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Tome deuxième. D - H.
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1592
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1592 FAC

-- ÉTYM . Provenç. failura; espagn. hechura ;por-tug. factura; ital. fattura; du lat. factura , façon,manière rie faire.

2. FACTURE (fa-ktu-r), s. f. Terme de commerce.Mémoire de lespèce et du prix des marchandisesvendues à quelqu'un. Dresser une facture. Présen-ter sa facture. La valeur des marchandises sera jus-tifiée par livres ou factures, Ordonnance, août 1681 .|| Vendre une marchandise sur le pied de facture,la vendre au prix courant. || Faire suivre les fraisdune facture, charger le voiturier qui transporteles marchandises, de toucher de lacheteur le mon-tant de tous les frais de cette facture.

ETYM . Facteur.

j FACTURER (fa-ktu), ». a. 111 Fabriquer. Ilparaît que ce sel [le sel ammoniac] est formé ou dumoins ébauché par la nature, et que les anciensArabes, qui lui ont donné son nom, savaient le fac-tureret en faisaient un grand usage, bufe. Min. t.ni, p. 4 60 , dans pougf.ns. I| Peu usité. || 2 Dans lesmaisons de commerce, se dit pour faire la faclurede. Il a facturé tant de mètres de drap. || Absolu-ment. Je nai pas facturé du tout aujourdhui. 11 esthabile, expéditif à facturer.

ETYM . Facture I.

t i. FACTURIER (fa-ktu-rié), s. m. Terme decommerce. Celui qui, dans une grande maison decommerce, est spécialement occupé à faire les fac-tures. || Se dit aussi du livre des factures.

ETYM . Facture 2 .

t 2. FACTURIER (fa-ktu-rié), s. m. Ancien termequi signifiait fabr cant, manufacturier. Fait S. M.défense à tous ouvriers et facturiers de ladite pro-vince de Languedoc et autres du royaume de faire etfaçonner pour lesdites échelles que des draps....Arrêt du conseil, 15 mai 1676.

ETYM . Facture l.

j FACUI.E (fa-ku-l), s. f. Terme dastronomie.Tache lumineuse quon aperçoit quelquefois sur lesoleil.

ÉTYM . Lat. facula , diminutif de fax, torche.

f FACUUTATAIRE (fa-kul-ta--rj, s. m. Dans la

compagnie on entend par facultataires tous ceuxquine sont ni membres ni actionnaires; on leur adonnéce nom, parce quils ont la faculté de prendre ou rielaisser les eaux, comme la compagnie a la facultéde les leur laisser prendre ou de les leur refuser,cappeau, De la compagnie des Alpines, p. su, Aix,

1817.

Etym . Vov. faculté.

FACULTATIF, IVE (ra-kul-ta-tif, ti-v) ( adj.|| 1 Qui accorde une faculté, un droit, un pouvoir.Bref facultatif, bref par lequel le pape donne un droit,un pouvoir quon naurait pas sans cela. || 2 Parextension, qui donne ou laisse la faculté de faireou de ne pas faire une chose. Cette disposition dela loi n'est que facultative. || Terme de droit. Obli-gation facultative, celle le débiteur a la facultéde donner en payement une chose autre que lachose due et qui est dite in facullate solutionis.

Etym . Lat. facultatem (voy. faculté). Ce motest formé, par rapport à faculté, comme qualitatif,à qualité, quantitatif, à quantité. Mais, dans sonemploi régulier, la finale atif appartient aux ver-bes (significatif, nominatif, etc.), non aux sub-stantifs.

t FACULTATISTE (fa-kul-ta-ti-st), s. m. Motforgé par Diderot , et signifiant membre de la fa-culté de médecine. Le médecin qui naurait pas été,je crois, fort émerveillé de la distinction subtiledun fameux archiatre de nos jours entre lassassi-nat positif et lassassinat négatif, mais qui ne con-naissait pas mieux que le facultatiste le péril auquelon sexpose en commençant un forfait et la récom-pense quon sassure en le consommant, Diderot,Claude et Nér., i, 33.

t FACULTATIVEMENT ( fa-kul-ta-ti-ve-man ) ,adv Dune manière facultative.

