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norme concussion que voious hui entre ces jugespedanées sous l’orme, ràb. Pant. iv, (6.
— étym. Norm. ourme, ourmet; provenç. olm,oime; espagn. et ital. olmo; du lat. ulmus; compa-rez l’anc. haut-allem. elm; anc. scand. almr .Pictet compare le sanscrit ulmuka, tison, de «J, brûler.L’orme était affecté à la justice; il était planté surla motte seigneuriale, et c’était sous son ombragequ’à la campagne se plaidaient les affaires.
'.ORMEAU (or-mô), s. m. ||1" Jeune orme.A la source d’Hippocrène, Homère ouvrant ses ra-meaux, S’élève comme un vieux chêne Entre dejeunes ormeaux, j. b rouss. Odes, m, 6. || 2“ Parextension, orme. Et les Alpes de loin, s’élevant dansla nue, D’un long amphithéâtre enferment ces co-teaux Où le pampre en festons rit parmi les or-meaux, volt. Épitre à Horace. De son souffle lé-ger ainsi la jeune aurore Agite, en se levant, lacime d’un ormeau; La mobile rosée, attachée aurameau, Brille de feuille en feuille et coule goutte* goutte, Retombe sur le lac et fait gazouiller l’eau,masson, Helv. ii. Un jour le vigneron, sur ces co-teaux paisibles, Mariant les ormeaux et les vignesflexibles, m. ib. ni.
— HEM. Ormeau signifiant proprement un petit°rme, un jeune orme, il est mal d’y joindre quel-fice épithète contradictoire comme dans ces vers :Le vrai pasteur ressemble à cet antique ormeauOui, des jeux du village ancien dépositaire, Leur aprêté cent ans son ombre héréditaire, deli-lle, Hom.tes ch.t.
— HIST.xiii* s. Et il de maintenant li conta Com-ment il monta sor l’ormel, Ben. 6002 . Et s'il es-cient tel que il osassent venir à l’ourmiel de-
d ari j Gysors, il lestenroit à preus et à hardis, Chr.e nains, 8 : 1 . || xvr s. Ce n’est rien de nouveau,? ue faire des cabinets d’hommeaux, ou autres ar-,, res > palissy, 63. Prenés roses incarnates, pommesormeau, rosmarin, 0 . nE serres, bbs. Un juge], essous l’orme, un juge de village; avocat dessousorme, un jaseur, un avocat ignorant, oudin, Cu-nos - franç.
—Étym. Ormel, diminutif de orme; Berry, umiau,t] lr J nxnu 1 picard, nmieu. A Angouiême, il y a un
uh °urg nommé l’Houmeau; c’est l’ormeau que colaveut dire.
î a (or-mô), s. m. Voy. ormier.
t OR met (or-mè), s. m. Voy. ormif.r.î Ormieh (or-mié),s. m. Nom, dans le départe-0 bl ( l es Côtes r du-Nord,d’un mollusque qui se mange,le nomme aussi ormet, ormeau, oreille de mer,fe'dnd bourdon (testacelle haliolidée).
"T ■ Lat. auris maris, oreille de mer, ainsiA cause de sa forme en oreille,î ORmiîire (or-miè-r’), s. f. La reine des prés,u' ræa temaria, Linné , ainsi nommée à cause deressemblance de ses feuilles avec celles de l’orme.OUmille (or-mi-11’, U mouillées, et non or-mi-ll s» f' 'I 4 ° Trf! s-petit ormeau. Botle d’ormilles.ri a P * iinll le petits ormes. J'ai fait planter de jeunes
bbeues, del’°rmide....BUFï.Eip. surlesvég. 2 *mém.b J " Palissade formée de petits ormes. || 4“ Une desHrietés de l'orme champêtre à petites feuilles.
"7’étym.D iminutif de orme; Berry, ourmelle,$. f.CUMln (or-min), s. m. Plante du genre des sau-° es ’ sa Wa horminum, L.
UtST. xvi* s. La semence et la fleur du hor-111 ou toute-bonne des jardins, cause une senteurgfeable au vin, 0 . de serres, 224.
