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moutonné, ce fut son terme, loménie de BRiENNE,l/em .inéd. t. ii, p. 279, dans pougens. ...le champ des; tombeaux, Où l’herbe moutonnée Couvre, après lajournée [après la vie], Le sommeil des hameaux,lamart. Jlarm. m, «o. ||2° Se dit quelquefois del’aspect du ciel et des nuages, quand ceux-ci sontblancs et forment des flocons pressés. || 3“ Termede géologie. Roches moutonnées, roches proémi-nentes qui se montrent usées en forme de mamelonsarrondis après le passage d’un glacier. || 4° Se dit dela tète du cheval, quand, vue de côté, elle forme uneligne convexe depuis les yeux jusqu’au bout du nezcomme la tête du mouton. Les chevaux barbes ontla tète belle, petite et assez ordinairement mouton-née, buff. Cheval.
MOUTONNER (mou-to-né), v. a. || 1” V. a. Ren-dre frisé et annelé comme la laine d’un mouton.Moutonner la tête d’un enfant. || 2° Fig. Moutonnerun prisonnier, tâcher de gagner sa confiance pour dé-couvrir son secret afin de le révéler. || 3° V. n. S’a-giter en écume blanchissante, en parlant des eauxde la mer, d’un lac, d’une rivière. Tantôt les lames,on faisant moutonner leurs cimes, imitaient destroupeaux blancs, chatràubr. Génie, i, v, 12 .|| 4" Par plaisanterie, se moutonner, ». réfl. Se fairemouton, doux, traitable. Il faut que l’un des deuxse moutonne, ce doit être le plus faible, M“* degraffigny, dans le Dict. de bescherelle.
— hist. xv* s. Je fai par mes gens voltiger leschevaux, les fleschir, contourner, donner quarriere,arrester court, cabrer, moutonner, soubzlever....Alector, roman, p. 67, dans lacurne.
f MOUTONNERIE (mou-to-ne-rie), s.f. || 1* Termefamilier. Simplicité, bêtise. || 2° Penchant à imiterautrui. Les hommes savent compter, très-peu saventapprécier; de lâ cette moutonnerie qu’on appelle sivolontiers dans le monde bon sens, et qui se réduitt penser d’une manière que le grand nombre nedésapprouve pas, turgot, dans le Dict. de besche-rei.lb | 3° Fado poésie pastorale. Dans ton beauroman pastoral, Avec tes moutons pêle-mêle, Sur unton bien doux, bien moral, Berger , bergère, auteur,tout bêle; Puis bergers, auteur, lecteur, chien,S’endorment de moutonnerie; Pour réveiller labergerie, Ohl qu'un petit loup viendrait bien ! lebrun, Épigr. sur les bergeries de Florian.
f MOUTONNET (mou-to-né), s. m. Monnaie quel’on frappa sous Charles VI , la même que le mouton.
-[MOUTONNEUX, EUSE (mou-to-neû, neû-z’),adj. Oui moutonne. Mer moutonneuse.
MOUTONNIER, 1ÈRE (mou-to-niè, niè-r’), adj.|| 1* Qui a la nature des moutons. La moutonnièrecréature Pesait plus qu’un fromage, la font. Fdbl.Il, <6. || 2" Fig. Qui fait ce qu’il voit faire. Qu’unseul mouton se jette à la rivière, Vous ne verreznulle âme moutonnière Rester au bord : toutes fe-ront le saut, la font. Abb. mal. Quand on a lemalheur d’être dans un pays de persécution et deservitude, au milieu d’une nation esclave et mou-tonnière, on est bien heureux qu’il y ait, dans unpays libre, des philosophes qui puissent élever lavoix, d’alemb. LeU. d Voltaire , <4 avr. «760. Lesextases [devant un tableau] de la multitude igno-rante et moutonnière, bachaumont, Uérn. secr.t. xxxvi, p. 372. || On a dit aussi moutonnique. Fa-çon particulière aux esprits moutonniques du philo-sophe Huarto, g. naudé, Apologie, p. «6.
