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Tome troisième. I - P.
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D’aornemens envelopée Por noiant fust une popée,la //ose, 4 4 34 2 . || xiv* s. X Robert de Varennes, bro-deur et varlet de chambre du roy, pour poupées etmainages d’icelles pour la royne d’Angleterre.... dela borde, Émaux, p. 465. Une ou deux poupées de linou de chanvre, du cangk, popera. || xv* s. Le roi estjeune; si croit jeunement.... mieux lui vaudroit.... decroire ses oncles.... que celle poupée le duc d'Ir-lande , fboiss. n, ni, 62 . || xvi* s. L’enfant, selon sapetitesse, aime les pommes, les'poires, les pou-pées.... mais en croissant, aime les poupines vives[les femmes], maro. Nouv. xix. Et afin que l'argiletienne bon, l'on l’environnera avec desdrappeaux...faisant de l’ente comme une poupée, dont le nomest venu à l’ente, o. dp. serres, 663.

— ET YM. Wallon, pnpp, poupp; d’une forme la-tine fictive, pupata, dérivé du latin pupa, petitefille et poupée.

f POUPKLIN (pou-pe-lin), s. m. Pièce de four,composée de fine ileur de froment, de lait et d’œufsfrais, de sucre et d’écorce de citron, qu’on trempaittoute chaude dans le beurre lorsqu’elle était cuite.Inventeur des dés et des cartes, Des tourtes, pou-pelins et tartes, scarr. Virg. i.

POUPIN, INE (pou-pin, pi-n’), adj. Qui a unetoilette affectée. C’est aussi par tes dons qu’on mevoit si poupine, tii. corn. Amour à la mode, iv, 7.L’abbé de Remis, échappé du séminaire de Saint-Sulpice, où il avait mai réussi, était un poète ga-lant, bien joufflu, bien frais, bien poupin.... mar-montp.l, Mém. v. il Substantivement. Elle fait lapoupine. Mais qu’un abbé tous les jours s’amidonne,Et qu’à pas comptés ce poupin Sur la pointe del’escarpin.... panard, Œuv. t. iii, p. 339. || Il sedit aussi de l’air, des manières. Et ce panier bouf-fant qui donne un air poupin, destouch. Hommesing. iv, 2 .

- HiST. xvi* s. Dieu vous gard donc, mes damestant poupines, marot, ii, 48. ô doux baiser colom-bin, Poupin, sucrin, tourterin, r. bf.i.lf.au, Berge-ries, t. i, p. 143, dans LACURNE.

— f.TYM. Forme latine fictive, pupinus, dérivéedepupus ou pupa (voy. poupée).

POUPON (pou-pon), *. m. || 1° Petit enfant auvisage plein et potelé. Quand lui verrai-je un pou-pon sur le sein ? la font. Mandr. Mlle de la Gar-naclie disparut, et alla élever son poupon dans l’obs-curité, st-sim. 67, 206 . Mademoiselle Justine Met aumonde un gros poupon, biîrang. Voisin. || 2° Nomde plusieurs poissons du genre des balisi.es.

— RF.M. Th. Corneille a fait poupon du féminin :Vous chercher à deux fois auprès d’une poupon,Auprès de celte nièce à peine encore au monde, leBaron d’Albikrac, ii, I o.

— hist. xvi* s. La dame tenant son petit pouponentre ses bra3, Straparole, 6* nuit, fab. i.

— f.TYM. Autre forme de poupin ; bourg, pfipon.

POUPONNE (pou-po-n’), s, f. || 1“ Petite fille qui

r le visage plein et potelé. Une jolie pouponne.Il 2" Familièrement. Il se dit en termes d’amitié etpar forme de caresse. Oui, ma pauvre fanfan, pou-ponne de mon âme, mol. Éc. des mar. n, (4.Je connais une jeune pouponne Qui voudrait vouspouvoir offrir une couronne, destouch. Irrés. il, 8.

— êtym. Poupon.

