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orgueilleuse ou ambitieuse, celle qui est caractériséepar uu désir exagéré de la puissance et de la domina-tion. [| Il se construit avec la préposition de. Il est or-gueilleux d’avoir remporté le prix. Son coursier....Nage tout orgueilleux de la main qui le guide,Bon.. Ép. Passage du Hhin. Orgueilleux de leurpompe, et fiers d’un camp nombreux, Sans ordre ilss avançaient d’un pas impétueux, volt. Henr. ra.ü Ailli, tout orgueilleux de trente ans de combats,■o. Henri VIII. Le Rhône , Orgueilleux de tomber desportes du soleil, masson, llelvét. vi. || Substantive-tuent Je mourrai satisfaite après cet orgueilleux,Both. Rélis, h, )7. Pendant que les orgueilleuxseront confondus, vous, fidèles.... vous commcnce-rex à lever la tête, boss. Anne de Gont. Sa beautéa rassure, et, malgré mon courroux, L’orgueilleuse? attend encore à ses genoux, rac. Andr. u, 6 . Il•ait que mut prospère aux âmes innocentes, Tandisfiuen ses projets l’orgueilleux est trompé, tD. Eslh.
> *• Cependant l'orgueilleuse l’observe en dessouset sourit en secret de la fierté de son esclave,
• J. houss. Érn. v. || 2° Où l’orgueil se montre. Unton orgueilleux. D’orgueilleux transports. || 3" Danse langage relevé et poétique, on le dit de chosesonl le caractère ou la grandeur sont comparés àUne sorte d’orgueil. Le mont Saint-Michel , cem °nt si orgueilleux, que vous avez vu si fier, etfitn vous a vue si belle, sév. à lime de Grignan ,mai 1689. [Les montagnes) Ce sont des monu-®ents qu’a laissés la nature, D’un monde qui n’estP us décombres orgueilleux, masson, Ilelv. II.
— HtST. xi* s. Mandez |à] Carlon, al orguillus, alIer , Ch . de Roi. ni. Li cheval sont orgoillus et coû-tant, ib. pcxci. || in* 3 . Herupoissout prodome, or-goulox et gaillart, Soi. xix. Deus me conseillera,j tU2 dis m'est prochiens, Qui l’orguilleus abat,I? P° v re oste des fiens [fumiers), Th. le mart. 97 .Il ttui* s. Après se tenoit Courtoisie , Qui moult estoit
8 tous prisie ; Si n’ere orguilleuse ne foie, la Rose,23 7. || xv* s. Les Anglois, qui se trouvoient là biene ux mille, se tenoient grands et orgueilleux contrees Espaignols, froiss.ii, h, 42. Au mois de décembre4 u e la mer est froide et orgueilleuse, id. u, m, 47.ll. Xvi ’ s. Les orgueilleux et fiers, les vivans de ra-P'ne, i. marot, v, 14t. Bon fait battre l’orgueilleuxfiuand il est seul, leroux de uncy, Prov. t. n, p. 262 .
— ÊTVM. Orgueil; prov. orguelhos, eryuelhus,r 9<nllos ; espagu. orgulloso; ital. orgoglioso.
T 0UGY1E (or-ji-ie), s. f. Mesure de longueur desl^ eCS valant 2 “> ,6 - Selon Ctésias et selon Hérodote ,es murs de Babylone avaient cinquante orgyies oueux cents coudées royales de hauteur, gosselin,nsllt ' Mém. inscript, et belles-lelt. t. vi, p. 1 23.
~ £ TYm. "Opyuia, de opeyw, atteindre, étendre.
