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Tome troisième. I - P.
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etncm, pasc. Jrov. xvm. Saint Augustin , celui quile mieux entendu que le libre arbitre est deeu, boss. Atout). mysl. x, i . Sentiez-vous, diles-oi, ces violents transports Qui dun esprit divinont mouvoir les ressorts? boil. Sat. ix. Ce corps» et mortel est-il donc si sacré Que lesprit qui leffleut ne le quitte à son gré? volt. Âh. v, s. || Pro-erbc. Lobjet meut la puissance, la présence de

I objet détermine à laction; locution prise de laPhilosophie dAristote la puissance signifie lasimple disposition à faire une chose ; quand cettepaissance était mue, elle passait à lacte, || Absolu-ment. Et mon bras nest du sien quun chétif instru-ment Oui ne meut et nagit que par son mouvement,"Otbod, Bélisaire , i, (. Sur un corps qui ne vit,ne meut ni ne respire, la font. Fabl . v, 20 . || J cesoouses et autres considérations à ce mouvant, cest-a-atre nous portant, nous excitant; formule quiemployait dans les édits du roi. ||8 Mouvoir unequerelle, une question, susciter une querelle, unequestion.... jai vu les gens Mouvoir deux ques- 10 ns.. la font. Qui-prnq. || Mouvoir guerre, faireguerre (locution vieillie). Cette parole fut cause At-arnbyse grandement courroucé do mouvoir guerre

Egypte , p. l. cour . Trad. d'Ilérodote. || En termese palais, tous procès mus et à mouvoir. || 4 V. n.erme de féodalité. Se dit dune terre qui relève d'uneutre. || B- Se mouvoir, v. réjl. Être déplacé par unmouvement. Aux accords dAmphion les pierres semouvaient, boil. Art poét. tv. Que Rohault vaine-ment sèche pour concevoir, Comment, tout étantP'uin, tout a pu se mouvoir, id. Épitre v. La cause«terminante de son mouvement étant contre-balan-f, * animal ne se mouvra pas pour atteindre àobjet de son appétit, buff. Nature des anim. Tout sePasse, se suit, se succède, se renouvelle et se meutPar une puissance irrésistible, id. Quadrup. 1.1, p. 6.

II Avec ellipse du pronom se, faire mouvoir, mettree n mouvement. On brûla dans le marché de Londres Plusieurs statues de bois que des moines faisaientmouvoir par des ressorts, volt. Moeurs , 136.Il Fig. Ouest-ce quune armée? Cest un corps animéuune infinité de passions différentes quun hommehabile fait mouvoir pour la défense de la patrie,?t.Écn. Turenne. Les ressorts secrets qui font mou-voir les cours et les empires, mass. Carême, lmmut.

REM. LAcadémie dit que plusieurs des tempsde ce verbe ne sont usités que dans le style didac-tique, mais les exemples classiques rapportés ci-dessus permettent den user partout.

MST. xr s. Je ten muvrai un tel si grant con-traire [opposition], Ch. de Bol. xx. Après lui dist :cuivert, mar i moüstcs [à malheur y vîntes], ib. cii.Il xu* s. Seignor, par tel maniéré, nus [nul] nenoit doutans, Fu meüe la guerre entre Saisnes etFrans, Sax. v. Ne la meüssent [une pierre] li buefd'une charrue, Donc. p. toe. JJ xm* s. Avant quevous movês de ci [avant que vous partiez dici], laliose, 205*. Li pueples.... Qui fu tous de pitié meüs,>b. 588». Li quens Baudoins leur mande, par leoonseil le duc de Venise etdes autres barons, quilheûsscnt [se missent en mouvement] A lissue de^ars, villeii. liv. Si en fu mervelles [singulière-ment] métis en pitiet, C/ir. dellains, 8S. À mouvoirvertueuse guerre Pour nostre adversaire conquerre,* BE meung, Tr. 27. Se cest héritages, li pies [leProcès] demorra par devant le segneur de qui ilmuet, beaum.ii, 2 ». Dupraelfpré] mouvoit une aléequi aloit au fium, joinv. 244. Naiez paour, je ne diPas Qu e meviez isnel le pas, Pour la sainte terreuetendre, ruteb. t (8. || xiv s. Les utilités pour quoi°s mendibles [mAchoires ] desous se meuvent sansoies desus, n. de mondeville, f 19, verso. Ce qui

