Band 
Tome troisième. I - P.
Seite
863
JPEG-Download
 

ORN

ORN

norme concussion que voious hui entre ces jugespedanées sous lorme, ràb. Pant. iv, (6.

étym. Norm. ourme, ourmet; provenç. olm,oime; espagn. et ital. olmo; du lat. ulmus; compa-rez lanc. haut-allem. elm; anc. scand. almr .Pictet compare le sanscrit ulmuka, tison, de «J, brûler.Lorme était affecté à la justice; il était planté surla motte seigneuriale, et cétait sous son ombragequà la campagne se plaidaient les affaires.

'.ORMEAU (or-), s. m. ||1" Jeune orme.A la source dHippocrène, Homère ouvrant ses ra-meaux, Sélève comme un vieux chêne Entre dejeunes ormeaux, j. b rouss. Odes, m, 6. || 2 Parextension, orme. Et les Alpes de loin, sélevant dansla nue, Dun long amphithéâtre enferment ces co-teaux le pampre en festons rit parmi les or-meaux, volt. Épitre à Horace. De son souffle lé-ger ainsi la jeune aurore Agite, en se levant, lacime dun ormeau; La mobile rosée, attachée aurameau, Brille de feuille en feuille et coule goutte* goutte, Retombe sur le lac et fait gazouiller leau,masson, Helv. ii. Un jour le vigneron, sur ces co-teaux paisibles, Mariant les ormeaux et les vignesflexibles, m. ib. ni.

HEM. Ormeau signifiant proprement un petit°rme, un jeune orme, il est mal dy joindre quel-fice épithète contradictoire comme dans ces vers :Le vrai pasteur ressemble à cet antique ormeauOui, des jeux du village ancien dépositaire, Leur aprêté cent ans son ombre héréditaire, deli-lle, Hom.tes ch.t.

HIST.xiii* s. Et il de maintenant li conta Com-ment il monta sor lormel, Ben. 6002 . Et s'il es-cient tel que il osassent venir à lourmiel de-

d ari j Gysors, il lestenroit à preus et à hardis, Chr.e nains, 8 : 1 . || xvr s. Ce nest rien de nouveau,? ue faire des cabinets dhommeaux, ou autres ar-,, res > palissy, 63. Prenés roses incarnates, pommesormeau, rosmarin, 0 . nE serres, bbs. Un juge], essous lorme, un juge de village; avocat dessousorme, un jaseur, un avocat ignorant, oudin, Cu-nos - franç.

Étym. Ormel, diminutif de orme; Berry, umiau,t] lr J nxnu 1 picard, nmieu. A Angouiême, il y a un

uh °urg nommé lHoumeau; cest lormeau que colaveut dire.

î a (or-), s. m. Voy. ormier.

t OR met (or-), s. m. Voy. ormif.r.î Ormieh (or-mié),s. m. Nom, dans le départe-0 bl ( l es Côtes r du-Nord,dun mollusque qui se mange,le nomme aussi ormet, ormeau, oreille de mer,fe'dnd bourdon (testacelle haliolidée).

"T Lat. auris maris, oreille de mer, ainsiA cause de sa forme en oreille,î ORmiîire (or-miè-r), s. f. La reine des prés,u' ræa temaria, Linné , ainsi nommée à cause deressemblance de ses feuilles avec celles de lorme.OUmille (or-mi-11, U mouillées, et non or-mi-ll s» f' 'I 4 ° Trf! s-petit ormeau. Botle dormilles.ri a P * iinll le petits ormes. J'ai fait planter de jeunes

bbeues, del°rmide....BUFï.Eip. surlesvég. 2 *mém.b J " Palissade formée de petits ormes. || 4 Une desHrietés de l'orme champêtre à petites feuilles.

"7étym.D iminutif de orme; Berry, ourmelle,$. f.CUMln (or-min), s. m. Plante du genre des sau-° es sa Wa horminum, L.

UtST. xvi* s. La semence et la fleur du hor-111 ou toute-bonne des jardins, cause une senteurgfeable au vin, 0 . de serres, 224.

