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bourage, nature nous avoit munis à planté de toutce qu’il nous falloit, mont, ii, tes. Alors l’ichneu-mon munit son corps, l’enduict et le crouste tout àl’entour de limon, id. n, 164.
- êtym. Lat. munire, pourvoir, fortifier ; d’unradical motn qui appartient à la langue de l’ancienneItalie : mœnia, muraille; osque, mninico, commun,public; apc. lat. municus, même sens; radical quise trouve aussi dans com-munis, commun. La ra-cine de mœnia, munera, munire, est le sanscrit mit,lier, Munire est le dénominatif de munus.
MUNITION (mu-ni-sien ; en vers, de quatre syl-labes), s. f. || 1° Au pluriel. Chose dont on munit.Munitions de guerre et de bouche. Elle abandonnepour avoir des armes et des munitions, non-seule-ment ses joyaux, mais.... boss. Reine d’Anglel. || Fig.Des munitions de gueule, des provisions pour fairebonne chère. || Munitions d’amour, le fard, les mou-ches, les pommades, etc.Elle se coula dans un petit ca-binet, suivie de sa suivante morisque, qui lui apportatoutes ses munitions d’amour, scarron, Rom. com.dans le roux , Vict. com. || 2" Spécialement, poudreset projectiles. Les munitions commençaient à man-quer. || 3“ Au sing. Pain de munition, le pain quel’on distribue aux soldats pour leur nourriture.|| Fusil de munition, fusil de gros calibre, qui estl’arme ordinaire des soldats d’infanterie.
— HtST. xvi* s. S’ensuit la façon de faire la muni-tion et composition de feu gregeois, Livre de cano-nerie, dans reinaud et favê, Du feu grégeois, p. 142.On luy pourra [au précepteur] joindre quelque hommede lettres qui à chasque besoing fournisse les mu-nitions [les instructions pour l’élève] qu'il fauidra,mont. i, (74. Avec cette munition [de bons préceptes]il l’envoya [Alexandre] à subjuguer le monde à toutseulement 30000 hommes, id. i, ( 80 . Des gelées siaspres que le vin de la munition se coopoit à coupsde hache, id. i, 261. Ce livret contenoit l’estât de lamonition dont il avoit fait faire provision pour laguerre, de bledz, d’armes... amyot, C.d'Uliq. 77.L’armée n’avoit qu’un très petit équipage pour lesmunitions, lanoue, 627. Vingt mille pains de mu-nition, carl. vi, 22. Il avoit fait faire une muni-tion de pain pour dix jours, M. du Bellay, 618. Lesgorgias champions.... consommèrent leurs muni-tions à force de tirer aux moineaux, rab. iv, Prol.de l'aulheur.
— êtym. Lat. munitionem, de munire, munir.Le peuple dit d’ordinaire amunition, amonilion,c’est un archaïsme : amunition se trouve dansCarloix, iv, (4, et dans Paré, t. ut, p. 705.
MUNITIONNAIRE (mu-ni-sio-nê-r’), s. m. Celuiqui est chargé de fournir les munitions nécessairesà la subsistance des troupes. Les munitionnaires desplaces frontières et armées du roi, avec les huit vi-vandiers ordinaires vendant vin en gros à la suitede la cour, Arrêt de la Cour des aides, (4 oct. (6i6.Le meilleur moyen de pouvoir avoir toujours debonnes victuailles est d’établir un munitionnairegénéral, Corresp. de Colbert, m, 4(3. Antipater quitta le service des Arabes pour celui des Romains;il devint leur munitionnaire et fit une grande for-tune dans les vivres, volt. Philos. Nouv. Test. Ilé -rode. On entendit ses cris de fureur [de Napoléon ]contre l'un des hommes chargés de cet approvision-nement [de Smolensk ] ; le munitionnaire n’obtint lavie qu’en se traînant longtemps sur ses genoux auxpieds de Napoléon , sêgur, Ilist. de Nap. ix, ( 4.
