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Considérations sur l'histoire de France , ch. i.|| B" Étymologie. L’origine d’un mot. || 6' Dès l’ori-gine, loc. adv. Dès le principe. || 7" Dans l’origine,loc. adv. Dans le principe, au début.
' — REM. 1. Voltaire a dit : De votre sang soutenirl’origine, Oreste, h, 5. Laharpe a repris cette locu-tion: On soutient, dit-il, l’honneur, la dignité, lesdroits du sang; on n’en soutient pas l’origine.|| 2. Humbert, Gloss, gêner, a condamné à l’originedont il cite cet exemple : À l’origine, ce vaste pays[le Brésil] fut peu estimé des Portugais , brédow,Ilist. univ. t. il, p. ne. Cette réprobation paraîtexcessive; pourquoi ne dirait-on pas à l’origine,comme on dit à l’entrée?
— hist. xm* s. lieue trovai dame Hermeline ,Qui moult par est de franche orine, Ren. <9458.Prove [preuve] par ourine de lignage, beaom. lxui,16 . || xiv* s. Là y vint un archier qui fu de nobleorine, Et eétoit de Paris la cité noble et digne,Gnescl. I94U0. || xv* s. Encor otla noble royne Unefille de noble orine , froiss. Buisson de jonece.|| xvi* s. La semence qui estoit bonne de son ori-gine est tellement corrompue qu’elle ne produit
que meschans fruits, calv. Inst <2. Et qu’elle a
dans lescieux Prise son origine entre les plus beauxdieux, roms. ït a.
— êtym. Berry, origne, orine; Saint-Brieuc ,orine; ce chat est de V orine d’un beau chat. L’ancienfrançais orine vient du latin originem, avec l’accentsur ri (de oriri, voy. orient); origine est moderneet refait sur originem, sans tenir compte de l’ac-cent latin.
ORIGINEL, ELLE (o-ri-ji-nèl, nè-1’), adj. || 1» Quiremonte jusqu’à l’origine. Les droits originels del’humanité. || 2“ Terme de théologie. Péché origi-nel, péché que tous les hommes ont contracté dansla personne d’Adam Le péché originel est une foliedevant les hommes; mais on le donne pour tel;vous ne me devez pas reprocher le défaut de raisonen cette doctrine, puisque je la donne pour êtresans raison, pasc. Pens xu, 7 , éd. havet. En cestemps Célestius et Pélage nièrent le péché originel,et la grâce par laquelle nous sommes chrétiens,boss Ilist. i, < < Les deux conciles oecuméniques,le concile de Lyon sous Grégoire X,et celui de Flo-rence sous Eugène IV , où les deux Églises réuniesdécident comme de foi que les âmes de ceux quimeurent ou dans le péché mortel actuel ou dans leseul originel, descendent incontinent dans l’enfer,pour y être toutefois punies par des peines inégales,in. I)éf. de la tradit. v, 2 . ||Kig. C’est le péché ori-ginel de l’homme de vouloir être plus qu’il n’est,bouhdal. IO- dim. après la Pentecôte, Dnminic.t. m, p. 192. || Fig. Cet homme a le péché originel,c’est-à-dire sa famille, sa nation, ses liaisons, sontune espèce d’empêchement à ce qu'il parvienne àtelle charge, à telle dignité. || Justice, grâce origi-nelle, état d’innocence où Adam a été créé.
— hist. xiv* s. Qui veult avoir congnoissanceDesmetaulx ... D’après leur source originelle, Traitéd’alch. <<• || xvi* s. Titres originels [originaux],(Votai, cmist. génér. t. il, p. 9i. Ayant prins enpayement [des souffrances de la vie] mes commo-ditez naturelles et originelles, sans en rechercherd’autres, mont, i, 2<9. La conformation originelleet trempe première, charron, De la Sagesse, Préf.de la 2 * édit.
— Etym . Autre forme d’original.
ORIGINELLEMENT (o-ri-ji-nè-le-man), adv. Dèsl’origine. L’homme est originellement pécheur.
