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ÉLÉ
Terme de botanique. Classe des plantes dont l'ovaireest libre et non adhérent.
T ÉLEUTHÉROPHYI.LE (é-leu-té-ro-fi-F), adj.Terme de botanique. Qui a des feuilles libres et dis-tinctes.
— ÉTYM . ’EXeuOspo;, libre, et <puXXov, feuille.
t ÉLEUT1IÉUOPQDE ( é-leu-té-ro-po-d’ ) , adj.Terme de zoologie. Qui a des pieds libres ou dis-tincts, ouïes nageoires pectorales séparées.
— étym. ’EXeOtiEpoç, libre, et itoôç, pied.
t ÉLF.UTHÉUOPOME ( é-leu-té-ro-po-m’ ) , adj.Terme de zoologie. Qui a les opercules libres et sansmembranes.
— ÉTYM . ’EXcuOipoc, libre, et 7iû|j.a, couvercle,t ÉLEUTIIÉHOSTÉMONE (é-leu-té-ro-sté-mo-n’),
°dj. Terme de botanique. Qui a des étamines libresîle toute adhérence.
— ÉTYM . ’EXedGepoç, libre, etcrrrpxcbv, filament,t ÉLEVABLE (é-le-va-bl’) ,adj. Qui peut être élevé.
— WST. xvi* s. Eslevable [qui peut se lever],COTGRAVE .
— étym. Élever.
t ËLEVAGE (é-Ie-va-j’J, s.m. Ensemble des opé-rations qui ont pour objet la multiplication et l’édu-cation des animaux domestiques.
— REM. Userait bon que élevage remplaçât complè-tement élève, s. f., qui se confond avec éiève, s. m.
~ Étym. Elever.
Elévateur (é-lé-va-teur), adj. Terme d’ana-tomie. Qui a pour fonction d’élever certaines par-les. Le muscle élévateur, ou, substantivement,
1 élévateur de l’œil. || Appareil élévateur, et, sub-stantivement, un élévateur, appareil destiné à sou-lever les navires. Au-dessous du ponton, un immenseRrtl, formé principalement par seize poutres trans-versales en fer forgé, se manoeuvre au moyen d’unappareil élévateur disposé sur les deux quais [desbassins de radoub], zurcher, Presse scientifique,1863 , 1. 1 , p. a 13. X Marseille, on va construire, àcôté de deux bassins ordinaires de tioet <20 mètresde longueur, un bassin du nouveau système, avecon élévateur du plus grand modèle, et douze bas-Slr >s latéraux pour les pontons chargés de navires,1D - tb. p. et4.
— étym. Lat. elevator, de elevare, élever.ÉLÉVATION (é-lé-va-sion ; en vers, de cinq syl-labes) , s. f. || Action de rendre plus haut; résultatde cette action. Elévation d’une muraille. L’aérostatParvint à une très-grande élévation. L’élévation deseaux de la rivière par la fonte des neiges. || Fig.“ est temps de faire voir que tout ce qui est mortel,quoi qu’on ajoute par le dehors pour le faire pa-jfaître grand, est, par son fond, incapable d’éléva-îjen, boss. Duch. d’Orl . || Terme de chirurgie.Élévation dans le traitement des plaies, emploid’appareils qui ont pour résultat de maintenir laPartie lésée, les membres en particulier, plus éle-vée que le reste du corps. || Terme de musique. Sed>t du temps sur lequel on lève la main. || 2° L’éléva-tion de l’hostie, ou, simplement, l’élévation, en-droit de la messe où le prêtre, ayant consacré,élevé l’hostie ei la montre au peuple. Quand unautre prêtre en est [de la messe] à l’élévation,vase. Prov. 9 . Luther aussi, quoiqu’il eût pensé
i “ter l’élévation de l’hostie, la retint, en dépit1 e Carlostad, comme il le déclare lui-même, noss.’ar. n, § io. || Elévation, nom d’un motet chanté“ 1 élévation de l’hostie. || 3° Eminence, terrain. vé. Il monta sur une élévation. || En bota-d'qnc, indique la hauteur du lieu oû croit uneP ante au-dessus du niveau de la mer. || 4” Terme“ astronomie. Élévation du pôle dans un lieu, ladis-ance qui se trouve de l’horizon au pôle. Trouver l'é-evation du pôle. On dit aussi l’élévation d’une étoile.