3eut à telles opinions, c'est pour ce que ilzFis nt ^ Ulr ' e ma ' et la misere ilz sont, oresme,A. iv. || xv* s. Adonc commencèrent à parlers dames et ces seigneurs ensemble, et la jeuneme eu estant se tenoit toute coie, et ne mouvoitoeil ni bouche, froiss. xi, n, 229. IncontinentVj 0 un 8 discord se mouvoit en Angleterre, comm.jui ' Oui peut avoir meu le conte de prendre cette

d 0n a . nce 1D - i, t. Vous devez avoir entendu au long

8ra n j mouv °it ceste guerre, id. ni, 3. Sil y metdoit r err ' en te * que le mur peust empirer, ilterre fa ' re P*' er de pierre de taille, mouvant dede t auldsant pour le soustenir; et, sil ne meuttour er ;e. si doit il estre fondé sur fondement ouL e ..U 6 P*erro de taille, Ordonnance, (485. j| xvis.tr e | ancelier Duprat, de longtemps mal meu coLi e e't seigneur de Semblançay, M. du bellay, 72.le m S es i° uit grandement après quil eut achevéPrem ndc fi uaiui il le veit tourner et mouvoir sonmier mouvement* amyot, Lyc. oo. Quand les

| Grecs movoyent armes les ungs contre les aultres,

| rab. Garg. i, 48. Estans sur la rivière do Loyre,nous sembloyent les arbres prochains se movoir;toutefoys ilz ne se mouvent, mais nous, par le de-cours du basteau, id. Pant. v, 28 . Les muscles se re-virans vers leurs origines mouvent los fracturé, paré,xiii, 4. Quels ressorts nous meuvent, mont, i, (72.

ÊTYM. Berry et Normandie, mouver; wallon ,mouwer; provenç. mover, motme; cat. mourer;esp. et port, mover; ital. m orere; du lat. mocere.Le radical sanscrit parait être dans movere,meare. Le participe meii, devenu, par contrac-tion, suppose un participe barbare morutus.

f M0V1MLITÉ (mo-vi-bi-li-),s. f. Synonyme au-jourd'hui inusité damovibilité. Les maires neurentgarde de rétablir la movibilité des charges, montesq.Esp. xxxi, 7.

ETYM . Dérivé de mouvoir.

MOXA (mo-ksa), s. m. Terme de chirurgie. Motpar lequel les Chinois et les Japonais désignent untissu cotonneux quils préparent avec les feuillesdesséchées de Yartemisia chincnsis, L. pour brûlersur les téguments dune personne malade. || En Eu-rope , petit cylindre fait avec diverses matières,mais le plus ordinairement avec du coton cardé,entouré dune bandelette de toile, et que lon brûlecomme font les Chinois.

t MOXIBUSTION (mo-ksi-bu-stion), ». f. Termede chirurgie. Mode de cautérisation ou dustionpropre aux diverses substances avec lesquelles onpeut faire des moxas.

ÊTYM. Moxa , et le radical latin bustio qui estdans com-bustio (voy. combustion).

t MOYAU (mo-), ». m. Foutre quon met surle marc pour le soumettre à laction du pressoir.

MOYE (mol), ». f. Terme de maçonnerie. Nomquon donne au tendre dune pierre dure, cest-à-dire à la partie de la pierre par laquelle elle suitson lit de carrière, et qui la fait déliter.