FACULTÉ (fa kul-), s. f. j| 1 Moyen, pouvoir,droit de faire quelque chose. Je nai pas la facultéde délibérer. Si tu veux sortir, en as-tu la faculté?Je ten laisse la faculté. La loi interdit aux mineursla faculté de disposer de leurs biens. || La facultédun légat, ses pouvoirs. || 2° Puissance physique oumorale, fonction du corps ou de lesprit. Avec la fa-culté de se mouvoir, boss. in,Féture, 3. Toutes lesfacultés de lâme se réduisent àsentiret penser; nosplaisirs consistent à aimer et connaître, duclos.Consid. moeurs, ch. u. Le caractère qui le distinguedes autres phoques est le capuchon dune peauépaisse et velue qu'il a sur le front et quon appellecache-museau, parce que lanimal a la facultfi da-üattre cetie peau sur ses yeux, pour se garantir des

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tourbillons de sable et de neige que le vent chassetrop impétueusement, bief. Qttadrup. t. xi, p. 162 ,dans pouoF-NS. Ils [les animaux] norit ni lesprit nil'entendement ni la mémoire comme nous lavons,parce quils nont pas la puissance de comparer leurssensations et que ces trois facultés de notre âme dé-pendent de cette puissance, m. Disc.nat. desanim.CEuv. t v, p. 315. La faculté de sentir est bornéecomme le sent toutes les facultés de notre être,bonnet, Essai anal. âme. Quoiquil [Colomb ] ne'ûtque cinquante-neuf ans, ses forces physiques étaienttrès-aflaiblies, mais ses facultés morales navaientrien perdu de leur énergie, raynal, Ilist. phil. vi,7. De toutes mes facultés la plus puissante cest lafaculté rie souffrir, stael, Corinne, iv, 6. || 3 Parextension, vertu dune substance, pouvoir. Laimanta la faculté dattirer le fer. ||4° Facilité, talent. Lafaculté de bien dire. Il navait pas les hautes facul-tés quexige un pareil emploi. || Il est doué rie bril-lantes facultés, il a de grands talents, dlieuren«esaptitudes. || 5 Au plur. Les biens, les ressources,les moyens dont on dispose. Chacun a été taxé selonses facultés. Outrepasser ses facultés. || 6 Tonne dé-conomie politique. Facultés industrielles, aptitudesau travail industriel. Facultés productives, nptitudesdes hommes et des agents de la nature à concourirà la production. On peut et lon doit dire non-seu-lement les facultés productives de lhomme, maisles facultés productives des capitaux, i. b. say, Épi-tomé, facultés productives. || 7Corps scientifique oulittéraire chargé dun enseignement spécial dansune université, Il y avait autrefois quatre facultés,la faculté de théologie, celle de droit, celle de mé-decine et celle des arts. Les animaux ont-ils desuniversités? Voit-on fleurir chez eux les quatre fa-cultés? Y voit-on des savants en droit et méde-cine Endosser lécarlate et se fourrer dhermine?boil. Sat. viii. Comme un recteur suivi des quatrefacultés, id. Sat. tu. Depuis linvention de limpri-merie, la faculté rie Paris sest arrogé le droit dedire son avis en mauvais latin sur les livres quilui déplaisent, volt. Trois emp. en Sorbonne. Lapremière opération de la faculté de théologie avaitété dextraire de mon livre les propositions con-damnables, marmontel, Mém. vu. || Depuis la créa-tion de luniversité impériale, la faculté des arts aété divisée en deux, ceile des sciences et celle deslettres, de sorte quil y a aujourdhui cinq facultés.|| Dans lusage commun, la faculté de médecinese nomme simplement la faculté. Pour tout lor dumonde, il ne voudrait pas avoir guéri une personneavec dautres remèdes que ceux que la faculté per-met, mol. Pourc. i, 7. Il aurait beau faire et beaudire, je ne lui ordonnerais pas la moindre petitesaignée, le moindre petit lavement, et je lui dirais:Crève, crève, cela tapprendra une autre fois à tejouer de la faculté, in. Mal. im. m, 3. Ce nest pasla première fois que messieurs de la faculté se sonttrompés, sév. Lelt. 24 juillet. <691. || 8 Dans lelangage des classes, il se dit dun genre dexerciceou de composition. Le thème latin est sa meilleurefaculté. Il a eu des prix en différentes facultés, enhistoire, en vers latins, en mathématiques.