T OUIBUS (o-ri-bus’), s. m. Chandelle de résinefi en certaines provinces, se place dans la che-ln ee. || Fig. Poudre d’oribus, remède sans vertu,d’o i, IIIST ' XVI ' s- [Gargantua jouait] à la barbe„„ Xlb us i rab. i, 22 (Le Duchat pense que c’est une"spèce de colin-maillard).
tOK.CHALOc, (o-ri-kal-k 1 ) , s. m. Primitivement,fois d fa * )u * e , ux dont il est question pour la premièreAn., i 13 Hésiode , rossignol. || Postérieurement àalex nom em ployé par les Grecs et surtout lesle la i fl ? S lî our désigner tour à tour le cuivre pur,étain \° n l cu * vre et z inc), et le bronze (cuivre etdp«i„ ’ bossionol. || Chez les Latins, l’orichalque__ gn ® ordinairement le laiton.ri„ • rvM- Hat- orichalcum, du grec èpefoakxov,+ on’,^° ntagne ’ airain
désitnA i l°" r î'* t0 )i *• m - Nom sous lequel on aHite le Brési? >M99UnW v '^ osus (rongeurs), qui ha-
Bpécifimln a D (°' ri ' kou ). s- m. Nom vulgaire et
Auteurs annel| V pnM° Ur ° r ' C0U ( ra P aces )> fi ue certains+ r»nuJ!£. , 8 . 8 vaut °ur auriculaire, legoarant.tnille ri» h ^°' rl 'd’)> *• m. Terme de chimie. Fa-
m„X. qu ‘ renferme ‘’ or -
t" ’ ’® * se He dans le parler sou-s ur l’horivnn e n P 01nt du ciel où le soleil se lèvecôté que l’orient U Isma ?^ en sa garde Prenne tout leposte nri regarde ’ R A0- Athal. IV, 6. Que lettat qu’if' sn if n6 | * >led ? ans tel siècle ou dans tel cli-l’orient uu'ii % ^u nor d, de l’occident, deOriental^ iT an ,V qU6 ou m °derne.... v. hi’go,Points ou’i e P s<rieM' < ?r entd été ’ orient d’hiver,PAysestà lWi» À 3B i èv9 en 6té > en hiver. || Ce
du côté 4 ri p t de lel autre> 11 est Sltué ' A son égard,quatre nointo 011 ,® nt ‘ Il Précisément. Celui desnoxe p“, t3 „ card| naux ou le soleil se lève à l’équi-carte de “T* , et ‘f H 3 ° P-’oriend. d’uneg ographie, le côté qui est à notre droite.
|| 4“ Fig. Ce qui est comparé à un lever de soleil. Lessix Ages, les six pères des six âges, les six merveillesde l’entrée des six âges, les six orients à l’entréedes six âges, pasc. Pens. xxv, 99 bis, éd. havet.Cette inspiration [de vous faire religieuse], c’estvotre étoile; elle s’est levée sur votre orient, c’est-à-dire dès vos premières années, boss. Sermon pourune profess. jour de l’Épiphanie, 2. Il n’y a rien desi aimable que l’enfance des princes destinés à l’em-pire.... ce sont des soleils dans leur orient qui réjouis-sent les yeux et qui ne les éblouissent pas encore,flécu. Mme de Mont . Tant de choses éclatantes onteu leur orient et leur couchant, volt. LouisXlV, 19.|| 5° L’ensemble des grands États, des provinces del’Asie (on met une majuscule). Va jusqu’en Orientpousser tes bataillons, corn. Uor. i, i. Personnen on a jamais tant fait [de bruit] dans l’Egypte , dansla Perse, dans les Indes , dans toute la terre, en Orientet en Occident ; depuis plus de deux mille ans, onne parle que d’Alexandre, boss. la Vallière. Dansl’Orient désert quel devint mon ennui 1 rac.Bérén. i, 4. L’Orient accablé Ne peut plus sou-
tenir leur effort redoublé [des Romains], id. Mithr.m, 1. Les lois, les mœurs et les manières, mêmecelles qui paraissent indifférentes, comme la façonde se vêtir, sont aujourd’hui en Orient comme ellesétaient il y a mille ans, montesq. Esp. xiv, 4. Lacoutume était ancienne en Orient d’envoyer étran-gler un gouverneur qui déplaisait : elle était dutemps des Modes, id. ib. Sire, répondit le phénix,je suis encore trop jeune pour être instruit de l’anti-quité ; je n’ai vécu environ que vingt-sept mille ans ;mais mon père, qui avait vécu cinq fois cet âge,me disait qu’il avait appris de son père que lescontrées de l’Orient avaient toujours été plus peu-plées et plus riches que les