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MUG
MUL
des bois, aspérule odorante, qui est légèrement anti-spasmodique, famille des rubiacées. |J Muguet duJapon, nom vulgaire de 1 'ophiopogon japonique(asparaginées), qui a été la convallaire japonique.|| Le convallaria bifolia, Linné , famille des aspa-raginées. || Fleur du muguet. Cueillir du muguet.Cela sent le muguet. |l 2 ° Fig. Nom donné auxjeunes gens faisant profession d’élégance et degalanterie, parce qu’ils se parfumaient avec desessences de muguet. Muguet, mot de satire oude comédie, malu. Comment, sur Desportes, t. tv,p. 309. Dis-moi un peu, quel est ce muguet qui serencontre à toutes les promenades que fait ma nièce ?hauteroche, Cocher supposé, sc. 3. La bonne dameet le jeune muguet, la font. Gag. Ne voudriez-vouspoint, dis-je, sur ces matières De vos jeunes muguetsm'inspirer les manières? mol. Éc. des mar. i, t.
J’entends. Qu’aux discours des muguets elle
ferme l’oreille, in. ib. I, 2 . Mon père, dit-elleau président, j’éprouve le besoin de répondre àce muguet; je demande la parole, l. reybaud,Jér. PaSurot, t, 2 . || Adj. Qui appartient aux mu-guets, qui est de leur ressort. Et vous verrez cesvisites muguettes D’un œil à témoigner de n’enêtre point soûl? mol. Éc. des maris, t, 3. j] 3" Termede médecine. Inflammation avec production pseudo-membraneuse, par petites plaques, assez fréquentechez les nouveau - nés, et le plus ordinairementcontagieuse; ainsi dite parce qu’elle est blanchecomme la fleur du muguet; les plaques en sont for-mées en grande partie par un végétal parasite.
— HIST. xiii* s. La nuit, quant me doi endormir,En vision si vie [je vis] venir Un home sor unblanc Levai Trestot couvert jusqu’à aval De floreteset de mugeit, Bibl. des ch. 6* série, t. m, p. 4 41.Robin cueilloit le musguet, Quant ol [il entendit]son compaignon Un sien petit aignelet Ferir de soncroceron, Thédt. [rang, au moy. âge, p. 30. Si di-rent.... Dedens nostre loge manjons Sur le muguetet sur le jons, Bl. et Jehan, 3537. || xiv* s. S’ot unchappelet de rosettes, Du muguet et de violettes,machaut, p. (5. Canelle, graine de paradis, noixmuguettes, Ménagier , li, 5. || xvi*s. C’est une especede violier que les muguets.... de parfaite blancheur,et de très bonne senteur, la rendans très suave etdouce, mais foible. Il s’en trouve de deux sortes,de grands et de petits, o. desf.rres, 673. Une pe-tite muguette de la rue Saint Martin entra dans lelogis, Caquets de l'accouchée, p. 185, dansLACURNE.Fuyez aussi toute accointance De ces muguetspleins d'apparance, Qui se paissent de vanité, Et quifondent leur recompanse Plus au bruit qu’en la vé-rité, desportes, Amours d'IIippolyte, lxxxviii, Chan-son. Ainsi ton pouvoir décevant Tous les jourss’estend plus avant, De nouveaux muguets caressée,id. Diverses amours, xxxu, Ode. Et au lieu de l’es-poir d’estre plus renommez, Ils [les bons serviteursde l’Etat] donnent passetemps aux muguets parfu-més, d’aub. Tragiques, n.
— êtym. Wallon, murguè ; génev. murguet, meur-guet; diminutif de l’anc. franç. muge, qui s’est ditpour musc ou muguet (Que plus que muge ne quemente Flaira souef lor renomée, du canoë, muscus).Muguet, outre la plante; a signifié musqué : noixmuguette, c’est-à-dire noix muscade. U faut doncvoir dans muge une forme dérivée du latin muscus,musc. Dansce cas, l’r des formes de patois représentel’s de muscus.
MUGUETÉ , ÉE (mu-ghe-té, tée), part, passé demugueter. Une jeune fille muguetée.