— HtST. xvi' s. Les petites villettes prises, on lesreservoit pour les munitionnaires, et menaçoit onles autres où il n’y avoit point de garnison, debrusler une lieue à la ronde d’elles, si elles n’en-voyoyent quelques munitions, lanoue, 628.
1 MUNITIONNER (mu-ni-sio-né), v. a. Pourvoirde munitions. Munitionner une place.
— HtST. xvt* s. Trop exact et trop rude au gré dupays pour bien munitionner sa place, d'aub. Ilist.n, 373. L’armée espagnolle, artillée de 56 pièces debatterie, et munitionnée de 6ooo chariots, id. ib. ii,400.
f MUNSTÉRIF.N (mon-sté-riin), s. m. Sectateurde Jean de Leyde , chef des premiers anabaptistes,au xvi* siècle, ainsi dit parce que leur capitaleétait Munster.
t MUNYCIUON (mu-ni-kion), s. m. Dixième moisde l’année athénienne. Il correspondait à partied’avril et de mai.
MUPIITI (mu-ftij, g . m. Voy. mufti.
MUQUEUX, EUSÉ (mu-keû,keû-z’),adj. || 1 “Tormedidactique . Anciennement, qui a le caractère dela mucosité, soit en parlant d’un liquide, soit enparlant d’un tissu, aussi bien chez les végétaux que
chez les animaux. Ligaments muqueux. Quand lasurabondance du suc muqueux distend fortementles vaisseaux des arbres, fourcroy, Cnnnaiss. chim.t. vii, p. 140, dans pougens. || Réseau muqueux,nom donné autrefois à la couche qui produit lacoloration de la peau. Vossius attribuait la couleurdes nègres à une maladie; Ruysch a mieux ren-contré en les disséquant, et en enlevant aveo uneadresse singulière le corps muqueux réticulaire quiest noir; et malgré cela il se trouve encore des phy-siciens qui croient les noirs originairement blancs,volt. Dict. phil. Anatomie. La membrane muqueuseest blanche chez nous, id. Mœurs, 4 44. || On ditmaintenant couche pigmentaire de la peau. || 2° Au-jourd’hui, particulièrement, qui a ou qui produitde la mucosité animale. Glandes muqueuses,|| Membrane muqueuse, ou, substantivement, unemuqueuse, nom des membranes qui tapissent lescavités du corps humain ouvertes au dehors, et dontla surface libre est habituellement humectée d’unfluide muqueux. || 3* Râle muqueux, voy. rAlb.|| 4“ Fièvre muqueuse, fièvre mal définie et quiest tantôt une dothiénentérie légère, tantôt uneirritation des membranes muqueuses digestive etpulmonaire avec fièvre.
— hist. xvi* s. Quelques fois, par une grandecontusion, la chair contuse devient mucqueuse etboursouflée, comme si on l'avoit enflée de vent,PARÉ, x, 6.
— ÊTYM . Lat. mucosus , de mucus, morve,mucus.