— hist. xvi* s. Les Juifs, les Mahometans etquasi toutsaultresont espousé etreverent le langageauquel originellement leurs mystères avoient estéconceus, mont, i, 399.
— êtym. Originelle, et le suffixe ment.
ORIGNAL (o-ri-gnal), s. m. Élan du Canada .
Peaux d’orignaux et élans à poil, Tarif, <8 sept.<664. M. Dudley, qui a envoyé à la Société royalede Londres une très-bonne description de l’orignal,dit que les chasseurs en tuèrent un qui était haut deplus de dix pieds, bufp. Quadrup. t. xm, p. lot.On tire de l’Amérique septentrionale des peaux decerf, de daim et de chevreuil, des peaux de rennesous le nom de caribou, des peaux d’élan sous lenom d orignal, Raynal, Ilist. philos, xv, 8. || Auplur.Des orignaux. || On dit aussi original, par confusiond’un mot inconnu avec un mot connu
— êtym. On a dit orignac : Peaux d’orignacs etélans avec le poil, la pièce payera <o s. Tarif<8 sept. <664. C’est la vraie forme; le mot'ést bas--’que. M. Roulin a trouvé dans Lescarbot, Hist. dela Nouvelle-France, 1816 , ch. xx, que les Basquesvenus sur les côtes d’Amérique donnaient à l’élan
ORL
ORM
du Canada le nom d’orenac, et que orenac signifiecerf en basque.
ORILLARI), ARDE (o-ri-llar, Uar-d’, U mouillées),adj. Voy. oreillard.
f OEILLETTE (o-ri-llè-t’, Il mouillées), s. f. Mâche.
ORILLON (o-ri-llon, Il mouillées), s. m. || 1° Ap-pendice en forme d’oreille. || 2” Les orillons d’unecharrue, les pièces de bois qui accompagnent lesoc de la charrue. Aux deux côtés du soc de largesorillons Ën écartant la terre exhaussent les sillons,delille, Gr.org. 1 .1| 3“ Écuelle à orillons, écuelle àoreille. || 4” Terme de fortification. Bastion à oril-lons, bastion aux côtés duquel il y a des avances,des épaulements de figure ronde ou carrée pourcouvrir le canon qui est dans le flanc retiré.|] B- Terme de plombier. Se dit des tenons qui envi-ronnent le pourtour de la chaudière.
— êtym. Oreille.
f ORIl.LONNEIt (o-ri-llo-né, U mouillées), ti. a.Mettre des orillons à un bastion.
ORILLONS (o-ri-llon, U mouillées), s.m. pl.Voy.
0REILI.0N.
ORIN fo-rin), s. m. Terme de marine. Cordagoqui attache une ancre à une bouée. || Bout de ligneou de cordage qui sert à prévenir la perte d’unobjet susceptible de tomber. || Terme de pêche.Corde qui répond à l'extrémité d’un filet calé aufond de la mer, ou à une câblière.
— êtym. Origine inconnue.
f ORINGUER (o-rin-gbé). || 1° T. a. Terme demarine. Soulever une ancre au moyen de l’orin.|| 2“ V. n. Haler sur l’orin, pour s’assurer que l’ancreest bien mouillée.
ORION (o-ri on), s. m. Terme de mythologie.Géaut énorme et célèbre chasseur. || Terme d’astro-nomie. Constellation de l'hémisphère austral. Lebaudrier d’Orion, les Trois Rois. .
