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médecins, dont la secte prit naissance en Italie versle milieu du xvn* siècle, ont aussi reçu le nom demécaniciens.
— ÉTYM . Ternie, médecin, et mathématicien.f IATROMATHÉMATIQUE (i-a-tro-ma-té-ma-ti-k’), adj. Qui applique les mathématiques à l’expli-cation des phénomènes de l’économie vivante. Lasecte iatromathématique.
f IATROMÉCANIQUE (i-a-tro-mé-ka-ni-k’), adj.Synonyme de iatromathématique.
— ETYM . ’lavpè;, médecin, et mécanique.f IATROPHYSIQUE (i-a-tro-fi-zi-k 1 ), adj. Termedidactique. Qui appartient à la physique envisagéedans ses rapports avec la médecine, y S. f. L’iatro-physique, la physique dans ses applications à lamédecine, la physique médicale.
— ÉTYM . ’jatpèç, médecin, et physique.f 1BA (i-ba), s. m. Nom du fruit de l’oba, arbre duGabon, en Afrique ; c’est une drupe jaune, de la gros-seur d’un œuf de cygne, comestible pour les naturels.
f IBÉRIDE (i-bé-ri-d’), s. f. Terme de botanique.Genre de crucifères. Ihéride ombellifère, le thlaspides jardiniers, iberis umbellata, L.
f IBÉRIQUE (i-bé-ri-k’), adj. Qui appartient àl’Ibérie ou Espagne .
IBIDEM (i-bi-dèm’), mot latin dont on se sert,dans les citations, pour rappeler, sans le répéter,le nom de l’auteur, le titre d’un ouvrage. || On écritsouvent, par abréviation, ibid. ou ib. || Substanti-vement. Un ibidem. Des ibidem.
— ÉTYM . Lat. ibi, ici, là, et idem, même (voy. idem).f IBIOCÉPIIALE (i-bi-o-sé-fa-T), adj. Termed’histoire naturelle. Qui a une tête d’ibis.
— ÉTYM . Ibis, et xsçaX^, tête.
IBIS (i-bis’j, s. m. Terme de zoologie. Oiseauéchassier longirostre, vivant d’insectes, de mollus-ques et de plantes fluviatiles tendres, ibis reli-giosa, Cuvier . Dans l’ancienne Égypte l’ibis étaitun oiseau sacré. Hérodote avait très-bien caracté-risé l’ibis, en disant qu’il a le bec fort arqué et lajambe haute comme la grue; il en distingue deuxespèces, buff. Ois. t. xv, p. 9. || On a dit à tortque l’ibis vivait de serpents et qu’il cassait lesœufs des crocodiles. || Fig. Il n’y a que ia philoso-phie qui puisse triompher du fanatisme; c’est l’ibisqui vient casser les œufs du crocodile, volt. Lett.Marmontel , 25 mars<705.
— hist. xm* s. En la riviere du Nil naissent oi-siau qui sont resemblable as cigoignes, lesquels onapele ibes, qui ne quierent se petit poisson non, ouoes [œufs] de serpens et autres bestes morticinesqui soient entor la riviere, brun. lat. Très. p. 2<2.
|| xvi* s. L’ibis, semblable à la cicongne, neus amontré l’usage des clysteres, paré, Animaux, <.
— ÉTYM. Egypt. phib, écrit parfois (piëiç, d’oùîëi;.f IHLIS (i-blis’), s. m: Voy. éblis.f IBYCTER (i-bi-ktèr), s. m. Terme de zoologie.Genre de rapaces formé du seul ibycter leucogastcr(petit aigle d’Amérique de BufTon), appelé rancanca,à la Guiane, d’après son cri.
f ICAQUE (i-ka—k’), s. f. Prune d’icaque, diteaussi prune des anses, prune de coton ou prune decoco, fruit qui vient dans les Antilles et autres colo-nies d’Amérique .
| ICAQUIER (i-ka-kié), s. m. Terme de botani-que. Arbrisseau de la famille des rosacées, qui pro-duit la prune d’icaque, chrysobalanus icaco, L.
