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flCHTUYS (i-ktis’), ». m. Terme d'archéologiechrétienne . Mot que Von trouve sur quelques mo-numents chrétiens, et qui est fait des premièreslettres de ’lncoüi; Xpurvéî, ékoô ‘Viè;, Eùymp, Jésus-Christ, fils de Dieu , Sauveur. Les chrétiens se dé-signaient très-souvent sous l’emblème et le nomde poisson, lyOùç, par une espèce de jeu de mots.
ICI (i-si), adv. de lieu. || 1” En ce lieu ; il estsouvent opposé à l’adverbe Id. Venez ici. Hors d’ici.Ici et là. Voici Climène, madame, qui vient ici pourvous voir, mol. Critique, 2 . Ce n’est pas un ouvragehumain que je médite ; je ne suis pas ici un his-torien qui doit vous développer le secret des cabi-nets..., boss. Heine d'Anglet . C’est partout des fortsélevés et des forêts abattues.... ici donc, duranthuit jours et à quatre attaques différentes, on vittout ce qu’on peut soutenir et entreprendre à laguerre, in. Louis de Bourbon. Vous savez quel sujetconduit ici leurs pas, rac. fphig. n, 7. Mais pourici, c'est un miracle quand une fille écoute sur unautre ton que celui du sacrement, iiamilt. Gramm.s. Si tout doit finir avec nous.... et que ce soit icinotre patrie, notre origine et la seule félicité,mass. Carême, Avenir. C’est ici le palais qu’ontbâti vos aïeux, volt. Zaïre, u, 3. Où loge-t-il?n’est-ce pas ici vis-à-vis? dàllainval, Éc. desbourg, n, e. || Elliptiquement et très-familièrement.Ici, en appelant quelqu’un, c’est-à-dire venez ici.Vous ne vous tairez point? est-il temps que l’oncause? Valère, ici ; laissez cette fille ; et pour cause,destocches, Glor.v, b. || Cela se dit aussi et surtouten appelant un chien : Ici, Azor. ]] D’ici, de ce lieu-ci.Hors d’ici. D’ici on aperçoit la rivière. D’ici là nouscomptons douze lieues. || D’ici, signifie quelquefoisde ce pays-ci, de ce canton-ci, de cette maison-ci. Jene suis pas d’ici; mais, madame, je crois Qu’il vabientôtvenir..., ph. poisson, Procur. arb . sc t3.Tousles honnêtes gens d’ici sont des fripons, regnard,Démocr . ni, 2 . || par ici,par cet endroit-ci. M. d’Ha-milton lui dit [à Turenne] : Monsieur, venez parici, on tirera par où vous allez, sév. 2)4. || Ellipti-quement. Par ici, se dit à quelqu’un que l’on en-gage à passer par un lieu où l’on est. Charles, parici ; c’est le plus court. || 2° Il se dit du lieu mêmeoù est la personne qui parle, mais en y comprenantune certaine étendue qui varie. C’est l’usage dansvotre pays, à Londres, à Rome , mais ici on fait au-trement. Et ce n’est pas Calcbas que vous cherchezici [dans le camp des Grecs], rac. Jph. n, à. Loinde laisser ici [en Angleterre] l’argent que vous yavez apporté, vous l’avez doublé, triplé..., hamil-. ton , Gramm . c. || Il est ici, se dit pour *. dans unemaison dans une ville, par exemple à Paris . Maison ne dira pas tl est ici pour dire dans le départe-ment de la Seine . ||3° Ici, en corrélation avec làou avec un mot équivalent, et placé souvent entête d’un membre de phrase , marque la diffé-rence des lieux, sans qu’on ait égard au plus oumoins d’èloignement. Ici il y a une forêt, là unemontagne. Ici nos gens se campèrent; Et l’espaceque voilà, Nos ennemis l’occupèrent, mol. Amph.i, t. Ailleurs on nous envie, ici nous gémissons,volt. Sêmiram. i, i. C’est ici la montagne où, lavantnos forfaits, Il [le Christ] voulut expirer sous les coupsde l’impie ; C’est là que de sa tombe il rappelasa vie, id. Zaïre, n, 3. || Il s’emploie aussi de lamême manière dans l’énumération pour marqueruL c ' rconst ? nces - loi il pardonne, là il punit.II. signifie quelquefois un passage qu’on dé-signe dans un discours, dans une narration, dans unlivre,^ etc. Ici Bossuet commence à parler des guer-res d Alexandre. Jusqu’ici j’ai parlé des Romains.Mais, si vous êtes las, beau sire, Ce pourrait être detrop lire, Et je le suis d’écrire aussi, C’est pourquoije finis ici, voiture, OPuv. t. n, p. 183 . Je seraisbien aise de poursuivre et de faire voir ici toute lachaîne des autres vérités que j’ai déduites de cespremières, t ne.sc. Jféth. v, i. Il fallait montrer par-out et à l’Allemagne comme à la Flandre le défen-seur intrépide que Dieu nous donnait; arrêtez icire § lr< * s > se prépare contre le prince quelqueose de plus formidable..., boss. Louisde Bourbon.