MUGUETER (mu-ghe-té. Le t se double, quandla syllabe qui suit est muette : il muguette, il mu-guettera), u. a. || 1” Courtiser, comme fait le mu-guet. Vous muguetez sa fille, elle a de quoi vousplaire, th. corn. Comtesse d’Orgueil, î, 3. Ce petitofficier qui vous muguetait ce printemps, et que jevous ai défendu de voir, dancourt, Eaux de Bour-bon, sc. 18 . || Absolument. 11 ne fait que mugueter.
Il 2 “ Fig. Rechercher, désirer d’obtenir. Outre la liai-son qui avait toujours été entre elle et Monsieur,dans tous les temps, il muguetait sa riche succession,st-sim. 5, 7i. Le duc de Noailles en sut profiter[du gré que lui sut le régent de son replâtrage avecLa\y] pour en tirer le gouvernement et la capitai-nerie de Saint-Germain qu’il avait toute sa vie mu-guetes, id. 479, 28 e.
— HIST. xy s. Devisé et mugueté [ayant dit desy fleurettesj, Aresta amorum, p. 402 , dans lacurne.
|| xvi* s. Car autrement il vous grattoit, Et avec lapatte friande De loing muguetoit la viande, duBellay, vu, 41, recto. Si nostre roy sentoit qu’unprince voisin voulus! venir mugueter la frontière....lanoue, Disc. p. 432, dans lacurne. Lequel, sui-
vant la coustumedes jeunes gens, muguetant l’une,tantost l’autre, et les trouvant à son plaisir, Nuitsde Straparole, 1. 1 , p. i ta, dans lacurne.
f MUGUETTER1E (mu-ghè-te-rie), s. f. Actionde mugueter.
— HIST. xvi* s. Muguelterie, oudin, Dict.
f MUIIARRKM (mu-a-rrèm’), s. m. Le premiermois de l’année turque.
AIUID (mui; le d ne se lie pas; au pluriel, l't selie;desmui-z emplis),*.m. || 1° Ancienne mesure decapacité, qui variait suivant les provinces.|| MuiddeRoussillon, contenant 472 litres. || Muid de Langue-doc, contenant 442 litres. || Muid de Montpellier,contenant 730 litres. || Les muids gros, contenant340 litres.|| Muid de Cahors, contenant 296 litres.|| Dans la basse Bourgogne , le muid n’est plus qu’unemesure de compte valant 270 litres; on ne se sert quedu demi-muid ou feuillette, contenant 136 litres.|| Quart-muid, petite barrique contenant 70 litres.|| Le muid de blé valait 18 hectolitres 73 litres-,celui d’avoine, 37 hectolitres 46 litres; celui de sel,24 hectolitres 98 litres; celui de charbon, 41 hec-tolitres, 03 litres; le muid de Paris , pour les li-quides, contenait deux feuillettes, soit 208 litres,legoarant. Si un malheureux, pour la subsistancede sa famille, d’un muid de cidre ou de poiré, enfait trois, en y ajoutant deux tiers d’eau comme ilse pratique très-souvent.... vaub. Dîme, p. 62 . Lesdroits d’entrées, gros et huitième seront levés àraison du muid, jauge de Paris, contenant trente-six septiers, Arrêt du conseil, 18 sept. 1077 .|| 2° Lafutaille qui contient la mesure d’un muid. Vingtmuids rangés chez moi font ma bibliothèque, boil.Lutr. îv. || Fig. Si de continuer le ciel lui fait lagrâce, 11 mesurera l’or au muid, dancourt, Enf. deParis , 1 , 2 . || Il est gros comme un muid, se ditd’un homme très-corpulent. L’hôte de ce palais [uneauberge] était gros comme un muid ; il s'appelaitCerise, hamilt. Gramm. 3. M. de Monaco n’étaitpas fait pour les aiïaires; avec cela gros comme unmuid, st-sim. 85, III. || 3° Se dit d une mesure deterre que l’on ensemence avec un muid de grain.|| 4° Muid de chaux, la valeur de six futailles. Il Muidde plâtre, trente-six sacs à deux boisseaux et demi.
