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Tome troisième. I - P.
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tite caryophyllêe dont les feuilles velues ressem-blent àcelles du myosotis. || Oreille dâne, la grandeconsoude. || Oreille dhomme, lasaret dEurope,asarum europæum, f arislolochiées. || Grandeoreille de chat, lhieraciüm auricula. || Nomdun grand nombre de champignons : oreilledâne ou dours; oreille brune; oreille de char-don; breille de chat, etc. etc. || Oreille dehoux, la girolle, champignon comestible || Oreillede Judas, nom dun champignon sans queue, quiest une espèce dagaric, qu'on trouve attaché autronc du sureau ; la figure en est souvent celle deloreille humaine. || 19° Nom de diverses coquilles :oreille dâne, oreille de bœuf, oreille de Vénus, etc.|| Oreille de Saint-Pierre, nom sous lequel Ort mangeà Marseille lanimal de la fissurelie grecque (imi-valves). || Oreille de mer, voy. ohmier. || 20" Oreillegrande, nom donné parles marins au scomhretlitm.|| Oreille blanche, oiseau du Paraguay . || 21° Jus-qu'aux oreilles, ioc. adv. Des pieds à la tête. Il estcrotté jusquaux oreilles. || Fig. Très-avant. 11 estdans cette intrigue jusquaux breilles. Employé jus-quaux oreilles en procès et eh chicane, qui est unmétier quil aime fort, gui paTiN, Lett. t. n, p. K|| 22 Fig. Par-dessus lès breilles, ioc. adv. De ma-nière à être accablé. Ce quil y avait de pis, cest queJenni avait des dettes par-dessüs les oreilles, voltJenni,*. En attendant, jai de la besogne par-dessusles oreilles, diueROT, ilétri. t. ili, p. 63, dansporbBNS.|| Proverbes. Les murailles, lès rhurs ont des oreilles,cest-à-dire il faut prendre gardé aux paroles quelon prononce, même en des lieüx fermés. Les mursayant des oreilles, dit-on, la pont. Quipr. Les plan-chers sur lesquels je sdis, ont des yeux ; les mursqui m'entourent, ont des oreilles, J. j. ruuss. Con-fess. vu. || Un chien hargneux a toujours les oreibesdéchirées, cest-à-dire les gens querelleurs sont sujetsà avoir quelque mal. || Ventre affamé na point do-reilles, cest-à-dire on nécoute rien quand on estpressé de la faim.

rem. Mme de Sévigné a dit ; chanter desoreilles. La bonne princesse [de Tarante alla à sonprêche :je les entendais tous qui chantaient desoreilles; car je nai jamais entendu dés tons commeceux-, 26 déc. (676. Cest une expression quellea prise à Rabelais : Durant la procession ils [lesfrères Fredohs] frédonnoyent entre les dents mélo-dieusement ne sijais quelles antiphones; car je nen-tendoys leur patelin, et attentil'vement escoutantaperueus qu'ils ne chantoyenl que des aureilles,Pont, v, 27 . Dans Rabelais , chanter des oreilles,comme on voit, cest ne rendre aucun son, ne paschanter du tout. Mme de Sévigné a détourné cetteexpression, pour signifier : chanter mal.

