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tons, je serai dans mon élément, sëv. 424. Chezvous l’inquiétude est dans son élément, la chaus-sée, Mélanide, i, 4. || Être dans son élément, signi-fie disserter sur les choses qu’on a étudiées, appro-fondies; faire ce à quoi l’on est particulièrementpropre. j| Être hors de son élément, se trouver làoù l’on n’est pas à son aise. || 6° Au plur. Notionspremières. Les éléments de la grammaire. N’avoirque les premiers éléments d’une science, en êtreaux éléments. N’avoir pas les premiers élémentsd’une science, l’ignorer complètement. Zeuxis , na-tif d’Héraclée , apprit les premiers éléments de lapeinture vers la quatre-vingt-unième olympiade,rollin, llist. anc. t. xi, 1” part. p. (6t, dauspou-gf.ns. || Éléments est le titre de certains ouvrages quicontiennent les premières notions d’un enseigne-ment. Éléments de grammaire latine. Ses Éléments[d’Kuclide] contiennent une suite de propositionsqui sont la base et le fondement de toutes les au-tres parties des mathématiques, rollin, llist. anc.t. xiit, liv. xxvii, ch. t, p. 130, dans pougens.II 7” Terme d'alchimie. Élément froid, se disait del’eau et du mercure.
— HIST. x* s. Kll’ en adunet [abandonne] lo suonelement [doctrine], Eulalie. || xm* s. Dieux establimes piez seur pierre, seur la fermeté où seinteEglise est fondée; et esdreça mes elemenz à boneiluevre, Psautier, f” 50. || iv s. Il est tout vrai etsans mentir, Ne sans vérité divertie, Que toutechose elementée Est d’elements alimentée, l'Alch.à Nat. 733. Le [le pape] baisèrent au pied, en lamain et en la bouche, et commença le cardinalde Vimers, et en après les patriarches, archevesqueset evcsques et abbez, et consequemment les autresgens d’esglise ; et par les quatre elemens [en nom-mant les quatre éléments] donna la beneisson à tousestans en estât de grâce.... monstr. t. i, f° 94, danslacurne.II xvi* s. Le haut ciel s’obscurcit; cent milletremblements Confondirent la terre et les troiséléments, d’aub. Tragiques, liv. i, Misères. J’ayhonte de voir nos hommes enyvrés de cette sottehumeur de s'effaroucher des formes contrairesaux leurs ; il leur semble estre hors de leur ele-ment, quand ils sont hors de leur village, mont.IV, 4 23.
— ÊTYM . Provenç. élément; espagn. et ital. ele-menta ; du lat. elementum.
ÉLÉMENTAIRE (é-lé-mari-té-r’), adj. || 1” Quiest delà nature de l’élément. Les corps élémentaires.Les molécules élémentaires. Il est permis de douterque les substances qu’on nomme élémentairessoient aussi simples et aussi homogènes qu'elles ontparu l'être, bonnet, Contempl. nat. v, 47. || Lesesprits élémentaires, êtres imaginaires que lescahalistcs supposaient présider aux éléments.|| 2” Terme d’histoire naturelle. Parties élémentai-res, celles qu’on retrouve semblables à elles-mêmesdans toutes les parties des animaux et des végé-taux. || Tissus élémentaires, tissus simples auxquelspeuvent se réduire tous les tissus qui composent unanimal, à savoir le tissu cellulaire, le tissu muscu-laire elle tissu nerveux. 113“ Qui concerne les pre-miers principes d’un art ou d’une science. Un traitéélémentaire. Euclide n’est qu’un auteur élémentaire;Archimède est un géomètre sublime qu’admirent en-core aujourd’hui ceux mêmes qui sont les plus ha-biles dans les nouvelles méthodes, rollin, llist.anc. t. xm, liv. xxvii, ch. 4, p. 429, dans pou-gens. || Mathématiques élémentaires, les premièresparties d’un cours complet de mathématiques (arith-métique, géométrie,algèbre et trigonométrie). || Celaest élémentaire, se dit de choses qu’on ne doit pasignorer. || Classes élémentaires, la 8* et la 7\
— HIST. xiv“ s.mais ainsi comme En avez dit
la vérité, Vous ne ferez d’humanité Que l’elemen-taire machine, Sans mettre ce qui meut l’usine,l’Alch. à Nat. 93. ||xvi* s. Lesquels considerans très-mal la fragilité et impuissance des hommes, ima-ginent qu’ils peuvent ici bas vivre comme anges ;combien qu’ils ayent des corps élémentaires, sujetsaux alterations qui suivent la matière, lanoue, 600.Dieu seul est eternel; de l’homme élémentaire [com-posé des quatre éléments] Ne reste après la mort nyveine ny artere ; Qui pis est, il ne sent, il ne rai-sonne plus, Locatif descharné d’un vieil tombeaujeelus, RONS. 785.