N Élévation de l’équateur, l’arc du méridien comprisntre l’horizon du lieu et le point où le méridienal coupé par l’équateur. || Angle d’élévation, an-° 6 que fait avec l’horizon le rayon visuel mené àn astre ou à un point quelconque de la sphère,/«»■, Il Terme de mécanique. Angle d’éléva-l>, n >. l’angle qu’une ligne de direction fait avecfait >rU ° n ' Il Terme d’artillerie. L’angle qu’un canontur aVe ° la *’ gne borizontale.il 5“ Terme d’architec-j, i®' ɰupe verticale d’une construction vue de face.
, re les plans et élévations d’un bâtiment. || Termeles PBrs P ective - Représentation d’un bâtiment, dontde n, art ’ es rec ulèes paraissent en raccourci. || TermePar p rine " Plan d’élévation, plan vertical passantdivpr aXG * a quille et contenant la projection desses Parties du navire. || Hauteur des façonsÉlevat' aVlre ' ^ 6 ° -ôccroissement de certaines choses,■ou de température, augmentation de cha-
leur. || L’élévation de la voix, ton de voix plus hautque celui qu’on prend habituellement. L’élévationde sa voix témoignait de la passion qui l’agitait.|| Elévation de voix, passage d’un ton à un ton plushaut. Il y a des élévationsdevoixnécessairesdans ladéclamation, Dût. de l’Acad. || Terme de médecine.Élévation du pouls, de la respiration, accélérationdu pouls, de la respiration. || Terme de mathéma-tique. Elévation d’un nombre à la seconde, à la-troisième puissance, etc. action de le carrer, de lecuber, etc. 117“ Augmentation, hausse. Une éléva-vation subite du prix des denrées. || 8° Action des’élever en dignité. Il renversa tous les jbstacles quis’opposaient à son élévation. La joie que l’on reçoitde l’élévation de son ami est un peu balancée parla petite peine qu’on a de le voir au-dessus de nous,la hroy. iv. Plus son élévation était grande, plussa chute fut honteuse, nOLL. Ilist. anc. Œuvres,t. i, p. 327, dans pougens. || Grandeurs , dignités.Considérez ces grandes puissances que nous regar-dons de si bas; pendant que nous tremblons sousleur main, Dieu les frappe pour nous avertir; leurélévation en est la cause, boss. Duch. d'Orl . Lemalheur de ceux qui naissent dans l’élévation, fén.Têl. xvi. L’élévation est d’ordinaire ou dure ouinattentive, mass. Or. fun. Madame. Là peine queprend une dame de votre élévation [Mme de Main-tenon], de venir me dire que je ne suis pas filleduroi, me persuade que je le suis, volt. LouisXIV,2 a. || 9° Noblesse morale, grandeur intellectuelle. Ila beaucoup d’élévation dans l’âme. Elévation desentiments. La première et la plus considérablesource du sublime est une certaine élévation d’es-prit qui nous fait penser heureusement les choses,boil. Longin , ch. vi. Cette élévation d’esprit et destyle doit être l’image et l’effet de la grandeur d’âme,roll. Traité des Ét. ni, 3. Delphine a de l’éléva-tion, mais point d’orgueil, m"“ de genlis, Th.d'éduc. le Portrait, n, 6. ||10“ Mouvement vifet affectueux de l’âme vers Dieu . Dieu n’a pastoujours agréable Tout ce qu’un dévot trouve aima-ble; Toute élévation n’a pas la sainteté, corn./mit. n, to. Pour les connaître [les faux mystiques],nous vous avertissons en notre Seigneur d’observerceux qui affectent dans leurs discours des élévationsextraordinaires et de fausses sublimités dans leuroraison, boss. Ordonnance sur les états d’oraison.
