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Tome deuxième. D - H.
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ÉCR

ÉCR

ÉCR

escripture quantz biens quantz maux ont faiot, Le-roux DK LINCY, ProV . t. Il, p. 334.

ÊTYM . Provenç. escriptura; espagn. escritura;ital. scrittura; du latin scriptura, de scribere,écrire.

t ÉCRITURER (é-kri-tu-), ». n. Terme de mé-tier. Faire des copies, des écritures.

étym. Écriture.

t ÉCRITURIER (é-kri-tu-rié), î. m. Celui quiécriture.

t ÉCRIVAILLER (é-kri--llé.B mouillées). || 1* V." M °t familier et méprisant. Écrire avec négligencees choses sans valeur. || 2° V. a. Écrivailler demauvais romans.

~ hist. xvi* s. Escrivailler, oudin.

ÉTYM . Forme péjorative dérivée décrire.

t ÉCRIVAILLERIE (é-kri--lle-rie, U mouillées),* ( Démangeaison décrire, décrivailler.

HIST. xvi* s. Lescrivaillerie semble estre quel-que symptôme dun siecle débordé, mont, iv, 66 .

Etym . Écrivailler.

ÉCRIVAILLEUR (é-kri--lleur, Il mouillées, etnon é-kri--yeur), s. m. Mauvais auteur qui écritbeaucoup. La foule des écrivailleurs.

hist. xvi* s. Jean liodin est un bnn aucteurde notre temps, et accompaigné de beaucoup plus

, e jugement que la tourbe des escrivailleurs de sonSle c!e, MONT. III, 149.

~ étym. Écrivailler.

ÉCRIVAIN (é-kri-vin; au pluriel, Is se lier desé-kri-vin-7, habiles), s. m. || 1° Celui qui écrit pourdautres. Écrivain public. Prenez vos plumes sacrées,yous qui composez les annales de lÉglise, agilesjjistruments dun prompt écrivain et dune main di-''-'ente, hâtez-vous de mettre Louis avec les Con-sl antin et les Théodose, boss. le Tellier. || Ex-pert écrivain, maître décriture assermenté prèsdun tribunal. || Terme de marine. Anciennement,agent comptable chargé de tenir les registres enor dre, de veiller aux consommations et de les por-,e [ sur les livres. Lécrivain ne pourra quitter le^aisseau, que le voyage entrepris riait été achevé,à peine de perte de ses gages.... Ordonnance,août )68l. || Aujourdhui, titre donné à un employénon entretenu qui remplit quelques-unes des fonc-ions attribuées au commis de la marine, jal. Lécri-Va in a qualité pour recevoir les testaments faits surme r. || Écrivain apostolique, secrétaire de lachancel-'orie du pape. || 2 Homme qui compose des livres.Si quelquun sétonne quaprès tant décrivains jemotte la main à la plume, il cessera de sétonnersil vient à lire cet ouvrage, dablancourt, Arrien ,üy. i, ch. t. Travaille pour la gloire, et quun sor-dide gain Ne soit jamais lobjet dun illustre écri-YRin, boil. Artp. iv. Qui dit froid écrivain dit dé-testable auteur, id. ib. Que de tant décrivains delécole dIgnace Étant, comme je suis, ami si-oleré, m. Ép. x. Soyez plutôt maçon, si cest votretalent, Ouvrier estimé dans un art nécessaire, Qué-erivain du commun et poète vulgaire, id. Art p. iv.Eprise des beaux-arts, recherchant le génie Desécrivains fameux que vante lAusonie, legouvé,Epich. et Néron , i, 4. Des écrivains judicieux etinstruits ont à différentes époques écrit lhistoire devotre pays, p. L. cour. Lettre à il. Delegorgue. LePamphlet des pamphlets montra le talent de Cou-fier arrivé & cette période de puissance lécrivainnimite plus personne et prétend servir dexempleé son tour, carrel, Œuvres, t. v, p. 24 4. X me-sure que P. Louis Courier produit, on peut remar-quer son allure plus dégagée, plus libre, sa ma-nière se séparant de plus en plus de celle des écrivainsRuxquels on a pu dabord le comparer, id. ib. t. v,P- 212 . Les cieux pour les mortels sont un livre en-trouvert; Chaque siècle avec peine en déchiffre unePage, Et dit: ici finit ce magnifique ouvrage; Maissans cesse le doigt du céleste écrivain Tourne unfeuillet de plus de ce livre divin, lamart. H arm. il,* Il 11 se dit aussi des femmes. Mme de Staél est untrès-bon écrivain. || Absolument. Cest un écrivain,®est un homme habile dans lart décrire. || 3* Es-pèce de perche, poisson. || Insecte nuisible, nomméaussi coupe-bourgeon.