— HIST. xii* s. Un mui de sel auroit mangié Cestchevaliers, si com jecroi, Ainçois qu’il vous defraistvers moi, la Charrette , v. (684. || xiii* s. S’on mepreste un mui de forment, liquix [lequel] vaut qua-rante sous, beaum. xxxiv, (6. Car tex [telj n’a pasvaillant deus miches, Qui est plus aese et plus ri-ches Que tex à cent muis de froment, la Ilosc, 4997.Se tu vels [veux] trover la contenance du mui, setu mesures le dyametre du fous et le dyametre de-seure.... Comput, P 20 .
— ÊTYM. Wallon, moie; namur . mou; bourguig.meu ; prov. muei,mucg,mug, muog; port, modio ;ital. moggio ; du lat. modius (voy. moyeu i).
t MUIltE (rnui-r’), s. f. || 1° Eau salée qu’on tiredes puits pour en faire le sel.ensemble des quar-
tiers et portions de muires qui nous appartiennentaux puits à muiredu bourg dessous Salins .... et detoutes muires provenantes des sources et fontainessalées étant auxdits puits.... Bail Boutet, Lett. pat.27 juin 168 O. || 2* Nom qu’on donne, dans les salines,à l’eau saturée do sel, après qu’on lui a fait subirl’évaporation nécessaire.
— ÊTYM . Lat. muria, saumure, qui se retrouvedans le grec âVpupt;.
j ML’LAR (mu-lar), s. m. Cachalot des mersglaciales ( physelcr tursio, cétacés).
j MULARI) (mu-lar), s. m. Bâtard du canardcommun et du canard musqué.
f MULASSE (mu-là-s’), s. f. Jeune mulet oujeune mule.
— êtym. Diminutif de mule.
f MULASSL1UE (mu-la-se-rie), s. f. Industriequi a pour objet la production du mulet.
— êtym. Mulassier.
MULASSIER, 1ÈRE (mu-la-sié, siè-r’), adj.Relatif à la production des mulets. Pays mulassier.Industrie mulassière. La race asine du Poitou estchez nous la race mulassière par excellence. LePoitou n’a plus de race chevaline mulassière. || Ju-ment mulassière, ou substantivement une mulas-sière, jument employée à la production du mulet etde la mule.
f MULAT (mu-la), s. m. Poisson du Japon ( hola -canlhe mésoleuque, acanthoptérygiens).
MULÂTRE (mu-lâ-tr’), adj. || 1» Qui est né d’unnègre et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une né-
MUL
presse. Un domestique mulâtre. || 2° S. m. Un mu-lâtre. Le blanc avec la noire, ou le noir avec lablanche produisent également un mulâtre dont lacouleur est brune, c’est-à-dire mêlée de blanc et denoir; ce mulâtre avec un blanc produit un secondmulâtre moins brun que le premier; et, si ce secondmulâtre s’unit de même à un individu de race blan-che, le troisième mulâtre n’aura plus qu’une nuancelégère de brun qui disparaîtra tout à fait dans le»générations suivantes, buff. Quadrup. t. vii, p- 195,il Ah fém. Une mulâtre, ou une mulâtresse.
— ÊTYM . Corruption de l’espagn. mufnto, dérivé demulo, mulet. Aux colonies on dit aussi mulateetmu "latesse, à l’imitation de l’espagnol mulato et multMâ-
MULCTÉ, ÉK (mul-kté, ktée), part, passé de mulc-ter. Ne trouvant pas l’abbé trop mulcté d# 150U livres,orimm, Correspond. 1.1, p. 213, dans pougens.
MULCTEll (mul-kté), v. a. || 1° Terme de juris-prudence. Condamner à quelque peine. || 2 ° Par cJ ‘tension, maltraiter, vexer. || Peu usité.
— hist. xvi* s. Agesilaus fut mulcté par leephores, pour avoir.... mont. 111, 164.