— ÉT\M. Élément; provenc. et espagn. elemen -lar; ital. elementare.
f ÉI.É.MKNTÊ, ÉE (é-lê-man-té, tée), adj. Com-posé d’éléments. Saint Bonaventure enseigne.... queles corps élémentés sont des composés dans lesquelsentrent les quatre éléments, daunou, Disc, sur l’é-tat des lettres en France au xm* siècle, § xv.
ÉLÉ
— HIST. xv* s. Toute chose elementée.... l’Alch.à Nat. 735.
■j ÉLÉMI (é-lé-mi), s. m. Substance résineuse donton distingue deux espèces : l’élémi oriental et l’é-lémi bâtard ou occidental ou d’Amérique .
f ÉLÉMIFÈRE (é-lé-mi-fê-r’), adj. Terme de bo-tanique. Qui produit de l’élémi, sorte de résine.
— ÊTYM . Élémi, et le latin ferre, porter.
f ÉLÉMINE (é-lé-mi-n’), s. f. Terme de chimie.Résine cristallisable de l’élémi du Brésil .
f ÉLENCT1QUE ( é-lan-kti-k’ ), adj. Terme dethéologie. Théologie élenctique , la partie de lathéologie qui renferme la controverse.
— ÊTYM . ’EXeyxTixôç, de lléqyw, réfuter.
t ÉLÉOLÉ (é-lé-o-lé), s.m. Terme de pharmacie.Nom des préparations formées d’huile et de principesmédicamenteux.
+ ÉLÉOPHAGE (é-lé-o-fa-j’), adj. Qui mange desolives, qui se nourrit d’olives.
— ÊTYM . ’EXctîa, olive, et ipaytiv, manger.
f ÉLÉOPTÈNE (é-lé-o-plê-n’), s. m. Terme dechimie. Principe immédiat liquide et volatil mélangéau stéaroptène.
— ÊTYM . 'EXotiov, huile, et nmvô;, volatil.
ÉLÉPHANT (é-lé-fan), s. m. || 1" Grand et grosmammifère de l’ordre des pachydermes, qui se dis-tingue par sa trompe et ses longues défenses. Onexposait anciennement les personnes coupables auxéléphants qui les écrasaient, vaugelas, Q. C. x, 9,dans richelet. Il en aurait dit davantage; Mais lechat, sortant de sa cage, Lui fit voir en moins d’uninstant Qu’un rat n’est pas un éléphant, la pont.Fabl . viii, 46. L’éléphant est, si nous voulons nenous pas compter, l’être le plus considérable de cemonde, buff. Éléphant. Une charge de quatre àcinq milliers n’est pas trop forte pour un grand élé-phant, bonnet, Contempl. nat. xii, 46. Le plus vieuxdes éléphants, comme le plus expérimenté, est à latête de la troupe et la conduit; le plus âgé aprèslui ferme la marche; les jeunes et les faibles sontau centre du bataillon; et les mères qui allaitentencore portent leurs petits qu’elles embrassent deleur trompe, id. ib. Les anciens connaissaient très-bien l’éléphant, et l’histoire de ce quadrupède estplus exacte dans Aristote que dans Buffon, cuvier,Iiévol. 72. Tandis quo, triviale, errante et vagabonde,Entre tes quatre pieds toute la ville [l’aris] abonde.Comme une fourmilière aux pieds d’un éléphant,v. iiugo, Voix intér. A l’arc de l’Étoile. || Eléphant blanc , éléphant atteint d’une sorte d’albinisme.|| L’éléphant mammouth, ou, simplement, le mam-mouth, éléphant qu’on ne trouve plus que fossile.|| Eléphant de guerre, éléphant que les anciensemployaient dans les batailles. N’avons-nous pasdonné.... Nos femmes, nos enfants, nos vaisseauxetnos armes, Nos éléphants, nos biens?.... mair.Mort d’Asdrub. i, 3. En vain leurs éléphants et leurstranchants ivoires Ont voulu retarder le cours denos victoires, rotr. Bêlis. i, 6. || Familièrement.Faire d’une mouche un éléphant, exagérer unefaute légère. || 2” Familièrement. Éléphant se ditd’une personne grosse et forte, surtout peu gra-cieuse. C’est un éléphant, un vrai, un gros élé-phant. || 3“ Ordre de l’Éléphant , ordre fondé en4 478 par Christiern I , roi de Danemark, ainsinommé parce que les chevaliers portaient un col-lier d’où pendait un éléphant d’or émaillé de blanc.|| 4° Terme de commerce. Sorte de papier. || 5° Élé-phant de mer, éléphant marin, nom vulgaire dumorse et d’une espèce de phoque dit phoque àtrompe.