É1YM. "Oppavov. , . ,

y T ORMUZD (or-muzd), s. m. Dans la religion deoroastre, lêtre bon et pur par excellence ; lumièreParole créatrice. || On écrit quelquefois Omius:Urmus et dAriman ce sont les noirs combats,n u partout confondus, la vie et le trépas, Les te-ebr es, le jour, la forme et la matière Luttent sansre unis, a. ch en. l'Intention.

LT M. Zend , ahoura-masda, de ahurô, vivant,et «laxddo, sage.

*' OUNE (or-nj, s. m. Nom vulgaire du frênerue (oleacées ), espèce qui produit un peu de"me, ainsi que plusieurs autres frênes. On leuouiuie aussi frêne à fleurs.

7~ Ltym. Lat. 0 mus.

T 2 - Orne (or-u'), s. m. ||1° Terme rural. Inter-ulle des vignes, des ceps, qui est toujours moinsr que le terrain de ces vignes. || 2° 'ferme de fo-Unier. faire orne, abattre des arbres dans uneWme étendue de terrain en allant touiours devanlHtST.it S

"bsinità orne [ensemble], Ben. <7020. Et Renaîtfres eus sen tome ; Ses a prises [si a pris les pou-

1 ces vignes,attre des arb

ne de terrain en allant toujours devant soi.j,»i, un* s. Chascun a la teste enclinée ; ° u 't sont forment pensif et morne Del jugement

les] toutes à orne [ensemble], ib. 65*8. || xvi* s. Ilsceut si dextrement et fideliement conduire cesieorne [intrigue], quil emporta de dessus tous les au-tres pretendans, pasquier, Lett. t. 1 , p. 426.

ÉTYM . Berry, orne, sillon. Diez le tire du la-tin ordinem, ordre ; cela paraît très-bon.

ORNÉ, ÉE (or-, née), part, passé dorner.|| 1° Pourvu de ce qui embellit. Le linge orné defleurs fut couvert pour tous mets Dun peu de laitde fruits et des dons de Cérès, la font. Phil. etBanc. I.épigramme, plus libre en son tour plusborné, Nest souvent quun bon mot de deux rimesorné, boil. Art p. n. Autant que la terre de Cyprenous avait paru négligée et inculte, autant celle deCrète se montrait fertile et ornée de tous les fruitspar le travail de ses habitants, fên. Tèl. v. || Termede peinture. Sujet orné, sujet susceptible de la com-position la plus riche. || 2" Fig. Qui est pourvu dechoses comparées à des ornements matériels. On veutun roi dont le corps soit fort et adroit, et dont làmesoit ornée de la sagesse et de la vertu, fën. Tel. v.Oui a vu la cour a vu du monde ce qui est leplus beau, le plus spécieux et le plus orné, la bruy.vm.Brisacier avait lesprit orné de lieux communs etde chansonnettes, hamilt. Gram. 7. Une éloquenceplus ornée, telle par exemple quest celle de M. Flé-chier, ne convient point pour des plaidoye-s, rollin,Tr. des Ét. 1 v, 1.1| Absolument. Un esprit orné, unhomme qui a beaucoup de connaissances, dinstruc-tion. Nancré étoit un garçon de beaucoup desprit,dagrément et fort orné, st-sim. <46, <<4, Quoiquejeusse l'esprit assez orné, nayant jamais vu lemonde, je manquais totalement de manières, j. j.rouss. Conf. 11 .

ORNEMANISTE (or-ne-ma-ni-st), s. m. Peintre,artiste, ouvrier, qui soccupe spécialement de toutce qui tient à lornement de nos demeures.

rem. Ce mot, tout à fait barbare, est un néolo-gisme contemporain. On devrait dire ornementiste.

ÉTYM . Ornement.

