OHE
854 ORE
ORE
tite caryophyllêe dont les feuilles velues ressem-blent àcelles du myosotis. || Oreille d’âne, la grandeconsoude. || Oreille d’homme, l’asaret d’Europe,asarum europæum, f■ arislolochiées. || Grandeoreille de chat, l’hieraciüm auricula. || Nomd’un grand nombre de champignons : oreilled’âne ou d’ours; oreille brune; oreille de char-don; breille de chat, etc. etc. || Oreille dehoux, la girolle, champignon comestible || Oreillede Judas, nom d’un champignon sans queue, quiest une espèce d’agaric, qu'on trouve attaché autronc du sureau ; la figure en est souvent celle del’oreille humaine. || 19° Nom de diverses coquilles :oreille d’âne, oreille de bœuf, oreille de Vénus, etc.|| Oreille de Saint-Pierre, nom sous lequel Ort mangeà Marseille l’animal de la fissurelie grecque (imi-valves). || Oreille de mer, voy. ohmier. || 20" Oreillegrande, nom donné parles marins au scomhretlitm.|| Oreille blanche, oiseau du Paraguay . || 21° Jus-qu'aux oreilles, ioc. adv. Des pieds à la tête. Il estcrotté jusqu’aux oreilles. || Fig. Très-avant. 11 estdans cette intrigue jusqu’aux breilles. Employé jus-qu’aux oreilles en procès et eh chicane, qui est unmétier qu’il aime fort, gui paTiN, Lett. t. n, p. K|| 22 Fig. Par-dessus lès breilles, ioc. adv. De ma-nière à être accablé. Ce qu’il y avait de pis, c’est queJenni avait des dettes par-dessüs les oreilles, voltJenni,*. En attendant, j’ai de la besogne par-dessusles oreilles, diueROT, ilétri. t. ili, p. 63, dansporbBNS.|| Proverbes. Les murailles, lès rhurs ont des oreilles,c’est-à-dire il faut prendre gardé aux paroles quel’on prononce, même en des lieüx fermés. Les mursayant des oreilles, dit-on, la pont. Quipr. Les plan-chers sur lesquels je sdis, ont des yeux ; les mursqui m'entourent, ont des oreilles, J. j. ruuss. Con-fess. vu. || Un chien hargneux a toujours les oreibesdéchirées, c’est-à-dire les gens querelleurs sont sujetsà avoir quelque mal. || Ventre affamé n’a point d’o-reilles, c’est-à-dire on n’écoute rien quand on estpressé de la faim.
— rem. Mme de Sévigné a dit ; chanter desoreilles. La bonne princesse [de Tarante alla à sonprêche :je les entendais tous qui chantaient desoreilles; car je n’ai jamais entendu dés tons commeceux-là, 26 déc. (676. C’est une expression qu’ellea prise à Rabelais : Durant la procession ils [lesfrères Fredohs] frédonnoyent entre les dents mélo-dieusement ne sijais quelles antiphones; car je n’en-tendoys leur patelin, et attentil'vement escoutantaperueus qu'ils ne chantoyenl que des aureilles,Pont, v, 27 . Dans Rabelais , chanter des oreilles,comme on voit, c’est ne rendre aucun son, ne paschanter du tout. Mme de Sévigné a détourné cetteexpression, pour signifier : chanter mal.
