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OfiT
ORI
|| Terme de marine. Résultat de l’orientation, enparlant des vergues et des voiles. Bon orientement.
— étym. Orienter.
ORIENTER (o-ri-an-té), t>. a. || 1° Disposer unechose selon la situation qu’elle doit avoir par rap-port à l'orient et par conséquent aux trois autrespoints cardinaux Le plus difficile fut d’orienter cenouvel instrument, c’est-à-dire de bien placer lecercle de cuivre vertical dans le plan du méridiencéleste, bailly, Hist. de l'astr. anc. p. 41. || 2“ Orien-ter un plan, y placer la rose des vents pour faireconnaître la position des objets représentés sur ledessin Les cartes des côtes de France , qu’il réduisitpar ordre de M de Seignelay à la même échelle etorienta de même façon, et qui composent le pre-mier volume du Neptune français , fonten. Sau-veur || Fig. Je n’ai rien fait qu’orienter la carte del’Académie, pour en montrer le midi ou le septen-trion : j’ai fait voiries vrais illustres d’un côté, etde l’autre les dignes objets de la risée publique,furetière, 3* factum, t i, p. 326. || 3“ Terme demarine. Orienter les voiles, les brasser de manièrequ’elles reçoivent le vent. j| Par extension, disposer,arranger, mettre en place. || V. n. Un navire orientebien, lorsqu’il est.gréé ou installé favorablementpour la marche. || On dit semblablement : cette voileoriente bien.||4" S’orienter, t> ré/l. Reconnaîtrel’orient et les autres points du lieu où l’on est. Ennous orientant pour lever nos cartes, il a fallu tra-cer des méridiennes, j. i. rousseau, Êm. m. || Fig.Se mettre au courant, être au courant, se recon-naître. Il s’oriente dans cette région lointaine [unecour du Nord], comme s’il en était originaire, labrïjy. v. J’aurai l’honneur d écrire à votre AltesseRoyale dès que nous nous serons un peu orientés,volt. Lett. au pr. roy. de Pr. 86. Mais je m’orienteau portrait que vous faites, piron, IHélrom. I, t.
— hist. xvi* s. Une pierre bien orientée, cot-grave.
— Ctym. Orient.
| ORIENTEUR (o-ri-an-teur), s. m. Appareil des-tiné à former le midi vrai pour chaque jour del’année.
— étym. Orienter.
j- ORlf.RE (o-riè-r’), s. f. Terme rural. Bord deschamps entourés de haies et de fosses.
— hist. xii* s. Or fu Geris lez l’oriere del bos[bois], Raoul de C. <32.
— étym. Lat. orarius, de ora, bord (comparezorée).
ORIFICE (o-ri-fi-s’), s. m. || 1° Ouverture plus oumoins étroite qui conduit à quelque cavité. J’ai vusur la coupe huit points noirs qui, examinés aumicroscope, m’ont paru être les orifices de huitgros vaisseaux, bonnet, Us . feuilles plantes,6* mém. || Par analogie. Ces lacs offrent un nouveaugenre de beautés en réfléchissant dans leurs eauxtranquilles les orifices des vallées, bern. ue st-p.Étude v. || 2° Nom que porte en hydraulique touteouverture qui donne écoulement à un liquide con-tenu dans un vase. Orifice en mince paroi. L’expé-rience a appris qu’un orifice circulaire d’un poucede diamètre percé dans une mince paroi, sous qua-tre pieds de charge, fournit dans une minute detemps 6436 pouces cubes d'eau, brissun, Traité dephys t. i, p. 292, dans pougens. || 3' Toute ouver-ture qui sert d’entrée ou d’issue à quelque partieinférieure du corps, ou qui fait communiquer descavités les unes avec les autres. Les orifices de l’es-tomac. L’orifice de la matrice.
— RT y il. Provenç. ori/iei; esp. orificio; ital. ori-fixio ; du lat. orificium, de os, oris, bouche, ouver-ture (voy oral) . et facere, faire.
