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Dont elle eut soin de peindre et d’orner son visage,id. Ath . il, 5. Si vous ne voulez pas que le riche orne sainaison, tous ruinez cent artistes, volt. Polit, etlégisl. Idées républicaines, xxi. Des trésors du crois-sant ornez nos saints autels, volt. Tancr. v, 1.1| Ren-dre plus beau, avec un nom de chose pour sujet. 11[l’arbre] servait de refuge Contre le chaud, la pluieet la fureur des vents, Pour nous seuls il ornait lesjardins et les champs, la font, t'abl. x, S. || 2" Fig.Donner un écla , un embellissement, comparés àl’éclat, aux embellissements matériels. Ce qui dis-tingue ses amis [de Dieu ] de tous les autres, c’est lapiété; jusqu’à ce qu’on ait reçu ce don du ciel, tousles autres non-seulement ne sont rien, mais encoretournent en ruine à ceux qui en sont ornés, noss.Louis de Bourbon. Saint Augustin considère par-mi les païens tant de sages, tant de conquérants,tant de graves législateurs.... tous privés de la con-naissance de Dieu et exclus de son royaume éternel....m ns pourquoi les a-t-il faits?... il les a faits, nousdit-il [saint Augustin], pour orner le siècle présent,id. Louis de Bourbon. Courons, venez orner cetriomphe d’un frère, volt. Oresle, v, 7. [Catherine deMédicis ] Assurait Coligni d’une amitié sincère, L’or-nait de dignités, le comblait de bienfaits, in. Heur. h.Cet illustre savant a eu le mérite rare d'orner lesavoir par le goût, et de joindre à la littérature pro-fonde la littérature agréable, d’alemb. Éloges, Bou-hier. Pour voir et poui orner le succès d’un rival,c. delav. Vipr. sial. lu, 2. Ah ! de ces dons heu-reux les mains qui l’ont orné [un homme heureu-sement doué À des tourments sans fin ne l’ont pascondamné, ro. ib. m, 1.1| Orner la mémoire, mettredans sa mémoire des passages beaux ou utiles dedifférents auteurs et de différents genres. || 3” Fig.Pourvoir des ornements du style, de la rhétorique.Les figures servent beaucoup à orner le discours.Pour orner une telle vie, je n’ai pas besoin d’emprun-ter les fausses couleurs de la rhétorique, et encoremoins les détours de la flatterie, noss. Bouryoing.|| 4- S’orner, v. réjl. Se couvrir de ce qui embellit.La campagne s’ornait de verdure et de fleurs.
— rf.m. orner, paber, décorer. Orner, du latinomare qui signifie pourvoir, équiper, marque l’ad-dition d'une chose solide en même temps que bril-lante. Parer, du latin parare, préparer, apprêter,signifie donner un air d’apprêt ou d’apparat, de cé-rémonie, de fête, comme est celui que se donnentparticulièrement les femmes. Décorer, du latin decus,gloire, honneur, c’est donner un air grandiose, faireparaître superbe ou resplendissant : on pare unechambre; on décore un palais; le soleil orne lescieux, il ne les pare ni ne les décore.
— HIST. xvi* s. Ce n’est, dist le moyne, que pourorner mon languaige, rab. Gary, i, 39. [Dieu ] Duvent de sa bouche Fit ce qui attouche Et orne lescieux, MAiiOT. Un beau mourir orne la vie hu-maine, RONS. 600.
ÊTYM Provenç. ont ar, hornar; espagn. omar;ital. omare; du lat. ornare. Curtius rapporte or-nare au sanscrit varna, couleur, qui provient duradical vri, couviir. Dans l’ancien français , on disaitaomer, du latin adornare.
f OltNIbR (or-mé), s. m. Sorte de frêne (voy.