f ICARE (i-ka-r’), s. m. Fils de Dédale ; négli-geant les avis de son père, il s’éleva trop haut dansles airs ; la chaleur du soleil fondit la cire qui atta-chait ses ailes ; l’imprudent tomba et périt dans lamer. || Fig. Il se dit de ceux à qui de trop hautes pré-tentions sont funestes. Heureux le poète insensible 1Son luth n’est point baigné de pleurs; Son enthou-siasme paisible N’a point ces tragiques fureurs....Et ce pusillanime Icare, Trahi par l’aile de Pindare ,Ne retombe jamais du ciel, lamart. iléd. i, <<.
f ICAR1E (i-ka-rie), s. f. Nom donné par Cabet àl’espèce d’eldorado qu’il avait rêvé en Amérique pour y transporter les sectateurs de ses idées, quisont des idées communistes.
— Étym. Icaria, nom ancien d’une lie de la merÉgée , située dans la partie de cette mer qui futainsi nommée, d’après Icare , qui y tomba.
j- ....ICE, ....ISSE, ...,IS, suffixe qui représentele suffixe latin itius, icius, lequel parait être uneforme fréquentative du participe passif.
ICELUI (i-se-lui), ICELLE (i-sè-1’), pron. démon-stratif. Vieux mot employé quelquefois encore dansle style de pratique et dans le langage familier. Ex-poser à vos yeux l’idée universelle De ma cause, etdes faits énoncés en icelle, bac. Plaid, m, 3. Uneérection est la remise d’un fief que le vassal pos-
sède, entre les mains durai; le roi, après l’avoirrepris, le lui rend avec une dignité dont il l’investitpar l’érection aux conditions portées par icelle, st-sim. 299, <03. Comment Candide fut élevé dans unbeau château et comment il fut chassé d’icelui, volt.Candide, t . Lorsque Charles IX fit, en <57o, le pland’une pareille société, il prit, dans les lettres paten-tes, le titre de protecteur et premier auditeur d’i-celle, duclos, Hist.Acad.fr. GEuv. t. ix, p. 308,dans pougens.
— REM. On regrette, et avec raison, beaucoup determes qu’il a plu à l’usage de proscrire; icelui étaitd’une commodité infinie, Opusc. lang. franç. p. 2 «c,dans pougens. On ne peut que se joindre à ce regret.
— HIST. xi* s. Icil en vait au rei Marsilion, Ch.de Roi. xlvii. || xii* s. Icil feront as cristiens dolor,Roncis. p. 44. Et tous iceulz que vous devez mener,ib. p. <<7. Icel jour fist moût chaut, et li ciel fu se-rin, ib. p. <94. || xiii" s. X iceles enceignes qu’er soir[il] ot m’aumosniere, Berte, xii. || xiv’ s. Et sont cesvices contraires, c’est assavoir prodigalité et illibe-ralité, et chescun d’iceux superhabunde et deffault,oresme, Eth. 48. || xv* s. Toutes ces villes s’allye-rent ensemble avec iceulx Suysses [dont on vient deparler], comm. v, <. || xvi* s. Ayant prins la ville deRegge, et en icelle le capitaine Phyton, mont, i, 3.Iceluy, icelle, desquels les courtisans n’usent pascommunément, meigret, dans livet, la Gramrn.franç. p. 8<.
— ÉTYM . Icelui est la forme complète dont celuin’offre qu’une apocope, il représente par conséquentecce ille, ecce illius (voy. celui) . Diez recommandede ne pas se laisser égarer par les formules deMarculfe où ipsi lui est pris comme équivalant àicelui; la preuve, dit-il, que le c français ne cachepas une s latine, c’est que la forme picarde estichelui, chelui.