® ens croient que, si l’on ne s’en tientHess ^ . < ?[ reur du vide, si l’on sait que l’air est
o i’ aÎ!i•’ s '.. on se serl de lunettes d’approche, on enFable 'J’ atl ? r î H Newton; il est ici l’Hercule de lades antrl"' 'Snorants attribuaient tous les faitscartes. ||s° , ™ s > V ? LT - Dict. phil. Newton et Des-temns-ri n i a PPliffué au temps, signifie en cedepu r is C .e moment'^ pa3 - VU j^ U>ici ’ « D ’ ici ,à ’ment Rever,È résent jusqu’à un autre mo-votre'affaire. || Z Ki g en gî"! ,à j’aurai arrangéu ‘K- u ici à demain, pendant une
longue suite. 11 y aurait des histoires tragiques àvous conter d’ici à demain, sév. <3 nov. 1676.|| 6° Ici-bas, loc. adv. Dans ce bas monde, sur laterre. Les Levantins en leur légende Disent qu’uncertain rat, las des soins d’ici-bas, la font. Fabl .vu, 3. Mes amis, dit le solitaire, Les choses d’ici-basne me regardent plus, id. tb. || 7° Ici se joint aussià d’autres adverbes. J’ai crainte, ici dessous, dequelque manigance, mol. l'Ét. 1 , 4. Vite, venez noustendre ici dedans le conseiller des grâces, id. Préc.7. Depuis quelque temps il y a des voleurs ici au-tour, id. D. Juan, m, 2 .
— REM. 1. C’est ici que.... et non c’est ici où....du moins telle est la règle actuelle. Autrefois cepléonasme, car c’est un pléonasme, était admis.C’est ici où l’on connaîtra le danger des chargespubliques, mass. Avent, Jugem. C’est ici où jepourrais appeler le monde en témoignage, id. Car.Dégoûts. || 2. À un substantif on joint ci, non ici :ce lieu-ci, et non ce lieu ici. Mais autrefois icis’employait comme nous employons ci : Et prie Dieuqu’il nous garde en ce bas monde ici, Régnier,Sat. viii. Je me résolus de laisser tout ce monde ici àleurs disputes, desc. iféth. v, 2 . Le long temps qu’ily a que vous n’avez reçu de nouvelles de ces quar-tiers ici, pascal, Lettre d MmePérier, 31 janv. 1643.Sa charité n’est point perdue, même en ce mondeici, sév. juin isso.
— SYN. ici, Là. Ici est le lieu même où est la per-sonne qui parle ; là est un lieu différent. Ici marqueun endroit déterminé ; là est plus vague : Venez ici,allez là. L’un est plus près, l’autre plus éloigné.
— HlST. xi* s. E [il] mettrad [le bétail en litige]en uele [égale] main, d’issi là que il seit derained[jugé], Lois de Guill. 26 . Jel [je le] vous pardoinici et devant Deu, Ch. de Roi. xxix. Plus près d’icipourrez trouver les Francs , ib. cxcii. || xir s. Dozemil homes, que vous ici veez, Roncisv. p. 3. ici deGuiteclin le lairomes ester, Sax. xm. || xm* s. Cishoms qui orendroit s’en est alé d’ici, Berte, cxviii.L’en dit que l’election soit quassée, pour ce que liborgois de deus jornées d’ici ne furent pas semons,Liv. de jostice, 43. C’est la fontaine périlleuse, Tantamere et tant venimeuse, Qu’el tua le bel NarcissusQuant il se miroit iqui sus, la Rose, 20612 . || xiv* s.Mes nous n’en parlerons plus ici endroit, oresme ,Eth. vi, 10. || xv* s. Que j’ay nommées icy devant[plus hautl, comm. v, 7. || xvi* s. Icy chanter, làpleurer je la vy, Icy sourire, et là je fu ravy De sesdiscours par lesquels je desvie, ronsard, 85. D’ici àcent ans, mont, i, 84. Ces maistres icy sont de toutsles hommes ceulz qui.... id. i, 4 44.
