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servir à augmenter la quantité du son ; mais on en-tend encore fort bien sans oreilles extérieures, in.’b. p. 482. On ne sait sur quoi peut être fondée cettecoutume singulière dp s’agrandir si prodigieuse-ment les oreilles; il est vrai qu’on ne sait guèremieux d’où peut venir l’usage presque général danstoutes les nations de percer les oreilles et quelque-fois les narines, pour porter des boucles, in. t'f>. p.3oî.Un autre usage de Taiti , commun aux hommes eta,lx femmes, c'est de se percer les oreilles, et d'yporter des perles ou des fleurs de toute espèce, bou-gainv. Voy. t. n, p. 7», dans pougens. || Boucle d’o-mitle, pendant d’oreille, bijou que les femmes portent* l'oreille, préalablement percée. || Fig. Laisser pas-•'Cr le bout de l’oreille, laisser, quoiqu’on veuille leCacher, reconnaître ce qu’on est, ce qu’on veut; lo-Oution prise de l’âne qui, revêtu de la peau du lion,p Sl reconnu à un bout d’oreille qui passe. || Fig.Pendre à l’oreille, être imminent. Ln grand désa-S'ément lui pend à l’oreille. || Être toujours penduaux oreilles de quelqu’un, être assidu à le suivre, àUl Parler. Après avoir été pendue aux oreilles du roi,cl demandé ce régiment Koyal avec fureur, sév.
4 sept, 1 67s. || Terme d’équitation. Oreilles hardies,oreilles de cheval dont les pointes se présentent enavant et semblent s’unir l’une à l’autre. || Boiter deoreille, aller de l'oreille, se dit du cheval qui accom-pagne chaque pas d’un mouvement de léte.|| Oreilleso Ane, on iiles semblables à celles d’un âne qu’A-Pollon infligea au roi Midas, & cause de son igno-rance. J’irai creuser la terre, et, comme ce barbier,Faire dire aux roseaux par un nouvel organe : Mi-oas, le roi Midas a des oreilles d’âne, boil. Sut. îx.
Il On dit dans un sens analogue : grandes oreilles.Oa cour a sifflé tes talents; Paris applaudit tes mer-veilles; Grétry , les oreilles des grands Sont souventoe grandes oreilles, volt. Poésies mêlées, ccxxni |àPropos de l’opéra de Midas de Grétry, sifflé à Ver-aailles,applaudi à Pariai- Nonotte trouve QuinaultP|at; quoil tu n’aimes pas l’auteur d’Atys et“ Armidel tant pis, Nonotte, cela prouve que tu as1 lime dure et point d’oreille ou trop d’oreille, id."fl.lia. Honnêtetés litt. Petite digression. || Oreilleso Sue, papier roulé en forme d’oreille d’ànequel’onmet aux oreilles des enfants coupables, dans leursoevoirs ou leurs réponses, de quelque grossièreignorance. || Fig. Tenir le loup par les oreilles, nesavoir quel parti prendre parce qu’il y a du péril demus les cêtés (locution tirée d’un dicton latin quiexprime l’embarras de lâcher le loup ainsi tenu et, e continuer à le tenir), tille tient, comme on dit,m loup parles oreilles, corn, le Ment, iv, 7. || Fig.°rtnir sur les deux oreilles, sur l’une et 1 autre
°reille, être plein de sécurité.Censeurs, je vous
conseille De dormir comme moi sur l’une et l’autreCfeille, la pont. Oies. Qu’il eut, pour ne rien faire,Un merveilleux talent! Qu'il dormait bien surl’une1 autre oreille! sontbn. Poés. dtv. (Euv . t. tv,P' 3( *&, dans pougens. Dormez donc sur l’une et l’au-16 oreille, mon cher petit neveu.... volt. Lelt. la'taulière. 22 oct. *770. || On a dit dans un sens ana-‘°gue : mettre l’oreille sous le coude, c’est-à-direassurer. C’est afin que je vous mette l’oreille sous® coude, malh. Trait, des ep. de Sénèque , Ép. 24.ch 6C0U . er l es oreilles, ne tenir compte de quelqueose, s’en moquer. Magnac éclata à la cour, où il“‘Un étrange bruit; mais Villars, qui avait le prixel a victoire et Mme de Mainteuon pour lui, n’en filHue secouer l’oreille, st-sim. <h, 195. || Secouer lesteilles, se dit aussi d’une personne à qui il arrivea elque accident, quelque affront, et qui témoignej, e P as s’en soucier. On l’a chassé de cette société,le ^ C 1 U(I secouer les oreilles. || Vin d’une oreil-1 le bun vin; vin de deux oreilles, le mauvais; ondp , e ains * le bon vin, parce que le bon vin faitpencher la tête de celui qui le goûte d’un côté seu-t ment, et le mauvais vin, parce qu’on secoue lae et par conséquent les deux oreilles c’est l’expli-j . on donnée par de Rrieux/. || Dresser les oreilh s,d,r e attention à ce qui est dit. X ces propositions ill ( , essa le* oreilles. || Avoir l’oreille basse,être bumi-jj ’ mntt'fié. Il lui fallut à jeun retourner au logis,"‘eux comme un renaid qu’une poule aurait pris,Ki// 1 " 1 * a< l ueue et portant bas l’oreille, la font.