ICUNEUMON (i-kneu-mon), s. m. || 1" Quadru-pède, dit aussi rat de Pharaon et mangouste, de lataille d'un chat et de la forme d’une martre, que lesÉgyptiens révéraient parce qu’il détruit les serpentset les jeunes crocodiles, viverra ichneumon, L.ordre des carnassiers, famille des civettes. Sesœufs [du crocodile], de la grosseur de ceux d’uneoie et au nombre de cinquante ou soixante, mul-tiplieraient trop la race redoutable de cet énormeamphibie, si l’iohneumon, qui est très-friand deces œufs, n’eu détruisait un grand nombre, bon-net, Contempl. nat. xi, 6, note <.||2” Nom d’ungenre d’insectes hyménoptères, qui sont pourvusd’un aiguillon comme les abeilles, et qui déposentleurs œufs dans le corps des chenilles. Notreguêpe-ichneumon creuse dans un sable bien durun trou d’environ deux pouces de profondeur; sontravail ne se borne point à excaver ce trou, à luidonner une forme cylindrique, à en polir les pa-rois, à transporter au dehors le sable qu’elle entire, id. ib. xii, 4<. || Bonnet a dit, au féminin,une ichneumone, et, adjectivement, une moucheichneumone. Je renfermai ces coques dans une boite,et, vers la mi-mai, il en sortit de petites ichneu-mones, semblables à celles dont M. de Réaumur adonné la description, id. Observ. 7*, Insect . Dansquelques chardons que j’avais ouverts suivant leurlongueur, jetrouvai une mouche ichneumone, longued’environ quatre lignes..., id. Observ. <9, Insectes.
— étym. ’l^veoiruv, de tyveüü), fureter, suivre lapiste, de îy^oç, piste.
t ICHNOGRAPHE (i-kno-gra-f), s. m. Terme di-dactique. Ingénieur, celui qui trace le plan d’unemachine.
étym . ’Ixvos, trace, et ypâieiv, décrire.
ICIINOGRAPIIIE ( i-kno-gra-fie ), s, f. Termed architecture. Plan horizontal et géométral d’unédifice. || Plan de la coupe parallèle d’un fort un peuau-dessus du rez-de-chaussée, et plan des dimen-sions horizontales d’une forteresse.
ICIINOGRAPHIQUE (i-kno-gra-fi-k’), adj. Quiappartient à l’ichnographie. Plan, dessin ichnogra-phique.
f ICHNOGRAPHIQUEMENT(i-kno-gra-h-ke-man),adv. D’une manière ichnographique.
f ICHOR (i-kor), s. m. || 1° Terme de mythologie.Dans Homère , le liquide qui coule dans les veinesdes dieux et leur tient lieu de sang. || 2* Terme demédecine. Liquide purulent et putride que fournis-sent certaines plaies de mauvais caractère.
— hist. xyi* s. Une sanie sereuse, subtile etvi-rulente qu’on nomme ichor, paré, vm, 39. Ichor etsanies ne sont en rien differents,, sinçn que ichorest un mot grec et sanies est latin, id. xi, 2 .
ICHOREUX, EUSE (i-ko-reû, reû-z’), adj. Termede médecine. Qui contient de l’ichor, qui est de lanature de l’ichor. Pus ichoreux.
— HIST. xvi* s. Jettant une sanie ichoreuse, se-reuse et très puante, paré, v, 27.
— étym. Ichor.
f ICUTI1YIQUE (i-kti-i-k’), ad]. De poisson, quiconsiste en poisson. Régime ichthyique. || Brillat-Savarin a dit ichthyaque, qui est barbare.
— ÉTYM . ’fySuïzè;, de ix6ù;, poisson.
f ICIITHYO.... préfixe qui signifie poisson, etqui vient du grec 1x60;.
t ICIITIIYOCOLLE (i-kti-o-ko-1’), s. f. Colle depoisson. Gélatine obtenue de diverses espèces depoissons, et, particulièrement, de la vessie natatoiredu grand esturgeon ( acipenser huso).
— étym. T/OuoyoiO.a, de 1x80;, poisson, etxoXXa,colle.
f ICHTHYODONTE (i-kti-o-don-t’), s. m. Syno-nyme de glossopètre.
— étym. Ichthyo...., et èSoù;, dent.
f ICHTHYODORYLITHE (i-kti-.o-do-ri-li-t’), s.m. Grosse épine osseuse fossile, qui paraît avoirappartenu à la nageoire dorsale de certains poissons.