— ÊTYM . Bourg, iquy, icin; pic. ichi, iki-, Berry,ici, écit; norm. ichin; prov. ai ci, aissi; du lat. eccehic, d’où eccic, d’après Diez, qui remarque que,dans des textes du vin* siècle, on avait, par un justesentiment de l’étymologie, exprimé ici par ecce :parentes ecce habeo multos, j’ai ici beaucoup deparents. Ce qui assure cette étymologie, c’est qu’elles’applique à ça, à icel, à iceste, et à toutes lesformes congénères des langues soeurs.
t ICICANE (i—si-ka-n’), s. f. Terme de chimie.Corps cristallisable retiré de la résine de l’teica ara-couchini, Aubl., arbuste de Cayenne , de la familledes térébinthacées.
ICOGLAN (i-ko-glan), a. m. Page du Grand Sei-gneur. Au fond d’un sérail inutile, Que fait parmices icoglans Le vieux successeur imbécile Des Ba-jazets et des Orcans? volt. Ode io\
— ÊTYM. Corruption de itch-oghlan, mots turcsqui signifient : ttch, intérieur, et 0 ghldn, jeune page.
f ICONIQUE (i-ko-ni-k’), adj. Terme d’antiquitégrecque. Statue iconique, statue de grandeur natu-relle qu’on érigeait à celui qui avait été trois foisvainqueur dans les jeux sacrés.
— ÉTYM . EIm'/ixoç, de elxùv, image, forme ren-forcée du radical ix, laquelle est pure dans IxeXo;,semblable.
t ICONOCLASME (i-ko-no-kla-sm’), s. m. Doc-trine des iconoclastes.
— Êtym. Voy. iconoclaste.
ICONOCLASTE (i-ko-no-kla-sf), s. m. || I» Bri-seur d’images, nom d’une secte d’hérétiques duviii* siècle qui firent la guerre aux saintes images.Le pape y envoya ses légats [au concile de 787] ; leconcile des iconoclastes fut condamné ; ils sont dé-testés comme gens qui, à l’exemple des Sarrasins,accusaient les chrétiens d’idolâtrie, boss. Ifist. j4 4. || Adj. La persécution iconoclaste. || 2” Par ex-tension, il se dit de tous ceux qui sont ennemisde la représentation des personnes divines. Cetterace [les Juifs] est en horreur aux Russes , peut-être parce qu’elle est presque iconoclaste, tandis
que les Moscovites poussent l’adoration des imagesjusqu’à l’idolâtrie, ségur, Hist. de Nap. vi, 4. || Adj.La fureur iconoclaste des huguenots.
— ÊTYM . ElxovoxXâ<rr»i;, de elxùv, image, etxXdw, briser.
ICONOGRAPHE (i-ko-no-gra-f) ,s.m. Celui qui estsavant en iconographie, qui s’occupe d’iconographie.
— ÊTYM . Elxovoypôçoe, de elxùv, image, et yp<x-ettv, écrire.
ICONOGRAPHIE (i-ko-no-gra-fie), s. f. || 1° Con-naissance et description des figures et des repré-sentations divines et humaines. || Particulièrement.Connaissance des monuments antiques, tels que lesbustes, les peintures, etc. || 2” Collection dè por-traits d’hommes célèbres.
— ÊTYM . Eixovoypapla (voy. ICONOGRAPHE).
ICONOGRAPHIQUE li-ko-no-gra-fi-k’), adj. Qui
appartient à l’iconographie.
ICONOLÂTRE (i-ko-no-lâ-tr’), s. m. Adorateurd’images, nom que les iconoclastes donnaient auxcatholiques, qu’ils accusaient d’adorer les images.
