Band 
Tome troisième. I - P.
Seite
860
JPEG-Download
 

8go ori

OfiT

ORI

|| Terme de marine. Résultat de lorientation, enparlant des vergues et des voiles. Bon orientement.

étym. Orienter.

ORIENTER (o-ri-an-), t>. a. || 1° Disposer unechose selon la situation quelle doit avoir par rap-port à l'orient et par conséquent aux trois autrespoints cardinaux Le plus difficile fut dorienter cenouvel instrument, cest-à-dire de bien placer lecercle de cuivre vertical dans le plan du méridiencéleste, bailly, Hist. de l'astr. anc. p. 41. || 2 Orien-ter un plan, y placer la rose des vents pour faireconnaître la position des objets représentés sur ledessin Les cartes des côtes de France , quil réduisitpar ordre de M de Seignelay à la même échelle etorienta de même façon, et qui composent le pre-mier volume du Neptune français , fonten. Sau-veur || Fig. Je nai rien fait quorienter la carte delAcadémie, pour en montrer le midi ou le septen-trion : jai fait voiries vrais illustres dun côté, etde lautre les dignes objets de la risée publique,furetière, 3* factum, t i, p. 326. || 3 Terme demarine. Orienter les voiles, les brasser de manièrequelles reçoivent le vent. j| Par extension, disposer,arranger, mettre en place. || V. n. Un navire orientebien, lorsquil est.gréé ou installé favorablementpour la marche. || On dit semblablement : cette voileoriente bien.||4" Sorienter, t> ré/l. Reconnaîtrelorient et les autres points du lieu lon est. Ennous orientant pour lever nos cartes, il a fallu tra-cer des méridiennes, j. i. rousseau, Êm. m. || Fig.Se mettre au courant, être au courant, se recon-naître. Il soriente dans cette région lointaine [unecour du Nord], comme sil en était originaire, labrïjy. v. Jaurai lhonneur d écrire à votre AltesseRoyale dès que nous nous serons un peu orientés,volt. Lett. au pr. roy. de Pr. 86. Mais je morienteau portrait que vous faites, piron, IHélrom. I, t.

hist. xvi* s. Une pierre bien orientée, cot-grave.

Ctym. Orient.

| ORIENTEUR (o-ri-an-teur), s. m. Appareil des-tiné à former le midi vrai pour chaque jour delannée.

étym. Orienter.

j- ORlf.RE (o-riè-r), s. f. Terme rural. Bord deschamps entourés de haies et de fosses.

hist. xii* s. Or fu Geris lez loriere del bos[bois], Raoul de C. <32.

étym. Lat. orarius, de ora, bord (comparezorée).

ORIFICE (o-ri-fi-s), s. m. || 1° Ouverture plus oumoins étroite qui conduit à quelque cavité. Jai vusur la coupe huit points noirs qui, examinés aumicroscope, mont paru être les orifices de huitgros vaisseaux, bonnet, Us . feuilles plantes,6* mém. || Par analogie. Ces lacs offrent un nouveaugenre de beautés en réfléchissant dans leurs eauxtranquilles les orifices des vallées, bern. ue st-p.Étude v. || 2° Nom que porte en hydraulique touteouverture qui donne écoulement à un liquide con-tenu dans un vase. Orifice en mince paroi. Lexpé-rience a appris quun orifice circulaire dun poucede diamètre percé dans une mince paroi, sous qua-tre pieds de charge, fournit dans une minute detemps 6436 pouces cubes d'eau, brissun, Traité dephys t. i, p. 292, dans pougens. || 3' Toute ouver-ture qui sert dentrée ou dissue à quelque partieinférieure du corps, ou qui fait communiquer descavités les unes avec les autres. Les orifices de les-tomac. Lorifice de la matrice.

RT y il. Provenç. ori/iei; esp. orificio; ital. ori-fixio ; du lat. orificium, de os, oris, bouche, ouver-ture (voy oral) . et facere, faire.