BIST, xiv* s. Et ne souffi t pas la vie ou la fa-culté dune personne à ce faire, oresme, Eth. 287.|| xv s. Ils estoient richement vestus et estorez detoutes choses, selon leur faculté, chr. de pisan.Charles V , i, ih.||xvi s. Il faut colloquer les en-fants non selon tes facultez [richesses] de leur pere,mais selon les facultez de leur ame, mont, i, i 78.Et à ceste fin se présentent les facultez [pouvoirs]de tels légats à la cour de parlement, elles sontveues, examinées, vérifiées, p. pithou, h.

ÉTYM . Provenç. facultat; espagn. faculdad;ital. facultà; du lat. facultatem , de facilis, facile(voy. ce mot). Facultas est une forme de facilitas.

FADAISE (fa--z), s. f. Bagatelle fade; mot.pensée, discoursqui ne signifie rien ou qui exprimequelque chose de si commun que cela ne vaut pasla peine dêtre dit. Moi qui naime à débattre en cesfadaises-, Régnier, Sat. viii. Je prêtai loreillepour ouïr les bons discours que je mimaginais quilsferaient; de tous côtés je nentendis rien que desvanteries, des fadaises et des contes faits mal à pro-pos, Francion, liv. vi, p. 225. Cest bien pour diredes fadaises que je dis tout cela, sév. 163. Ma cou-sine, me dit-il, je crois que le nom de fadaises estle plus convenable; la plupart des choses quon fait,quon dit et quon imprime méritent assez ce titre,volt. Cather. Vadé, préface. || Absolument, la fa-daise, les propos qui sont pures bagatelles. Son-gez à me répondre, et laissons la fadaise, mol. tic.des femm. t, 2 .

FAD

HIST. xvi* s. Tout ce quon en peut disputernest que fadaise, si ce nom [Dieu ] ny resonne,calv. Instit. 386. La nature pour lui apprendre samortalité et notre fadeze [faiblesse.... mont, h,20. Il nest point de plus grande fadeze, que de sepicquer des fariezes du momie, id. iv, 44. I.a tropgrande bonté dun personnage est estimée fadese,0. De SERRES, 39.

Etym . Fade; provenç. fadeta, s. f. et fades,s. m.

f FADASSE (fa-da-s), adj. Néologisme trivial.Qui a quelque chose de fade au point d'entraîner ledégoût. || Substantivement. Cest une blonde, unegrande fadasse.

Etym . Fade.