1. MULE (mu-P), s. f. || 1* Sorte de pantoufle pour
les hommes, et de chausspre sans quartier pour I®femmes. Ses mules d’un côté, de l’autre son loquet,régnier, Sat. xi. Elle avait perdu une de ses nu® ede chambre, sév. 20 . Elle paraît.... en simple dés-habillé sans corps et avec des mules, la bruY. R •Hélas I lui criaient-ils [les pauvres à Mme degnon, protestante condamnée à mortpour relig l0 ® J ’nous ne recevrons plus d’aumônes de vous. ",bien, dit-elle, vous en recevrez encore, et elle I e ®,jeta ses mules de velours que ses bourreaux 19avaient laissées, volt. Pluios. Cons. rais, à l> egier, ch. 23. || 2 - Espèce de chaussure de dessus fi®l’on mettait pour se garantir de la crotte. C’es 1peu près ce que l’on appelle aujourd’hui gal° c ® ’|| 3- Il ne se dit plus guère que de la pantouflepape, sur laquelle il y a une croix. Baiser la ®.®du pape. Parlons du pape ; en voilà donc un; »■ Jvais été à Paris , j’aurais été lui baiser la mule dala chambre de l’abbé Bigorre : il y est peintperfection, sév. 69 1 .1| En province, il se dit encopour pantoufle. Chcrchez-moi mes mules. ,
— êtym. Wallon, mole; espagn. mutilla;mula; anc. flain . muylc, du lat. mullcus calcW ».ou, simplement, mulleus, sorte do brodequins,* 1 ®dits, à cause de leur couleur, de mullus, rouget, P 01son qui est rouge. D’après Fcstus, d’autres P ensal ® equemufieusvenait de m ullare, coudre; mais laf° rB1adjective de mulleus indique bien plutôt mullv^
2 . MULE (mu-1’), s. f. Produit femelle de i i .couplemcnt do l’âne et do la jument, ou du ch eet de l'inesse. H est plus difficile à ferrer fi®®^,mule, th. corn. D. Bertr. de Cigarral, i, % ,mule produit quelquefois, surtout dans les P a f jchauds, buff. Quadrup. t. xii, p. 202 . || 11 ® a .,^,cheval ni mule, se dit d’un homme qui n’a p aS ®quipage. || Il est quinteux comme la mule du P a P ’qui 11 e boit et 11 e mange qu’à ses heures. || Etrel®tasque, être têtu comme une mule, avoir des c ? l P traces, de l’obstination. Cetto personne est opi®* a •comme une mule sur certaines petites choses, <1®qu’elle se laisse aller à tout vent sur d’autres, v0 .’Lett. d’Argentai, 4janv. 1773. || Fig. Ferrer la® .jJvoy. ferrer. || Proverbe. Â vieille mule, hdoré, se dit d’une vieille femme qui aime à se P a ï|. e |ou de tout ce qu’on pare afin de le mieux ven
— HIST. xi* s. Diz blanclies mules fist a 1 *®Marsile, Ch. de Roi. vu. || xii* s. Prenez ma g°“ ^vus, si faites Salomun mun fiz inunter »® r j;mule, et sil menez en Gyon, Ruis,p. 224. || xi» ly,fu très bien montés sur une mule noire, *> ^lxvi. || xvi* s. De bonne mule, mauvaise beste,serres, 312. Petit mulet et grande mule, 1D ‘. juJe ne boy que à mes heures, comme la m* 1 I( ;.pape, rab. Garg. 1 , 6. A vieille mule frein ^ ore p rB t.che habit fait fol honorer, leroux de liNcY, r
t. 1, p. 187. Elle no faisoitgrand cas du P 1 ^gu-et plusieurs fois luy a fait tenir la mule, cela 0tend qu’il entroit ordinairement dans la c , a .[J,ti-de la reyne, et le dit prince demeuroit en ‘ al6chambre, et non sans estre brocarde d’elle, c 49)elle sÿait bien faire, brant. Cap. franç. t- JII > rJ’, aU .dans lacurne. Brider la mule aux despen s n jIruy, cotgrave. Qui ne s’adventure, n’a clie 01 dmule, a dit Salomon; Qui trop s’adventmchevalet mule, respondit Malcon, rab. 1 , 3 ’ , u lat-
— ÊTYM . Provenç. espagn. et ital. mula,
mula. v per-
f MULE-JENNY (mu-le-jè-nni), *. f- JenDJfectionnée. || Au plur. Des mule-jennys.