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que le temps a mûri mes désirs, Que mon âge,amoureux de plus sages plaisirs, Bientôt s’en vahapper à son neuvième lustre.... boil. Épitre v.L âge mûrira les passions, mass. Carême, F. conf.■La foi qui mûrit de bonne heure la raison, id. Pa-St Benoit. Vingt ans d’étude et de médita-tion dans le silence et la retraite ont amassé, mûriet fécondé ses connaissances; et moi je répands mesidées lorsqu’à à peine elles sont écloses, marmon-Tei -, Mém. iv. Ah ! ne vous hâtez pas de mûrir vospensées! Jouissez du matin, jouissez du prin-temps, v. Hugo, Odes , v, (7.
— hist. xiii* s. 11 [les fruits") ne pueent [peuvent]os rains [rameaux] durer, Tant qu’il se puissentmeürer, la i{ 0 .se, 18H8. || xiv* s. Les vices se veil-‘isseroient et vertu se meuriroit, berciieuhe, f° 65 ,recto. Mere , ce dist Bertran, ne vueillez eflraier;Car le fruit ne vaut riens qui ne se puet murer,ouesci. 163-174 . || xv s. Les blés commençoienta mûrir, froiss. i, i, 427 .
ÉTYm . Mûr; wallon, mawouri,maweri ; namur.Hainaut , mourir; pic. mourir; Berry, mcûrer,meûser, meûrir; provenç. et espag. madurar; ital.hialurare. Du latin maturare on avait fait meürer;mats mûr avait aussi fourni mûrir , selon ta règlegenerale chez nous qui forme en ir les verbes quisignifient devenir ; grossir, devenir gros; grandir,devenir grand ; verdir, devenir vert ; mûrir, deve-tur mûr, etc.
t MÛRISSANT, ANTE (mu-ri-san, san-l’), adj.V ,Q U ‘ es t dans un état de maturation. Grappemûrissante. || 2" Qui est propre à rendre mûr. Cha-leur mûrissante.
t MCItlTY (mu-ri-ti) s. m. Plante du Brésil quifournit des fibres textiles.
t MURMURANT, ANTE (mur-mu-ran, ran-t’), adj.Oui rend un murmure.Sourcelimpideetmurmuran-te, Qui de la feule du rocher Jaillis en nappe trans-parente Sur l’herbe que tu vas coucher, lanart. Ilarm.
!*i 6.j e veux aujourd’hui folâtrer avec vous Au
sein des vagues murmurantes, v. iiugo, Odes , iv, 3.
— hist. xvi' s. Le matin et le soir, en faisantmes regrets, J’apprendray vostre gloire aux mur-murans rivages, desportes, Élégies, i, e.
t SIURMURATEUR (mur-mu-ra-teur), s. m. Celuiqui murmure. Ceux dont l’esprit était égaré serentéclairés, et les murmurateurs apprendront la loi deDieu, saci, Bible, Isa'ie, xxix, 24. Moïse , vengeant lagloire du Seigneur sur ses frères mêmes, en exter-minant les murmurateurs, mass. Carême, Rcsp. hum.C'est un état dont les soins sont infinis et ingrats....dont toute l’autorité et les plus sages ménagementsdu zcle se bornent à faire des murmurateurs etdes mécontents, io. Confér. A mbit, des clercs. || Adj.Bernard frappe les rois et les royaumes, réforme letabernacle sur le modèle de celui que vous lui aviezmontré sur la montagne, confond les ministresmurmurateurs.... mass. Panég. St Bernard. Voilàoe que ces Juifs murmurateurs.... auraient pu direà Moïse, volt. Die t. phil. Moïse . Peuple murmura-teur, race ingrate et perfide, ciiateaub. Moïse , i, 6.
— Hist. xvx* s. Pour fermer la bouche aux mur-murateurs, calv. Inslit. 1078.
— étym. Lat. murmuratorem, de murmurare,murmurer.
t MURMURATION(mur-mu-ra-sion),s. f. Actionde murmurer.
■— hist. xv* s. De quoi grant murmuration sour-dit entre les Anglois, froiss. i, i, 40.