4. POUR (pour), prêp. || 1” Sert à marquer le mo-tif, la destination. Faire de l’exercice pour sa santé.Le soleil, la lune et les astres sont conduits pour„ l’utilité des hommes, et obéissent à Dieu, saci, Bible ,Baruck, vi, 69.... Vivaient le cygne et l’oison : Ce-lui-là destiné pour les regards du maître; Celui-cipour son goût, la font. Fabl . m, 12 . Quelque termeoù nous pensions nous attacher et nous affermir,il branle et nous quitte; et, si nous le suivons, iléchappe à nos prises, nous glisse et fuit d’une fuiteéternelle; rien ne s’arrête pour nous, rasc. Pens.i, I, éd. havet. Puissent les princes entendre queleur vraie gloire est de n’être pas pour eux-mêmes!boss. Polit, m, ni, 2 . Les esclaves sont plutôt éta-blis pour la famille qu’ils ne sont établis dans la fa-mille, montesq. Esp. xvi, I. En lui [à Racine] ap-prenant à écrire pour le petit nombre, il [Boileau ]lui apprit à écrire pour la postérité, marmontel,Œuv. t. v, p. 145. || u se djt je ce qui est destinécomme part, comme lot à quelqu'un. Cela est pourvous. La misère est pour nous, et pour eux l’opu-lence, delille, Pitié, iv. || H se dit d’une destinationtoute fortuite. Pour mon malheur, je ne pus gar-der le silence. N’est-ce pas celle même Agrip; ineQue mon père épousa jadis pour ma ruine? rac.B rit. i, 4. || 2* X cause de. I! a été puni pour une fautelégère. Cette saison n’était guère propre à la navi-gation pour lesgrandscalmesiA’i'il va, voit. Lett. 39.

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On abattit un pin pour son antiquité, la font. Fabl .xi, 9. Ne perdez point courage pour toutes ces ma-nières désagréables, sév. 9 nov. 1086. Salomon siestimé dans tout l’Orient pour sa sagesse, mass.Carême, Salut. || En raison de. Une infinité se van-tait de l’avoir rencontré, mais plutôt pour se fairede fête, que pour vérité qu’ils sussent de cette af-faire, malh. Lett. d Peirese, 20 févr. 1614. Sansrelâcher en rien son allure ordinaire, Pour choseque le monde en veuille condamner, corn. Imit.

iii, 28 . Tout ce qui n’est pas formellement défendupar l'Église n’est pas pour cela permis, bourdal.6* dim. après l’Épiph. Bomin. t. i, p. 236. Ahlquelque humeur qu’il ait, il faudra bien qu’il rie, Etpour cela, d’abord je lis ma tragédie, piron, Mé-trom. m, 1 2 . C’était assez pour être curieuse : C’étaitassez; filles le sont pour moins, malfil. JVarc. n.|| En considération de. Je vais au roi des rois de-mander aujourd’hui Le prix de tous les maux quej’ai soufferts pour lui, volt. Zaïre , il, 3. Il faut ai-mer les gens, non pour soi, mais pour eux, collind’iiarleville, Optimiste, v, 2 . |j Familièrement. Etpour cause, signifie qu’on a des raisons, mais qu’onne veut pas les exprimer. Je me tais et pour cause.D’un peu plus loin et pour cause, monsieur, moi..Fâch. iii, 3. || Pour Dieu , se dit par manière deprière. Pour Dieu , ne me tourmentez pas. || Pouri’amour de, en raison de l’intérêt qu’on porte à.Est-ce qu’en travaillant pour elles, vous travaillezpour l’amour d’elles? maintenon , Lett. à Mme deViefville, 20 juin 1708. || Pour l’amour de, à causede. Que tous ces jeunes fous me paraissent fâcheux!Je me suis dérobée au bal pour l’amour d’eux,mol. Éc. des mar. m, 9. || En vue de. Vivez, régnezpour vous, c’est trop régner pour elle, rac. Brit.11 , 2 . Vous n’avez choisi le monde que pour sesplaisirs; la cour que pour la faveur; les armes quepour la licence; la robe que pour une vaine dis-tinction; l’autel que pour les honneurs et les ri-chesses du sanctuaire, mass. Carême, Vocal. || 3° Enfaveur de, pour la défense de, pour l’intérêt de.Ce que je dis est autant pour vous que pour moi.Vous nous diriez sans doute que la charité nepeut être bien employée que pour ceux qui la pra-tiquent envers les autres, fléch. Serm. 1 , 232.Avez-vous pu, cruels, l’immoler aujourd’hui Sansque tout votre sang se soulevât pour lui? rac.Andr. v, 3. Il [Claude] laissa pour son fils échapperquelques plaintes, in. Brit. iv, 2 . || 4° Pour exprimel’attachement, l’intérêt. S’inquiéter pour quelqu’un.Elle était fille, elle était amoureuse; Elle tremblaitpour l’objet de ses soins, malfil. Narcisse, 11.|| Du parti de. Il est pour Calvin contre les tho-mistes, pasc. Prov. xviii. 11 a pour lui le peuple.—Polynice : Et j’ai pour moi les dieux, rac. Théb.