— iiist. xi* s. Un faldestoed [fauteuil] i ot d’unolifant [ivoire], Ch. de Roi. xlvi. Compainz Rolanz,l’olifant [le cor] carsonez, t'6. lxxxii. ||xii“s. Esorchascon olypbantun chastiel de fust [bois], dont secombattoient oil qui desuz la beste estoient, Ma-chab.i, 6. ||xih*s. L’oliphant est moult corporu,du cange, pasticium. Entre les autres joiaus qu’ilenvoia au roi, h envoia un oliphant de cristal moultbien fait, joint 260. ||xv*s. La principale villeGelbona : et en ceste cité a grand quanlité d’or, ety multiplient plus les olifans que en aultre partiedu monde, Jeh. de Saintré, ch. 60. ||xvi* s. Cestanimal se nomme éléphant de mer, et plus grosqu’un éléphant; lequel habite en l’eau et en laterre, ayant deux dents semblables à celles d’unéléphant, par lesquelles, lorsqu’il veut prendre sonsommeil, il s’attache et pend aux rochers, pabé,Licorne, 4 4. Le sommeil est le cheoir de l’elephant,LEROUX DE LINCY , PrOV. t. I, p. 4 76.
— Etym . Provenç. éléphant; espagn. et ital. ele-fante; du latin elephanhts , du grec èXsçaç. L’an-
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cienne forme est olifant; ce n’est qu’au seizièmesiècle que la forme latine l’expulse.
f ÉLÉPHANTE (é - lé-fan -1’), s. f. Terme de zoo-logie. Femelle de l’éléphant.
— ÊTYM . Éléphant; provenç. elephanta , elephan-tessa; ital. elefantessa.
j- ÉLÉPIIANTIAQUE (é-lé-fan-ti-a-k’), adj. Termede médecine. Qui est atteint d’éléphantiasis. || Sub-stantivement. Les éléphantiaques.
— ÊTYM . Lat. elephanliacus, d ’elephantus, élé-phant et éléphantiasis.
f ÉLÉPHANTIASIS (é-lé-fan-ti-a-zis’ ), s. f.|| 1“ Terme de médecine. Éléphantiasis des Grecs ouéléphantiasis proprement dite, lèpre du moyen âge,maladie grave caractérisée par des tubercules plusou moins larges à la peau et par des altérations deplusieurs autres organes. Elle paraît contagieuse.|| 2“ Éléphantiasis des Arabes ou jambe des Bar bades , maladie qui rend les jambes grosses commecelles d’un éléphant, et qui n’est pas contagieuse.
— HIST.xvi's. Eléphantiasis, ainsi appellée, àcause que les malades ont les bras et jambes grosseset tubéreuses, comme les elephans, paré, Introd. 2 (.