— ÉTym . Provenç. murmuralio ; espagn. murmu-r °cion ; ital. mormoraiione ; du lat. murmuratio-ncm i de murmurare, murmurer.
MURMURE (mur-mu-r’), s. m. ||i 0 Bruit légerde» eaux, des vents, etc. X peine parlions-nousfin un murmure confus, Sortant du fond de l’antre,expliquait leur refus, corn. Œdipe, i, 6. Une fon-aine y faisait un doux murmure, fén. Tél. îv. Leri des oiseaux nocturnes, celui des bêtes féroces,ej 1 hiver, pendant la nuit, surtout s’il se mêle aumurmure des vents.... wder. Salon de 1707, Œuvr .
' Xlv ,p. 2ct, dans pougens .Tout resta mort,
muet dans la nature, Le vent sans bruit, le ruisseausons murmure, ducis, Othello, v, 2. Voilà donc leJour d’un peuple et le murmure De ces innom-fables essaims Que la terre produit et dévore àmesure, lamart. Ilarm. i, io. L’onde n’a plus lemurmure Dont elle enchantait les bois; Sous desmoieaux sans verdure Les oiseaux n’ont plus deT 01 *, m. ib. n, 1. 1| î« Bruissement que font enten-dfe certains animaux. Les oiseaux par leur chant,e taureau par son mugissement, le cheval par sonmmnissement, l’ours par son gros murmure...,annoncent tous un même désir, buff. Ois. t. vu,
p. Ko.|| Nom donné quelquefois au colibri.|| 3° Termede médecine. Murmure respiratoire, bruit légerqu’on entend lorsqu’on applique l’oreille sur la poi-trine, le poumon et les plèvres étantsains. || 4° Bruitconfus de plusieurs personnes qui parlent et s’agi-tent en même temps. Murmure d'approbation, d’im-probation. Quandla Champmesléarrive, on entend unmurmure; tout le monde est ravi, sév. 129. Nousl’avons vu, frappé de ces murmures importuns quiinterrompent les oraisons des fidèles, et troublentdans la maison de Dieu le vénérable silence dessaints mystères, se lever avec indignation.... flécii.Duc de Mont . Vingt carrosses bientôt, arrivant à lafile, Y sont en moins de rien suivis de plus demille [dans les embarras de Paris ].... Chacun pré-tend passer.... Des mulets en sonnant augmen-tent le murmure, boil. Sat. vi. Un doux murmuremarquait les sentiments de toute l’assemblée,rollin, Hist. anc. Œuv. t. vin, p. 324, dans pou-gf.ns. 11 se fit un petit murmure qui m’était favora-ble, Marivaux , Marianne, 7* part. Un murmureplaintif, un mélange de voix gémissantes se fait en-tendre, mahuontel, Mém. 1. || B» Le bruit et lesplaintes que font des personnes mécontentes.Apaiser les murmures du peuple. Us [les chrétiens]souffrent sans murmure et meurent avec joie, corn.Polg. 1, 3. Cette femme [Mme de Boulay] est si peudigne des faveurs qu’elle reçoit, que c’est un mur-mure, sév. 22 oct. 4 677. Les murmures et les li-belles des mécontents, boss. Déf. Var . I" dise. §36.Toute la Grèce éclate en murmures confus, rac.Andr. i, 4. Votre absence est pour eux un sujet demurmure, id. Baj. 1 , 4. Malgré de secrètes jalou-sies, malgré les murmures qu’excitaient sa conduiteet ses dettes, elle n’a jamais perdu sa pension, J. j.rouss. Confess. m. || Plainte sourde d’une seulepersonne. Sa disgrâce ne lui arracha aucun mur-mure. Trouvez-vous que ma fortune soit heureuse?j’en suis contente, et, si j’ai des mouvements demurmure, ce n’est pas par rapport à moi, sév. 31 mai4 080 . || 6° Kig. Le murmure du cœur, le murmuredes passions, etc. le mouvement secret des pas-sions contraintes ou contrariées. J’en ressens dansmon âme un murmure secret, corn. Pomp. v, 6.