MUR (mur), s. m. || 1“ Ouvrage de maçonneriedressé et portant en terre sur des fondements, ousur un plancher artificiel. Un mur solide. Le murs’écroula. Ainsi tel autrefois qu’on vit avec FaretCharbonner de ses vers les murs d’un cabaret....boil. Art poét. i. Vous êtes en des lieux soumis àsa puissance [de Néron ] ; Ces murs mêmes, seigneur,peuvent avoir des yeux, rac. Prit, n, 6. Des mursde ce palais ouvrez-lui la barrière, id. Bajas. i, 2 .Et jusqu’au pied des murs que la mer vient laver,id. ib. v, ( (. Déjà leurs mains [des Cosaques] avidesde pillage s’étendaient, quand tout à coup tous sontdétruits, écrasés, lancés dans les airs avec ces murs[du Kremlin ] qu’ils venaient dépouiller, segur, Ilist.de Nap. ix, 6. || Ne laisser que les murs, se dit decelui qui emporte tout ce qui est dans une maison,
dans un appartement.La nuit passée, un nombre
de bandits N’a laissé que les murs dans le prochainlogis, regnard, Fol. amour, i, 3. || Entre quatremurs, dans un logis non meublé. F.lle vit sous untoit entre quatre murs tout dépouillés, dider. Pèrede famille, i, 7. || Entre quatre murs, se dit aussipour en prison. On l’a mis entre quatre murs. || Fig.Être au pied d’un mur sans échelle, manquer uneaffaire, une entreprise pour ne s’être pas pourvu dece qui était nécessaire. || Fig. Mettre un homme aupied du mur, le forcer à prendre un parti, ou bienle réduire à ne pouvoir rien répondre. Ils sont aupied du mur par notre concert, boss. Lett. quiét.288. Le procureur général continuait ses difficultés,et, lorsqu’on croyait l’avoir mis au pied du mur,il en inventait de nouvelles, st-sim. 280, 68. || Parplaisanterie, on dit qu’un mur crève de rire, pourexprimer qu’il est crevassé, ruineux. || Il vaudraitautant se battre la tête contre un mur, c’est sedonner la tête contre un mur, c’est donner de latête contre un mur, se dit pour exprimer qu’ons’efforce inutilement. || Vous tirerez aussitôt, voustirerez plutôt de l’huile d’un mur, se dit à celuiqui veut avoir de l’argent d'un avare, ou obtenirquelque chose d’un homme dur. || Cet homme ti-rerait de l’huile d’un mur, par son adresse et parson industrie il tirerait de l'argent, des secours,d’où les autres n’en pourraient jamais tirer. || 2° Grosmur, un des principaux murs sur lesquels porte toutle bâtiment. || Mur de face, gros mur qui est à laface du bâtiment. || Mur latéral, celui qui formel’un des côtés. || Mur de pignon, mur qui s’élèvejusqu’au-dessous du toit, le supporte et en a laforme. || Mur de refend, voy. reeeno. || Mur de par-paing, mur formé de pierres qui en traversent l’é-paisseur. || Mur de clôture, mur qui enferme lescours, les jardins, les parcs, etc. || Mur d’appui,celui qui n’est qu’à la hauteur d’un mètre ou envi-ron. || Murs d’un parc, d’un jardin, les murs quienferment un parc, un jardin. || Mur de terrasse,mur qui retient les terres d’uno terrasse, d’uneplateforme, d’un boulevard. || Mur de dossier, celuiqui s’élève au-dessus d’un toit et auquel sont ados-sés des tuyaux de cheminée. || Aile de mur, partied’un mur de dossier qui excède l’emplacementqu’occupent les tuyaux de cheminée, et qui a ordi-
nairement la forme d’un trapèze. || Mur bouclé ousoufflé, celui dans lequel le parement est détachede la masse. || Mur en ailes, mur qui sert à arcbou-ter un mur do face ou un pignon. || Mur en P»' r >mur qui porte à faux. || Mur en décharge, mur dontle poids est allégé par des arcades. || Mur de douve,mur intérieur d’un réservoir. || Mur planté, rouffondé sur pilotis ou sur une grille de charpente.