent peut-être les premiers en Italie qui eurenlune horloge à cycloïde, fonten. Manfredi.

— ÉTYM . KuxXoeiSzit, de xôxXoç, cercle, et elSoç,forme.

f CYCLOLIT1IE (si-klo-li-f), s. m. Terme de zoo-logie. Genre des polypiers fossiles.

j CYCLOMÉTRIE (si-klo-mé-trie), s. f. Terme demathématique. Art de mesurer des cercles ou descycles. Un des grands objets de M. Lagny était sacyclométrie, ou mesure du cercle, fonten. Lagny.

— ÉTYM . KuxXo;, cercle, et pévpov, mesure.

f CYCLOMÉTRIQUE (si-klo-mé-tri-k’j, adj. Quia rapport à la cyclométrie.

f CYCLOMORPHE (si-klo-mor-f), adj. Terme dezoologie. Qui a la forme d’un disque.

— ÉTYM . KéxXo;, cercle, et popçÿ, forme.

f CYCLONAL, ALE (si-klo-nal, na-T), adj. Termede météorologie. Qui appartient au cyclone. On avu la mer se briser, lorsque le tourbillon était en-core à six cents milles de distance ; la mer est alorsconfusément agitée; car la lame de progression et lalame cyclonale se croisent, Presse scientifique, t. n,p. 421.

— ÉTYM . Cyclone.

t CYCLONE (si-klo-n’), s. m. Terme de météoro-logie. Tempête tournante, c’est-à-dire tempête quibalaye la terre ou la mer en tournant sur elle-même.I.es cyclones se font sentir particulièrement dans lamer des Indes.

— SYN. cyclone, trombe, tourbillon. Le cy-clone est une tempête qui balaye en tournoyant; letourbillon y ressemble, mais il n’est pas le carac-tère propre d’un orage, il n’en est que l’effet acci-dentel. La trombe n’est point accompagnée de tem-pête, c’est une colonne qui se promène et ravage ense promenant; on dit que des coups de canon ontfait évanouir certaines trombes; ils ne pourraientrien contre un cyclone.

— ÉTYM . KuxXoç, cercle.

t CYCLONOTE (si-klo-no-ff), adj. Terme de zoo-logie. Qui porte un cercle coloré sur le dos.

— ÉTYM . KûxXrjç, cercle, et vwto;, dos.

CYCLOPE (si-klo-p’), s. m. || 1° Terme de mytho-logie. Espèce de géants qui n’avaient qu’un œil rondau milieu du front, qui habitaient la Sicile , et quecertains récits mythologiques donnaient pour aidesà Vulcain dans ses forges de l’Etna . Apollon, indi-gné de ce que Jupiter par ses foudres troublait leciel dans les plus beaux jours, voulut s’en vengersur les cyclopes, qui forgeaient les foudres, et lesperça de ses flèches, fén. Tél. il. Il me représentaitd’un côté les cyclopes, géants monstrueux qui dé-vorent les hommes, id. t'6. i. Le public vous a l’obli-gation de connaître le Vésuve et l’Etna beaucoupmieux qu’ils ne furent connus du temps des cyclo-pes, volt. Lett. Uamillon, 47 juin 4773. Lassés de

CYE

leurs fardeaux énormes, Les cyclopes à demi nusReposent leurs têtes difformes Sur leurs travaux in-terrompus, bernis, Quatre part, du jour. Midi. Onattribua tous ces ouvrages [les murscyclopéens] auxcyclopes, dont le nom réveille des idées de gran-deur, puisqu’il fut donné par les premiers poètestantôt à des géants, tantôt à des enfants du ciel etde la terre chargés de forger les foudres de Jupiter,barthél. Anach. ch. 63. || 2“ Nom d’un ancien peu-ple d’Arcadie. Les cyclopes primitifs d’Arcadie pa-raissent, selon les traditions reeueillies par Aristote ,avoir habité originairement la Thrace,PETiT -RADEL,Uech. sur les monum. cyclop. p. 4 4. || 8* Terme detératologie. Nom donné autrefois aux monstres cyclo-céphales dont les deux yeux étaient réunis en unseul. Tantôt c’est une espèce de cyclope sans nezni bouche et qui n’a qu’un œil au milieu du front;tantôt c’est un fœtus absolument privé de sexe etd’anus, bonnet, Consid. corps organ. Œuvres,t. vi, p. 466, dans pougens. || 4" Terme de zoologie.Genre de coquillages qui se trouvent dans les eauxstagnantes et dont la couleur varie beaucoup.

— ÉTYM . K'j/.XwL, de xuxXo;,cercle, et doT, œil.