ORIPEAU (o-ri-pô), s. m. || 1” Laiton battu enfeuilles dont on fait divers ornements qui ont plusd’éclat que de valeur. Le palais du soleil... a sescolonnes toutes d’oripeau et son lambris doré, corn.Toison d’or, v, e. Car vous savez qu’un air de modeimpose À nos Français plus que toute autre chose,Et que par là le plus mince oripeau Se vend par-fois mieux que l’or le plus beau, J. b. rouss. Ép. i,o. Oripeaux et cuirs points, Kncgcl. méthod. Finan-ces, au mot mercerie, t. m, p. 3)7. j 2° Toute étoile,toute broderie qui est de faux or ou de faux argent.Cet acteur était couvert d’oripeau. Vos dames sontbien dépeintes avec leurs habits d’oripeau, sév. 84 .US " Par extension, vieille étoffe, vieil habit dontl’or est usé. Chamarré de vieux oripeaux, Ge roi,grand avaleur d’impôts, Marche entouré de sesfidèles, bérang. C/i. le Simple. j| 4° Fig. Il se ditdes ouvrages d’esprit où il y a du clinquant, defaux brillants. Vers ramassés, éclatants d’oripeau,Qui font donner la cour dans le panneau, scahron,Épitre chagrine. Rousseau, Dont l’ennuyeuse hy-pocrisie Change son or en oripeau, volt. Lett. envers et en prose, 34. La philosophie ayant fait mainbasse depuis longtemps sur tout cet oripeau mytho-logique, la harpe, Cours de litt. t. îx, p. 85 .
— rf,m. On a dit aussi orpeau : Orpeau et tousautres petits cuirs chargés d’or, Déclar. du roi,nov. <640, tarif.
— HIST. xvi* s. Ces chapelles ardentes estoient, pardedans le platfonds, peintes d’azur de cendre et defleur d’oripeau, favyn, Théât. d’honneur, t. n, p. < 870.
— ÊTYM '. Provenç. aurpel; ancien catal. oripel;espngn. oropel; portug . ouropel; ital. orpello; bas-latin, auripellum, de aurum, or, et pelht, peau.
ORLE (or-l’J, s. m. || 1” Terme d’architecture. Fi-let sous l’ove d’un chapiteâu. || 2° Terme de blason.Bordure, sans largeur déterminée, qui ne touchepas les bords de l’écu, mais qui en suit la forme, desorte que, lorsqu'il est dans un écu en losange, ildoit être aussi en losange. Porter de sable à l’orled’or. || 3° Contour du cratère d’un volcan. Les orlesdu cratère [du Stromboli ], amas confus de laves,de scories, de sable, ont une forme arrondie; leurcontour est d’environ trois cent quarante pieds,spallanzani, Voy. dans les deux Siciles, t. n, p. 41.|| 4°Terme de marine. Ourlet qui est autour des voiles.
— HIST. xn* s. L’urle de son vestement, Liberpsalm. p. 208. Dis aines [aunes] ont del traversamunt dès l’un ur al altre ur, Rois, p. 264. Dous irai-gnes vit surdre del funz d'une tenur; Sur un urs’assist l’une, e l’altre sur l’autre ur : Ostez, fait-il,ne voil beivre ceste puur, Th. le mart. 105. Enl’orlle del vestiment, et bern. 662 . || xm* s. Piausd’orle et piaus blanches ne doivent que obole à col,Liv. des mét. 28 <. || xv* s. Le seigneur de Commi-
nes, d’or à Tescusson de sable diapré à ung orle deroses de gueuiles, Jeh. de Saint , ch. 58.
— êtym. Ourlet en est le diminutif (voy. ourler).
f OKLÉ, ÉE (or-lé, lée), adj. Terme de blason.
Bordé d’un orle.
f OItLfiANE (or-lé-a-n’), s. f. Nom qu’on a donnéau roucou.
t ORLÉANISME (or-lé-a-ni-sm’), s. m. || Pendantla Révolution et la Restauration, opinion de ceux quivoulaient substituer la branche d'Orléans à la bran-che aînée des Bourbons. || sous le règne de Louis-Philippe , système politique des princes de la mai-son d’Orléans, c’est-à-dire une royauté libérale etparlementaire, et le suffrage restreint. |j Depuis < 848,parti, opinion des orléanistes.
f ORLÉANISTE (or-lé-a-ni-st’), s. m. Partisandes princes de la maison d’Orléans II Adj. Oui ap-partient à l’orléanisme.
f ORLÉANS (qu’on prononce si singulièrementor-lé-ans’), s. f. Sorte d’étoffe légère en laine etcolon, très-employée pour les vêlements d'été pourhommes. Paletot d’orléans. Robe d’orléans .
f ORLET (or-lè), s. m. Terme d’architecture. Pe-tite moulure plate qui forme le couronnement de lacymaise.