— ÊTYM . ’ÉXEçavTiaoti:, de èXsipa;, éléphant, àcause des grosses jambes dans l’éléphantiasis desArabes. Provenç. elefancia, elefacia; espagn. ele-fancia; ital. elefanzia; du latin elephanlia, élé-phantiasis.
t ÉLÉPIIANTIDE (é-lé-fan-ti-d’), s. f. Le royaumeimaginaire des éléphants, mot forgé par la Fon-taine. L’éléphant repartit : Quoil vous ne savezpas.... Qu’Éiéphantide a guerre avecque Rhinocère,LA FONT. Fabl . XII, 24.
t 4. ÉLÉPHANTIN , INE (é-lé-fan-tin, ti-n’),adj. || 1“ D’éléphant. Quand le jour éloignait la gentéléphantine , la motte, Fabl . y, 47. || 2“ D’ivoire.|| Chez les Romains, livre éléphantin, livre dont lesfeuillets étaient d’ivoire et où les transactions dusénat, telles que les édits, les décrets, etc. étaientconservés. || 3° S. f. Terme d'antiquité. Éléphantine ,espèce de flûte phénicienne faite d’ivoire.
— ÊTYM . Provenç. éléphantin; catal. elephanti;espagn. et ital. elefantino; du latin elephantinvs,A’elephantus, éléphant.
f 2 . ÉLÉPHANTIN, INE (é-lé-fan-tin, ti-n’), adj. Sadit des rois égyptiens qui ont régné à Éléphantine .
f ÉLÉPHANT IQUE (é-lé-ran-ti-k’), adj. Qui arapport à l’éléphant. || Qui est affecté d’éléphantia-sis. Jambe éléphantique.
— HIST. xvi* s. Les apostemes qui sont faites encorps cacochymes, hydropiques, elephantiques otautres de mauvaise habitude, paré, v, 4.
— ÊTYM . Lat. elephanticus, d’elephantus, élé-phant.
f ÉLÉPHANTOGRAPHIE ( é-lé-fan to-gra-fie),s. f. Traité ou histoire de l’éléphant.
— ÊTYM . Éléphant, et ypdçsiv, décrire.
f ÉLÉPIIANTOÏDE (é-lé-fan-to-i-d’), adj. Termede zoologie. Qui ressemble à un éléphant.
— ÊTYM . ’EXsçac , éléphant, et eîSoç, forme.
f ÉLÉPUANTÜP1IAGE (é-lé-fan-to-fa-j’), adj.Terme didactique. Qui se nourrit de chair d’élé-phant; qui mange la chair des éléphants.
— ÊTYM . ’EXéipa;, éléphant, et çaysîv, manger.
t ÉLÉPIIANTOPODE ( é-lé-fan-to-po-d’) , adj.Terme de zoologie. Qui a des pieds comparables àceux de l’éléphant.
— ÊTYM . ’EXéça;, éléphant, et rcoü;, pied.
| ÉLÉPHANTORNITHE (é-lé-fan-tor-ni-t’), s. m.Terme de zoologie. Nom donné à une famille d’oi-seaux de grande taille et dont le corps est massif.
— ÊTYM . ’EXspaç, éléphant, et îpvt;, oiseau.
f ÉLF.USINIES ( é-leu-zi-nie), s. f. pl. Termed’antiquité grecque. Fêtes en l'honneur de Cérès etde Proserpine .
— ÊTYM . ’EXsootvia, fêtes d’Éleusine.
+ ÉLEUTIIÉRANTHÉRÉ, ÉE (é-leu-té-ran-té-ré,rée), adj. Terme de botanique. Qui a les anthèreslibres et non soudées ensemble.
— ÊTYM . ’EXeéêepo;, libre, et anthère.
f ÉLEUTHÉRIE (é-leu-té-rie), s. f. Terme d’anti-quité grecque. Gouvernement libre d’un État indé-pendant. Les savants prétendent que l’éleuthérie di-sait quelque chose de plus que l’autonomie, montesq.Correspondance, 4 6.
tÉLEUTHÉROGYNE(é-leu-té-ro-ji-n’), adj. Terme
de botanique. Dont l’ovaire est libre et n’adhère pointau calice.
— ÊTYM . “EXeûêspoç, libre, et yuvrj, femelle,ovaire.
| ÉLEUTIIÉROGYNIE (6-leu-té-ro-ji-nie), s. f.