É1YM. "Oppavov. , . ,
y T ORMUZD (or-muzd), s. m. Dans la religion deoroastre, l’être bon et pur par excellence ; lumièreParole créatrice. || On écrit quelquefois Omius:Urmus et d’Ariman ce sont les noirs combats,n u ’ partout confondus, la vie et le trépas, Les te-ebr es, le jour, la forme et la matière Luttent sansre unis, a. ch en. l'Intention.
— LT M. Zend , ahoura-masda, de ahurô, vivant,et «laxddo, sage.
*' OUNE (or-n’j, s. m. Nom vulgaire du frênerue (oleacées ), espèce qui produit un peu de"“me, ainsi que plusieurs autres frênes. On leuouiuie aussi frêne à fleurs.
7~ Ltym. Lat. 0 mus.
T 2 - Orne (or-u'), s. m. ||1° Terme rural. Inter-ulle des vignes, des ceps, qui est toujours moinsr que le terrain de ces vignes. || 2° 'ferme de fo-Unier. faire orne, abattre des arbres dans uneWme étendue de terrain en allant touiours devanlHtST.it S
"bsinità orne [ensemble], Ben. <7020. Et Renaît•fres eus s’en tome ; Ses a prises [si a pris les pou-
1 ces vignes,attre des arb
ne de terrain en allant toujours devant soi.j, “»i, un* s. Chascun a la teste enclinée ;• ° u 't sont forment pensif et morne Del jugement
les] toutes à orne [ensemble], ib. 65*8. || xvi* s. Ilsceut si dextrement et fideliement conduire cesieorne [intrigue], qu’il emporta de dessus tous les au-tres pretendans, pasquier, Lett. t. 1 , p. 426.
— ÉTYM . Berry, orne, sillon. Diez le tire du la-tin ordinem, ordre ; cela paraît très-bon.
ORNÉ, ÉE (or-né, née), part, passé d’orner.|| 1° Pourvu de ce qui embellit. Le linge orné defleurs fut couvert pour tous mets D’un peu de laitde fruits et des dons de Cérès, la font. Phil. etBanc. I.’épigramme, plus libre en son tour plusborné, N’est souvent qu’un bon mot de deux rimesorné, boil. Art p. n. Autant que la terre de Cyprenous avait paru négligée et inculte, autant celle deCrète se montrait fertile et ornée de tous les fruitspar le travail de ses habitants, fên. Tèl. v. || Termede peinture. Sujet orné, sujet susceptible de la com-position la plus riche. || 2" Fig. Qui est pourvu dechoses comparées à des ornements matériels. On veutun roi dont le corps soit fort et adroit, et dont l’àmesoit ornée de la sagesse et de la vertu, fën. Tel. v.Oui a vu la cour a vu du monde ce qui est leplus beau, le plus spécieux et le plus orné, la bruy.vm.Brisacier avait l’esprit orné de lieux communs etde chansonnettes, hamilt. Gram. 7. Une éloquenceplus ornée, telle par exemple qu’est celle de M. Flé-chier, ne convient point pour des plaidoye-s, rollin,Tr. des Ét. 1 v, 1.1| Absolument. Un esprit orné, unhomme qui a beaucoup de connaissances, d’instruc-tion. Nancré étoit un garçon de beaucoup d’esprit,d’agrément et fort orné, st-sim. <46, <<4, Quoiquej’eusse l'esprit assez orné, n’ayant jamais vu lemonde, je manquais totalement de manières, j. j.rouss. Conf. 11 .
ORNEMANISTE (or-ne-ma-ni-st’), s. m. Peintre,artiste, ouvrier, qui s’occupe spécialement de toutce qui tient à l’ornement de nos demeures.
— rem. Ce mot, tout à fait barbare, est un néolo-gisme contemporain. On devrait dire ornementiste.