ORNEMENT (or-ne-man), s. m. || 1° Ce qui orne,ce qui sert à orner. Grand prince, en attendant vosornements royaux, Recevez, sil vous plaît, quelquesrares joyaux, mairet, Soliman, v, 4. Cette femmeambitieuse et vaine croit valoir beaucoup quand ellesest chargée dor, de pierreries et de mille autresvains ornements, boss. la Vallière. Lâme regardeensuite le corps auquel elle est unie ; elle le voitrevêtu de mille ornements étrangers ; elle en ahonte, parce quelle voit que ces ornements em-pruntés sont un piège et pour les autres et pourelle-même, m. ib. Seigneur, dit-elle, pour préve-nir votre colère, je commencerai moi-même à menlépouiller [dune vaine parure] ; entrons dans unétat il ny ait plus dornement que celui de lavertu, id. ib . Je ferai tomber leurs cheveux, je dé-truirai et les colliers et les bracelets.... car le Saint-Esprit a voulu descendre dans un dénombrementexact de tous les ornements de la vanité, sattachantpour ainsi parler, à suivre par sa vengeance toutesles diverses parures quune vaine curiosité a in-ventées, iD.il). Les mains industrieuseinent occupéessexerçaient dans des ouviages dont la piélé avaitdonné le dessin : cétait ou des habits pour les pau-vres, ou des ornements pour les autels, id. Anne deGonz. Les obélisques font le principal ornement deRome , id. Ilist . m, 3. Telle quune bergère, auxplus beaux jours de fête, De superbes rubis necharge point sa tête, Et, sans mêler à lor léclat desdiamants, Cueille en un champ voisin ses plus beauxornements, boil. Art p. u. Que ces vains ornements,que ces voiles me pèsent! rac. Phèdre , 1 , 3. Arra-chons, déchirons tous ces vains ornements, id. Estk.

1 , 6. Les maisons y sont propres, commodes, rian-tes, mais sans ornements ; la superbe architectureny est pas ignorée, mais elle est réservée pour lestemples des dieux, fén. Tel. v. || Fig. Dun insolentdiscours ce juste châtiment [un soufflet] Ne luiservira pas dun petit ornement, corn. Cid, I, 6.

|| 2" 11 se dit des figures de caprice, fleurons, rosa-ces, festons, etc. quon emploie pour orner. Lapeinture, la sculpture dornements. Un recueil dor-nements. Ce serrurier exécute très-bien les orne-ments. || 8 Particulièrement, en architecture et enmenuiserie, il se dit des sculptures, moulures, etc.qui servent à orner les différentes parties dun bâ-timent ou dune boiserie. Une façade chargée d]or-nements. Une boiserie nue et sans ornements. Sim-ple en était la noble architecture [du temple]; Cha-que ornement, à sa place arrêté, Y semblait mispar la nécessité, volt. Temple du Goât. || Les orne-ments, larchitrave, la frise et la corniche. || Orne-ment courant, tout ornement qui se répète dans