iv, 3. Si Onuphre est nommé arbitre dans unequerelle de parents ou dans un procès de famille,il est pour les riches, la bruy. xiii. Votre ouvrage[Mélanie] a enchanté tout Paris ; M. d’Aleraberten est idolâtre; vous avez pour vous les philosopheset les femmes ; avec cela on va loin, volt. Lett.Laharpe , 2 mars 1770. Les académiciens revenusdu pôle avaient pour eux dans cette dispute lathéorie et la pratique, id. Phil. Newt. m, 9. || II sedit aussi des choses qu’on préfère. Je vous avoueque je suis furieusement pour les portraits, mol.Préc. io. Ceux qui étaient près de la mer étaientpour un gouvernement mêlé des deux [démocratieet aristocratie], montesq. Esp. xvm, l. || Absolu-ment et sans régime. Êtes-vous contre ou pour? Jeparlerai pour. Il me semble qu’il y a bien des rai-sons pour et contre, monteeq. Lett. pers. 37. Mer-credi je cours à la pièce nouvelle; Tout le mondeétait pour, et moi j’étais contre elle, desmahis,l’Impertin. sc. 3. || 5" Envers, à l’égard de. La ten-dresse d’une mère pour ses enfants. La haine qu’ila pour lui. Son aversion pour la vie de campagne.Il est pour les choses saintes, comme il était pourles profanes, sév. 516. Je vous aime et vous em-brasse, et voudrais bien que mon cœur fût pourDieu comme il est pour vous, id. 132. Il est dansune seule province de l’Europe, entre les Alpes etles Pyrénées , plus de quarante petits peuples quis’appellent compatriotes, et qui sont réellementétrangers les uns pour les autres, comme le Ton-quin i’est pour la Chine , volt. Dict. phil. Lois.

I| 6* Il se dit pour exprimer ce qui sert contrequelque mal. Ce remède est bon pour la fièvre.

|| Malgré. L’une était vénérable par son âge etl’autre par sa beauté, qui pour toutes ses afflictions11 ’était point changée, vaugf.l. Q. C. I9». || 7“ Euégard à, par rapport à. Cet habit est bien chaudpour la saison. Commander à ses pleurs en cette