ORNEMENT (or-ne-man), s. m. || 1° Ce qui orne,ce qui sert à orner. Grand prince, en attendant vosornements royaux, Recevez, s’il vous plaît, quelquesrares joyaux, mairet, Soliman, v, 4. Cette femmeambitieuse et vaine croit valoir beaucoup quand elles’est chargée d’or, de pierreries et de mille autresvains ornements, boss. la Vallière. L’âme regardeensuite le corps auquel elle est unie ; elle le voitrevêtu de mille ornements étrangers ; elle en ahonte, parce qu’elle voit que ces ornements em-pruntés sont un piège et pour les autres et pourelle-même, m. ib. Seigneur, dit-elle, pour préve-nir votre colère, je commencerai moi-même à m’enlépouiller [d’une vaine parure] ; entrons dans unétat où il n’y ait plus d’ornement que celui de lavertu, id. ib . Je ferai tomber leurs cheveux, je dé-truirai et les colliers et les bracelets.... car le Saint-Esprit a voulu descendre dans un dénombrementexact de tous les ornements de la vanité, s’attachantpour ainsi parler, à suivre par sa vengeance toutesles diverses parures qu’une vaine curiosité a in-ventées, iD.il). Les mains industrieuseinent occupéess’exerçaient dans des ouviages dont la piélé avaitdonné le dessin : c’était ou des habits pour les pau-vres, ou des ornements pour les autels, id. Anne deGonz. Les obélisques font le principal ornement deRome , id. Ilist . m, 3. Telle qu’une bergère, auxplus beaux jours de fête, De superbes rubis necharge point sa tête, Et, sans mêler à l’or l’éclat desdiamants, Cueille en un champ voisin ses plus beauxornements, boil. Art p. u. Que ces vains ornements,que ces voiles me pèsent! rac. Phèdre , 1 , 3. Arra-chons, déchirons tous ces vains ornements, id. Estk.
1 , 6. Les maisons y sont propres, commodes, rian-tes, mais sans ornements ; la superbe architecturen’y est pas ignorée, mais elle est réservée pour lestemples des dieux, fén. Tel. v. || Fig. D’un insolentdiscours ce juste châtiment [un soufflet] Ne luiservira pas d’un petit ornement, corn. Cid, I, 6.
|| 2" 11 se dit des figures de caprice, fleurons, rosa-ces, festons, etc. qu’on emploie pour orner. Lapeinture, la sculpture d’ornements. Un recueil d’or-nements. Ce serrurier exécute très-bien les orne-ments. || 8” Particulièrement, en architecture et enmenuiserie, il se dit des sculptures, moulures, etc.qui servent à orner les différentes parties d’un bâ-timent ou d’une boiserie. Une façade chargée d]or-nements. Une boiserie nue et sans ornements. Sim-ple en était la noble architecture [du temple]; Cha-que ornement, à sa place arrêté, Y semblait mispar la nécessité, volt. Temple du Goât. || Les orne-ments, l’architrave, la frise et la corniche. || Orne-ment courant, tout ornement qui se répète dans
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une frise ou une moulure. Les entrelacs, les rin-ceaux, les oves sont des ornements courants.|| 4” Peinture qui, dans une galerie où est repré-senté un sujet principal, sert d’accompagnement àce sujet. Un peintre d’ornements. || 6° Terme de bla-son. Il se dit de tout ce qui est hors de l’écu,comme les timbres, les bourrelets, les cimiers, etc.Il 6* Au plur. Ornements, habits sacerdotaux etautres dont on se sert pour l’office divin dans leculte catholique, et qui comprennent plusieurspièces différentes, comme la chasuble, l’étole. Orne-ments pontificaux. Le prêtre revêtu de ses orne-ments. || Au sing. Il se dit de plusieurs pièces d’unemême couleur ou d’une même parure, qui font as-sortiment et qui comprennent les habits sacerdotauxet les devants d’autel. Un ornement blanc. Un orne-ment l'ouge. Un bel ornement. || An plur. Il signifieplusieurs assortiments de cette nature. Uette sacristierenferme plusieurs beaux ornements. || 7“ Terme demusique. Ornement, notes d’agrément qu’on expri-mait autrefois, dans la notation dite neumatique,par les lettres de l’alphabet, la plique, la réverbéra-tion, les fleurs, le trille, etc. M. Danjou parle, en plu-sieurs endroits de sa Ilevue de musique religieuse,des ornements du chant; il dit, année 1848, p. 82,que les signes simples et composés de la notationen neumes, même les signes d’ornements, étaientplacés sur des lignes.... d’ortigue, Dict. de pl.