autres, volt. Princ. deBabyl. xi. Tout vient d’Orient, le bien et le mal, id.Polit, et lég. Eragm. hist. sur l’Inde , xxx. Il résultede tout cela [ l’ardeur des études orientales] quel’Orient , soit comme image, soit comme pensée, estdevenu pour les intelligences autant qu9 pour lesimaginations une sorte de préoccupation généraleà laquelle l'auteur de ce livre a obéi, peut-être àson insu, v. hugo, Orientales, préface. || L’extrêmeOrient, les parties de l’Asie qui sont le plus a l’o-rient,telles que la Chine et le Japon . || 6" Commerced’Orient, le commerce qui se fait dans l’Asieorientale par l'Océan, à la différence du commercedu Levant, qui se fait dans l’Asie occidentale par laMéditerranée. || 7" Empire d’Orient, moitié orien-tale de l’empire romain dont Constantinople était lacapitale. || Schisme d’Orient , la séparation qui eutlieu en 882 entre l’Église grecque et l’Église latine.|| 8" Grand Orient, espèce de diète formée, dansune capitale, des représentants de toutes les logesmaçonniques des provinces. || Grand Orient désigneaussi le lieu où se tient la réunion. || 9“ L’orient desperles, le brillant produit par leurs reflets. Les perles,comme les coquilles, se dissolvent dans les acides,elles peuvent également se réduire en chaux, quibouillonne avec l’eau, elles ont à très-peu près lamême densité, la même dureté, le même orient quela nacre intérieure et polie des coquilles à laquelleelles adhèrent souvent, buff. Min. t. vu, p. 468 .
— rem. Orient et oriental s’étendent souvent,par abus, fort au delà de leurs limites; on entendplus d’une fois appeler de ce nom les pays d’Afri-que , leurs habitants et les choses qui s’y rappor-tent. Il est bon de prévenir contre cette faute.
_HIST. xi* s. [11] Conquerrat [à| lui d’ici qu’en
orient, Ch. deRol.xxix. || xn*s. C’est orient,mer,diès,E occident, qui vient emprès Septemlrion.... benoIt,i, v. si. Li parreins fu ocis e gist en orient; Carsaint iglise esteit idunc en creissement, Th. lemart. 1 67 . || xm* s. L’endemain au chemin se met,Et du cheminer s’entremet Vers oriant la droitevoie, rutf.b. u, 121 . || xvi* s. Que celui renonce lavie, qui no se sçait pas tenir joyeux pour elles [lesdames], lesquelles sont orient rie plaisir et midy dejoye , bien unique au monde, Nature d'amour,f* 20, dans lacurne. Ces deux beaux yeux, magloire et mon pouvoir, Dont l’orient mes tenebreséclairé, desfortes, Diane, i, 21 .
êtym . Provenç. orient, orien; esp. et ital.oriente; du lat. orientem, de oriri, surgir, se le-ver; de même radical que le grec épvopi.
ORIENTAL, ALE (o ri-an-ta),ta-l’),a<0’- || 1° Termed’astronomie. Planète orientale, celle qui se lèveavant le soleil. ||2“ Qui est du côté de 1 orient, quiappartient à l’orient. Région orientale. Les peuplesorientaux. Dans les terres orientales de cette partiedu monde |l’Afrique ], inconnues des anciens, leséléphants se sont trouvés aussi grands et peut-
être même plus grands qu’aux Indes , bcff. Qua-drap. t. iv, p. 264 . Son éclat [de l’aube] blanchis-sait» la rive orientale, masson, Helvét. m. || LesIndes orientales, par opposition à Indes occiden-tales, qui est une dénomination abusive de l’A-mérique . || Langues orientales, langues mortes ouvivantes de l’Asie . || Style orienlal, style métapho-rique en usage chez les peuples de l’Asie , particu-lièrement chez les Hébreux, les Arabes et les Per-sans. Les couleurs orientales sont venues commed’elles-mêmes empreindre toutes ses pensées, toutesses rêveries ; et ses rêveries et ses pensées se sonttrouvées tour à tour et presque sans l’avoir voulu,hébraïques, turques, persanes, arabes.... v. hugo,Orientales, préface. || Luxe oriental, pompe orien-tale, luxe, pompe