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compagnie des seigneurs de France estoit grande-dent multipliée et accroissoit tous les jours, froiss.*>, *> , 183 - Tous les jours monteplioit l’ost au duco Anjou et lui venoit gens de tous costés, id. n, h, 4 <*.
I! xvt* s. Tant les délices, la superfluité et lasumptuo-sitè s’allerent multipliant en peu de temps à Rome ,amyot, Marins , oo. Cette once do verisimilitude quiincline la balance, multipliez la de cent, de milleonces; il en adviendra que.... mont, ii, 318. Nostreguerre a beau se multiplieret diversifier en nouveauxPartis, in. ni, 9 . Et ils en chassèrent ces nouveauxhabitants, craignants que par succession do temps233 116 vo ‘ nsse,lt à multiplier tellement.... Ib. I,
— Étym. Wall. mompli, moplî, croître, fructifier;provenç. multiplicar, multipliât ; espagn. multi-Plicar-, ital. mulliplicare ; du lat. mulliplicare , dedu/tiplei, multiple.
t MULTIPLIEUU (mul-ti-pli-eur), s. m. Celuifini multiplie.
— HlST. xvi’s. C'est un enchanteur et un multi plicurde paroles, Lancelot du lac , t. iii, f" 85, dans lacurne.
i MULTIPOLAIRE (mul-ti-po-lê-r’), ad). Termedidactique. Qui a plusieurs pôles.
t MULTIPONCTUÉ, ÉE (mul-ti-pon-ktu-é, èe),ddj. Terme d’histoire naturelle. Qui est marqué d’ungrand nombre de points enfoncés ou colorés.
—Étym. Multi..., et ponctué.
t MULTISÉCULAIRE (mul-ti-sé-ku-lê-r’), adj.Agé de plusieurs siècles ; durant depuis plusieurs ■an-cles. Les pentes du Liban , où se développedepuis des temps très-anciens la végétation multi-aéculaire des cèdres, lartet, Acad, des sc. Comptesfendus, t. lx, p. 799 .
— Étym. Multi..., et séculaire.
t MULTISÉQUÉ, ÉE (mul-ti-sê-kê, kée), adj.Terme didactique. Partagé en plusieurs parties.Feuilles multiséquées, feuilles partagées en beau-coup de segments allant jusqu’à la base ou jusqu’àla côte moyenne.
— Etym . Multi..., et le lat. secare, couper.
t MULTISÉR1É, ÉE (mul-ti-sé-ri-é, èe), adj.Terme d’histoire naturelle. Se dit de parties quisont disposées sur plusieurs rangs.
fMULTlSII.IQUÉ, ÉE (mul-ti-si-li-ké, kee), adj.
Terme de botanique. Qui porte de nombreuses si-liques. || S.f.ptur. Les multisiliquées.
f MULTISILIQUEUX , EUSE (mul-ti-si-li-keû ,keù-z’), adj. Synonyme de multisiliqué. Fruitsmultisiliqueux.
— ÉTYM . Multi..., et silique.
MULTITUDE (mul-ti-tu-d’)i, s. f. || i“ Grand nombre.Unité, multitude: en considérant l’Église commeunité, le pape quelconque est le chef, est commetout; en la considérant comme multitude, le papen’en est qu’une partie...,, la multitude qui ne seréduit pas à l’unité est confusion, l’unité qui nedépend pas de la multitude est tyrannie, pasc. Pens.XXIV, 84, éd. havet. L’Égypte, ” dans une étendueassez bornée, renfermait autrefois un grand nombrede villes et une multitude incroyable d’habitants,Rolun, Ilist. anc. Œuv. 1.1, p. 10 , dans pougens.11 ne faut pas plus se plaindre de la multitude deslivres que de celle des citoyens, volt. Dict. phil.Piblioth.Je dois des multitudes de lettres, surloutàMM. Meuron.... J. J. nouss. Lett. àduPeijrou, <8 sept.iy°5. Des multitudes innombrables de tètes etd’yeux noirs sont tournés vers la barrière d’où leschevaux doivent s’élancer, staf.l, Corinne, ix, t.Il 2" Absolument. Un grand nombre d’hommes. Lesl'ots de la multitude. Ces multitudes [de soldats]8 acharnent les unes contre les autres, non-seulementxons avoir aucun intérêt au procès, mais sans savoirïi'o™ 6 T 110 ' N s’agit, volt. Dict. phil. Guerre.
