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mont plutôt explosives. |18“ Semaine muette, lasemaine sainte, ainsi dite parce qu’on ne sonne pasles cloches. || 9° S. m. et f. Un muet, une muette.U institution des sourds et muets. Les poissons....tonnent un peuple de muets chez qui le langagedes signes est peu abondant, bonnet, Contempl. nat.*> 30 -1| Par antiphrase. Une muette des halles, uneharengère, une femme qui n’épargne pas les injures.Les femmes de la halle, qui sont les muettes de Pa-rts, mais qui ne laissent pas de babiller plus quele reste du monde, gui patin, Lettres , t. u, p.coi.
Il 10 “ Auplur. Muets, gens attachés au service dessultans, et qui, sans être privés de l’usage de la pa-role, ne s’expriment jamais que par signes. Le sultanlui envoya les muets, qui l’étranglèrent. Cette foulede chefs, d’esclaves, de muets, Peuple que dansses murs renferme ce palais, rac. llajas.it, t. Que« main des muets s’arme pour son supplice, id.j ' tv, 5. Les muets bigarrés armés du noir cor-d° n . v. hugo, Orientales, la Douleur du pacha.u ( ^ muet < espèce de serpent à sonnettes.
Il 12“ X la muette, loc. adv. Sans faire de bruit. Ce-lui-ci [l’épeiche] arrive toujours à la muette, c’est-à-dire, sans faire du bruit, et jamais d’un seul vol,Burp. Ois. t. xm, p. 9 u.
. — H KM. Appliqué aux personnes, muet suit tou-leurs le substantif : un homme muet, une femmemuette. Appliqué aux choses, il peut le précéder :une muette horreur.
— hist. xii* s. Tant puet [peut] et tant set etlant vaut Mes sire Kex en totes corz [cours], Qu’iln 1 est ja muez ne sorz, crestiem de troies, Cher,“u Lyon , v. 030. ||xm* s. Mais l’en ne puet muetservir, Qui pert sovent par soi trop taire, llomon de‘a poire. Quant li bourgoisoïrent çou, si furent tout®shahi, et li rois les regarda, si les vit tous mues,Chr. de Itains, p.229. || xv" s. Aveugle fault estre,B'uet et sourt; Trop de perilz sont à suir [suivre] lac °urt, e. desch. Douleur adccuant à ceux qui sui-rent la cour. || xvi* s. Et n’est si grand douleur,Qu'une douleur muette, du bellay, vi, io, recto. Nemonstre que tu sois trop ennemi du vice, Et soissouvent encor muet, aveugle et sourd, :d. vi, 38,t'erso. Muet comme un francolin pris, cotgrave. Osupplice muet [taire son amour], que ta force estlerrible! desportes, Amours d'ilippolyle, l.
— Etym . Diminutif de l'anc. franç. mu (voy.Mue a); wallon, mouwai ; namur. moia; Hainaut ,tniiau; ces formes sont parallèles à l’anc. français » miel, muiaux, autre diminutif de mu, qui, à beau-coup près, était le plus usité.
f MUÉTISME (mu-é-ti-sm’), s. m. S’est dit del’état du muet avant que le mot mutisme eût étéreçu dans la langue. La surdité et le muétisme denaissance, portal, Inst. Mem. scienc. 1807, 2 * se-mestre, p. 181 .
i. MUETTE (mu-è-t’), s. f. Maison destinée soit àBarder les mues de cerfs, soit à mettre les oiseauxde fauconnerie, au temps de la mue.
— Etym . Muer. Malgré la définition donnée par•'Académie, laquelle indique muer, il n’est nullements ûr que ce mot ne doive être rangé sous muette 2, etfl ue ce ne soit qu’un sens dérivé de cette muette-là.
2 - MUETTE (mu-è-t’), ». f. Maison bâtie dansj es parcs où l'on tient des relais de chasse, où sontms chenils, les équipages, et où logent les officiersy* vénerie, les piqueurs, etc. || Lieu auprès de Paris ,dans le bois de Boulogne , qui servait de rendez-v ? u s de chasse. || Terme de chasse. Se dit du gîteou le lièvre a fait ses petits.