— HIST. xv* s. Et à ce malostru Changeon, Mou-tonnier, qui tient en procès. Je laisse trois coupsd’escourgeon, villon, Petit testament. || xvi* s. Lanauf vuidée du marchant et des moutons : reste ilicy, dist Panurge, ulle amo moutonnière? rab.Pant. iv, ».
f MOUTONNIÈREMENT (mou-to-niè-re-man),adv. D’une façon moutonnière. Et nous l’aurons....malgré vos machines à décrets, qui viennent mou-tonnièrement, sur votre message, de décréter lapeine de mort contre ceux qui demanderont cetteconstitution de 93, babœuf, Pièces, 1 , 123.
+ MOUTONNIQUE (mou-to-ni-k’), adj. Voy. mou-tonnikr.
mouture (mou-lu-r’), s. f. || 1» Action de ré-duire le blé en farine entre des meules. Dans lesdernières années de sa vie, il eut la consolation devoir former un établissement destiné à perfection-ner la pratique de la mouture et de la boulangerie,eoNDORCET, Duhamel. || Mouture marchande, mou-ture en grand. || Mouture rustique, celle qui est Llu-tée par un seul btuteau. || Mouture économique, celle
qui sépare les sons. || Mouture en son gros, celle quilaisse au boulangerie soin de séparer, après la pre-mière opération, le son du gruau. || Mouture à lagrosse, mouture qui livre au boulanger la farinebrute. || 2° Appareil pour moudre. Pour des massescomme celles-ci [l’armée française en Russie ], si lesprécautions ne sont pas prises, les moutures d’au-cun pays ne pourront suffire, ségur, Hist. de Map .m, 2 . || 3° Salaire du meunier. Ce meunier a prisdouble mouture. || Fig. Tirer d’un sac deux moutu-res, prendre double profit dans une même affaire,et, en général, faire servir une même chose à deuxfins. 11 ramasse et réunit en soi tout ce dont onpeut faire un revenu dans le royaume, qui étant unefois dîmé â la rigueur, on ne peut plus y retouchersans s’exposer â tirer d’un sac plusieurs moutures,vaub. Dîme, p. 235. Si vous croyez que, quandl’homme peut légitimement tirer deux mouturesd’un sac, il n’y manque jamais, dider. Mém. t. ni,p. 304, dans pougens. || 4° Mélange de froment, deseigle et d’orge, par tiers.
— HIST. xv* s. Ostant ung petit picotin, Je pris,de soir et de matin, Tousjours d’un sac doublesmoustures, Rec. de farces, etc. p. 26i.||xvi* s.Tiroit d’un sac deux moultures, rab. i, «i.
— ETYM . Berry, modure , moudure; provenç.moldura, moltura, maudura; portug . mordura; dulat. molitura, de molere, moudre. Palsgrave , p. 23,écrit moulclure, et prononce mouture.
f MOUVAGE (mou-va-j’), s. m. Opération dontle but est de répartir la masse que contient uneforme à sucre.
— étym. Mouvoir, par le participe présent mou-vant.
MOUVANCE (mou-van-s’), s. f. Terme de juris-prudence féodale . Dépendance d’un fief à l’égard d’unautre. Un marchand, possesseur d’un ancien fief,reçoit foi et hommage d’un pair de France qui auraacheté un arrière-fief dans sa mouvance, volt.Mœurs, te. Les publicistes allemands prétendentencore que le Dauphiné doit être une mouvance del’Empire, id. ib. 75. || Mouvance passive, mouvanced’après laquelle un fief relevait d’un autre fief supé-rieur. || Mouvance active, celle d’après laquelle unfief en avait d’autres qui relevaient de lui. || Mou-vance noble ou féodale , celle dans laquelle le pos-sesseur du fief devait foi et hommage ou du moinsfidélité au possesseur du fief dominant. || Mouvanceroturière, celle dans laquelle le fief servant n’étaittenu qu’à certaines redevances. || Par extension. Lasoumission de la Grèce à l’empire romain, mêmesous les empereurs, fut plutôt une mouvance quiassurait la tranquillité publique, qu’un assujétisse-ment à charge aux particuliers et préjudiciable àla société, rollin, llist. anc. (Euv . t. ix, p. 432,dans pougens.