HlST. xi' s. La destre oreille al premier ver[verrat] [il] trancha, Ch. de Rot. lvi. ||xii* s. Paraous feiz [deux fois] i fu pris ; si len laissa aler ;Mais ainceis [auparavant] li fist lum les oreillescouper, Th. le mari. 31. A plusors ont trenchies etaureilles et piez, flou, 1398. Li message del ici distal duc en laureille, ib. 34«o. Tel vénjance frai surJuda e sur Jérusalem , que à ces [ceux) Iti lorruntlentendront], tut les orilles lur en cornerunt,Rois, p. 420. || xin* s. Li autre philosophe ki ape-loient les orelles porte de savoir, alebrant ,f 36. En loreille [elle] ltii prent tautost à con-seiller, llerte, xi. Mais cele fet oroille sorde, Quinest mie foie rie lorde, Ren. ima. Yzcrigrin[le loup] a drecié loreiile; Primes regarde, etpuis oreille [il écoute], Quen la paroi un trou avoit,ib. 12250. || xiv« s. On lui copera une aroillè, nucange, auditus. Les oreillés vous deveroicht bienfort et souvent manjier fdémangerj; car je ne suien compagnie, que on ne parole tous jours de vous,machaut, p. 144. il alloyt, treiout trembloit,Rien devant luy ne resistoit, Ains chacun si bassoit1 oreille, Liv. du bon Jeh. 619. Il nous ont dit tailtde merveilles, Quilz mont cassé les deux oreillés,ib. 1146. || xv* s. Il senclina et descendit moultvoulontiers pour lamour du roi de Fraiice, car àtel roi on peut bien tendre loreille [avoir égard],froiss. iv, p. 279 , dans lacurne. Ce qui mentrepar une oreille, Par laultre sault comme est venu,CH. dorl. Rond. Le duc, à chose quils dissent, nevoulut ouvrir les aureilles, et en estoit très mal con-tent, juven. Charles Fl, 1391. [Lesaulcier] luy prestaloreille et dist quil ny pourrait rien faire sans lemoyen île Colinet queux du roy, jean de troyes ,Chron. 1476. Auquel Jean donna oreille et Tut con-tent de louir, DU cange, auris, an 1447 . Chascunavoit les oreilles longues et pendans en tristeur sanscorage, g. chastel. Chron. des D. de Bourg. 11 , 75 .Or prient pour leur bienfaicteur, Ou quon leur tire

les oreilles, villon, Grand testam. ||xvi*s. Jay, res-pondit Panurge, la pusse en loreille, je me veulxmarier, Rab. 111 , 7. Vous aurez sur loreille, desper.Contes, cxvnl. 11 ne vouloit point quun ésclavetensast soh fllz, ne quil luy tirast loreille, amyot,Caton, 41 . Or la femme de Sinam neut pas plustostce dessein au cœur quelle leut à la bouche, et Amo-rath aux oreilles par un rapport incertain, dai.b.Hisl. il, 339. A lInstigation de plusieurs princes qu'ilnomma à loreille, et desquels le nom fut supprimé,in. 11 , 458. Les deux epiphyses du cœur, nomméesoreilles diceluy, à raison de la similitude quellesont aux oreilles, pAré, 11 , n. Le chancelier du Prat,lequel au traité de Cambray avoit plus loreille demadame la regente que nul autre, m. du bell. 459.Elles ne gaigntuit rien de crier miséricorde ny dedemander pardon; car Boc al avoit lurS l'oreille demarchand, merlin coccaip,, t. 11 , p. 209 . Sac pieindresse les oreilles, cotgrave. Bois ont oreilles, etchamps œillets, id. On appelle aujourdhuy à la courpendans dbreilles, ceux qui à toutes heures souf-flent aux oreilles des grands ; parce quils sont tou-jours comme pendus à leurs oreilles, 11. est. Nouv.lang. ital. p. 566. Une bollche et deux oreilles,génin, Récréât, t. 11 , p. 252. Lempereur lui fit lasourde oreille, brant. Hdncade. À beau parleurcloses oreilles, lproux de lincy, 1. 11 , p. 226 .

étym. Picard, éradle, éreille, areille, eraile;Lourgtiig. airoaille, oraille ; provenç. aurelha;catal. aurella; èspagn, ttrtja ; portug. orelha ; ital.orecchia; bas-lat. orienta (auriculas, quas rusticidicebant oriculas, pomp. ff.stus); du latin aaricula,diminutif de auris, oreille (voy. oUïn). Auris estpour ouata ; comparez le grec;, ùno;; goth.auso, oreille, haus- jan, ouïr ; allem. hôren , enten-dre, Ohr , oreille.

f OREILLE, ÉE (o--llé, liée, U mouillées),adj. || 1" Terme dhistoire naturelle. Oui porte desappendices en forme doreilles. || 2" Terme de bla-son Il se dit des poissons et des coquilles dont lesoreilles paraissent.

HlST. xvi* s. Il ne se trouverait point en Arca-die dasnes plus magnifiquement oreillez que nousserions, tahurraü, Dial. p. 123 , dans lacubne.