ÊTYM . Lancien franç. avait moie, tas, mon-ceau, qui ne convient pas ici. Le vrai sens estdonné A moyé ; pierre moyée, pierre sciée en deux,dont le tendre est abattu; moye est donc le latinmedia, et signifie moitié.

f MOYÊ, ÊE (mo-, iée), adj. Pierre moyée, pierrequi est altérée par sa partie tendre. || Se dit aussidune pierre de taille sciée en deux; dune pierredont le tendre est abattu. Pierre moyée.

(. MOYEN, ENNE (mo-iin,-n; plusieurs di-sent moi-iien ; daprès Bèze, xvi siècle, on doitprononcer moi-ien; dautres prononçaient moi-en,dautres mo-ien, à tort suivant lui), adj. || 1" Quioccupe une situation intermédiaire. Le ventre [durhinocérosj était gros et pendait presque à terre,surtout à la partie moyenne, buff. Quadrup. t. iv,p. 330, dans pougens. || La moyenne région de lair,la région de lair qui est entre la haute et la basse.|| 2° Qui tient le milieu entre deux extrémités. Unetaille moyenne. || Des médailles de moyen bronze,ou, absolument, du moyen bronze, des médaillesd'une médiocre grandeur. || Être de moyen Age ,nètre ni jeune ni vieux. Les souvenirs de l'Agemoyen sont toujours moins vifs que ceux de la pre-mière jeunesse, i. J. rouss. Confess. iv. |) Moyen Age ,le temps qui sest écoulé depuis la chute de lempireromain en 475 jusquA la prise de Constantinople parMahomet II , en (453; d'autres le font commenceren 395, à cause du partage de lempire romain enempire doccident et empire dorient. || Dans lesarts, moyen Age est souvent pris comme adjectif.Costume moyen Age. 11 devait mexécuter une ha-bitation dans le goût du moyen Age avec fenêtres àogives, décoration extérieure à dentelles, cloche-tons, sculptures gothiques, goules, salamandres etgargouilles.... la maison moyen âge fut comman-dée, reybaud, Jérôme Paturot, u, 7. Il La moyennelatinité, auteurs qui ont écrit depuis le temps deSévère ou environ, jusquA la décadence de lempire.113 Fig. Qui nest ni bon ni mauvais. On veut quil[saint Augustin] nait point admis dactions moyennesdans la morale, et qui ne fussent bonnes ou mau-vaises, contre ce quenseigne lécole, qui en recon-naît dindifférentes, la moitié le vayer, Vertu despaïens, i, avant-propos. || Familièrement. Femme demoyenne vertu, femme dune conduite suspecte,dune vertu équivoque. [Les roués étaient] Noce,Brancas, Biron, Canillac, et quelques dames demoyenne vertu, mais du monde, st-sim. *38, ei.|| 4 Moyenne justice, voy. justice. Il Moyen justi-cier, seigneur qui était placé entre le haut et lebas justicier. || 5 Qui sert dintermédiaire danslordre intellectuel. Plus un entendement a d éten-due ou de perspicacité, moins il multiplie les idees