MOUVANT, ANTE (mou - van, van-t’), adj.|| 1* Qui a la puissance de mouvoir. C’est en vainqu’on voudrait s’imaginer que le mouvement soitune action dans la pierre plutôt que dans la feuille[emportée par la pierre], puisqu’il est partout demême nature, et que la pierre, qui est ici considé-rée comme mouvante, en efTet est elle-même jetée,boss. Libre arb. 9. C’est la même loi du mouvementqui s’exécute dans l’homme, dans tous les animaux,dans tous les êtres; partout les leviers agissent sui-vant la règle qui veut que les poids à soulever soienten raison inverse de la distance du pouvoir mou-vant, volt. De l’âme, ch. «. || Force mouvante, forcequi produit un mouvement actuel. || Fig. Il veut quela foi soit la cause mouvante qui fasse agir en noustoutes les vertus, bourdal. 3* dim. après l'Épiphan.Dominic. 1. 1 , p. «29. || 2° Qui se meut. Ceux qui sa-vent combien de divers automates ou machinesmouvantes l'industrie des hommes peut faire, sansy employer que fort peu de pièces.... desc. Méth. v,9. Ce n’est qu’une idole mouvante ; Ses yeux sontsans vigueur, sa bouche sans appas, corn, laPlace roy. u, 3. L’Océan lui-même est couvert etsillonné de milliers de barques dont les mâts res-semblent de loin à des forêts mouvantes, raynal,llist. phil. i, 20 . || Tableau mouvant, tableau à res-sorts, qui présente successivement diverses figures,et quelquefois même des figures mobiles. Ses ta-bleaux mouvants ont été un des ornements deMarly.... le premier, que le roi appela son petitopéra, changeait cinq fois de décorations â un coupde sifflet.... une petite boule qui était au bas de labordure et que l’on tirait un peu donnait le coup desifflet et mettait tout en mouvement, parce que toutétait réduit à un seul principe ; les cinq actes dupetit opéra étaient représentés par des figures qu’on
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pouvait regarder comme les vrais pantomimes desanciens : elles ne jouaient que par leurs mouvements ou leurs gestes, qui exprimaient les suje
dont il s’agissait ; cet opéra recommençait quajr
fois de suite, sans qu’il fût besoin de remonter le^ressorts; et, si Qn voulait arrêter le cours d’une re-présentation à quelque instant que ce fût, onpouvait par le moyen d’une petite détente cach ^dans la bordure ; on avait aussitôt un tableau ot-dinaire et fixe ; et, si on retouchait la petite bou 1 >tout reprenait où il avait fini ; ce tableau, long <]seize pouces six lignes sans la bordure, et haut®treize pouces quatre lignes, n’avait qu’un P ouatrois lignes d’épaisseur pour renfermer toutesmachines, fontf.n. le P. Sébastien. || Fig-mouvant, point de vue animé par un passage jf 'quent d’hommes, de chevaux, de voitures. || H sdit aussi fig. des images littéraires. Si l’on peut.--former de chaque suite d’idées un tableau bar®?nieux et mouvant, buff. Disc, de réception. |l *■'un autre sens. Tableau mouvant, nom donné autrefois à un grand tableau exposé dans Ja plupart debureaux des communautés, qui contenait, par ord ■de réception, les noms et surnoms de tous ceux qavaient passé par les charges de gardes ou de j ureS ’et dans lequel on remplaçait à fur et à mesure «•noms de ceux qui mouraient par les n'oms de ceuqui suivaient. || Terme de zoologie.Pattes mouvante 3 ’pattes qui, pendant le repos de l'animal, sont e