— ÊTYM . Elxùv, image, et XxipeOeiv, adorer(voy. latrie).
f ICONOLÂTRIE (i-ko-no-lâ-trie), s. f. Adora-tion des images.
t ICONOLÀTRIQUE (i-ko-no-lâ-tri-k’), adj. Quia rapport aux ieonolâtres ou à l’iconolâtrie.
ICONOLOGIE (i-ko-no-lo-jie), s. f. Explication desimages, des monuments antiques. || Explication desfigures allégoriques et de leurs attributs || Termede peinture. L’art de représenter les êtres de raisonpar des emblèmes, par des figures allégoriques.
— ÊTYM . ElxovoXoyîa, de Etxwv, image, et Xàyoî,discours.
f ICONOLOGIQUE (i-ko-no-lo-ji-k’), adj. Qui arapport à l’iconologie. Dictionnaire iconologique.
f ICONOLOGISTE ( i-ko-no-lo-ji-st’) ou ICONO-LOGUE (i-ko-no-lo-gh’), s. m. Auteur d’une icono-logie.
f ICONOMANIE (i-ko-no-ma-nie), ». f. Passionpour les tableaux, les images.
— ÊTYM . Elxùv, image, et manie.
ICONOMAQUE (i-ko-no-ma-k’), ». m. Celui qui
combat le culte des images.
— ÊTYM . Etxovouctyo;, de elxùv, image, et p.d-yecrôai, combattre.
' f ICONOPHILE (i-ko-no-fi-T), ». m. Terme didac-tique. Celui qui aime les images, qui se connaît enfait d’estampes.
— êtym. Elxùv, image, et ipîXoç, ami.
f ICONOSTASE (i-ko-no-sta-z’), ». f. Dans leséglises grecques, sorte de grand écran chargé d’i-mages de saints, à trois portes ; ces portes se fermentquand le prêtre accomplit quelqu’un des mystères.
— ÊTYM . Elxùv, image, et ardo-iç, action de poser.
f ICONOSTROPHE (i-ko-no-stro-F), ». m. Terme
de physique. Instrument d’optique qui, renversantles objets à la vue, sert aux graveurs pour copierleur modèle.
— ÊTYM . Elxùv, image, et oxpéipeiv, tourner.
ICOSAÈDRE (i-ko-za-è-dr’), s. m. Terme de géo-métrie. Corps solide qui a vingt faces. La surfacede l’icosaèdre régulier est composée de vingt trian-gles équilatéraux.
— ÊTYM . Elxooixtêpoi;, de eÏxocti , vingt (voy.vingt), et ISpa, face.
f ICOSANDRE (i-ko-zan-dr’), adj. Terme de bo-tanique. Qui a vingt étamines ou plus insérées surle calice. || S. f. Genre de sapotacées où l’on dis-tingue l’icosandre gutte ; elle croît à Bornéo , etfournit la gutta-percha qui nous vient de Singa-pore, LEGOARANT.
— ÊTYM . Elxooi, vingt, et àvfjp, mâle, étamine.
ICOSANDRIE ( i-ko-zan-drie) , s. f. Terme de
botanique. Nom donné dans le système de Linné àune classe et à deux ordres renfermant des plantesqui ont vingt étamines ou plus insérées sur la pa-roi interne du calice, tandis que dans la polyan-drie elles sont insérées sur le réceptacle.
t ICOSANDRIQUE (i-ko-zan-dri-k’), adj. Qui ap-partient à l’icosandrie.
f ICOSIGONE (i-ko-zi-go-n’), adj. Terme didac-tique. Qui a vingt angles. || .S. m. Polygone devingt côtés.
— ÊTYM . Elxoet, vingt, et ywvoç, angle.
ICTÈRE (i-ktè-r’), ». m. Terme de médecine.Maladie caractérisée par la couleur jaune que pren-nent les téguments, la conjonctive et l’urine. || Ic-tère grave, maladie aiguë, caractérisée par la co-loration jaune, la fièvre, des symptômes cérébrauxet la destruction des cellules hépatiques. || Ictèrebleu, synonyme impropre de cyanose.
— êtym. IxTepo;, jaunisse; origine inconnue.