— SYN. élévation , nAUTEUB. Tant que dansl’élévation on considère l’action d’élever ou de s’éle-ver, élévation est différent de hauteur : l’élévationdu ballon au-dessus des nuages, et non la hauteurdu ballon; hauteur signifiant la distance qui sépareun objet supérieur d’un objet inférieur. Mais quand,dans élévation, on considère le résultat de cetteaction, alors hauteur et élévation se rapprochenttout à fait : l’élévation du pôle ou la hauleur du pôle;une élévation de terrain ou une hauteur sont sensi-blement synonymes. Mais, figurément,les deux motsse séparent : l’élévation du caractère est une qualitéqui élève le caractère au-dessus des choses basses;la hauteur est un défaut qui, dans notre idée oudans nos manières, nous place au-dessus des autres.
— HIST. xiv* s. L’elevacion du chief [de la tête],H. de mondeville, f“ 12. |J xvi* s. T0U9 les gouver-neurs et lieutenans du roy furent envoyez en leurdepartement avec leurs compagnies de gens d’armes,pour empescher les eslevations [soulèvements],d’aub. Ilist. i, 97. Diastole et systole, qui est à dire,élévation et compression des arteres, paré, v, 7.
— ÉTYM . Provenç. eslevation, eslevalio ; espagn.elevacion; ital. elevasione; du latin elevationem,d ’elevare , élever.
f ÉLÉVAT01RE (é-Ié-va-toi-r’J, s.m. Terme dechirurgie. Instrument dont on se sert pour releverles os du crâne lorsqu’ils ont été enfoncés.
— HIST. xvi* s. La figure des clavicules est sem-blable à un instrument de chirurgie nommé eleva-toiro, PARÉ, II, 4
1 . ÉLÈVE (é-lè-v’), s. m. et f. || 1“ Celui, cellequi reçoit ou qui a reçu les leçons, l’enseignementde quelqu’un dans les arts ou dans les sciences. Lemaître et les élèves. Un élève du peintre David. || Il sedit particulièrement, dans certainsarts, de celui quisuit la manière d’un maître. Ce peintre a fait de bonsélèves. || 2° Celui, cellequi reçoit l’instruction dans unlycée, dans un collège, dans une pension, dansune école spéciale, comme l’École polytechnique ,l’Ecole normale, etc. || Il se dit aussi do celuiou de celle qui reçoit de quelqu’un l’éducationintellectuelle et morale. Attendez avec patiencele développement du cœur et de l’esprit de vosélèves, m"“ de genlis, Adèle et Thcod. t. m,Lett. ts, p. ms, dans pougens. || Fig. Cet odieux
chrétien, l’élève de la France , volt. Zaïre , iv,
7. || 3° Titre que portaient dans l’ancienne Aca démie des sciences les hommes qui y étaient admisà un degré d’abord inférieur. Nous ne craignonspoint de comparer à un des plus grands sujets [Ma-riotte] qu’ait eus l’Académie , un simple éiève telqu’était M. Amontons; le nom d’élève n’emporteparmi nous aucune différence de mérite, il signi-fie seulement moins d’ancienneté et une espècede survivance, fonten. Amontons . M. du Hamel,ayant passé dans la classe des anatomistes, nommaM. Littré pour son élève, titre qui se donnait alorset qu’on a eu la délicatesse d’abolir, quoique per-sonne ne le dédaignât, id. Littré . || 4 ° Élève deMars, voy. mars. || 5“ Jeune animal dont l’éduca-tion et le développement ne sont point terminés.
|| 6“ Terme d’horticulture. Se dit des plantes, desarbres que l’on a semés ou plantés, ou dont on a eudes variétés nouvelles. Faire des élèves.