— êtym. Diminutif de orle.
ORMAIE (or-mô) ou ORMOIE (or-mot), s. f l ' eaplanté d’ormes. Jeune orrnaie, lieu planté de jeunesormes.
— hist. xvi* s. Les chastencraies, les ormaies,les coudraies, les fresnaies, o. de serres, 796.
— êtym. Orme ; provenç. olmada.
ORME (or-m’), s. m. |l 1° Grand arbre de la ‘ a 'mille des ulmacées ou celtidées, démembrementde la famille des urticées; on y distingue : l’orme alarges feuilles, comprenant Formé ypréau, 1 0, '“ ieteille, l’orme maculé, l’orme noir, l’orme gras, dud’Avignon par quelques pépiniéristes, l’orme deTrianon, l’orme folliculacé; Forme à feuilles taoyen-nés, renfermant Forme franc, Forme tortilla'' 1 * >Forme à petites feuilles, où se trouvent Forme py-ramidal, Forme glabre et Formille, LEGOAH-* N ' r -L’orme produit chaque année plus de trois centmille graines, et cette étonnante multiplicatmnpeut continuer pendant plus d’un siècle, bonnetContempl. nat. t. vin, p. 384, dans pougens
Les
utiles
chênes, les sapins et les ormes épais Enrameaux ombragent tes sommets, a. ciién. 1à, la France . || Juges de dessous l’orme, P ell ‘juges de village qui n’avaient point de tribunalqui jugeaient devant la porte du manoir seign 8Urial, sous les ormes qui s’y trouvaient d’ordinaire-|| Par cxlension. Attendre sous l’orme, être confiant en sa cause (sens aujourd’hui inusité,’ el fldérive directement de l’ancienne habitude de plai-der sous Forme). Le cardinal Pétrucci les atten ^sous Forme [les juges de l’inquisition], et ils n °"sent l’atlaquer, parce qu’il a de l’esprit et du savoi ijoints à une grande dignité, corbinelli, dans se ■t. vm, p. 1 38, éd. Régnier. || Fig. Atlendez-moi sol’orme, se dit quand on donne un rendez-vous a -quel on n’a pas dessein de se trouver (l’origm 6ce dicton vient do ce que les justices seigneuriase tenaient généralement aux portes des châteauxpalais, sous un orme qui y était planté; il arrivasouvent que les parties assignées manquaient arendez-vous et se faisaient attendre sous l’orm/•Atteudez-moi sous Forme, Vous m’attendreztemps, regnard, Atlendez-moi sous l’orme, 3C - '
Seigneur don Raphaël, m’écriai-je en riant, ditnous plutôt de vous attendre sous Forme, le sa iGil Bl. vi, 2. || 2° Orme à trois feuilles, nom 'propre donné à la ptélêe trifoliée (térébinthaccjv»de Linné , appelée encore frêne à trois feu' 1 ’et orme de Samarie . || Orme d'Amérique, nimpropre de la gazume ulmifoliée (byttnériacéss/jdite aussi bois d’orme. || Orme polygame, n ^ esous lequel on a décrit d’abord laplanère P°0'F a
la v ' 13Cuni
[escalier], Gérard de Ross. p. 333. || xm* s -, ieele s'en oesent [descend] par la vée [voie] de 1Gaidon vers la maison Willaume.... Bibl. ,^ W n u tte]3* série, t. v, p. 85. Contre la vigne estrive „ pose,Forme, Et li toit [ôte] du roisin la forme, <“ ol[- 95. || xv* s. Je vy que chascun vousvouloipour gagner sa querelle; Maintenant c * iacu . „ 10 .appelle Partout avocat dessouz Forme, FateNotaire en parchemin de corne, Et grain a jr[11 e,dessoubz Forme, Juré sans reigle ne ® ans ,'| s ;tantcoquillart, Enquête de la simple. Il xvi* s- ' coU -sous ouïmes et chesnes Voir si quelque nid ^ ^ >e ,vée Serait point par elle trouvée, st-grl.