ttél *1 <8 ' N baisser l’oreille,être las, triste, harassé,
wo. ai If ol ''l u e. Mais enfin ma fierté a baissé l’oreille] 0 ” . mc - d’fît. 11 , 2 . Us viennent tous me dire :al-iia S ' UIlP lettre pour madame la duchesse., jete/ SSe ' 6S . ore '**es, j’écris, et puis je suis tout hon-iltn' w l vou drais m’aller cacher, volt. Lett.j, e Choiseul, *° r juin i77u.|| Avoir l’oreillet/r* 1 '/ 6 ^ auss ‘ P our être fatigué, abattu par leVatl, par (j es excès, par la maladie. || Fn avoir
sur l’oreille, être fatigué, abattu. Sa dernière maladiel’a beaucoup vieilli, il en a sur l’oreille. || Tirer l’o-reille, les oreilles, tirer fortement l’oreille à un en-fant, à un écolier pour le punir de quelque faute.Si un élève de l’école de Raphaël ou des Carrachesen avait fait autant, n’en aurait-il pas eulesoreillestirées d’un demi-pied? dider. Salon de 1767, (Kur.t. xiv, p. 87, dans pougens. || Tirer l’oreille & quel-qu’un, la lui pincer par signe d’amitié ou pour aver-tissement. || Tirer l’oreille, éveiller, exciter. A quil’ambition la nuit tire l’oreille, Régnier, Sot. xn. Cesoin ambitieux me tirant par l’oreille, boil. Épilre v.Déjà me tirant par l’oreille, L’ambition hâte mes pas,bérang. Hab. de cour. || Se faire tirer l’oreille, fairequelque chose lentement, avec mauvaise volonté.Dis-nous quel est notre destin Sans te faire tirerl’oreille, scarr. Virg. ni. Allons, monsieur, faitesles choses galamment, et sans vous faire tirer l’o-reille, mol. âlar. forcé, ie. On se fit un peu tirerl’oreille d’abord, iiamilt. Gratnm. 8. Voilà monsieurClitandre qui me doit cent cinquante pistoles, parexemple je sais bien pour lui qu'il ne se ferapas tirer l’oreille, dancoukt, la Désolât, des joueuses,sc. 8. || Se faire tirer l’oreille, est une locution |Uivient de l’ancien usage d’amener des témoins tiréspar l’oreille (testes per aurem attracti, voy. horace,Sat. 1 , 9), usage qui est spécifié dans la loi des Ba-varois (voy. nu cange, auris). ||Se prendre par lesoreilles, se quereller, se battre. Débuter dans unequerelle de musique par se prendre par les oreil-les, cela est assez naturel, grimm, Correspond,t. iv, p. 7, dans pougens || Par plaisanterie. Je gagemes oreilles, se dit quand on veut affirmer quelque
chose.S'il est ici, je gage mes oreilles Qu’il
est dans quelque allée à bayer aux corneilles, piron,Hélrom. 1 , t. |j Y laisser ses oreilles, être maltraité,11 e pas revenir sain et sauf de quelque entreprise pé-rilleuse. || 11 sera bien heureux s’il en rapporte sesoreilles, se dit de quelqu’un engagé dans une affairepérilleuse. || Je lui couperai les oreilles, se dit parmenace à quelqu’un qu’on châtiera. Laissez-moi, jelui veux couper les deux oreilles, mol. l'art, v, 2 .Moi, je lui couperais sur-le-champ les oreilles,S’il n’était pas garant de tout ce qu’il a dit, id.l'Ét. m, 3. || Frotter les oreilles à quelqu’un, oului donner sur les oreilles, lui infliger une correc-tion manuelle. Jour de Dieu I je saurai vous frotterles oreilles, mol. Tari. 1 , t. Je te donnerai sur lesoreilles, 10 . Pourc. 