OR.MÊRK (or-niè-r’), s. f. || 1° Trace creuse quefont les roues des voitures sur la terre dans les che-mins, Il enfila au hasard un chemin creux, commele sont la plupart de ceux du Maine : ce cheminétait plein d’oniiéres et de pierres, scahr. Rom.com n, t. Prends ton pic, et me romps ce caillouqui te nuit, Comble-moi cette ornière, la font. Fabl .vi, 18 . Toutes les rivières sont débordées; tous lesgrands chemins sont noyés; toutes les ornières ca-chées ; on peut fort bien verser dans tous les gués,sêv. 16 janv. 1671. || Poétiquement. Et. son axe deflamme [du jour], aux bords de sa carrière, Tourne,et creuse déjà son éclatante ornière Sur l’horizonroulani des mers, lamart. Harm. i, 3. || 2” Fig. Ilse dit des habitudes invétérées, des opinions adop-tées et suivies sans examen. L’ornière delà rouline,des préjugés Rehiuiberdansl'ornière. Qu’avons-nousgagne à suivre l’ornière où nous nous traînons depuistrois ans? chateaubr. Sdél. p. 771, dans pougens.
HIST. XIU* s. Il garde en une estroite sente ;Si a choisi ^aperçut] en une orniere, Entre le boiset la cariere, Un broïon [piège | de chesne fenduC’un> vilains i avoit tendu, Hen. t 989 .. xvi* s. Unbeau sentier me sembloit une orniere rons. sic.Il esi bien vray qu eiles mesrnes [les bêtes] né vontpas tuusjours exactement la route de nature; maisce qu’elles en desvoyent. c’est si peu que vous enapercevez tousjours l’orniere, mont, iv, 210. Carder
d’extravaguer ny çà ny là hors les ornières quel’usage et lesloix luytracent [à l’esprit], in. il, 314.
— f.TYM. Picard, ordière; wallon, ourbire, orbîre;d’orbitaria, dérivé non latin de orbita, roue de voi-ture (voy. orbite). Entre orbitaria et ornière, l’in-termédiaire est donné par ourbire, puis par ordière.
f ORNISMYE (or-ni-smie), s. m. Nom du genreoiseau-mouche.
— étym. ’Opvtç, oiseau, et puî«, mouche.
f OUNITHIF.S (or-ni-tie), s. m. pi. Vents deprintemps en Grèce , avec lesquels arrivent les oi-seaux de passage.
— ÊTYM . ’OpviBtai, de ipviç, Spviêo;, oiseau,f ORNITHO.b. élément de composition qui signi-fie oiseau, et vient de îpvic, 6pvi0o;.
0KN1TII0GALE (or-ni-to-ga-1’), s. m. Genre deplantes bulbeuses (liliacées), dont les fleurs sontd’un beau blanc. L’ornithogale en ombelle, vul-gairement dame d’onze heures ; l’ornithogale pyra-midal, vulgairement épi de lait, épi de la Vierge.
— ÊTYM . ’OpviôoyaXov, de 5pvu, oiseau, et yâ/.alait. Les Grecs appelaient proverbialement lait d’oi-seau, opviéiov yo.la, une chose rare ; il se pourraitqu’ils eussent donné ce nom à la plante pour la rareblancheur de ses fleurs.
| OIINITHOGLOSSE (or-ni-to-glo-s’), s. f. L’or-nithoglosse verdâtre, plante du Cap de Bonne-Espé-rance .
— ÊTYM . Ornitho..., et yX&aaa, langue.
| 0RN1TH0ÏDE (or-ni-to-i-d’), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui a l’apparence d’un oiseau.
— ÊTYM . Ornitho..., et elSoc, forme,f ORNITHOUTHE (or-ni-to-li-t’), s. m. Débrisfossile d’oiseaux.
— ÊT V M. Ornitho..., et MOoç, pierre.ORNITHOLOGIE (or-ni-to-lo-jie), s. f. Partie dela zoologie qui traite des oiseaux. || Ornithologiefossile, squelettes d’oiseaux trouvés dans les couchesantédiluviennes.
— ÊTYM Ornitho..., et Xôyot, traité,f ORNITHOLOGIQUE (or-ni-to-lo-ji-k’), adj. Quia rapport à l’ornithologie. La faune ornithologiquefossile.