— hist. xv* s. Eulx estant à la muette du chastel,llr erent deux viretons.... du cange, muela.
~~ Etym . Des étymologistes ont dit : « De mue
* est formé le nom de muette, qu’on donne aux mai-°ns des capitaineries et des juridictions de chasse;
* r d 6 ( |u’on y apporte ordinairement les mues desr f s , c’est-à-dire les têtes qu’ils ont posées et qu’on
couve dans les bois. » Mais rien ne.justifie cetteymologie ; ce mot est l’ancienne orthographe decutc (voy. ce mot) comme on le voit par ces exem-j i a ' ci : Je suis obligé d’aller demain à la Meuter e ma cour, Lettre du duc de Richelieu (le cor-.jP.oedant (le Voltaire ), dans Joum. des Débats,fs i* vr ' ,8 ° 3 - Au bois de Boulogne, à la Meutte, cej déc. 1743, Corresp. de Louis XV et de Noailles,’ H - P- 6D - Le jour de l’expérience a été indiqué la, niaine dernière au bois de Boulogne , au châteauJ la Meute, BACiiAUMONT, sooct. 1771,édit, de t7so.c ette époque on savait par la tradition que ce mot,( jue écrit muette, se prononçait meute ; puisla s’oublia, et l’on prononça muette, suivant l’écri-re - C’est à Génin, Récréât, philol. i, 06, que re-le mérite du redressement de cette étymologie.
f MUF.TTEMENT (mu-è-te-man), adu, D’unefaçon muette. Le roi parut étonné, et, à ce qui luiéchappa muettemenl, piqué du secret de l’entréed’Harcourt au conseil découvert, st-sim. 221 , 238.
— Etym . Muette, et le suffixe ment.
t MUEZZIN' (nm-è-zin’),s. m. Crieur qui du hautdes minarets appelle les musulmans à la prière.
|| On dit aussi mouezzin.
— ETYM . Arabe, mouddsdsin, crieur public.
MUFLE (mu-fl’), s. m. || 1° Partie nue et recou-verte d’une membrane muqueuse qui termine lemuseau de certains mammifères. Mufle de taureau, delion. || 2“ Terme de peinture et de sculpture. Masqueou ornement qui représente la tête de quelque ani-mal, particulièrement celle du lion. || 3“ Fig. et pardérision, visage d’un homme qu’on veut injurier. Dumeilleur de mon coeur je donnerais sur l’heure Lesvingt plus beaux louis de ce qui me demeure, Etpouvoir à loisir sur ce mufle assener Le plus grandcoup de poing que je puisse donner, mol. Tart.v,i.Chien d’homme 1 ho I que je suis tenté d’étrangesorte De faire sur ce mufle une application, id. leDép. u 7. Lui [cet abbé], dont l’oeil louche et lemufle effronté Font frissonner la tendre volupté,volt. Antigiton. || Donner sur le mufle à quelqu’un,le frapper au visage. || 4° Populairement. Personnelaide et désagréable. || 5- Mufle de veau, mufle debœuf, mufle de chien, le muflier des jardins,h 6° Terme de métallurgie. Orifice de la buse d’unsoufflet. || 7“ Bande de fer sur le bout d’un ressort.
— HIST. xvi* s. Ils avoienten leurs testes des armetsfaits en forme de gueules de bestes sauvages, et demeufles estranges, sur lesquels ilz portoient degrands et haults pennaches, amyot, Marius, 44.
— ETYM. Berry, moufle; de l’allemand Muffel,Moffel, chien à grosses lèvres pendantes, et, parextension, mufle, qui vient de l’ancien haut-alle-mand mupfan, contracter la bouche. On a ditmoufle, au féminin, pour mufle : Morbleu, si plustu m’interromps, Je pourrais à la fin te donner surla moufle, hauteroche, l’Amant qui ne flatte point,
f MUFLE AU (mu-flô), s. m. Muflier des jardins.
MUFLIKH (mu-fli-é; l’r ne se lie jamais; au plu-riel, l’s se lie;des mu-fli-é-z élégants), s. m. Genreantirrhinum , famille des scrofularinées.