— SYN. élève, disciple, écolier. L’écolier seprend absolument et signifie celui qui suit uneécole. Dans l’usage actuel on ne l’applique qu’à ceuxqui reçoivent l’éducation secondaire, celle des ly-cées et collèges ou institutions analogues; dansl’ancienne université on le disait de ceux qui ensuivaient les cours. Elève a un sens plus général; iJs’applique aux écoles primaires, aux collèges, auxécoles spéciales, aux facultés : les élèves en méde-cine; les élèves de ce peintre. Enfin, dans disciple,l’idée de recevoir l’enseignement de la bouche <l’unmaître a disparu; le disciple apprend aussi bien enlisant qu’en écoutant; il s’attache à des doctrines :Aristote fut disciple de Platon .
12. ÉLÈVE (é-lè-v’), s./'•Il 1° Synonyme d’élevage.L’élève d’un troupeau de mérinos. Les encourage-ments donnés à l’élèvo des chevaux. || 2“ Croit deplants provenant de semis.
— HIST. xvi* s. Celui à qui les dits bois ou arbresd’eleve appartiennent, Éouv. coutum. génér. 1. 1 ,
p. 066.
ÉLEVÉ, ÉE(é-le-vé, vée), part, passé. ||i” Portéen haut. Le ballon élevé en l’air. || Terme de ma-nège. Cheval élevé du devant, cheval dont les jambesantérieures sont trop longues. || Terme de zoologie.On dit que la spire d’une coquille spirivalve est éle-vée quand le cône spiral avance plus en hauteurqu’en largeur. || 2“ Haut. Un lieu élevé. Tour fortélevée de situation et de structure, vaugel. Q. C.liv. m, dans richelet. Précipice élevé d’où tombemon honneur, corn. Cid, i, 8 . || Fig. Ce comman-dement [d’édifier le prochain] regarde surtout lesrois de la terre; ils sont plus élevés, et leurs actionssont plus remarquables; ils ont plus d’autorité, etleurs exemples sont plus efficaces, flécii. Marie-Thér. Plus il est élevé sur les autres monarques, Ftplus de sa bonté nous attendons des marques,boursault, Fabl . d’Ésope , n, 5. || Terme de marine.Pôle élevé, celui qui est au-dessus de l’horizon dulieu où l’on se trouve. Latitudes élevées, celles qui.de plus en plus, s’éloignent de l’équateur. || 3“ Qui *a été porté à une certaine élévation morale. Les es-prits élevés à une haute contemplation et exercésdurant un long temps à se mettre au-dessus dessens, boss. Connaiss. ni, <4. Ce n’est plus cettereine éclairée, intrépide, Elevée au-dessus de sonsexe timide, rac. Athal. m, 3 . || 4 “ Erigé, dressé.Une statue élevée au général vainqueur. || Par ex-tension. Le culte spirituel élevé sur les ruines de lasuperstition et de l’hypocrisie, mass. Car. Culte. Labarrière éternelle entre nous élevée, volt. Irène, i,
5. || 5” Qui a surgi. Je ne dénierai point, puisquevous les savez, De justes sentiments dans monâme élevés, corn. Rodog. v, 4. Détruis donc lessoupçons élevés contre toi, lemerc. Agamemn. iii,4. || 6“ Qui a reçu un accroissement notable.Le prix de cette denrée est trop élevé. Une tem-pérature élevée succédant à un froid vif. || Poulsélevé, respiration élevée, pouls, respiration qui sesont accélérés. || 7” Qui occupe une haute positionsociale. Il n’est pas sous le ciel de gens plus mal-heureux Que ceux dont les enfants sont plus élevésqu’eux, boursault, Ésope à la cour, m, 7.|| 8° Noble,grand, sublime. Un caractère élevé. Des desseins éle-vés. Et concevez enfin des vœux plus élevés, corn.Nicom.i, 2 . Quel esprit avez-vous trouvé plus élevé?mais quel esprit avez-vous trouvé plus docile ? boss.Duch. d’Orl . Non, mais ayez un cœur plus grand,plus élevé, volt. Triumv. iv, 4 . || Style élevé,style noble et soutenu. Ce mot n’est pas de misedans le style élevé. Y a-t-il un style plus délicat,plus élégant, plus nombreux, plus élevé que ce-