CYCLOPÉEN, ENNE (si-klo-pé-in, è-n’), adj. Qui

fut fait par des cyclopes, peuple qu'on dit arcadienou pélasgique. Se dit de constructions et de monu-ments de temps très-reculés, et faits avec des blocsde pierre énormes. Quelques antiquaires attribuentces constructions aux Pélasges et les nomment pé-lasgiques. On trouve des constructions cyclopéen-nes àMycènes et à Tirynthe en Grèce , à Signia enItalie , et en beaucoup d’autres lieux. La plus an-cienne construction, celle qu’on voit au bas du fron-tispice, est celle que les poètes grecs ont appeléecyclopéenne, parce qu’on en attribuait l’origine aupeuple arcadien de ce nom, petit-radel, Ilech. surles monum. cyclop. p. 44.

— ÉTYM . Cyclope.

t CYCLOr'HOHE (si-klo-fo-r’), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui porte un ou plusieurs cercles co-lorés.

— ÉTYM . KOxXo;, cercle, et ®opoç, qui porte.

f CYCLOPHYLLE (si-klo-fi-1), adj. Terme de bo-tanique. Qui a des feuilles orbiculaires.

— ÉTYM . KûxXor, cercle, et çôXXov, feuille.

f CYCLOPIE (si-klo-pie), s. f. Terme de tératolo-gie. Conformation des monstres dont les deux yeuxse sont confondus en un seul.

— ÉTYM . Cyclope.

f CYCLOPIEN, IENNE (si-klo-piin, piè-n’), adj.Terme de tératologie. Monstre cyclopien , monstreaffecté de cyclopie.

— ÉTYM . Cyclope.

f CYCLOPTÈRES (si-klo-ptê-r 1 ), s. m. pl. Termede zoologie. Genre de poissons de merde l’ordre desbranchiostéges, dont les nageoires sont arrondies.

— ÉTYM . KuxXoç, cercle, et rcxepov, aile.

f CYCLOSE (si-klô-z’j, s. f. Terme de botanique.Mouvement de giration des liquides qui a heu danscertaines plantes.

— ÉTYM . KüxXwcn;, de xvxXéio, mettre encer-cle, de xûxXoç.

+ CYCLOSPERME (si-klo-spèr-m’), adj. Terme debotanique. Qui a des graines orbiculaires.

— ÉTYM . KûxXoç, cercle, et nr.épp.a, graine.

f CYCLOSTOME (si-klo-sto-m’), adj. Terme dezoologie. Qui a la bouche ou l’ouverture ronde. || S.m. plur. Nom de la quatrième division de la classedes poissons, caractérisée par une peau molle,sans écaille, une seule nageoire et la bouche ronde.

— ÉTYM . KüxXoç, cercle, et ct6p.a, bouche.

f CYCLOTHÈLE (si-klo-tè-1’), adj. Terme de zoo-logie. Qui a des papilles orbiculaires.

— ÉTYM . KuxXo;, cercle, etônXf), papille.

f CYCLOTOME (si-klo-to-m’), s. m. Nom de deuxinstruments inusités aujourd’hui, destinés à fixerl’œil et à inciser la cornée, dans l’opération de lacataracte.

— ÉTYM . Kûx/oç, cercle, et Toper], section.

f CYCLOZOAlliE (si-klo-zo-ê-r’), s. m. Terme dezoologie. Se dit d’animaux d'une configuration cir-culaire.

— ÉTYM . KôxXo;, cercle, et Çmov, animal.

f CYCLUllE (si-klu-r’j, adj. Terme de zoologie.Qui a une queue orbiculaire.

— ÉTYM . KOxXo?, cercle, et oùpà, queue.

•f CYCNOÏDE (si-kno-i-d’j, adj. Terme de zoolo-gie. Qui ressemble au cygne.

— ÉTYM . Kéxvo;, cygne, et eISo;, forme.

| CYÉSIOLOGIE (si-é-zi-o-lo-jie), t. f. Terme di-dactique. Théorie, histoire des phénomènes de lagrossesse.

— ÉTYM . KCnoïc, grossesse, et Xoyo;, traité.