— HlST. xi' s. La destre oreille al premier ver[verrat] [il] trancha, Ch. de Rot. lvi. ||xii* s. Paraous feiz [deux fois] i fu pris ; si l’en laissa aler ;Mais ainceis [auparavant] li fist l’um les oreillescouper, Th. le mari. 31. A plusors ont trenchies etaureilles et piez, flou, 1398. Li message del ici distal duc en l’aureille, ib. 34«o. Tel vénjance frai surJuda e sur Jérusalem , que à ces [ceux) Iti l’orruntl’entendront], tut les orilles lur en cornerunt,Rois, p. 420. || xin* s. Li autre philosophe ki ape-loient les orelles porte de savoir, alebrant ,f“ 36. En l’oreille [elle] ltii prent tautost à con-seiller, llerte, xi. Mais cele fet oroille sorde, Quin’est mie foie rie lorde, Ren. ima. Yzcrigrin[le loup] a drecié l’oreiile; Primes regarde, etpuis oreille [il écoute], Qu’en la paroi un trou avoit,ib. 12250. || xiv« s. On lui copera une aroillè, nucange, auditus. Les oreillés vous deveroicht bienfort et souvent manjier fdémangerj; car je ne suien compagnie, que on ne parole tous jours de vous,machaut, p. 144. Où il alloyt, treiout trembloit,Rien devant luy ne resistoit, Ains chacun si bassoit1 oreille, Liv. du bon Jeh. 619. Il nous ont dit tailtde merveilles, Qu’ilz m’ont cassé les deux oreillés,ib. 1146. || xv* s. Il s’enclina et descendit moultvoulontiers pour l’amour du roi de Fraiice, car àtel roi on peut bien tendre l’oreille [avoir égard],froiss. iv, p. 279 , dans lacurne. Ce qui m’entrepar une oreille, Par l’aultre sault comme est venu,CH. dorl. Rond. Le duc, à chose qu’ils dissent, nevoulut ouvrir les aureilles, et en estoit très mal con-tent, juven. Charles Fl, 1391. [Lesaulcier] luy prestal’oreille et dist qu’il n’y pourrait rien faire sans lemoyen île Colinet queux du roy, jean de troyes ,Chron. 1476. Auquel Jean donna oreille et Tut con-tent de l’ouir, DU cange, auris, an 1447 . Chascunavoit les oreilles longues et pendans en tristeur sanscorage, g. chastel. Chron. des D. de Bourg. 11 , 75 .Or prient pour leur bienfaicteur, Ou qu’on leur tire
les oreilles, villon, Grand testam. ||xvi*s. J’ay, res-pondit Panurge, la pusse en l’oreille, je me veulxmarier, Rab. 111 , 7. Vous aurez sur l’oreille, desper.Contes, cxvnl. 11 ne vouloit point qu’un ésclavetensast soh fllz, ne qu’il luy tirast l’oreille, amyot,Caton, 41 . Or la femme de Sinam n’eut pas plustostce dessein au cœur qu’elle l’eut à la bouche, et Amo-rath aux oreilles par un rapport incertain, d’ai.b.Hisl. il, 339. A l’Instigation de plusieurs princes qu'ilnomma à l’oreille, et desquels le nom fut supprimé,in. 11 , 458. Les deux epiphyses du cœur, nomméesoreilles d’iceluy, à raison de la similitude qu’ellesont aux oreilles, pAré, 11 , n. Le chancelier du Prat,lequel au traité de Cambray avoit plus l’oreille demadame la regente que nul autre, m. du bell. 459.Elles ne gaigntuit rien de crier miséricorde ny dedemander pardon; car Boc al avoit lurS l'oreille demarchand, merlin coccaip,, t. 11 , p. 209 . Sac pieindresse les oreilles, cotgrave. Bois ont oreilles, etchamps œillets, id. On appelle aujourd’huy à la courpendans d’breilles, ceux qui à toutes heures souf-flent aux oreilles des grands ; parce qu’ils sont tou-jours comme pendus à leurs oreilles, 11. est. Nouv.lang. ital. p. 566. Une bollche et deux oreilles,génin, Récréât, t. 11 , p. 252. L’empereur lui fit lasourde oreille, brant. Hdncade. À beau parleurcloses oreilles, lproux de lincy, 1. 11 , p. 226 .
— étym. Picard, éradle, éreille, areille, eraile;Lourgtiig. airoaille, oraille ; provenç. aurelha;catal. aurella; èspagn, ttrtja ; portug. orelha ; ital.orecchia; bas-lat. orienta (auriculas, quas rusticidicebant oriculas, pomp. ff.stus); du latin aaricula,diminutif de auris, oreille (voy. oUïn). Auris estpour ouata ; comparez le grec où;, ùno;; goth.auso, oreille, haus- jan, ouïr ; allem. hôren , enten-dre, Ohr , oreille.
f OREILLE, ÉE (o-rè-llé, liée, U mouillées),adj. || 1" Terme d’histoire naturelle. Oui porte desappendices en forme d’oreilles. || 2" Terme de bla-son Il se dit des poissons et des coquilles dont lesoreilles paraissent.