ORIFLAMME (o-ri-fla-m), s. f. Petit étendard faitdun tissu de soie de couleur rouge tirant probable-ment sur lorangé, que nos anciens rois allaientrecevoir des mains de labbé à Saint-Denis en par-tant pour la guerre. Faire entrer dans toutes lesconversations ses aïeux paternels et maternels, ety trouver place pour loriflamme et pour les croi-sades, la bruy. Viii. Le roi Louis XI , pour entrete-nir cette disposition dans les esprits, parut vouloirpre-enter la bataille, et prit loriflamme avec descérémonies toujours imposantes pour le peuple,micLos, (Eut. t. n, p. 266. Le bouclier tombé duciel dans 1 ancienne Rome , lorifiamme apportée àSaint-Deuis par un ange, toutes ces imitations duPalladium de Troie, ne servent quà donner à lavérité lair de la fable, volt. Moeurs, <0.

hist xi*s. Gelreid dAnjou portet lorie flambe,Ch. de Roi. ccxxitl. || xîi* s. Dune respondi li co-iiestables. Chevalers | roz et covenables, Qui loriflambe des Franceis Porlout, saive ert [était] mult

et curteis, benoit, n, 3* 15. E porteir en bataille sonoireflor, Gérard de Rossillon, p. 326. || xm* s. Re-quourent cele part, virent loriflour, nu cange,auriflamma. || xivs. Oriflamme est unobaniere Au-cun poi plus forte que guimple, De cendal roujoiantet simple, Sans pourtraiture dautre afaire,GuiART,dans du cange, ib. Le service du fief est tel quil [leseigneur] en doit porter en la bataille et es osts lo-riflambe saint Denis, toutes les fois que le royostoye [va en guerre] ; et le roy la doit venirguerre par grant dévotion et prendre congiéaux martyrs, avant quil mangue [mange] ; et quantil se part de leglise, il sen doit aller tout droit il meut, sans tourner ne çà ne pour autrebesoiigne, Chr. de St-Denis, t. 1, p. 223, dans la-curne. || xv* s. Et pour hardiesse Fermer en toy,tenvoya sa baultesse Lauriflamme, qui ta fait sei-gneurir, ch. dorl. Compl. de la France . Et tenoiten sa main une lance à quoy loriflamme estoit at-tachie, dun vermeil samit, à guise de gonfanon àtrois queues, et avoit entour houppes de soie verte,du cange, auriflamma. Et si portez seul dentre lesroys,oroy, loriflambe en bataille, cest àsçavoirunglaive tout doré est attachée une bannière ver-meille, id. ib. Dame Jehanne.... vous estes son ori-flamble [de Charles Vil], Et celle en qui mieux y [il]se fie, Myst. du siège dOrléans , p. 720. La rouge cou-leur ou vermeille est de grant estatet dignité, et biennous le demonstre laurillame du ciel miraculeuse-ment aux roys gauloys envoyée, qui estoit de cestecouleur, affin de les animer à vertu et courage,magnanimité et prouesse; ceste auriflame estoit enforme dung estandard de soye rouge, bel et plaisant,et merveilleux à veoir, sicille, le Blason des cou-leurs, édit. cocHERis, p. 33. ||xvi* s. Un an aprèsvint un gros maraut qui contrefaisoit le ladre, semit à la porte du temple, desployant son oriflan,qui estoit un couvrechef, sus lequel posa son barilet plusieurs especes de petite monnoye, paré,XIX, 23.

Etym . Provenç. auriflan, auriflamma, auri-fier; port, auriflamma; ital. oriaftnmma; bas-lat.auriflamma, oliflamma, aureaflamma: du lat. au-rum: or (voy. or 2), et flamma, flamme, ban-derole.

f ORIFORME (o-ri-for-m), adj. Terme dhistoirenaturelle. Qui a la forme dune bouche. Orificeori forme.