— Etym . Mufle, à cause de la forme de la fleur.
f MUFLIÈHE {mu-fli-è-r 1 ), s. f. Terme rural. Gar-niture de toile destinée à empêcher les veaux oules vaches elles-mêmes de teter les autres vaches.
MUFTI (mu-fti), s. m. Le chef de la religionmahométane, dont les fonctions, supérieures àcelles du cadi, consistent à résoudre en dernierressort les points de controverse en matière dedroit civil et religieux; la sentence rendue par luis’appelle fetfa. || On trouve muphti, qui n’est pas unebonne orthographe. Les appointements attachés auxplus grandes dignités sont très-médiocres, on enpeut juger par la place du muphti ; il n’a que deuxmille aspres par jour, ce qui fait environ cent cin-quante mille livres par année, volt. Mœurs, t59.
— Etym . Arabe, moufti, qui donne une réponsedécisive, venant du verbe fata, qui, à la 4* formeafta, signifie juger, faire connaître la vérité parune réponse juridique.
MUGE (mu-j’), s. m. Poisson de mer, dit aussimulet de mer, à tète obtuse et à deux petites na-geoires sur le dos (ordre des acanthoptérygiens, fa-mille des mugiloïdes). || Muge volant, ou exocet,dit aussi poisson volant, poisson approchant dela forme d’un muge, mais à très-longues nageoirespectorales qui le soutiennent en l’air comme des ailes.
f MUGIIO (mu-go), t. m. Espèce alpestre naine depin qui croît sur les montagnes élevées d’Europe ,pinus mughus, Scopoli , pinus pumilio, Hcenke.
f MUGILOÏDES (mu-ji-lo-i-d’),s. m.pl. Famille depoissons acanthoptérygiens dont le muge est le type.
— ETYM . Lat. mugil, et rî5o;, forme.
MUGIR (mu-jir), v, n. || 1° 11 se dit proprementdu cri du taureau, des boeufs, des vaches et d’ani-maux analogues. Le monstre bondissant Vient auxpieds des chevaux tomber en mugissant, rac. Phèd.v, 6. Le taureau ne mugit que d’amour; la vachemugit plus souvent de peur et d'horreur que d’amour,buef. Quadrup. t. i, p. 199. || 2• Fig. Il se ditde la voix humaine quand on la force d’une façonexcessive. 11 mugissait de fureur. Lorsqu’il entendde loin d’une gueule infernale La chicane en fureurmugir dans la grand’salle, boil. Sat. vin. Ils [lesacteurs] vous jouent, ils vous défigurent.... un autremugit, un autre fait les beaux bras, et la pièce vaau diable, volt. I.ett. Chabanon, i'i déc. I7cc.|| Ac-
tivement. Et je mugis des vers en étouffant mavoix, favart, Acajou,!, 4. |l 3° Produire un bruitformidable. Sitôt que la pointe première Se discernade la lumière, La terre se mit à mugir, Et fit pâliret non rougir, scarr. hrg. vi. Les murs en sontémus, les voûtes en mugissent, boil. Lutr. m. Losvents déchaînés mugissent avec fureur dans lesvoiles, f EN. Tél. iv. La mer, mugissant, ressemblaità une personne qui, ayant été longtemps irritée, n’aplus qu’un reste de trouble et d’émotion, étanllasse de se mettre en fureur, id. ib. L’ondeturbulente Mugit de fureur, j. b. rouss. Cantate,
Circé . L’astre brillant du jour à l’instant s’obscur-cit; L’air siffle, le ciel gronde, et l’onde au loinmugit, volt, lient, i. Quand le Vésuve commenceà mugir et à rejeter les matières dont il est em-brasé, buff. Hist. nat. Preuv. théor. terre, Œuv.t. i, p. 205. L’enfer mugit d’un effroyable rire, Ibùhang. Ange exilé. Fit asseoir l’espérance où mugitla tempête [le cap de Bonne-Espérance ], c. delavParia, i, l. Tu mugissais ainsi sous ces rochesprofondes, lamart. Médit, le Lac. Quand l’ouraganmugit, quand des monts brûlants s’ouvrent, v. iiugo,
Odes , i, H. || Il se conjugue avec l’auxiliaire atoir.