— HlST. xvi* s. Il ne se trouverait point en Arca-die d’asnes plus magnifiquement oreillez que nousserions, tahurraü, Dial. p. 123 , dans lacubne.
- ÉTYM Oreille.
OREILLER (o-rè-llé; l’r ne se prononce et ne selie jamais; au pluriel, l’a se lie: des o-rè-llé-z enplumes), a m. || 1° Coussih qui soutient la tête quandoh est couché. Alexandre mettait Homère sousson oreiller; Scipion y mit Xénophon , uidkr. Opin.des ane philos. [Romains). Séilèque dit : l’hommefort se reconnaît jdsque siif son oreiller, id. Claudeet Nér. 11 , 28 . Rose, partons; voici l’aurore; Quitteces oreillers Si doux, bêrang. Champs. En philo-sophe, Hier sdr l’orèiller, J’ài mis mon âme entrain de babiller, m. ilélempsyc. || 2“ Fig. Ce quiest pour l’esprit ou la conscience cè qu’est un oreil-ler dans un lit. Il [Montaigne , iv, 244 , où il y anon oreiller, mais chevètj montre.... que l'igno-rance et l’incuriosité sont deux doux oreillers pourune tête bien faite, pasc. Entret. avec il. de Saci.Cette vérité est un oreiller sur lequel on peutdormir en repos; le reste est un éternel sujetd’arguments pour et contre, volt. Leu. d'Argen-son, c nov. 1770. Vous avez acquis de la gloire,et lui [Sirven] du repos; ce sont deux bons oreillerssur lesquels on peut dormir à son aise, lu. Leu. dela Croix, 6 déc. 1771. Un autre oreiller de paressedans toute affaire un peu longue, quoique aisée,était pour lui l’incertitude que le tempsjette sur lessuccès qui dans l’avenir semblent les plus assurés,j. J. rouss. 2* dialogue. Exercez-vous donc sansmaître; ne le pouvez-vous pas? restez dans l’igno-rance, c’est un oreiller assez doux pour bien destêtes, condillac, Lang, calc.lt, s. Pour qui S’épuiseà travailler, La mort est dh doux oreiller, bêrang.Jacques. || 3“ Terme dé marine. Pièce de bois quicroise les deux varangues opposées de la membrured’un bâtiment, afin de les fortifier. || 4" Coussin detoile rembourrée que les couteliers mettent au-des-sus de la roue à repasser, afin de pouvoir s’y ap-puyer. || 5° Terme de métallurgie. Oreiller d’Un souf-flet, partie placée dans le culeton pour maintenirles bords.
— HlST. XII* s. [Un haubert] Ne peise gaires plusd’un oreiller, Gérard de Ross. p. 8 1 e.|| xm* s. Coif-fes à dames, et toies [taies] à orilliers et de paveil-lons que on met pardesus les autex.... Liv. des met.85. D’une pierre a faif orillier, Si commença à sd-meillier, Ren. 1 629. || xn* s. Et puis s’assieent àmenger, De l’erbe vfert foht oriller, iL-dus, f° ex,verso. La grande baniere et cinq orellierz d’aütel,Bibl. des ch. 4* série, t. v, p. I 60 . || xv s. Un escu
d’argent à trois oreillers de gueules, froiss. 1 , 1 , 3I -
xvi" s. Prendre conseil à l’oreiller, oénin, Récréât.t. Il, p. 248.
— Etym . Oreille; bourguign. orillier; provenç.aurelhier.
f OKEILLÈRE (o-rè-llè-r’, Il mouillées), s. f- Leperce-oreille.
OREILLETTE (o-rè-IIè-t’, U mouillées, et nono-rè-yè-t’), s f. || t° Terme d’anatomie. Deux cavitésdu cœur qui reçoivent: la droite, le sang des veinesdu corps, la gauche; le sang des veines pulmonaires,et qui communiquent avec les ventricules. || 2 !’ Btllinge qu’on met derrière l’oreille lorsqu’il s’y trouvequelque écorchure. || 8“ L’asaret. || Espèce de chain-pignon.