ORIFLAMME (o-ri-fla-m’), s. f. Petit étendard faitd’un tissu de soie de couleur rouge tirant probable-ment sur l’orangé, que nos anciens rois allaientrecevoir des mains de l’abbé à Saint-Denis en par-tant pour la guerre. Faire entrer dans toutes lesconversations ses aïeux paternels et maternels, ety trouver place pour l’oriflamme et pour les croi-sades, la bruy. Viii. Le roi Louis XI , pour entrete-nir cette disposition dans les esprits, parut vouloirpre-enter la bataille, et prit l’oriflamme avec descérémonies toujours imposantes pour le peuple,micLos, (Eut. t. n, p. 266. Le bouclier tombé duciel dans 1 ancienne Rome , l’orifiamme apportée àSaint-Deuis par un ange, toutes ces imitations duPalladium de Troie, ne servent qu’à donner à lavérité l’air de la fable, volt. Moeurs, <0.
— hist xi*s. Gelreid d’Anjou portet l’orie flambe,Ch. de Roi. ccxxitl. || xîi* s. Dune respondi li co-iiestables. Chevalers | roz et covenables, Qui l’ori—flambe des Franceis Porlout, saive ert [était] mult
et curteis, benoit, n, 3* 15. E porteir en bataille sonoireflor, Gérard de Rossillon, p. 326. || xm* s. Re-quourent cele part, où virent l’oriflour, nu cange,auriflamma. || xiv’s. Oriflamme est unobaniere Au-cun poi plus forte que guimple, De cendal roujoiantet simple, Sans pourtraiture d’autre afaire,GuiART,dans du cange, ib. Le service du fief est tel qu’il [leseigneur] en doit porter en la bataille et es osts l’o-riflambe saint Denis, toutes les fois que le royostoye [va en guerre] ; et le roy la doit venirguerre par grant dévotion et prendre congiéaux martyrs, avant qu’il mangue [mange] ; et quantil se part de l’eglise, il s’en doit aller tout droit làoù il meut, sans tourner ne çà ne là pour autrebesoiigne, Chr. de St-Denis, t. 1, p. 223, dans la-curne. || xv* s. Et pour hardiesse Fermer en toy,t’envoya sa baultesse L’auriflamme, qui t’a fait sei-gneurir, ch. d’orl. Compl. de la France . Et tenoiten sa main une lance à quoy l’oriflamme estoit at-tachie, d’un vermeil samit, à guise de gonfanon àtrois queues, et avoit entour houppes de soie verte,du cange, auriflamma. Et si portez seul d’entre lesroys,oroy, l’oriflambe en bataille, c’est àsçavoirunglaive tout doré où est attachée une bannière ver-meille, id. ib. Dame Jehanne.... vous estes son ori-flamble [de Charles Vil], Et celle en qui mieux y [il]se fie, Myst. du siège d’Orléans , p. 720. La rouge cou-leur ou vermeille est de grant estatet dignité, et biennous le demonstre l’aurillame du ciel miraculeuse-ment aux roys gauloys envoyée, qui estoit de cestecouleur, affin de les animer à vertu et courage,magnanimité et prouesse; ceste auriflame estoit enforme d’ung estandard de soye rouge, bel et plaisant,et merveilleux à veoir, sicille, le Blason des cou-leurs, édit. cocHERis, p. 33. ||xvi* s. Un an aprèsvint un gros maraut qui contrefaisoit le ladre, semit à la porte du temple, desployant son oriflan,qui estoit un couvrechef, sus lequel posa son barilet plusieurs especes de petite monnoye, paré,XIX, 23.
— Etym . Provenç. auriflan, auriflamma, auri-fier; port, auriflamma; ital. oriaftnmma; bas-lat.auriflamma, oliflamma, aureaflamma: du lat. au-rum: or (voy. or 2), et flamma, flamme, ban-derole.
f ORIFORME (o-ri-for-m’), adj. Terme d’histoirenaturelle. Qui a la forme d’une bouche. Orificeori forme.
— ET YM. Lat. os, oris, bouche, et forme.