un perpétuel mouvement vibratoire, comme dans
tipule. || Terme de blason. Il s’emploie pour indiquede quel côté naît ou sort une figure. Il porte d'az uà trois rais d’or mouvants du chef de l’écu. || 3" f esolide, où l’on enfonce quand on marche. Terraimouvant. Les beaux contes que vous avez faits aroi du sable mouvant, hamilt. Gramm. xi. • a sporté mon courroux, ma honte et mes regrets Danles sables mouvants, dans le fond des forêts, vol •I Alt. n, «. || Fig. Tout mon dessein ne tendait qum’assurer et à rejeter la terre mouvante et le sal)pour trouver le roc ou l’argile, desc. Méthode, IU> 'Pour élever un monument durable, il fallait encresériés fondements dans un sol moins mouvant qla poussière de ce monde, chateaub. Génie, HL v5 . || Fig. La cour est un terrain mouvant, il est aificile de s’y tenir longtemps dans la même situation. || 4" Terme de jurisprudence féodale . Qui rlève de. La terre de Montmorency, mouvantel’abbaye de Saint-Denis , et peut-être première b*ronnie de ce district, st-sim. 26, 46. || S“S.m.Tetn>de chasse. Oiseau qu’on emploie pour attirer dans upiège d’autres oiseaux de même espèces. u
— HIST. xv* s. Et estaient les Brabançons logé®Pont à Riele, mouvant de l’abbaye de Saint-N JClas, froiss. i, i, « 27 . || xvi* s. Le feu est la substan^11. plus mouvante qui soit en toute la nature, aM ï0 ’Corn. 36. Desmomjoies d’arenemouvante, mont. >232. Ce n’est aulcunement vertu, il y a une a®fin proposée, aultre cause mouvante, in. i, 363.1la ditte coustume n’est loisible ne permis à aucde faire ne de tenir et avoir garenne, fujei 6°lombier mouvant de pied, Coust. génér. t.H, p- 72 '— ETYM . Mouvoir. t
f MOUVE-CIIAUX (mou-ve-chô), s. m. Boum»de raffineur.
MOUVÉ, ÉE (mou-vé, vèe), part, passé de ®ver. La terre mouvée dans une caisse. . -
MOUVEMENT (mou-ve-man), s. m. || 1° û ctlpar laquelle un corps ou quelqu’une de ses P arpasse d’un lieu à un autre, d’une place à une aut •Accélérer, ralentir le mouvement. Donner, cota ,niquer le mouvement. Mettre une chose en ® ou 'ment. Pour se bien porter, il faut se donner du ni ^vement. Sa force [de l’homme] est fort petite,sorte que, pour ses ouvrages un peu considérable 3 ! ^est obligé de se servir des grands mouvements gtrouve dans la nature, qui sont ceux de l’eau» ^l’air et du feu, Nicole, Ess. de mor. 4 " traité, ou- •Notre nature est dans le mouvement; le repos ^tier est la mort, paSc. Pens. xxv, 7, éd. haVET ' -moyen d’imaginer qu’un état [la langueur a®
reuse]....puisse s’accommoder du mouvement in* ^
déré de cette voiture [la diligence]? sév. 2li J. j1677. C’est le ressort qui donne le mouve®tout le corps, mass. Carême, Prosp. Conforme^mouvements à la prononciation même et a ^de l’orateur, rollin, Traité des Ét. vi, 3* P ar ’ e ' u ts§ 3. Il [le rat de Madagascar ] avait les mouve ^très-vifs, mais un petit cri plus faible que c al’écureuil, et à peu près semblable, buff. V* , el(t. vm, p. 245. La nature est plus belle quel “ ’ fa jtdans un être animé, la liberté des mouveni.