Il On dit de même : les murmures du sang, les mur-mures de la vanité. Du sang qui se révolte est-cequelque murmure? rac. lphig. 1 , 3. Ecoutez-vousdu sang le dangereux murmure? volt. Oreste , 1 , 6 .
— hist. xiii* s. Cist sont bien mesnie de roi ; Iln’aiment noise ne desroi Ne grant murmure, riiteb.200 . || xiv* s. Occasion de murmure ou de rébellion,oresme, Thèse de meunier. || xv* s. Là furent en mur-mure ensemble moult longuement, pour savoir siils lui demanderoient ou si ils s’en tairaient, froiss.h, m, 19. De là tyra le dit duc devant la cité deLyege, lesquelz estoient en grant murmure, comm.11 , 3. || xvi* s. Il ne faut que deux jours de pluye etvingt quatre heures de disette, pour mettre enmurmure un régiment, lanoue, 203 .
— ÉTYM . Provenç. murmur et murmuri; espagn.murmurio; ital. t normorio; du bas-latin murmu-rium, dérivé de murmur, onomatopée qui se trouvedans toutes les langues aryennes: sanscr. marmara;grec, popp.vpto; anc. hautallem. murmulôn ; lithua-nien, murmu.
MURMURE, ÉE (mur-mu-ré, rée), part, passé demurmurer. Dit à voix basse. Des paroles murmuréesdans l'oreille.
t MURMUREMENT (mur-mu-re-man), s. m. Ac-tion de murmurer.
— HIST. xii* s. Ici sorstrent [sourdirent] murmu-ramenz, benoît, dans raynouard, Lexique. ||xiv* s.Sur le murmurement d’icelles paroles, du cange,murmurium. || xvi* s. Le murmurement de l’eau,PALISSY, 78.
— ÉTYM . Murmurer; provenç. murmurament;ital. mormoramento.
MURMURER (mur-mu-ré), u. n. ||1° Faire unbruit léger, en pariant des eaux, des vents, etc. Levent murmurait dans la forêt. || 2" Faire entendreun murmure, en parlant des personnes. Jeanne, nonmoins que Circe , entre ses dents murmure, Régnier,Sat. xi. || 3° Fig. Faire entendre une plainte sour-dement sans éclater. On a dans les deux camps en-tendu murmurer, corn. Hor. m, 2 . Les enfantsd’Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron , saci,Bible , Nombr. xiv, 2 . Chrétiens, ne murmurez passi Madame a été choisie pour vous donner une telleinstruction, boss. Duch. d’Orl . Du rouge qu on vousvoit, on s’étonne, on murmure, boil. Sat. x. Malgrétout mon amour si je n’ai pu vous plaire, Je tienmurmure point.... rac. Bajax. v, 4. Orgueilleuserivale, on t’aime et tu murmures 1 Soullrirai-je a la
fois ta gloire et tes injures? id. Iph. 11 , 7. Vousmurmurez contre la bonté de Dieu, mass Avent ,Afflict. Despréaux, du royaume sombre II me semblaentendre ton ombre Murmurer déjà contre moilamotte, Odes , t. 1 , p. 602, dans pougens. Ils peu-vent murmurer, mais c’est dans la poussière, volt.S émir. 11 , 3. Les peuples, qui avaient idolâtré leurroi dans ses prospérités, murmuraient contreLouis XIV malheureux, id. Louis XIV , 21. Lepeuple n’a pas sans doute le droit de murmurer,mais sans doute aussi il a le droit de se taire, etson silence est la leçon des rais, l’abbé debeauvais, Oraison funèbre de Louis XV . j| Il sedit aussi des choses qui, personnifiées, se plaignent,résistent. Je ne sais quoi pourtant dans mon cœuren murmure, corn. Iléracl. v, 8. Mais dans votrecœur même un autre amour murmure, id. Attila,v, 4. La chair murmurera, mais de tout son mur-mure La ferveur de l’esprit convaincra l’imposture,id. Imit. iii, 4 2. La bouche obéit mal lorsque lecœur murmure, volt. Tancr. 1 , 4. ||4" Murmurerde, s’entretenir mystérieusement de. Cela n’est pasbien assuré, mais on en murmure. On murmure dequelque rhume extraordinaire de Quanto [Mme deMontespan], comme l’année dernière, sév. 4 3 oct.tC77.|| lise conjugue avec l’auxiliaire auoir. || 6° V. a.Dire à voix basse. Quelquefois nous murmurionsdes vers que nous inspirait le spectacle delà na-ture, chateaubr. René. Mon cœur à ce réveil dujour que Dieu renvoie.... Murmure en s’éveillantson hymne intérieur, Demande un jour de paix,de bonheur, d'innocence, lamart. Ilarm. 1 , 5.|| Fig. Savez-vous son nom [du Seigneur] ? la natureRéunit en vain ses cent voix; L’étoile à l’étoilemurmure: Quel Dieu nous imposa nos lois? la-mart. Ilarm. I, 2. || 6* Se murmurer, v. ré fl. Eue dità voix basse. Cette nouvelle se murmure.