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extrémité, C’est montrer, pour le sexe, assez dofermeté, corn. Ilor. 1 , 1 . Vous êtes un grand ex-travagant, pour un si petit homme, scarron, llom.com. 1 , 2 . Pour un pauvre animal, Grenouilles, amon sens, ne raisonnaient pas mal, la font.Fabl . vi, 12 . Je dis qu’il était vieux pour son peude santé, regnard, Ménechmes, ni, 2 . On ne lui avaitpoint encore vu [à Céluta) l’air qu’elle avait dans cemoment : c’était pour la douleur et la beauté quel-que chose de surhumain, chateaubr. Na'ch. 2* part,fin. || Quant à. Je suis hors de souci pour ce quime regarde, corn. Nicom. v, 7. Pour Dircé, sonorgueil dédaignera sans doute L’appui tumultueuxque ton zèle redoute, id. Œdipe, v, I. Pour ce quiest de cela, la jalousie est une étrange chose! mol.G. Dand. 1 , 6. J’ai à vous dire que vous faites tortà ces eaux de les croire noires; pour noires, non;pour chaudes, oui, sév. 28 1 . Pour moi, vous I®savez, descendu d’ismaël, Je ne sers ni Raal ni I 0Dieu d'Isra&l, rac. Alhal. m, 3. || 11 se dit en cesens devant de, pris partitivement et suivi de far*ticle défini. Pour du blé, il n’y en avait point o 0bien peu, vaugel. Q. C. 402. Pour de l’esprit, j 0pense qu’elles n’ont pas du plus fin; mais pourdes sentiments, ma belle, c’est tout comme cheznous, et aussi tendres et aussi naturels, sév. (9 7 -Pour des amants la mélhode est nouvelle, des-touciies, Cur. imperl. ni, 4. || Il se dit quelque-fois en ce sens devant un infinitif. Ah ! pour enêtre digne, il l’est et plus que tous, corn. Othon,d,4. || Au xvu* et au xvm* siècle on a construit pourdevant une autre préposition , par ellipse du verbequi précédait. J’aime bien la Hire et son discoursà son maître.... il me semble que vous auriez ditla même chose à Charles VII ; car pour au roi d'au-jourd’hui [pour le dire au roi], vous êtes bien éloi-gné d’avoir sujet de lui parler de la sorte, sév. »Bussy, 18 mars 1678. De vos affaires, vous en êtesle maître ; mais pour des miennes [pour être maîtredes miennes], je ne vous permets de faire.... s 7 'sim. t. 1 , p. 264, éd. chf.ruel. Quoiqu’il eût entré 0à ceux [conseils] de finance et do dépêches, il n’yallait presque jamais; pour au travail particulierdu roi [pour aller au travail], il n’en fut pas ques-tion pour lui, id. t. îx, p. 137. Si vous m’eussiezparlé botanique et des plantes que produit votrecontrée.... j’en aurais pu causer avec vous; maiSipour de mes livres [pour causer de mes livres],vous m’en parleriez inutilement.... 1. J. roUSS.Lett. à E. J. 13 mai (767.118° Pour sert à mar-quer le rapport entre une chose qui affecte, etla personne affectée. C’est une grande perte pourvous. Nouvelle fâcheuse pour tout le monde. Celaest heureux pour votre ami. || 9" En échange de,moyennant un certain prix. Il a donné son chevalpour mille francs. Les meubles se donnaient po utrien à cette vente. || Pour, devant un nom de nom-bre, indique une certaine proportion. Toucher, decommission, tant pour mille. || Pour cent, voy-cent, n° 3. || 10° En la place de, au lieu de. M 011fils monte la garde pour moi. 11 a pour lit un niaU]vais matelas. Rougis pour moi, Nérino, et dis-l 01que je l’aime, nu fresny, Béconcil. norm. 11 , 8. f-à,sans suite, sans faste et sans vain appareil, I’° uftemple les arceaux de cette voûte obscure, Ces pris-mes pour flambeaux, pour témoin la nature, Po ü!offrande leur cœur, un rocher pour autel, Le die ud’hymen reçut leur serment mutuel, delil. Trois règ-

v. || Pour, employé au sens de comme. Tous les bruit*de Léon annoncent pour certain Qu’à la comtesseInès il va donner la main, mol. I). Garde, 1 , J-crois qu’il [un Grignan mourant] dispose de ce qu 11a en votre faveur; gardez-le, quoique ce soit peu,pour une marque de sa tendresse, sév. 29 jan?-1672. Joas laissé pour mort frappa soudain ma vue,rac. Athal. 1 , 2 . 11 demeure pour prouvé que sait]Thomas ne renonça au monde qu’au moment où j*entra dans l’ordre de Saint-Dominique , Mém.Trévoux, 4 725, t. x, p 4 62. L’homme sensé comp-tera l’écu du pauvre pour un louis, et l’écu du B'nancier pour un liard, buff. Ess. arith. m or. ® Mt ’’t. x, p. 4 31. || En qualité de. Laissez-le pour ° equ’il est. Don Carlos.... n’a jamais dû croire <I U ®je pusse l’aimer, ne m’ayant jamais connue P oll _ce que j’étais, scarr. Rom. com. 11 , n. Je suis au-près de lui gagé pour serviteur, Vous me voudriezencor payer pour précepteur, mol. l'Ét. 1 , 9. Jvous l’avez connu pour gentilhomme? id. Bourg-gent. iv, 5. Roraulus, le fondateur de Rome, efut élu pour le premier roi, vkrtot, Bév. rom. b18. Qui est-ce qui a lu les ouvrages de Richard» 0sans désirer de connaître cet homme, de l’avoir p 011frète ou pour ami? dider. Éloge de Richards- AB