syn. écrivain, auteur. Auteur est plus géné-fal quécrivain; il se dit de toute composition litté-faire ou scientifique, en prose ou en vers: un poèteen composant une tragédie, et un mathématicieneu composant un traité de géométrie sont des au-feurs. Mais écrivain ne se dit que de ceux qui ontécrit en prose des ouvrages de belles-lettres ouu histoire; ou du moins, si on le dit des autres, cestffualors on a la pensée fixée sur leur style: Dés-ertés est un auteur de livres de philosophie et de

CICT. DS LA LANGUE FRANÇAISE

mathématiques, mais cest aussi un écrivain. Racineest un grand écrivain, par la même raison, parceque son style est excellent, car eu égard à la formedu langage employé on dira toujours que cest ungrand poète.

hist. xii" s. La meie langue, chalemeals [ca-lante] descrivang, ignelment [vite] escrivant, Liberpsalm. p. 69. E Achidan e Bachidem assemblèrentassez escrivains por requerre lor droit et lor rai-son, ilachabées, i, «. E Siba maistres escriveins,e Sadoc e Abiathar pruveires [prêtres],flots, p. 200 .Il xin* s. Aprentif jugleor et escrivain marri, Dette,I. Et sil y avoit à amender par le vice de lescri-vaig, il seroit esgardé et amendé par les auditeurs,beaum. XL, 38. || xvi* s. Les autres nations, quipour la bonté des escrivans nous surpassent èsditeschoses, et ne seroient à comparer à nous, si escri-vans ne nous eussent failly, M. du bellay, Prolog.Escripvainde la nave [commis dans un navire], lasalade, f° 3i, dans lacurne. Il y debvroit avoirquelque coerction des lois contre les escrivainsineptes et inutiles, comme il y a contre les vaga-bonds et fainéants, mont, iv, 65.

Etym . Wallon, skryen; provenç. escriban; ca-lai. escribâ; espagn. escribano; porlug. escrivdo;ital. scrivano; bas-lat. scribanus, dérivé du latinscriba, scrihe.

t ÉCRIVANT, ANTE (é-kri-van, van-t), adj. Quiécrit. La secte écrivante, cabalante, intrigante. Leplus ambulant de vos amis, le plus écrivain et lemoins écrivant, se jette aux pieds de lautel de la-mitié et avoua dun cœur contrit sa misérable pa-resse, volt. Lett. Cideville, 19 janv. 1742.

ÉCRIVASSIER (é-kri-va-sié; lr ne se lie jamais;au pluriel, la se lie: des é-kri-va-sié-z ignorants),s. m. Terme de mépris. Mauvais auteur qui écritbeaucoup. Ahl quon sétonne encore, mécriai-je,si tant décrivassiers assomment impunément deleurs productions glacées un public assez indulgentpour les applaudir même alors quil bâille, gilb, leCarnav. des aut.

Etym . Dérivation péjorative décnranf.

f ÉCRIVE (é-kri-v), s. f. Arbre décrou de lapresse & apprêter les draps.