I 3“ Le peuple, le vulgaire. Comme, en un granddessein et qui veut promptitude. On ne s’expliquePas avec la multitude, corn. Sertor. v, 6. Quand'■ne fois on a trouvé le moyen de prendre la multi-tude par l’appât de la liberté, elle suit en aveugle,pourvu qu’elle en entende seulement lenoin,BOSS.Heine d'Anglet . Mon Sauveur, vous ôtes trop in-
vous ôtes
ne peut s’acci
la multitude no sera pas do votre côté ;frères,ne la veut-il pas: c’est la
compatible, on ne peut s’accommoder avec “vous;
, aussi, mespas; c’est la multitude qu’il anoyée par les eaux du déluge ; c’est la multitude qu’ila consumée par les feux du ciel; c’est la multitudequ’il a abîméedansles flots de la mer Rouge , id. ( "ser-mon, Nativité ,». Tel est le caractère de lamultitude :ou elle se livre bassement à l’esclavage, ou elle do-mine avec insolence, bollin, Ilist. anc. (Iiuv. t. x,p. 57,dans rouoF.ss. Tant il est vrai que, de tous les
biens humains, il n’en est point de plus agréable à lamultitude que la liberté, id. «6. p. 289. La multitudeest généralement sacrifiée aux passions de quelquesoppresseurs privilégiés, raynal, Histoire philos.XI, 24.
— REM. Multitude est un de ces noms collectifs aveclesquels on peut mettre au pluriel le verbe dont il estle sujet: Une multitude de sauterelles ont infesté oua infesté ces campagnes.
— IIIST. xii* s. Cum grande est la multiludine dela tue dulceur, sire i Liber psalm. p. 37. Ço distnostre sires : ceste merveilleuse multitudine depople que tu as veue, te livrerai à cest jur de ui,liais, 324. || xiii“ s. En toutes batailles multitude nevault pas tant comme vertus, J. de meung, Vegece ,i, 8. || xvi* s. S’en va mettre pied à terre dans lacour de Yemau, où tant de gens arrivoient.. cettetroupe, entrée dans la multitude du chastcau, com-mence à jouer des mains, d’aub. Ilist. n, H5.
— ÉTYM . Prov. multitut; espag. multitud; ital.multiludine; du lat. multitudinem, qui vient demultns [soy. moult). Palsgrave,p . 23 , au xvi’ siècle,prononçait moutitude.
MULÏ1VALVE (mul-ti-val-v’) , adj. |] 1° Termed’histoire naturelle. Qui est composé de plusieurspièces ou valves, en parlant des coquilles. || 5. f. pl.De belles multivalves. || 2" Terme de botanique. Se ditdes capsules qui sont formées d’un nombre indéfinide valves. Péricarpes multivalves.
t MULTONGULÉ, ÉE (mul-ton-gu-lé, lée),ad>.Terme de zoologie. Se dit d’un mammifère qui porteplus de deux sabots à chaque pied. || S. m. pl. Lesinultongulés.
— ÉTYM . Multi..., et le lat. unguia, ongle.
f MUMIE (mumie ), s. f. voy. momie.
f MUNCOS (mun-kos’), s. m. Nom spécifiquedonné par Lesson à un ichneumon (digitigrades), lamangouste de l’Inde .
f MUNDICK (inon-dik), s. m. Les mineurs ont ap-pelé mundick, cette poussière qu’ils rejettent commetrop appauvrie, et dont en effet on 11 e peut tirer,avec beaucoup de travail, qu’une très-petite quan-tité d’étain; la substance de ce mundick n’est, pourla plus grande partie, que de l’arsenic décomposé,buff. Min. t. v, p, 179, dans pougens.
f MUN'GO (mon-go), s. m. Étoffe faite avec desmorceaux de laine neufs, mais trop petits pour êtreemployés par le tailicur.