— HIST. xii* s, Il vit que tuit murmuraient contreDomitre, Machab. 1 , 4 1. Ne creirent [ils ne crurentpas] à la parole de lui, e murmurèrent en lurtabernacles, Liber psalm. p. 100 . ||xm* s. Chariténe murmure point, Se je doins ma pecune toute,j. de meung, Tr. 4676. || xvi* s. Et y en eutmesmequi murmureront entre leurs dents, qu'il falloitretenir en ia ville les sénateurs, amyot, C. d’Utiq. 80 .Tous ceulx de la cour en murmuraient, id. Artax.6. Au son des vers que tu murmures, rons. 4 13 .
— ÉTYM . Provenç. et espagn. murmurar; ital.mormorare; du lat. murmurare, qui vient de murmur.
t SlOltON (mu-ron), s. m. || 1* Fruit des ronces.|| 2° Framboisier sauvage.
— ÉTYM . Dérivé de mûre ; génev. meuron.
i MUROS (EXTRA ou INTRA) (in-tra, ek-stra-mu-rôs’), locutions latines qui signifient, hors des murs,dans les murs d’une ville. Les débitants de bois-sons intra muros ne sont pas soumis à l’exercice parles employés des contributions indirectes, taudisque les débitants extra muros le sont.
MURRHIN, IN'E (mu-rrin, rri-n’), adj. Termed’antiquité. Vases murrhins, vases fort estimés desanciens, et dont la matière est encore pour les sa-vants un objetde discussion. La matière des célèbresvases murrhins, dont parle Pline, était, suivantl’opinion de nos plus savants minéralogistes, de lafluorine [fluorure de calcium], qui présente l’as-pect d’un beau verre cristallisé, de couleurs variées,
LEGOARANT.
— ÉTYM . Lat. murrliinus, de murrlta ou mgrrha,substance dont on faisait ces vases.
f MUSACÉES (mu-za-sée), s. f. pl. Terme de bota-nique. Famille de plantes monocotylédonées dontle bananier est le type.
— étym. On dit que ce nom est dédié à Musamédecin de l’empereur Auguste.
MUSAGÈTE (mu-sa-jè-t’), adj. m. Terme de my-thologie. Apollon musagète, c’est-à-dire Apollonconducteur des muses.
— étym. MouaayéTriç, depoôaa, muse, et àyeiv,conduire.
t MUSANGÈIIE (mu-zan-jè-r’j, *. f. Grosse mé-sange.
MUSARAIGNE (mu-za-rè-gn’), s. f. Nom d'ungenre de mammifères carnassiers insectivores, oùl’on distingue la musaraigne commune, dite vulgai-rement musaraigne, musette, et au masculin, niuset,sorex araneus, Linné ; musaraigne d’eau, sorex fo-diens, Gmelin .
— ÉTYM . Lat. musaraneus, do mus, rat (compa-
rez l’ail. Maus, souris, et le sanscr. mxtsh, dérober),et aranea, araignée; wallon , miseretle; norm. mest-relle ou miseretle. .
MUSARD, ARDE (mu-zar, zar-d’), adj. Quia l’habitude de muser. Le cadet paraissait presque