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moyennes, bonnet, Ess. anal, âme, ch. 18 . || Termede logique. Moyen termp, et, substantivement, lemoyen, le terme dun syllogisme qui sert A unirles deux autres. || Fig. et familièrement. Moyenterme, parti moyen quon prend pour terminer uneaffaire embarrassante. || 6 Terme de mathématique.Termes moyens, ou, substantivement, les moyens,les deux termes du milieu , dans une proportion.Dans toute proportion géométrique, le produit desextrêmes est égal à celui des moyens. || Moyens pro-portionnels dans une progression arithmétique ougéométrique, tous les termes placés entre les deuxtermes extrêmes. Insérer entre deux termes quatremoyens proportionnels, arithmétiques ou géomé-triques. || Onditaussi pourabréger: moyens arithmé-tiques, moyens géométriques. || S.f. Moyenne propor-tionnelle arithmétique, ou, simplement, moyenne,quantité moyenne entre deux autres, qui excède au-tant la plus petite quelle est surpassée par la plusgrande. Moyenne proportionnelle géométrique, ou,simplement, moyenne, quantité moyenne entre deuxautres, en ce sens quelle a avec la première lemême rapport géométrique que la seconde a avecelle. || 7° Terme dastronomie. Temps moyen, letemps marqué par un soleil fictif qui marcheraittoujours du même pas. || Longitude moyenne dusoleil, le lieu de lécliptique il se trouverait àchaque instant, si, à partir de son passage parl'apogée, il marchait d'un mouvement uniforme.|| Lieu moyen dune planète, lieu devrait setrouver celte planète, si elle néprouvait pas deperturbations dans son mouvement. || Distancemoyenne dune planète, le demi grand axe de lor-bite. || Mouvement moyen , celui que lon considèreindépendamment des inégalités qui le rendent plusou moins prompt. La constance des moyens mou-vements des planètes et des grands axes de leursorbites est un des phénomènes les plus remarqua-bles du système du monde, laplace, Exposé,iv, 3. || 8 Terme de marine. Moyen parallèle,petit cercle parallèle à léquateur et qui passe parla latitude dun point du méridien qui tient lemilieu entre deux points donnés de ce même mé-ridien. || 9 Terme de physique. Températuremoyenne d'un jour, celle quon obtient en ajoutantentre elles les observations faites à tous les instantsde la journée, et divisant cette somme par le nom-bre de ces instants. || 10 Terme de statistique. Viemoyenne, voy. vie. || 11 ferme de bourse. Coursmoyen, voy. cours, n ( (. || 12Terme de grammaire.Verbe moyen, verbe qui, dans quelques langues,participe de lactif et du passif, soit pour le sens,soit pour les terminaisons, et qui, en particulier,dans le grec, implique toujours une idée de ré-flexion, de retour indirect de laction sur son au-teur, sur le sujet. || On dit de même : voixmoyenne, aoriste moyen, parfait moyen. || Parfaitmoyen se dit, improprement, dune forme de parfaitqui a la terminaison active en a, et la significationégalement active. Le prétendu parfait moyen estun parfait second. || 13 Écrire en moyen, employerune écriture qui nest ni grosse ni fine, qui estentre les deux. || 14 Moyen duc , espèce de chouette.|| 15 Terme dancienne coutume. Succéder parmoyen, succéder par la médiation d une personneinterposée qui est morte, comme un petit-fils à unaïeul, un petit-neveu A son grand-oncle. || 16" S. f.Terme de mathématique. Moyenne, demi-sommede deux quantités, et, en général, la somme deplusieurs quantités divisée par leur nombre. Pren-dre la moyenne. || 17" En physique, en statis-tique, etc. Grandeur qui tient le milieu entre desquantités plus grandes et plus petites, de mêmenature, et qui est une valeur abstraite créée demanière à constituer la résultante unique d'ungrand nombre do résultats observés. La moyennedune masse dobservations de même ordre sobtienten divisant la somme des grandeurs observées parle nombre des observations. || 18" S. f. Moyennes,nom de deux petits canons que lon plaçait sur lepont dune galère.

HiST. xm* s. Si en ot [eut] plaintes desmonenes gens do la ville, Chr. de Bains, p. 220 .Il xiv s. [Un juge] Entre miséricorde et droit au-cune fois, Fist sovent droit moyen. Girart de

Boss. v. 2949 . Et porte honneur à toutes femmes,Soient damoiselles ou dames, Grandes, mpiennes oupetites, MACHAUT , p. ((7. Les tenailles sont petites,moianes, grans, agues.... h. de mondeville, f" 30.Entre deux nombres dont lun est trop grant etlautre trop petit, pluseurs nombres sont moiens,oresme, Elh. 287. f] xv s. Et ce que ces partiesordonneraient, les deux rais le tiendraient et le

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