— étym. On dit que ce mot vient de l'anglais must go, cela doit aller.
t MUNGOS (mon-gos’), s. m. Nom donné dansl’Inde aux semences de Vophiorrhiia munyos (ru-biacées), laquelle est appelée mungo par Garcias.
MUNI, IE (mu-ni, nie), part, passé de munir. Pourvude choses nécessaires à la défense ou à la subsistance.Une ville munie de provisions de guerre. || Fig. Et,l’oreille effrayée, il faut depuis l'Issel, Pour trouverun beau mot courir jusqu’au Tessel; Oui, partout deson nom chaque place munie Tient bon contre levers, en détruit l’harmonie, id. Ép. iv. || En général,pourvu de. C’est là que le prélat, muni d’un dé-jeuner, Dormant d’un léger somme, attendait ledîner, boil. Lut. 1 . Au point du jour elle vole à Paris ,munie de l’ordre du ministre, volt. Ingénu, i8.
MUNICIPAL, ALE (mu-ni-si-pal, a—1’), adj.!| l’Dans l’antiquité romaine , qui appartient à unmunicipe. Cicéron était d’origine municipale. || Parexlension. Cet homme [à Athènes ] par son testament,Selon les lois municipales, Leur laissa tout son bien,la font, l'abl. Il, 20 . || 2“ Aujourd’hui,quiappartientà la municipalité. Les règlements municipaux. Desfamilles riches qui, satisfaites d’une illustrationmunicipale, préféraient l’honneur paisible d’occu-per dans leur ville les premières places à l’ambi-tion de briller au second rang dans la cour ou dansla capitale, condorcet, Maurepas. || Billet munici-pal, s’est dit d’une espèce de bons destinée à rem-bourser les créanciers de la commune, jusqu’à ceque les municipalités eussent les fonds nécessairespour les retirer. || Garde municipale, se dit d’unegarde soldée en partie par la ville de Paris et enpartie par l’État, pour veiller au maintien de l’ordredans la capitale. Garde municipale à pied. Gardemunicipale à cheval. ||S. m. Garde municipal, ou,populairement, un municipal, chaque membre dela garde municipale. || 3° Il se dit des magistrats,des fonctionnaires qui administrent une municipa-lité. Le corps municipal. Le gouvernement muni-cipal, qui est le meilleur, parce qu’il est le plusnaturel, fut conservé dans toutes les villes, volt.Ilist. pari. Avant-prop. || Le conseil municipal,conseil formé du maire, des adjoints du maire, et
des conseillers, et devant lequel sont portées lesaffaires de la commune. || S. m. pl. Les municipaux,les magistrats qui administrent une commune.
|| Agent municipal, se disait, sous la république,desadministrateurs d’une commune de plus de 5000 âmes.
— ÉTYM . Provenç. et espagn. municipal; ital.municipale ; du lat. municipalis, de municipium,municipe.
f MUNICIPALEMENT (mu-ni-si-pa-Ie-man), adv.Selon les formes municipales. Il ne faut que desyeux pour voir que les villes gouvernées municipa-lementsont riches, volt. Lett. d’Argenson, 21 juin4739.
MUNICIPALITÉ (mu-ni-si-pa-li-té), s. f. || 1“ Lecorps des officiers qui administrent une communo.Assembler la municipalité. || 2° La commune, leterritoire administré par des magistrats munici-paux. Il est de telle municipalité. || 3“ La maisonoù les officiers municipaux tiennent leurs séanceset ont leurs bureaux. Son acte do naissance est àtelle municipalité. On dit plutôt mairie.