11 , 9 ôtez-vous de là, vous, mamie, que je ne vous donne sur les oreilles, dancourt,Cheval , à la mode, v, 3. Défendez-vous mieux contreles mahométans, qui vous donnent tous les jourssur los oreilles, volt. Dict. phil. Volonté. Les Russes vous donnent [& vous Ottomans ] sur les oreillesdepuis trois ans, et vous les frotteront encore, id.Lett. à Cath. 9». || Avoir sur les oreilles, rece-voir quelque correction, manuelle ou autre. Si laconversation s’échauffe, la marquise aura sur lesoreilles, dancourt, ta Folle enchère, sc. <8. Onm’a parlé aussi d’un dictionnaire [le Dictionnairephilosophique! où beaucoup d’honnêtes friponsont rudement sur les oreilles, d’alemb. Lett. àVoltaire , 9 juillet 1764. || Il se gratte l’oreille,se dit d’un homme qui a quelque chagrin qui l’in-quiète, ou qui a peine à se souvenir de quelquechose. || Avoir la puce à l’oreille, être inquiet dequelque chose. || Mettre la puceà l’oreille, inquiéter.Il Echauffer les oreilles à quelqu’un, le mettre encolère par quelque discours. Dites-lui ma pensée,et l’avertissez bien Qu’elle ne vienne pas m’échaufferles oreilles, mol. Femm. sav. ni, ». Retire-toi, tedis-je, et ne m’échaude pas les oreilles, id. l’Avare,H, 3 . Qu^nd la maréchale de la Meilleraye lui échauf-fait les oreillesjà Saint-Ruth], il jouait du bâton et larouait de coups, st sim. 2«4,4*. || Avoir le bouquetsur l’oreille, voy. bouquet t, n° 2 . || 7° Dans lestyle relevé. Les oreilles du cœur, la sensibilitémorale. Qu’il (le Seigneur] vous donne ces oreillesdu cœur qui seules font enlendre sa voix, mass.Carême, Parole. || 8” Fig. Attention, intérêt, con-fiance. Je dois ici l’oreille à d autres intérêts, corn.Sophon. iv, 2 . Ne possédez-vous pas son oreille etson cœur? rac. Esth. ni, 2 . J'approchai par degrés
de l’oreille des rois, II). Athal. m, 3.Me fit faire
une opération, pénible dans les commencements,mais qui me fut plus heureuse dans la suite, parcequ’elle m’approcha de l’oreille et de la confiance demes maîtres, montbsq. Lett. p<rs. 64. ||A»oir lo-reille de quelqu’un, en être favorablement écoutéC’est beaucoup que d’avoir l’oreille du grand maître,corn. Othon, 11 , 4. Un dirait qu’ils ont seuls j oreilled'Apollon , boil. Disc, au rot. Ces gens ont 1 oreilleplus erauds princes, sont de tous leurs p.aisirs
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et de toutes leurs fêtes, la brut. viii. Je suis bienplus en état de vous servir, présentement que j’ail’oreille du premier ministre, lesags , Gil Bios,xi, 13. || 9° Fig. Oreille se dit quelquefois pour lapersonne même qui entend, qui écoute. Si vousvous laissez, gagner aux soupçons, si vous prenezfacilement des ombrages et des défiances, prenezgarde pour le moins de ne les porter pas aux oreillesimportantes, boss. Sermons, Charité fratem autreconclusion, le me plais à répéter toutes ces paroles[relatives au service des pauvres], malgré les oreil-les délicates ; elles effacent les discours les plus ma-gnifiques, 10 . Anne de Gom. || 10"Il se dit de ce quia quelque ressemblance avec la figure de l’oreille.Les oreilles d'une écuelle. 11 avait la tète enfoncéedans un bonnet de laine brune à longues oreilles;et sa barbe, plus blanche que la neige, lui descen-dait jusqu'à la ceinture, lesage, Gil Bl. îv, 9. || Oreil-les de soulier, les parties du soulier où sont attachéesles boucles ou les cordons || Quand quelqu’un me-nace de donner sur les oreilles, on répondait au-trefois : ce sera donc sur les oreilles de mes souliers.