—ÉTYM . ’IxOùç, poisson, ôôpu, lance, et XiOo;, pierre.
f ICHTHYOGRAPHE (i-kti-o-gra-f), s. m. Au-teur qui écrit sur les poissons.
f ICIITHYOGRAPUIE (i-kti-o-gra-fie), s. f. Des-cription des poissons.
— ÉTYM . Ichthyo...., et ypâçEiv, décrire.
f ICHTHYOÏDE (i-kti-o-i-d’), adj. Terme de zoo-logie. Qui ressemble à un poisson.
— étym. Ichthyo...., et eîôo;, forme.
ICHTHYOLITHE (i-kti-o-li-f), s. m. Poisson pé-trifié, ou pierre qui porte l’empreinte d’un poisson.
— ÉTYM . ’Ix6uéXi6o;, de lx0O;, poisson, et Xt0oç,pierre.
f ICIITIIYOL1THOLOGIE (i-kti-o-li-to-lo-j ie), s. f.Histoire des poissons fossiles.
— étym. Ichthyolithe, et Xôyo;, traité.
ICHTIIYOLOGIE (i-kti-o-lo-jio), î. f. Partie de la
zoologie qui traite des poissons. Le jeune natura-liste y répondit avec empressement [à l’invitation deLinné ]; et il en résulta bientôt une ichthyologie mé-diterranéenne presque complète, au sujet de la-quelle la reine [de Suède ] le combla de félicitationset de présents, cap, Philibert Commerson .
— ÉTYM . ’lxôuoXoyia, de iy.6ù;, poisson, et Xoyo;,traité.
ICIITIIYOLOGIQUE (i-kti-o-lo-gi-k’), adj. Qui ap-partient, qui a rapport à l’ichthyologie ou aux pois-sons.
ICHTIIYOLOGISTE (i-kti-o-lo-ji-st’), s. m. Celuiqui étudie, qui connaît l’histoire des poissons. Unsavant ichthyologiste.
11CUTIIYOMORPIIE (i-kti-o-mor-P), adj. Termedidactique. Qui a la forme d’un poisson.
— étym. Ichthyo...., et popipn, forme.
ICI1TIIYOPIIAGE (i-kti-o-fa-j’) , adj. Qui se
nourrit de poisson. Un peuple, une peuplade ich-thyophage. || Substantivement. Les ichthyophages.Chasseur, ichthyophage, frugivore, pasteur, labou-reur, selon l’abondance ou la stérilité de la terre,RAYNAL, Hist. phil. 1, 8.
— ÉTYM . ’I^OuopaYOîi de iy_0'j;, poisson, et ça-yiïv, manger.
f ICIITIIYOPHAGIE (i-kti-o-fa-jie), s. f. Habitudede se nourrir de poisson.
f ICIITHYOPIIAGIQUE (i-kti-o-fa-ji-k],udj. Quise rapporte à l’ichthyophagie.
■f ICHTHYOPIIILE (i-kti-o-fi-T), adj. Terme di-dactique. Qui aime le poisson.
— ÉTYM . Ichtyo...., et <piXo;, ami.
t ICIITHYOPSOPHOSE (i-kti-o-pso’-fô-z’), s. f.Bruits produits par les poissons, dits voix des pois-sons et qui paraissent dus à la vibration des mus-cles de la vessie pneumatique.
— ÉTYM . Ichthyo...., et i|ri<po;, bruit.
f ICHTHYOSAURE (i-kti-o-SÔ-r’) OU ICHTUYO-SAURUS (i-kti-o-sô-rus’), s. m. Genre de reptilesappartenant aux époques antédiluviennes.
— ÉTYM . Ichthyo...., et oaüpo;, lézard.
t ICHTHYOSAURIEN, IENNE ( i-kti-o-sô-riin,riè-n’), adj. Qui ressemble à un ichthyosaure.
f ICHTHYOSE (i-kti-fl-z’), s. f. Terme de méde-cine. Maladie de la peau caractérisée par des écaillesépidermiques plus ou moins épaisses et commeimbriquées.
— étym. ’IxSùç, poisson, et la finale médicaleose, qui s’applique surtout aux maladies chroniques.
t ICHTHYOSPONDYLE (i-kti-o-spon-di-1’), i. f.Vertèbre fossile de poisson.