— étym. Municipal.
4. MUNICIPE (mu-ni-si-p’), s. m. Ville du Latium et de l’Italie qui vivait d’après ses propres lois etcoutumes, et qui participait au droit de bourgeoisieromaine . Le municipe différait de la colonie, en ceque la colonie avait les lois de la mère patrie. Il yavait aussi des municipes hors de l’Italie . Dans lesmunicipes d’Italie , le droit de rendre la justice auxcitoyens, au moins en matière civile et en premièreinstance, appartenait à certains magistrats munici-paux, duumviri, quatuorviri, etc. guizot, Ilist.de la civilis. 2 * leçon.
— ÉTYM . Lat. municipium; anc. lat. moinicipium;de munia, équivalent de munera, fonctions, et ca-pere, prendre, tenir.
f 2 . MUNICIPE (mu-ni-si-p’), s. m. Habitantd’un municipe. Les municipes étaient premièrementcitoyens romains; conséquemment ils jouissaientde beaucoup de droits et de privilèges qui n’appar-tenaient qu’aux seuls citoyens romains; cepen-dant.... bouciiabd, Instit. Mcm. scienc. mor. et pol.t. III, p. 441.
— étym. Lat. municçps (voy. municipe 4).
MUNIFICENCE (mu-ni-fi-san-s’), s. f. Qualité qui
porte à faire de grandes libéralités. Â la munifi-cence divine, il ne lui faut point de raison, si l’onpeut parler de la sorte ; c’est la propre nature deDieu, boss. Sermons, Bonté , 1. Forme, exprimeun désir, et ma reconnaissance Ne mettra point deborne à ma munificence, lemerc. Frédégonde et Br.v, 4.
— HlST. xv* s. La voix de pitié se nomme autre-ment munificence, gerson, dans le Dict. de dochez.
|| xvi’ s. Munifiance, monet, Dict. Chascun de sesamis [de Crésus] n’estimant pas que ce feust assezfaire de luy en offrir seulement autant [d’argent]qu’il en avoit receu de sa munificence, mont,iv, 41.
— étym. Lat. munificentia, de munus, propre-ment charge, fonction, et, par dérivation, don, etaussi œuvre utile, édifice (voy. munir), et facerefaire.
MUNIR (mu-nir), ». a. || 1° Pourvoir, garnir de cequi est nécessaire à la défense ou à l’approvision-nement de lieux de guerre. Vous pouvez cependantfaire munir ces places, corn. Nicom. 11 , 3. Gand tombe avant qu’on pense à le munir, bossuet,Marie-Thérèse. D’une première vue il découvreun passage assuré pour le secours [d’une villeassiégée] aux endroits qu’un ennemi vigilant n’apu encore assez munir, id. Louis de Bourbon.Il Par extension. On le munit d'un passe-port, derecommandations. Saint Charles Borromée exa-minait lui-même les pièces qu’on jouait à Milan ; illes munissait de son approbation et de son seing,volt. Dict phil. Police des spectacles. || 2“ Se munir,». ré fl. Se pourvoir, être pourvu. Ne se pouvantmunir encontre tant de maux, Régnier, Sat. xiv.Borée et le soleil virent un voyageur Qui s’étaitmuni par bonheur Contre le mauvais temps, lafont. I abl. vi, 3. Ils [les conquérants, les politiques]se sOTont munis de tous côtés par des précautionsinfinies.... boss. Duch. d'Orl . Trouvez-vous ce soirdevant les Chartreux, et munissez-vous de deuxpistolets, Genius, Veill. du chût. t. 1 , p. su, danspougens. Il Se munir do patience, se préparer àsupporter avec résolution, avec courage. Dans lesmaux violents, le cœur se munit de toute sa con-stance, FLÈcii. Mme de Mont.
— HlST. Un roy ne peult avoir forteresse plusforte no plus munie que l’amour, la foy et la bien-veillance des hommes, amyot, Aral . eu. Sans la-