— hist. xm" s. Cele heste me veut destruire, Quejevoi là crier et muire, Unicorneet Serpent. || xiv*s.Quand il les amenoit, aucunes des vaches du farat[troupeau] commencierent à muir, bercueure, f' 9.
Je sui trestouz certains, les gens nous maudiront,
Et contre nous à Dieu les bestes muiront, Girartde Ross. v. 4075. || xvi* s. Alors la voix est em-peschée, tellement que sf peu qui leur en demeure,c’est en mugiant et balbutiant, et requérant aideet secours, s’ils pouvoient parler, paré, xix, 33.Quand le bœuf hausse le muffle vers le ciel et mugit,id. Animaux, i, 2.
— ETYM . Provenç. et esp. mugir; ital. muggire;du lat. mugire, qui est une onomatopée, comme legrec ixuxàopai, mugir, et le sanscr. muj, sonner.
MUGISSANT, ANTE (mu-gi-san, san-t’), adj.
|| 1° Qui mugit. Comme de vils troupeaux mugis-sants sous nos mains, volt. Scythes, iv, 2 . || Fig. Uneécluse, par où sortaient pêle-mêle, avec les eauxmugissantes, les terres, les arbres et les rochers,bern. de st-f. Paul et Virginie, p. 84. Entends-tul’aquilon mugissant? ducis , Abufar, il, 2 . || Termede grammaire. Lettre mugissame, nom par lequelQuintilien désigne la lettre M, le mu des Grecs.
MUGISSEMENT (mu-ji-se-man), s. m. || 1* Crides animaux qui mugissent. Ses longs mugisse-ments [d’un monstre marin] font trembler le ri-vage, rac. Phèdre, v, 0 . On entendait retentir jusquedans les montagnes voisines les mugissementsaffreux des victimes qui tombaient sous le cou-teau sacré, fên. Tél. xi. || 2° Fig. Cris, bruits qu’ona comparés aux mugissements des bœufs. Lespremières pièces offraient les mugissements conte-nus des valets, désespérés de la perte d’un maîtresi fait exprès pour eux, st-simon, 293, 241. Les ventsagitent l'air d’heureux frémissements, Et la mer leurrépond par des mugissements, rac. lphig. v, 6. Leshabitants de Elle d’Islande croient que les mugisse-ments de leur volcan ¥>nt les cris des damnes,buff. Hist. nat. Preuv. théor. terre, Œ'urr.t.u,p. 293. Voyant de temps en temps cette écume etcette eau bleue dont l’entendais le mugissement àtravers les cris des corbeaux et des oiseaux deproie, J. J. rouss. Confess. iv. La multitude desoiseaux rassembles sur ce rocher était si grande, quesouvent nous distinguions leurs cris pendant lemugissement de la tempête, cuateaub. Génie, i, v,
8. Nous marchions en silence prêtant l’oreille ausourd mugissement de l’automne, id. René. Àchaque instant [dans l'incendie de Moscou ] croissaitautour de nous le mugissement des flammes, séguh,llist. de Napol. vm, 7.
f MUGOT (mu-go), s. m. Synonymé vieilli demagot, somme d’argent. Le malheureux n’osantpresque répondre Court au mugot, et dit : c’esttout mon fait, la font. Paysan, éd. de Lyon , 1079(l’édition de 1669, Amsterd. a au magots, sic).
— HIST. xvi* s. Nous découvrîmes à peu de fraisle beau et ample muguot de Molan [trésorier del’épargne], Sat. Mém. Harangue de M. le lieutenant.
MUGUET, (mu-ghè ; le t ne se lie pas; au pluriel,l’s se lie : des mu-ghè-z élégants), ». m. || 1° Plante1 qui fleurit au printemps, et qui porte de petitesfleurs blanches d’une odeur agréable. || Le conval-laria majalis, L., muguet des Parisiens , liliumcon-vallium des pharmaciens, qui est employé commesternutaloire. || L ’asperulaodorata, L., muguet reine