ORIGAN (o-ri-gan), s. m. Genre de la famille des
labiées, dont l’espèce la plus répandue chez nousest l’origan commun, origanum vulgare, L.
— hist. xvi* s. La tortue, lorsqu’elle a mangé dela chair de serpent, mange de l’origan, autrementmarjolaine sauvage, paré, Anim. t.
— EYTM. Wallon, oréke; provenç. origami; cat.orenga; esp. orégano ; port, ouregào; ital. origano;du lat. origanum, qui est le grec ôpiyoevov ouèpsfyavov, de épo;, montagne, et yavop-ai, se plaire :plante qui se plaît sur les coteaux.
t ORIGÉNISME (o-ri-jé-ni-sm’), s. m. Doctrined’Origène ; mélange de christianisme et d’orienta-lisme.
ORIGINAIRE (o-ri-ji-nê-r’), adj. || 1° Qui tire sonorigine de tel ou tel lieu, de telle ou telle source. Letabac est une plante originaire d’Amérique . Vousregardez mon habit qui n’est pas fait comme lesautres; mais je suis originaire de Naples , à votreservice, et j’ai voulu conserver un peu la manièrede s’habiller et la sincérité de mon pays, mol.Pourc. 1, 6. Denys Longin était d’Athènes , maisil était originaire de Syrie , rollin, Hist. anc. Œuv.t. xi, 2* part. p. 64, dans pougens. Les arts qu’il[Pierre le Grand ] a transplantés ont, en fructifiant,rendu témoignage à son génie; ils paraissent au-jourd’hui originaires des pays mêmes où il lésaportés, volt. Russie , 11 , <7. On ne s’avise point depenser que les chenilles et les limaçons d’unepartie du monde soient originaires d’une au-tre partie; pourquoi s’étonner quM y ait en Amé-rique quelques espèces d’animaux, quelques racesd hommes semblables aux nôtres? id. Mœurs, 146.La famille de Phélvpeaux est originaire de la villede Blois , où elle était connue même avant le com-mencement du xv* siècle, condorcet, Maurepas. 11y a longtemps qu’on dit que toutes nos connais-sances sont originaires des sens; cependant les péri-patéticiens étaient si éloignés de connaître cettevérité que, malgré l’esprit que plusieurs d’entreeux avaient en partage, ils ne l’ont jamais su dé-velopper, et qu’après plusieurs siècles, c’était encoreune découverte à faire, condill. Œuv . t. m, p. 6,dans pougens. Dans le système des idées originaires
des sens, rien n’est si frivole que de raisonner surla nature des choses : nous ne devons étudier queles rapports qu’elles ont à nous; c’est tout ce queles sens peuvent nous apprendre, id. Art dépenser,1, ii. || 2" Qui est à l’origine Vice originaire. Onne peut pas prouver par des contrats originairesque les justices, dans les commencements, aientété attachées aux fiefs, montesq, Esp. xxx, 22. Unêtre suprême, intelligent, infini, et la cause origi-naire de tous les êtres, voi t. Traité mitaph. cb.
Ce n’esl pas une légère entreprise de démêler cequ’il y a d’originaire et d’artificiel dans la natureactuelle de l’homme, j. 1 . rouss. Inég. Préf. || Langueoriginaire, langue maternelle ; peu usité en ce sens.Il [Malherbe] ne voulait pas que l’an fît des versqu’en sa langue originaire, racan, Vie de Malherbe .Il 3” Terme de palais. Qui est principal, qui es î ’ achose principale. Demande originaire. || Demandeuroriginaire, se dit de celui qui a fait la premier 9demande, ou qui a commencé le procès.
— hist. xvi* s. J’ai veu entre les mains de M on-sieur Gilot lapiece originaire [l’original], d’adb.Fcen. 11 , 1 2. Le demandeur originaire, Nouv. coust.génér. t. 1, p. 913.
— ÉTYM . Lat. originarius, de origo, origine.
ORIGINAIREMENT (o-ri-ji-nê-re-man), adv. Dans
l’origine, primitivement. Ce mot vient originaire*
du grec. Celte famille est originairement allemand ®.