— HlST. xiv s. Un additement [aux ventricule.
du cœur].... et est appelé dos bouchiers l’oreille oula cornille du cuer, h. de moniieville, f° 24
- étym. Diminutif de oreille. Et pourtant abonne cause vouloit Xenocrates que l’on jneist au*enfans des aureillette 9 de fer pour leur couvrir etdéfendre les aureilles, amyot, Cotnm. il faut ouïr, ■
OREILLON (o-rè-llon; Il mouillées, et mm o-rc :yon), s.m. || 1" Anciennement, partie du casque quicouvrait l’oreille ou qui se prolongeait en menton-nière. H 2" Terme de zoologie. Une des éminencesde l’oreille des chauves-souris, quand elle est deie -J loppée. Les oreilles sont droites, un peu courbées: en dehors, airondies à leurs extrémités et sanoreillon, buff. Quadrup. t. xm, p. t<>6. || *" I ' e f me(de médecine. Gonflement inflammatoire dh tissucellulaire qui entoure la glande parotide. || i°S. m-pl. Nom qu’on donne aux rognures des cuirs ®bœufs, de vaches et d’autres animaux, destinas1 faire de la colle fbrte ; apparemment parce qu 1 * s1 trouve quantité d’oreilles. Oreillons de toutes uêteà faire colle, le cent pesant estimé no so us, Décl. 0 »roi, nov. ib4o, tarif.
- HlST. xv* s. Je ly donrray tel oreillon [coupsur l’oreille], Qu’il y aura du vermillon ; Tien ce cop ,fui-je mensortglers? la Pass. de IV S. J- C. H*? 1...Flanquée, pour le mousquet seulement, decourtinededeux ravélihs sans espaule, sans retraite)sans orillon [sorte de fortification], d’aub. H' st - 11 ’258. Les oreillons d’un fer de javeline, cotgrave.
ÉTYM Dérivé de oreille. ro ,
. ORÉMUS (o-ré-muâ’), s. m. Prière, oraison.dames hurlaient plutôt qu'elles ne criaient ; Voiiurcommença un orénlus, rêtz, 1 , 47. Le chantre auyeux du chœur étale soh audace, Chante lesorém 1fait des processions, boil. Lutrin , 1 . Certain eu >grand enterreur de morts, Au chœur assis réelle service ; Certain frater, grand disséqueurde corp ,Totlt vis-à-vis chantait aussi l’office; Par untous deux étant émus, De maudissons lardaient leorémus, 1. b. Rouss. Épigr. 1, IH - Je .. p „ r jérhe Taire un mérite D’avoir pour vous blBn , p . l3Dieu ; Mais ieune prince aime fort peu Les ord’un vieux jésuite [le P. Sanadon], volt Stances, >au prince de Conti. j e
— étym. Lat. orémus, prions, de orare, P rie >
6s, oris, bouche (voy. oral). „
f ORIÎOGNOSIE (o-ré-ogh-no-zie), s. f- Cosànce des montagnes et de leur structure.
naissance.
f ORÉOGNOSTlQUE (o-ré-ogh-no-sti-kQui a rapport à l’oréognOsie. MoU travai, t i eau point de vue oréognostique, comprenla plus intéressante du département et
Dôme, ramond, tnslit. llém. scienc. *
1816, p. 10.
t ORfiOGRAPHE (o-ré-o-gra-f), «• ms’occupe d’oréographie. , v
— ÉTYM . ’Opoç, êpEOC, ü-''" ,n,7ne -décrire.
ORÉOGltAPUlE (o-ré-o-gra-fie), s.des montagnes.
— ÉTYM . Voy. oréographe. ÿ, QUI
f ORÉOGRAPI11QUE (o-ré-o-grà-H- K I,a rapport à l’orêograplne. , . . <■„» ou fl 111
ORFÈVRE (or-fè-vr’), s. m. Celui qui « 1 tr é unvend des ouvrages d’or et d’argent. J a . q uelq lleorfèvre, qui, sur le bruit que vous che nt à vo-heau diamant en bague pour faire un p nar ier P olirtre épouse, m’a fort prié de vous J Bn . p nt défen-lui, mol. le llar. forcé, 5. Louis XI , r( T indiscrète,due [l'argenterie] par une loi somptua je Venis®»les Français firent venir leur argen e pa uvretê,les orfèvres de France furent rédui . tfeturs,
et Louis ili révoqua sagement la GerB iain
121 . De simples orfèvres tels que B 1
adj-
Celui q» :
. f. Descrip tioU