- ÉTYM Oreille.

OREILLER (o--llé; lr ne se prononce et ne selie jamais; au pluriel, la se lie: des o--llé-z enplumes), a m. || 1° Coussih qui soutient la tête quandoh est couché. Alexandre mettait Homère sousson oreiller; Scipion y mit Xénophon , uidkr. Opin.des ane philos. [Romains). Séilèque dit : lhommefort se reconnaît jdsque siif son oreiller, id. Claudeet Nér. 11 , 28 . Rose, partons; voici laurore; Quitteces oreillers Si doux, bêrang. Champs. En philo-sophe, Hier sdr lorèiller, Jài mis mon âme entrain de babiller, m. ilélempsyc. || 2 Fig. Ce quiest pour lesprit ou la conscience quest un oreil-ler dans un lit. Il [Montaigne , iv, 244 , il y anon oreiller, mais chevètj montre.... que l'igno-rance et lincuriosité sont deux doux oreillers pourune tête bien faite, pasc. Entret. avec il. de Saci.Cette vérité est un oreiller sur lequel on peutdormir en repos; le reste est un éternel sujetdarguments pour et contre, volt. Leu. d'Argen-son, c nov. 1770. Vous avez acquis de la gloire,et lui [Sirven] du repos; ce sont deux bons oreillerssur lesquels on peut dormir à son aise, lu. Leu. dela Croix, 6 déc. 1771. Un autre oreiller de paressedans toute affaire un peu longue, quoique aisée,était pour lui lincertitude que le tempsjette sur lessuccès qui dans lavenir semblent les plus assurés,j. J. rouss. 2* dialogue. Exercez-vous donc sansmaître; ne le pouvez-vous pas? restez dans ligno-rance, cest un oreiller assez doux pour bien destêtes, condillac, Lang, calc.lt, s. Pour qui Sépuiseà travailler, La mort est dh doux oreiller, bêrang.Jacques. || 3 Terme marine. Pièce de bois quicroise les deux varangues opposées de la membruredun bâtiment, afin de les fortifier. || 4" Coussin detoile rembourrée que les couteliers mettent au-des-sus de la roue à repasser, afin de pouvoir sy ap-puyer. || 5° Terme de métallurgie. Oreiller dUn souf-flet, partie placée dans le culeton pour maintenirles bords.

HlST. XII* s. [Un haubert] Ne peise gaires plusdun oreiller, Gérard de Ross. p. 8 1 e.|| xm* s. Coif-fes à dames, et toies [taies] à orilliers et de paveil-lons que on met pardesus les autex.... Liv. des met.85. Dune pierre a faif orillier, Si commença à sd-meillier, Ren. 1 629. || xn* s. Et puis sassieent àmenger, De lerbe vfert foht oriller, iL-dus, f° ex,verso. La grande baniere et cinq orellierz daütel,Bibl. des ch. 4* série, t. v, p. I 60 . || xv s. Un escu

dargent à trois oreillers de gueules, froiss. 1 , 1 , 3I -

xvi" s. Prendre conseil à loreiller, oénin, Récréât.t. Il, p. 248.

Etym . Oreille; bourguign. orillier; provenç.aurelhier.

f OKEILLÈRE (o--llè-r, Il mouillées), s. f- Leperce-oreille.

ÉTYM . Oreille.

OREILLETTE (o--IIè-t, U mouillées, et nono---t), s f. || t° Terme danatomie. Deux cavitésdu cœur qui reçoivent: la droite, le sang des veinesdu corps, la gauche; le sang des veines pulmonaires,et qui communiquent avec les ventricules. || 2 ! Btllinge quon met derrière loreille lorsquil sy trouvequelque écorchure. || 8 Lasaret. || Espèce de chain-pignon.