Etym . Écrou i.

f ÉCRIVEUR, EUSE (ê-kri-veur, veû-z),». m. et f.Terme familier. Celui, celle qui écrit beaucoup de let-tres, qui aime à en écrire. Je ne suis pas écriveuse,m"* de villeroy, Lettres choisies, 4 764, p. 280 , danslacurne. || On trouve aussi écriveux, mais cest unemauvaise orthographe pour écriveur, qui aux xvii*et xviu* siècles se prononçait écriveux. Vous avezde lobligation â Langlade; ce nest point un écri-veux; mais il parait votre ami en toute occasion,sév, Lett. 4 3 mai 4672.

ÊTYM . Écrivant.

t ÊCROTAGE (é-kro-ta-j), s.m. Action décroter;la terre même qui provient de lécrolage.

t ÉCROTER (é-kro-), «. o. Enlever la premièreterre dun ouvroir de saline.

ÉTYM . Probablement é.... pour es.... préfixe,et crotte ou plutôt croûte.

4, ÉCROD (é-krou), s. m. Pièce de bois, de mé-tal ou de toute autre matière solide, percée duntrou ordinairement cylindrique, à lintérieur duquelrègne en hélice une saillie adhérente nommée filet,et qui reçoit une vis dont le filet aussi en hélice rem-plit exactement les cannelures formées par lo filetde lécrou, leooarant. Écrous mobiles. Écrous fixes.

hist. xv* s. La cloche qui point ne se muet[meut], Com les contrepois et les roes, Qui tous disvont par leurs escroes, En tournant jusquà certaineheure, eust. desch. Poésies mss. dans lacuiine.|| xvi* s. Par le moyen de la clef la vis tourne dansune escroue, paré, xiv, 7.

étym. Wallon, skrdto; ital. scrofola; du ger-manique: angL screw ; allem. Schraube ; holland.schrxf; suédois , skruf; danois , skrue. Diez tireécrou du latin scrobis, fossette; mais les formes,particulièrement le wallon skrâv, s'y prêtent moinsbien quà la dérivation germanique. On remarqueraque, anciennement, on disait escroue, du féminin.

2. ÉCROD (é-krou), ». m. Article du registre desemprisonnements, portant le nom du prisonnier, lacause de larrestation. Dresser, lever un écrou.

HIST. xiv* s. Plusieurs biens comme blez, vinset autres choses pris de plusieurs bonnes gens, aux-quels, pour ce que paiez nestoient, eussent estéfaites et baillées plusieurs cedules ou escroes de cequi deu leur estoit, du cange, escroa,. lceluy bailliavoit juré grand serment que le dit procès seroitscellé et lavoit reprins en sa main rentourteillié, etle lie dune escroe de parchemin en plaçant et met-

tant de la cire sur la dite escroe pour icelui procèssceller, id. ib. ||xv* s. Et estoient les lettres dun datDatées en forme descroue, coquillart, Enquête.

Etym . Bas-lat. scroa, scrua, un mémoire, unecédule; escroa, cédule, bandelette de parchemin.Origine inconnue. Le sens parait être ce quon dé-chire, lambeau: Métré escroe de tele [cest-à-diremettre morceau de toile en doublure], Liv. des mét.370; En fuiant li ont fait les ronces mainte escroe,Perte, xxxm. De le sens de lambeau de papier,de registre, décrou. Langlaisa dans le même sensscroll; et comme cette langue nen fournit pas léty-mologie, on peut conjecturer que cest une altéra-tion de lancien français escroele qui signifie unelanière dans ces vers : Ele ne pot tenir as mains Es-croele, drapel ne pieche [piece].... Fabliaux mss.n* 7989, f 239, dans lacurne. Escroue a subi lamême transformation que écrou 4 : de féminin il estdevenu masculin.

ÉCROÜÉ, ÊE (é-krou-é, ée), part, passé. Inscritsur le registre dune prison. Écroué à la prison.

| ÉCRODELLE (é-krou-è-1), s. f. Nom vulgairede la crevette des ruisseaux.