ORN 863

une frise ou une moulure. Les entrelacs, les rin-ceaux, les oves sont des ornements courants.|| 4 Peinture qui, dans une galerie est repré-senté un sujet principal, sert daccompagnement àce sujet. Un peintre dornements. || 6° Terme de bla-son. Il se dit de tout ce qui est hors de lécu,comme les timbres, les bourrelets, les cimiers, etc.Il 6* Au plur. Ornements, habits sacerdotaux etautres dont on se sert pour loffice divin dans leculte catholique, et qui comprennent plusieurspièces différentes, comme la chasuble, létole. Orne-ments pontificaux. Le prêtre revêtu de ses orne-ments. || Au sing. Il se dit de plusieurs pièces dunemême couleur ou dune même parure, qui font as-sortiment et qui comprennent les habits sacerdotauxet les devants dautel. Un ornement blanc. Un orne-ment l'ouge. Un bel ornement. || An plur. Il signifieplusieurs assortiments de cette nature. Uette sacristierenferme plusieurs beaux ornements. || 7 Terme demusique. Ornement, notes dagrément quon expri-mait autrefois, dans la notation dite neumatique,par les lettres de lalphabet, la plique, la réverbéra-tion, les fleurs, le trille, etc. M. Danjou parle, en plu-sieurs endroits de sa Ilevue de musique religieuse,des ornements du chant; il dit, année 1848, p. 82,que les signes simples et composés de la notationen neumes, même les signes dornements, étaientplacés sur des lignes.... dortigue, Dict. de pl.-r.h.au mot ornement. || Aujourdhui, notes dornement,celles qui, écrites en petites notes, ne comptent pasdans la mesure, et pourraient à la rigueur êtresupprimées ; il est toujours préférable rie les écrireen notes réelles, et bon nombre de compositeursont fini par prendre ce parti, il 8° Ce qui fait honneurà. Cette rare beauté quen ces lieux même on prise,Qui fait de ces cantons le plus digne ornement,corn, le lient, v, 1 . Un saint abbé dont la doctrineet la vie sont un ornement de notre siècle, boss.Anne de Gonz. Quand il [Dieu ] a fait, dans ses en-nemis aussi bien que dans ses serviteurs, ces belleslumières desprit, ces rayons de son intelligence,ces images de sa bonté, ce nest pas pour les rendreheureux quil leur a fait ces riches présents, cestune décoration de lunivers cest un ornement dusiècle présent, in. Louis de Bourbon. Un lappelleà la cour d'une grande reine [Marie de Médicis ]pour en être un des principaux ornements, fléch.Mme dAiguillon. Ce fut (à lhôtel de Rambouil-let] que, tout enfant quelle était, elle se fit admirerde ceux qui étaient eux-mêmes lornement et lad-miration de leur siècle, m. Mme de Mont. Les hom-mes qui ont été lornement de leur siècle, fén. Tel.xix. || 9 Terme de littérature. Figures, forme de stylequi servent à embellir le discours. Tous [les anciensfabulistes] ont fui l'ornement et le trop détendue,la font. Fabl . vi, 2. Je voudrais bien que vous eus-siez donné au nôtre [nom] tous les ornements quevous lui deviez donner, sév. d Bussy, 8 avr. <cs<.Nattendez pas, chrétiens, que japplique au P. Bour-going des ornements étrangers, ni que jaille re-chercher bien loin sa noblesse dans sa naissance, sagloire dans ses ancêtres, ses titres dans lantiquitéde sa famille, boss. Bourgoing . O 11 appelle ornementen matière d'éloquence certains tours , certainesmanières qui contribuent à rendre le discours plusagréable, plus insinuant et même plus persuasif,rollin, Traité des Ét. m, 3.

HIST. xi* s. [Elle] Vint en la cambre, plaine demarrement [tristesse]; Si la despeiret [lisez despei-cet?l que ni remest nient; Ni remest [restej pâlie[manteau] ne nessun ornement, Sf Alexis, xxvm.|| xli* s. Tuz ses ornemenz sont pris, Machab. 1 , 2 .|| xiii 1 s. Amistiez est uns loables ornemens entreceus qui ensemble conversent, brun, latini, Trésor,p. 3<2. || xvi* s. Accoustre et cein sur ta robustecuisse Tou glaive aigu, qui est la resplandeur Etlornement de royalle grandeur, marot, iv, 287.

ÉTYM . Prov. oroament, omamen; espagn. etital. ornamento; du lat. ornamentum, de 0 marc,orner.

f ORNEMENTAL ALE, (or-ne-man-tal, ta-1),adr. Terme de beaux-arts. Qui appartient à lorne-ment. || Qui peut servir dornement.

f ORNEMENTATION (or-ne-man-ta-sion), s. m.Terme de beaux-arts. Manière de distribuer, de dis-poser les ornements; art de lornemaniste.

f ORNEMENTER (or-ne-man-), t). a. Opérerlornementation.

ORNER (or-), e. a. || 1 Pourvoir de ce qui em-bellit. Je lui bâtis un temple et pris soin de lorner,rac. Phèdre, 1 , 3. Ma mère Jezabel devant moi s estmontrée, Comme au jour de sa mort pompeusementparée.... Même elle avait encor cet éclat emprunté