digne de l’Orient. || 3" Qui croiten Orient, qui vient d’Orient. Plantes orientales.I! 4° Pierres orientales, qualification qui, donnée auxrubis, aux saphirs et à la topaze, n’indique pas tou-jours le gisement originaire de ces gemmes, maisseulement qu’elles sont de qualité supérieure relati-vement à d’autres écliai tillons auxquels on les com-pare; en sorte qu’une pierre dite orientale peutprovenir de contrées tout opposées à notre orient, -legoarant. Les naturalistes récepts ont donné, avecles joailliers, la dénomination de pierres orientalesà celles qui ont une belle transparence, qui enmême temps sont assez dures pour re evoir un polivif, buff. Afin, t VI, p. 24 3. || Fig. Je ne n e mêle-rai point de vous en envoyer [un cuisinier], à moinsque ce ne fût une perle si orientale, que l’on fût as-suré de n’en avoir aucun reproche, sEv. 19 août1676 . || 5“ S. f. Sorte de fleur; il y avait une variétéd’anémone et une de tulipe qui portaient ce nom.Il quitte cette fleur pour l’orientale, la bruv. xiii.(i 6° Les Orientales, recueil de poésies de V. Hugo qui ont la plupart pour objet les scènes de l’Orient .Si aujourd’hui quelqu’un lui demande à quoi bonces Orientales? qui a pu lui inspirer de s’aller pro-mener en Orient pendant tout un volume? quesignifie ce livre inutile de pure poésie.... v. hugo,Orientales, Préface .... Au milien d’eux fies en-fants qui jouent autour du poète] L’Orientale d’orplus riche épanouit Ses fleurs peintes et ciselées;La ballade est plus fraîche.... in. F. d’aul. 16 Oui,monsieur, tel que vous me voyez, j’ai été une vic-time du sonnet, ce qui ne m’a pas empêché dedonner dans la ballade, dans l’orientale, dansTïambe, dans la méditation, dans le poème enprose et autres délassements modernes, L. reybaud.Jérôme Paturot, i, 4. || 7* S. m. pl. Les Orientaux,les peuples de l’Asie (avec une majuscule). Abra-ham, quoique né vers l’Euphrate , fait une grandeépoque pour les Occidentaux , et n’en fait pointune pour les Orientaux, chez lesquels il est pour-tant aussi respecté que parmi nous, volt. Dict.phil. Abraham.
— HIST. xiv* s. La mer orientel ou meridionel,h. de mondeville, f° 88, verso.
— êtym. Prov. et esp. oriental; ital. orientale;du lat. orientalis, de oriens, orient.
+ ORIENTALISME (o-ri-an-ta-li-sm’), s. m.|| 1° Ensemble des connaissances, des idées philo-sophiques et des mœurs des peuples orientaux,h 2° Science des orientalistes, connaissance des lan-gues orientales.
ORIENTALISTE (o-ri-an-ta-li-st’), s. m. Celuiqui est versé dans la connaissance des languesorientales. Un habile orientaliste.
f ORIENTATION (o-ri-an-ta-sion), s. f. Art dereconnaître l’endroit où l’on est, en déterminant lespoints cardinaux. || Position d’un objet relativementaux pôles. || Terme d’astronomie. Disposition con-venable des appareils d’observation. || Terme de ma-rine. Disposition convenable des vergues et des voiles.
ORIENTÉ, ÉE (o-ri-an-té, tée),port, passé d’orien-ter. Disposé suivant l’orient. Les anciennes églisessont presque toujours orientées, sans doute en vertud’un symbole : le prêtre à l’autel regarde l’Orientd’où nous e^t venue la lumière. Que les bois, lesprés.... villages, abbayes, ponts, chemins, y lussentdistingués par noms et figures, placés dans leurvraie distance naturelle, orientés et levés géomé-triquement, vauban, IHme , p. 227 .|| Maison bienorientée, mal orientée, maison bien ou mal expo-sée. || Absolument. Edifice orienté, édifice dont lesquatre faces répondent aux quatre points cardinaux.
f ORIENTEMENT (o-ri-an-te-man), s. m . État de cequi est orienté, jj État d’un édifice auquel on adonnél’exposition la plus convenable à sa destination.