CYG 041

_ CYGNE(si-gn’),s. m. || 1° Oiseau palmipède, aqua-tique, du genre de l’oie. Le cygne règne sur les eauxàtous les titres qui fondent un empire de paix, la gran-deur, la majesté, la douceur; avec des puissances,des forces, du courage et la volonté de n’en pas abu-ser et de ne les employer que pour la défense, il saitcombattre et vaincre sans jamais attaquer, buffon,Cygne . A sa noble aisance, à la facilité,àlalibertéde ses mouvements sur l’eau, on doit reconnaîtrele cygne, non-seulement comme le premier des na-vigateurs ailés, mais comme le plus beau modèleque la nature nous ait offert pour la navigation; 3oncou élevé et sa poitrine relevée et arrondie semblenten effet figurer la proue du navire fendant l’onde;son large estomac en représente la carène; son corps,penché en avant pour cingler, se redresse à l’ar-rière et se relève en poupe; la queue est un vraigouvernail; les pieds sont de larges rames; et sesgrandes ailes, demi-ouvertes au vent et doucementenflées, sont 1ns voiles qui poussent le vaisseau vi-vant, navire et pilote à la fois, id. ib. X leur têtes’avance et nage avec fierté Le cygne au cou superbe,au plumage argenté, delille, Jardins, ut. || Avoirla blancheur du cygne, être d’une blancheur écla-tante. Longtemps on n’a connu que le cygne blanc ;aussi en a-t-on fait le type de la blancheur. Aujour-d’hui on connaît des cygnes noirs, originaires de laNouvelle-Hollande. || Il est blanc comme un cygne,se dit d’un homme qui a la barbe et les cheveuxtout blancs. || Cou de cygne, en parlant d’unefemme, cou élégant et flexible. J’ai pris femme no-ble aux doux yeux, Aux mains blanches, au cou decygne, bérang. Conlr. de m. || Familièrement etpar antiphrase. Blanc comme un cygne qui cassedes noix, c’est-à-dire noir comme un corbeau. || Fig.Faire un cygne d’un oison, louer une personne,une chose démesurément. || Le chant du cygne,chant mélodieux que l’antiquité attribuait au cygneprès de mourir. Ce sera là que ma lyre, Faisant sondernier effort, Entreprendra de mieux dire Qu’uncygne près de sa mort, malh. ii, 2 . Un jour le cui-sinier, ayant trop bu d’un coup, Prit pour oison lecygne; et, le tenant au cou, 11 allait l’égorger, puisle mettre en potage; L’autre, prêt à mourir, seplaint en son ramage, la font. Fabl . m, 4 2 . Ce quel’on dit des cygnes, qu’ils ne chantent que quandils sont près de mourir et qu’alors ils chantent mélo-dieusement, n’est fondé que sur une erreur popu-laire, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. i, p. 60 , danspougens. X leurs chants on croirait entendre dans lescieux De cygnes argentés un chœur mélodieux, de-lille, Énéide , vu. Je suis un cygne aussi ; je meurs , jepuis chanter, lamart. Socr. 34 2 . Mais il ne fautpas qu’on ignore Qu’en chantant le cygne a fini,bérang. Ma dern. chans. || Fïgurément, le chantdu cygne, la dernière composition d’un musicien,d’un poète distingué. || 2“ Fig. Poète, orateur, mu-sicien illustre surtout par la douceur et le fini deses compositions, plutôt que par l’originalité et lagrandeur! Le cygne de Mantoue, Virgile . Le cygnede Cambrai, Fénelon. De Bossuet , on dit l’aigle deMeaux ; on ne dirait pas le cygne. || 3* Terme d’as-tronomie. Constellation de l’hémisphère septentrio-nal. || 4“ Cou de cygne, partie de l’avant-train d’unevoiture à quatre roues, qui est courbée afin delaisser passer les roues de devant quand la voituretourne.

— hist. xii* s. Paons rotiz et bons cisnes pevreis,Et venoison à molt riche plenté ; Que tout li piresan ait tôt à son gré, Raoul de C. 62 . || xm* s. Etcontrefaisoient le cinne qui chante quant il doit mo-rir, Hist. occid. des croisades, t. il, p. 293. C’estoiselcler semé en terre, Si legierementcongnoissa-ble, Qu’il est au cine noir semblable, la Rose, 8746.Puis-ge voler avec les grues, Voire saillir outre lesnues, Cum fist li cine Socratès? ib. 6443. Quant ilencommençoient à corner, vous deissiez que ce sontles voiz des cynes qui se partent de l’estanc, joinv.269. Qui partout rent l’ame benigne, Qui en traittoute riens maligne, Et d’innocence si l’acesme, Qu’illa fait plus blanche que cygne, J. de meung, Tr.261 . || xv* s. Au roi fut présenté ung cherf-volant,au duc d’Orliens ung blanc chisne, au duc de Bour-goigne un lyon , o. chastel. Chron. des ducs deBourg. 4” part. ch. 20 . || xvi* s. Aussi blanches quecignes, carl. m, so. Tout blanc oysel n’est pas cy-gne , Roiier histor. i, 7. On ne voit cyne noir, nulleneige noire, leroux de lincv, Prov. t, i, p. 17.Vous y serez cogneu comme un oyson parmy les cy-gnes , je voulois dire comme un cygne parmy les oy-sons, d’ ambroise, Les napolitaines, Anc. théâtre fr.t. VU, p. 266.

— ÉTYM . Picard, cyngnc; provenç. cigne; espagn.