ET YM. Lat. os, oris, bouche, et forme.

ORIGAN (o-ri-gan), s. m. Genre de la famille des

labiées, dont lespèce la plus répandue chez nousest lorigan commun, origanum vulgare, L.

hist. xvi* s. La tortue, lorsquelle a mangé dela chair de serpent, mange de lorigan, autrementmarjolaine sauvage, paré, Anim. t.

EYTM. Wallon, oréke; provenç. origami; cat.orenga; esp. orégano ; port, ouregào; ital. origano;du lat. origanum, qui est le grec ôpiyoevov ouèpsfyavov, de épo;, montagne, et yavop-ai, se plaire :plante qui se plaît sur les coteaux.

t ORIGÉNISME (o-ri--ni-sm), s. m. DoctrinedOrigène ; mélange de christianisme et dorienta-lisme.

ORIGINAIRE (o-ri-ji--r), adj. || 1° Qui tire sonorigine de tel ou tel lieu, de telle ou telle source. Letabac est une plante originaire dAmérique . Vousregardez mon habit qui nest pas fait comme lesautres; mais je suis originaire de Naples , à votreservice, et jai voulu conserver un peu la manièrede shabiller et la sincérité de mon pays, mol.Pourc. 1, 6. Denys Longin était dAthènes , maisil était originaire de Syrie , rollin, Hist. anc. Œuv.t. xi, 2* part. p. 64, dans pougens. Les arts quil[Pierre le Grand ] a transplantés ont, en fructifiant,rendu témoignage à son génie; ils paraissent au-jourdhui originaires des pays mêmes il lésaportés, volt. Russie , 11 , <7. On ne savise point depenser que les chenilles et les limaçons dunepartie du monde soient originaires dune au-tre partie; pourquoi sétonner quM y ait en Amé-rique quelques espèces danimaux, quelques racesd hommes semblables aux nôtres? id. Mœurs, 146.La famille de Phélvpeaux est originaire de la villede Blois , elle était connue même avant le com-mencement du xv* siècle, condorcet, Maurepas. 11y a longtemps quon dit que toutes nos connais-sances sont originaires des sens; cependant les péri-patéticiens étaient si éloignés de connaître cettevérité que, malgré lesprit que plusieurs dentreeux avaient en partage, ils ne lont jamais su dé-velopper, et quaprès plusieurs siècles, cétait encoreune découverte à faire, condill. Œuv . t. m, p. 6,dans pougens. Dans le système des idées originaires

des sens, rien nest si frivole que de raisonner surla nature des choses : nous ne devons étudier queles rapports quelles ont à nous; cest tout ce queles sens peuvent nous apprendre, id. Art dépenser,1, ii. || 2" Qui est à lorigine Vice originaire. Onne peut pas prouver par des contrats originairesque les justices, dans les commencements, aientété attachées aux fiefs, montesq, Esp. xxx, 22. Unêtre suprême, intelligent, infini, et la cause origi-naire de tous les êtres, voi t. Traité mitaph. cb.

Ce nesl pas une légère entreprise de démêler cequil y a doriginaire et dartificiel dans la natureactuelle de lhomme, j. 1 . rouss. Inég. Préf. || Langueoriginaire, langue maternelle ; peu usité en ce sens.Il [Malherbe] ne voulait pas que lan fît des versquen sa langue originaire, racan, Vie de Malherbe .Il 3 Terme de palais. Qui est principal, qui es î achose principale. Demande originaire. || Demandeuroriginaire, se dit de celui qui a fait la premier 9demande, ou qui a commencé le procès.

hist. xvi* s. Jai veu entre les mains de M on-sieur Gilot lapiece originaire [loriginal], dadb.Fcen. 11 , 1 2. Le demandeur originaire, Nouv. coust.génér. t. 1, p. 913.

ÉTYM . Lat. originarius, de origo, origine.