-r.h.au mot ornement. || Aujourd’hui, notes d’ornement,celles qui, écrites en petites notes, ne comptent pasdans la mesure, et pourraient à la rigueur êtresupprimées ; il est toujours préférable rie les écrireen notes réelles, et bon nombre de compositeursont fini par prendre ce parti, il 8° Ce qui fait honneurà. Cette rare beauté qu’en ces lieux même on prise,Qui fait de ces cantons le plus digne ornement,corn, le lient, v, 1 . Un saint abbé dont la doctrineet la vie sont un ornement de notre siècle, boss.Anne de Gonz. Quand il [Dieu ] a fait, dans ses en-nemis aussi bien que dans ses serviteurs, ces belleslumières d’esprit, ces rayons de son intelligence,ces images de sa bonté, ce n’est pas pour les rendreheureux qu’il leur a fait ces riches présents, c’estune décoration de l’univers c’est un ornement dusiècle présent, in. Louis de Bourbon. Un l’appelleà la cour d'une grande reine [Marie de Médicis ]pour en être un des principaux ornements, fléch.Mme d’Aiguillon. Ce fut là (à l’hôtel de Rambouil-let] que, tout enfant qu’elle était, elle se fit admirerde ceux qui étaient eux-mêmes l’ornement et l’ad-miration de leur siècle, m. Mme de Mont. Les hom-mes qui ont été l’ornement de leur siècle, fén. Tel.xix. || 9” Terme de littérature. Figures, forme de stylequi servent à embellir le discours. Tous [les anciensfabulistes] ont fui l'ornement et le trop d’étendue,la font. Fabl . vi, 2. Je voudrais bien que vous eus-siez donné au nôtre [nom] tous les ornements quevous lui deviez donner, sév. d Bussy, 8 avr. <cs<.N’attendez pas, chrétiens, que j’applique au P. Bour-going des ornements étrangers, ni que j’aille re-chercher bien loin sa noblesse dans sa naissance, sagloire dans ses ancêtres, ses titres dans l’antiquitéde sa famille, boss. Bourgoing . O 11 appelle ornementen matière d'éloquence certains tours , certainesmanières qui contribuent à rendre le discours plusagréable, plus insinuant et même plus persuasif,rollin, Traité des Ét. m, 3.
— HIST. xi* s. [Elle] Vint en la cambre, plaine demarrement [tristesse]; Si la despeiret [lisez despei-cet?l que n’i remest nient; N’i remest [restej pâlie[manteau] ne nessun ornement, Sf Alexis, xxvm.|| xli* s. Tuz ses ornemenz sont pris, Machab. 1 , 2 .|| xiii 1 s. Amistiez est uns loables ornemens entreceus qui ensemble conversent, brun, latini, Trésor,p. 3<2. || xvi* s. Accoustre et cein sur ta robustecuisse Tou glaive aigu, qui est la resplandeur Etl’ornement de royalle grandeur, marot, iv, 287.
— ÉTYM . Prov. oroament, omamen; espagn. etital. ornamento; du lat. ornamentum, de 0 marc,orner.
f ORNEMENTAL ALE, (or-ne-man-tal, ta-1’),adr. Terme de beaux-arts. Qui appartient à l’orne-ment. || Qui peut servir d’ornement.
f ORNEMENTATION (or-ne-man-ta-sion), s. m.Terme de beaux-arts. Manière de distribuer, de dis-poser les ornements; art de l’ornemaniste.
f ORNEMENTER (or-ne-man-té), t). a. Opérerl’ornementation.
ORNER (or-né), e. a. || 1“ Pourvoir de ce qui em-bellit. Je lui bâtis un temple et pris soin de l’orner,rac. Phèdre, 1 , 3. Ma mère Jezabel devant moi s estmontrée, Comme au jour de sa mort pompeusementparée.... Même elle avait encor cet éclat emprunté