HlST. xiv s. Un additement [aux ventricule.

du cœur].... et est appelé dos bouchiers loreille oula cornille du cuer, h. de moniieville, f° 24

- étym. Diminutif de oreille. Et pourtant abonne cause vouloit Xenocrates que lon jneist au*enfans des aureillette 9 de fer pour leur couvrir etdéfendre les aureilles, amyot, Cotnm. il faut ouïr,

OREILLON (o--llon; Il mouillées, et mm o-rc :yon), s.m. || 1" Anciennement, partie du casque quicouvrait loreille ou qui se prolongeait en menton-nière. H 2" Terme de zoologie. Une des éminencesde loreille des chauves-souris, quand elle est deie -J loppée. Les oreilles sont droites, un peu courbées: en dehors, airondies à leurs extrémités et sanoreillon, buff. Quadrup. t. xm, p. t<>6. || *" I ' e f me(de médecine. Gonflement inflammatoire dh tissucellulaire qui entoure la glande parotide. || i°S. m-pl. Nom quon donne aux rognures des cuirs ®bœufs, de vaches et dautres animaux, destinas1 faire de la colle fbrte ; apparemment parce qu 1 * s1 trouve quantité doreilles. Oreillons de toutes uêteà faire colle, le cent pesant estimé no so us, Décl. 0 »roi, nov. ib4o, tarif.

- HlST. xv* s. Je ly donrray tel oreillon [coupsur loreille], Quil y aura du vermillon ; Tien ce cop ,fui-je mensortglers? la Pass. de IV S. J- C. H*? 1...Flanquée, pour le mousquet seulement, decourtinededeux ravélihs sans espaule, sans retraite)sans orillon [sorte de fortification], daub. H' st - 11258. Les oreillons dun fer de javeline, cotgrave.

ÉTYM Dérivé de oreille. ro ,

. ORÉMUS (o--muâ), s. m. Prière, oraison.dames hurlaient plutôt qu'elles ne criaient ; Voiiurcommença un orénlus, rêtz, 1 , 47. Le chantre auyeux du chœur étale soh audace, Chante lesorém 1fait des processions, boil. Lutrin , 1 . Certain eu >grand enterreur de morts, Au chœur assis réelle service ; Certain frater, grand disséqueurde corp ,Totlt vis-à-vis chantait aussi loffice; Par untous deux étant émus, De maudissons lardaient leorémus, 1. b. Rouss. Épigr. 1, IH - Je .. p rrhe Taire un mérite Davoir pour vous blBn , p . l3Dieu ; Mais ieune prince aime fort peu Les ordun vieux jésuite [le P. Sanadon], volt Stances, >au prince de Conti. j e

étym. Lat. orémus, prions, de orare, P rie >

6s, oris, bouche (voy. oral).

f ORIÎOGNOSIE (o--ogh-no-zie), s. f- Cosànce des montagnes et de leur structure.

ÉTYM . «Opo;, bgtoc, montagnè, et

naissance.

f ORÉOGNOSTlQUE (o--ogh-no-sti-kQui a rapport à loréognOsie. MoU travai, t i eau point de vue oréognostique, comprenla plus intéressante du département et

Dôme, ramond, tnslit. llém. scienc. *

1816, p. 10.

t ORfiOGRAPHE (o--o-gra-f), « msoccupe doréographie. , v

ÉTYM .Opoç, êpEOC, ü-''" ,n,7ne -décrire.

ORÉOGltAPUlE (o--o-gra-fie), s.des montagnes.

ÉTYM . Voy. oréographe. ÿ, QUI

f ORÉOGRAPI11QUE (o--o-grà-H- K I,a rapport à lorêograplne. , . . <» ou fl 111

ORFÈVRE (or--vr), s. m. Celui qui « 1 tr é unvend des ouvrages dor et dargent. J a . q uelq lleorfèvre, qui, sur le bruit que vous che nt à vo-heau diamant en bague pour faire un p nar ier P olirtre épouse, ma fort prié de vous J Bn . p nt défen-lui, mol. le llar. forcé, 5. Louis XI , r( T indiscrète,due [l'argenterie] par une loi somptua je Venis®»les Français firent venir leur argen e pa uvretê,les orfèvres de France furent rédui . tfeturs,

et Louis ili révoqua sagement la GerB iain

121 . De simples orfèvres tels que B 1

adj-

Celui q» :

. f. Descrip tioU