ORIGINAIREMENT (o-ri-ji--re-man), adv. Dans

lorigine, primitivement. Ce mot vient originaire*

du grec. Celte famille est originairement allemand ®.

Lopinion la plus singulière dAnaximandre estda-voir pensé quoriginairement les hommes ont et®poissons, condil. Hist. anc. m, H.

étym. Originaire, et le suffixe ment.

t. ORIGINAL, ALE (o-ri-ji-nal, na-IJ,il 1° Qui a un caractère dorigine, primitif. Lebleau original. Les textes originaux. Jai lu laie]'tre originale. Lédition originale dun livre. Lacopi®originale dun tableau. Il a publié avec toutes lespièces originales la malheureuse histoire du pr ,nC _Alexis son fils, fonten. Csar Pierre. Ce grand au-teur [Descartes ] avait laissé beaucoup à devin® r )éclaircir ; et, selon le caractère des livres origina u!, >son livre était propre à en produire plusieurs auti®encore assez originaux, id. Lahire. 11 faut av® 1 ^

que les caractères originaux des peuples, s

'effaçant

de jour en jour, deviennent en même raison Pdifficilesà saisir, j. j. rouss. Ém. v. ||I1 se dit -auteurs dans le même sens. Porter de la h 1 ® 1partout les auteurs originaux auront, selonI ecoutume, laissé beaucoup dobscurité, fonten. »o

haave. || Le texte original de la Bible ,breu tel quil a été transmis de manuscrit ennuscrit. || 2 Qui parait inventé, imagine smodèle ou souvenir antécédent. Pensée, expi' - eS!originale. Ils nont rien d'original et qui soit ae ^ils ne savent que ce quils ont appris, la bb u 'Il 3» Qui est marqué dune marque propre. De Jde cet acteur est original. X mesure que lon a pd'esprit, l'on trouve plus de beautés originales) 1il ne faut pas être amoureux; car, quand lon ai ^lon nen trouve quune, pasc. les Passions e , 0mnur. X mesure quon a plus desprit, on ti ^quil y a plus dhommes originaux, id. Pens . v > .jCorneille ne peut être égalé dans les endroitsexcelle, il a pour lors un caractère original e ^mitable, la bruy. r. Tout le monde fut ra Pv 0W .lesprit original qui brille dans louvrage, ,[ 0N r ', iar <fi,ton. Lesprit original, qui est ardent, vil et ^peut nêtre pas toujours assez mesuré tu 9SS siin .conspeot, id. Tschirnhaus . Le moyen le P m ® luSpie pour juger quelle langue excelle dans u ; j e3grand nomhre de genres, ce serait de comi1 a(J .auteurs originaux de chacune, condillac , L r j.hum. 11, 1, (6. Le chantre dEden est devei ^ginal en s'appropriant des richesses étrange' t8TEAUBR. Génie, n, i, 3. || 4» Qui agit, qui se 09 ^ppésans imiter personne. Vous connaissez le g nl0 i,et la joie quil a dépargner son papier...- P j, a f,béje le trouve original sur léconomie, comde la Victoire sur lavarice, sév. 2 oct. < ' n ^ c e

ginale femme, tenez, vous la reconnaîtrez ^ q y aquelle mécrit, mariv. Pays. parv. P art ' to us s 0peu d'hommes vraiment originaux; l"'® sl l e ,;e lagouvernent, pensent et sentent parlimlu p asC .coutume et de léducation, volt. Hem - vr ai

4 6. Dufresny , original et neuf sans cesser . I10

et naturel, dalemb. Élog. Destouches . ^ 0 iigi-copie personne, madame, je me pique 5» Ennal, boissy, Français à Londres , s0 ', st nas P lllSmauvaise part, singulier, bizarre. 0 J 1 g Mi-original que lui. Manières originales. Il act()i etc.nute, manuscrit primitif dun lexte, ia l. Les

I.original dun contrat. Collationne 0 sUt por*'originaux de ces pièces sout perdus, u°P