L’opinion la plus singulière d’Anaximandre estda-voir pensé qu’originairement les hommes ont et®poissons, condil. Hist. anc. m, H.
— étym. Originaire, et le suffixe ment.
t. ORIGINAL, ALE (o-ri-ji-nal, na-I’J,il 1° Qui a un caractère d’origine, primitif. Lebleau original. Les textes originaux. J’ai lu laie]'tre originale. L’édition originale d’un livre. Lacopi®originale d’un tableau. Il a publié avec toutes lespièces originales la malheureuse histoire du pr ,nC _Alexis son fils, fonten. Csar Pierre. Ce grand au-teur [Descartes ] avait laissé beaucoup à devin® r )éclaircir ; et, selon le caractère des livres origina u!, >son livre était propre à en produire plusieurs auti®encore assez originaux, id. Lahire. 11 faut av® 1 ^
que les caractères originaux des peuples, s
'effaçant
de jour en jour, deviennent en même raison Pdifficilesà saisir, j. j. rouss. Ém. v. ||I1 se dit -auteurs dans le même sens. Porter de la h 1 ® 1partout où les auteurs originaux auront, selonI ecoutume, laissé beaucoup d’obscurité, fonten. »o
haave. || Le texte original de la Bible ,breu tel qu’il a été transmis de manuscrit ennuscrit. || 2“ Qui parait inventé, imagine smodèle ou souvenir antécédent. Pensée, expi' - eS! ’originale. Ils n’ont rien d'original et qui soit ae ^ils ne savent que ce qu’ils ont appris, la bb u • 'Il 3» Qui est marqué d’une marque propre. De Jde cet acteur est original. X mesure que l’on a pd'esprit, l'on trouve plus de beautés originales) 1il ne faut pas être amoureux; car, quand l’on ai ^l’on n’en trouve qu’une, pasc. les Passions “ e , 0mnur. X mesure qu’on a plus d’esprit, on ti ^qu’il y a plus d’hommes originaux, id. Pens . v > .jCorneille ne peut être égalé dans les endroitsexcelle, il a pour lors un caractère original e ^mitable, la bruy. r. Tout le monde fut ‘ ra Pv 0W .l’esprit original qui brille dans l’ouvrage, ,‘[ 0N r ', iar <fi,ton. L’esprit original, qui est ardent, vil et ^peut n’être pas toujours assez mesuré tu 9SS siin .conspeot, id. Tschirnhaus . Le moyen le P m ® luSpie pour juger quelle langue excelle dans u ; j e3grand nomhre de genres, ce serait de comi1 a(J .auteurs originaux de chacune, condillac , L r j.hum. 11, 1, (6. Le chantre d’Eden est devei ^ginal en s'appropriant des richesses étrange' ’ t8TEAUBR. Génie, n, i, 3. || 4» Qui agit, qui se 09 ^ppésans imiter personne. Vous connaissez le g nl0 i,et la joie qu’il a d’épargner son papier...- P j, a f,béje le trouve original sur l’économie, comde la Victoire sur l’avarice, sév. 2 oct. < ' n ^ c e
ginale femme, tenez, vous la reconnaîtrez ^ q y aqu’elle m’écrit, mariv. Pays. parv. P art ’ ' to us s 0peu d'hommes vraiment originaux; l"'® sl l e ,;e lagouvernent, pensent et sentent parl’imlu p asC .coutume et de l’éducation, volt. Hem - ‘ vr ai
4 6. Dufresny , original et neuf sans cesser . I10
et naturel, d’alemb. Élog. Destouches . ^ 0 iigi-copie personne, madame, je me pique 5» Ennal, boissy, Français à Londres , s0 ', st nas P lllSmauvaise part, singulier, bizarre. 0” J 1 g Mi-original que lui. Manières originales. Il act()i etc.nute, manuscrit primitif d’un lexte, ia l. Les
I.original d’un contrat. Collationne 0 sUt por*'originaux de ces pièces sout perdus, u°P