|| Mur mitoyen, voy. mitoyen. || 3“ Murs d’une villo»ou, absolument, les murs, les murs qui entourentune ville. Il est doux de revoir les murs de la P a ‘trie, corn. Sertor. m^ 2. Dans les murs, hors desmurs, tout parle de sa gloire, id. Ilor. v, 3. Et deJérusalem l’herbe cache les murs! rac. Esth. L'•Quelle gloire il acquit dans ces tristes combatsPerdus par les chrétiens sous les murs de Damasvolt. Faire, i, (. Que tous les protestants, àfois accablés, Dans les murs, hors des murs, soienten fouie immolés, m. j. cuén. Charles IX , tv, 6 -Diodore de Sicile rapporte que des écrivains P os *térieurs à Ctésias bornaient la hauteur de ces murs[de Babylone ] à cinquante coudées, et c’est l’opi”nion suivie par Strabon ; or cinquante coudées dugrand stade de Babylone vaudraient environ (3 mè-tres ou 71 rie nos pieds, Gosselin , Instit. Mèm . ]*■scr. et belles-lett. t. vi, p. 127. || 4* Murs , au pluriel,se dit quelquefois pour ville. Depuis combien, detemps êtes-vous dans nos murs? Du fleuve au'* 1dompté [le Rhin ] la déroute éclatante A Wurtsjusqu’en son camp va porter l’épouvante; Wurts.l'espoir du pays et l’appui de ses murs, boil. Ep- 1VlAttaquons dans leurs murs ces conquérants si ü ers >rac. Mithr. ni, 4. || B"Se ditdediverses murailles con-struites pour arrêter des invasions. Le mur d’Adrien,de Sévère. Après trois jours de marche, on arrivaau mur de la Médie, qui a cent pieds de haut, vinfîde large, et vingt lieuesd’étendue, rollin, Ilist. a,iC 'Œuvr. t. iv, p. 179, dans pougens. || 6* Fig- Défense,protection. Je vais citer un prince aimé de la vm-toire; Son nom seul est un mur à l’empire otto-man [contre l’empire ottoman], la font. Fabl . s, 1
Sparte avait subsisté longtemps, sans avoir d’autre
murs ni d’autre défense que le courage de ses et-toyens, rollin, Ilist. anc. Œuvr . t. vm, P- 45 ]dans pougens. || On s’en sert quelquefois pour ex-primer que des soldats supportent le feu commeferait une muraille. Ces hommes-là sont des mn ril ||| Un mur d’airain, une défense dont rien ne p el \triompher. Cet homme que Dieu avait mis auto
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dit des causes qui séparent deux personnes.
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un mur d'airain entre ces deux hommes. II ( ,?, U :.Christ] a détruit ce mur de séparation qui 1®'®gnait de l’homme, mass. Carême, Temples . 0 ^passion |Je goût des voluptés] seule éleva un murséparation entre Dieu et le pécheur, id. C*ar * ]1 *Prod. || 8“ Dans les mines, mur se dit de la P a ® jinférieure, par opposition à la partie supérieure <1^se nomme le toit. j| 9” Terme d’escrime. Tir er , umur, pousser de tierce ou de quarte à quelqnqui ne fait que parer. Parer au mur, parer les c0 Ide celui qui tire au mur. || 10° Grand mur, se j 0 ’à la paume, du mur contre lequel il n’y a p» s sfltoit.|J 11° Terme de manège. Gratter le m ur ’ {dit d’un écolier qui s’approche trop du ®
|| 12° Morts murs , parois d’un lourde fusion. Ilverbialement. Les murs ont des oreilles, c’est-»'quand on s’entretient de quelque choso de se ° ^il faut parler avec beaucoup de circonspection,peur d’être écouté. |in t
— SYN. mur, muraille. Muraille, représen^le pluriel neutre latin muralia, impliquebellement une idée collective, ou, ce qui en de ’une idée de grandeur et d’étendue, et se dist 0 b _par là de mur qui n’indique qu’un mur en P ;ir flUlier, ou en général un mur quelconque, grainpetit. _ , é i à
— hist. xi° s. Mur ne citet n’i est remès l r< r0 .
freindre, Ch.de llol. 1 . ||xn° s. Et li mur se 1 . 4
chent [s’écroulent], Sax. ix. Ne mur tant ’ ûU *la terre n’enfreigne, Roncù. v,p. si. || xin ° s - v f j|un arbrissel, delez un petit mur, Perte, *’> ’ cry avoit Irais paires de murs sés [secs] a 1 veD ijjoinv. 273 . || xvi* s. Il luy faudrait un mur [ 00 • ^ou un mari, oudin, Curios. (rang. S 0 V0J
pied du mur sans eschelle, cotorave. n]i c t
— ÊTYM . Wallon, meur; provenç. m ^ r ’ m U iUs;mura, s. f. ; esp. et port, muro; du lat.
anc. lat. moirus. . , a rri v0
MÛR, C’RE (mûr, mù-r’), adj. || 1° O 01 jéireau point de se détacher spontanément