Il Oreille de la charrue, voy. versoir. || Oreilles d’a-bricots, abricots con'ts dont 011 a rejoint les deuxmoitiés après en avoir été les noyaux. || 11° Petitepartie du haut ou du bas d’un feuillet d’un livrequ’on a plié pour marquer une page qu'on veut re-trouver. Faire une oreille à un livre. Lisez la page34, où il y a une oreille, et voyez les lignes quej’ai marquées avec un crayon, Paso. Prov. iv. || Ondit plutôt maintenant ; faire une corne à un livre.
12° Oreille de ballot, le coin de la toile quienveloppe le ballot, et que l’emballeur laisse enforme d’oreille quand il coud la toile, afin que parcelte oreille on puisse prendre le ballot pour lo re-muer. || 13° Les deux espèces de grosses dents quiterminent le peigne des deux cêtés et qui renfer-ment les véritables dents, se nomment les oreilles,Dict. des arts et mét. Tabletier. || Dans les jeuxd’orgues, petites lames que l’on soude à la bouchedes tuyaux, et qui servent à les accorder. || Termed’imprimerie. Languette de frisquette. || Terme demenuiserie. Voussure dont la partie supérieure estdroite en devant, et dont le fond est bombé en arc.
|| Partie saillante de certaines pièces employéesdans les constructions, et qui servent à les assem-bler, à l’aide de boulons,, à d’autres pièces fixes.
|| Terme de maçonnerie. Entaille qu’on fait au boutd'un appui de croisée ou d’un seuil pour qu’il en-tre dans le tableau de la baie et conserve une sailliesur le nu du mur. || Partie saillante qui excède unepièce de serrurerie, et sert de repère pour une au-tre pièce. || Dans certaines machines, saillies ajou-tées à un oDjet pour lai donner plus d’empâtement,ou pour lui permettre de sappuyer sur un autre.|| Petits appendices qui portent les galets du glis-soir de la tige d’un piston. || Petite saillie sur lescôtés de la charnière de certaines coquilles bival-ves. || 14° Terme de marine. Oreille de l’ancre, cha-cun oes angles de la base du triangle qui a le nomde patte de l’ancre. || Oreille de lièvre, angle aigude la voile latine, dans sa partie supérieure. Orientéen oreille de lièvre. || Donner de l’oreille à unepièce de bois, à un bordage, les conformer de ma-nière que, sur leur longueur, plusieurs parties setrouvent dans des plans différents et différemmentinclinés. || Taquets à oreilles, taquets à double têtequi sont fixés dans la muraille d’un bâtiment poury tourner les écoutes des basses voiles. || Orei.lesd’âne, forts taquets à deux têles qui servent à tour-ner, à amarrer. || 16 L’une des deux cimes d’unemontagne bifurquée. Son sommet [d'une monta-gne] est l’oreille orientale d’un énorme cratère dontl’enceinte est entièrement culbutée du côté du cou-chant, ramond, Instit. Uém. scienc. 4 8*3, 1814 ,*8*6, p. 1 * 6 .1' 16° Terme de botanique. Appendicequi se trouve à la base de certaines feuilles de quel-ques plantes. On dit aussi oreillon et oreillette. || Lesjardiniers appellent oreilles les feuilles séminales.On peut planter en pépinière de petites laitues, dèsqu’elles ont les oreilles un peu grandes, la quinti-nye, Jardins, *" part, dans richelet. || 17 Nom.donné anciennement aux oreillettes du cœur. Cesdeux uernières [l’artère veineuse et la veine cave]s’élargissent avant que d’entrer dans le cœur, et yfont comme deux bourses nommées les oreilles ducœur, desc. Hélh. v, 6. || 18" Nom de différentesplantes. Oreille de lièvre, le buplevre en faux, bu-plevrum falcatum, L. ombellifère-, || Oreille d’ours,primevère oreille d’ours, prtmula auricula, L.prunulacees. || Oreille de souris, le myosotis deshamps, borraginées; on donne aussi le nomU'PTApiA q- çou:is au cerasluin tomentosum , L, pe-