ÉCRODEI.LES (é-krou-è-1), t. f. plur. Maladiecaractérisée par la tuméfaction des glandes du couet par une détérioration générale de la constitution ;cest la même chose que scrofules. Avoir les écrouel-les. Mme de Soubise avait eu beaucoup denfantsdont quelques-uns étaient morts des écrouelles, st-sim. 2t 8, 186 . Quarante misérables dévorés de pau-vreté et décrouelles, volt. Lett. dArgentai, 20 sept.4 774 . Je nai trouvé, en arrivant, que des terresincultes, de la pauvreté et des écrouelles, id. Lett.Chardon, 20 déc. <766. || Les rois de France passaientpour tenir du ciel le don de guérir, par lattouche-ment, les écrouelles. Le titre de roi de France , dontses successeurs [dÉdouard III , dAngleterre] ontcontinué de se décorer, uniquement, disait le sati-rique comte de Rochester, pour se conserverie pri'vilége de guérir des écrouelles, saint-foix, Ess.Paris , t. v, p. 84, dans pougens. Le roi dit: je naiqualité Que pour guérir les écrouelles, bêrang.Contr. de mar.

hist. xiii* s. En col nuées [nouées] glandres

out [elle eut], Khom escrouele numer sout [a cou-tume de nommer], Édouard le conf. v. 2608 .Se

les escroelles ou li maus saint Eloy Y faisoientleur niz, comme en leur franc aloy.... J. de meung,Test. 4268. || xv* s. Le suppliant avoit une seur quelen disoit estre malade des escroelles, du cange,scroellæ. || xvi* s. Les scrophules dites coustumiere-ment escrouelles, paré, v, 4 4.

ÊTYM . Bas-lat. scrofellx, dérivé de scrofule(voy. scrofules).

j- ÉCROUEI., ÉE (é-krou-è-, lée), adj. Quiest atteint des écrouelles.

ÉTYM . Écrouelles.

| ÉCROUEI.I.ET (é-krou-è-), ». m. Terme de vé-térinaire. Tumeur qui survient à la région cervicalechez le bœuf.

f ÉCROUELLEÜX, EDSE (é-krou-è-leû, leû-z),adj. Qui a rapport aux écrouelles. || Qui est atteintdes écrouelles, et, substantivement, un écrouet-leux. Les écrouelleuses.

nisT. xvi* s. Ce meschant humeur altéré etpourrit les os et rend les pauvres escrouelleux fé-briles, PARÉ, v, 4 9.

Etym . Écrouelles.

ÉCROUER (é-krou-é), ». a. Inscrire un acte dar-restation sur le registre des écrous; emprisonner.On la écroué tel jour. Criant au geôlier de fermerla porte, attendu, disait-il, que jétais un voleur etquil voulait mécrouer, lesage, Gusm. dAlf. iv, 9 .11 se loue fort du procédé de ces messieurs; on nesaurait être écroué avec plus de civilité, interrogéplus sagement, ni élargi plus promptement qud naété, P. L. cour. Collection darticles, 4** nov. 4 823,

HIST. xvi* s. Nous voilà dedans, on nous prendet fusmes encrouez, daub. Fœn. n, t.

ÉTYM . Écrou 2.

ÉCHOUES (é-kroue), ». f. plur. Autrefois états ourôles de la dépense de bouche de la maison du roi.

étym. Écrou 2 .

ÉCROUI, IE (é-krou-i, ie), part, passé. Du ferécroui.

ÉCRODIR (é krou-ir), ». a. Terme de métallurgio.Rendre un métal plus dense et lui donner du res-sort, en le battant à froid ou en le faisant passerà travers les trous successifs de la filière. || Sécrouir,v. ré/l- Etre écroui. Ces fers se sont écrouis facile-ment.

ÊTYM . Origine douteuse. Ce serait écrou 4, si lafilière avait été dabord le moyen de lécrouissage.

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