FADE (fa-d), adj. || 1 Qui est sans saveur, i côté

de ce plat paraissaient deux salades, Lune de pour-pier jaune et l'autre dherbes fades, boil. Sat. ut - Onvin.... Et qui, rouge et vermeil, mais fade et dou-cereux, Navait rien quun goût plat et quun déboireaffreux, u>. ib. || Se senlir le cœur fade, avoir,éprouver du dégoût. || Fig. Des peines près de quile plaisir des monarques Est ennuyeux et fade.... lafont. Fabl . vin, 13. || 2 Fig. Il se dit de ce quinest ni piquant, ni vif, ni animé. Mon Dieu I lais-sons vos comparaisons fades, mol. Mis. i, L l-est bien fade à imaginer, sév. 9. Je vous assureque toute cette badinerie nest encore ni fado 111usée, id. 672. U [labbé Têtu] a écrit une lettre àM. de Vivonne bien plus jolie que Voiture el Balzac»les louanges nen sont point fades, id. 4* r juillet1676 . Tout ce quon dit de trop est fade et rebutant,boil. Art p. i. Y a-t-il rien de plus fade que mlouange que vous vous donnez au commencementde la troisième catilinaire? pén. t. xix, p- 252. *' esadulations fades pour des maîtres et îles protec-teurs, mass. Car. Culte. Jaime autant Quinault quevous [laimez], et je ne suis pas de ces pédantsqui le trouvent fade et qui le condamnent P uuravoir parlé damour quand il en devait parler, volt.Lettre à Mme du Deffanl, 26 nov. t775. Je naimepas beaucoup les scènes champêtres, qui sont fadesen peinture comme des idylles, quand elles ne ionaucune allusion à la Fable ou à lhistoire, stael.Corinne, viii, 4. || Qui est donné comme piqi' anl 1ne lest pas. Un compliment fade. Une plaisanter 10fade. Un jeu de mots fade. || 3 En parlant de l > l,ret du visage, qui est, qui offre le caractère de I ini sipidité déplaisante. Cétait un visage dhomme,rien de fade, rien defféminé, hamilton, GrawW-H. Son teint délicat sans être fade, J. J- R0ÜSStim. n. Ce gros bec leur donne [aux toucans] 11,10physionomie triste et sérieuse que leurs grands ye®fades et sans feu augmentent encore, buff. Ois-: l. xin, p. 173, dans pouoens. || En parlant des r er "sonnes , insipide et prétentieux. Caressante sa 11être fade, sév. 4U. Il y a à la ville, comme ail-leurs, de fort sottes gens, des gens fades, ois'fs»désoccupés, la bruy. vi. Un caractère bien la<e 9 t celui de nen avoir aucun, id. v. Qui voudrait»au moyen de son air languissant, Passer pour etrtendre, et qui nest rien que fade , laciiaossé 6 »Uelnur imprév. i, 3. Près de Hose il nest point fade»Et na rien de freluquet, bérano. Sénateur. Il Sl1 *'stantivement. Cétait un grand fade, blondin, assebien fait, j. j. nouss. Confess. vi. » a

SYN. fade, insipide. Ce qui est insipide naucune espèce de saveur; ce qui est fade a une sveur qui, étant plate, déplaît au goût et le 801 'lève. Le fade est donc pire que l'insipide- Ceproposition est vraie au physique, mais il se ® 1quau moral cest le contraire. Quon dise quépigramme est fade, cela signifie que le traitpas piquant. Si lon dit quelle est insipide» cepresque une injure pour lauteur. , .

HIST. xiit* s. Ou sil avient quil soit ® a ' BEt truist [trouve] toutes viandes fades, ht lj°5023 . U oil andui [les deux yeux] à ce mal#' e»Ki erent mal, de culur fade, Devenent sain ee pur, Éd. le confess. v. 2782. Bien sait quelle a emalade, Quencor en a le cuer tôt fade, Amada >_Ydoine. || xvi* s. Cest le sel pour donner g 0| issaveur à toute doctrine, qui autrement seroit ta »calv. Instit. 385. Il treuve puis après tous lestrès propos fades, bas et indignes de son es 3111ment, amyot, Moral . Ép. p. 12 . , (jn

Etym . Provenç. fad; ital. fado; du 1 , ^fatuux, insipide (comparez fat). Lu est 10ucomme dans le provençal Vax, d évacuas. .

f FA DEM KNa(fa-de-man), ad». Dune manière

HIST. xvi s. Fadement, cotorave. .

ÉTYM . Fade, et ie suffixe ment; provenç- .dame n.