ORNITHOLOGISTE (or-ni-to-lo-ji-st’) OU ORNI-THOLOGUE (or-ni-to-lo-gh’), s. m. Naturaliste quis’occupe spécialement de l’étude des oiseaux. Les or-nithologistes à méthode, buff. Ois. t. v, p. 230 . Laplus grande partie des ouvrages de nos ornitho-logues ne contiennent que des descriptions, in.Ois. t. vu, p. 17. Audubon , ornithologiste du pre-mier ordre, dont le nom et les travaux sont trop peuconnus en France, cap, Audubon , p. 2 .
— étym. Voy. ornithologie.
ORNITHOMANCE (or-ni-to-man-s’) ou ORNITHO-MANCIE (or-ni-to-man-sie), s. f. Divination par lechant ou le vol des oiseaux.
— ÊTYM . Ornitho..., et mande.f ORNlTlIO.vlYZE (or-ni-to-mi-z’), adj. Terme dezoologie. Se dit d’un insecte qui suce les oiseaux.|| S. m. Un ornithomyze.
— étym. Ornitho..., et gulîeiv, sucer.
j- ORNITHOPË (or-ni-to-p) s. m. Genre de la fa-mille des légumineuses, composé de petites plantesherbacées.
— ETYM . Ornitho..., et itoûç, pied,t ORNITUOPHILE (or-ni-(o-fi-l’), s. m. et f. Celui,celle qui aime les oiseaux. Le jeune ornithopbileest passionné des oiseaux et surtout des oiseaux deproie, bonnet, Ess. psychol. ch. 78.
— ÉTYM . Ornitho..., et <piXo;, ami.f ORNITHORRUYNQUE (or-ni-to-rin-k’), s. m.Mammifère de la Nouvelle-Hollande qui a un becd’oiseau et le corps couvert de poils.
— ÉTYM Ornitho..., et fOyxoç, bec.j- ORNITHOSCOPIE (or-ni-to-sko-pie), s. f. Termed’antiquité. Observation des oiseaux, afin de prédirel'avenir.
— ÊTYM . Ornitho..., et axorc eîv, examiner,f ORNITHOTOMIE (or-ni-to-to-mi e),s.f. Dissec-tion des oiseaux.
— Etym . Ornitho..., et Top9), dissection,f ORNITHOTROPHIE (or-ni-to-tro-fie), s. f. Artde faire éclore des œufs et d’élever les oiseaux.
— ÊTYM . Ornitho..., et rpoph, nourrituro.f ORO.... élément de composition qui signifiemontagne et vient du grec 4poç.
OROBANCHE (o-ro-ban-ch’), s. f. Plante parasiteà tige charnue.
— ÊTYM . ’Opoftxra, de Spoêoi, orobe, et iy/w,étouffer.
f OROBANCHÉES (o-ro-ban-chée), s. f. pi. Famillede plantes dicotylédones dont l’orobanche est letype, et qui se rattachent à la classe des personées. |
ORP
OROBE (o-ro-b’), s. f. Plante légumineuse dont laracine porte des tubercules bons à manger (orobustuberosus, L.). Orobe jaune, blanche. La farine d’orobea été mise au nombre des quatre farines résolutives.
— rem. Plusieurs botanistes le font masculin :Orobe bâtard, orobe des boutiques, espèce de lentille.
— HIST. xvi* s. Les pois, la vesse, les orobes ouers, et autres legumes, 0 . de serres, 100 .
— ÊTYM . ’OpoSoç; comparez le lat. ervum.f OROGÉNIE (o-ro-jé-nie), s. f. Formation desmontagnes.
— étym. Oro .., et le suffixe génie.
f OROGÉNIQUE (o-ro-jé-ni-k’), adj. Qui a rap-port à l’orogénie. Mouvements orogéniques, m° u 'vements de la croûte terrestre, qui, se concentrantnon sur une ligne mais sur une surface, et se pro-duisant d’une manière brusque et énergique, ont lapropriété de fracturer cette croûte et de souleverdes chaînes de montagnes.
f OROGNOSIE (o-rogh-no-zie), s. f. Histoire desmontagnes, des roches.
— Etym . Oro..., et yvwirn, connaissance,f OROGNOSTIQUK (o-rogh-no-sti-k’), adj. Q ulappartient à l’orognosie.
f OROGRAPHIE (o-ro-gra-fie), s. f. Traité, des-cription des montagnes. Je vois un grand intérêtdans les observations faites sur les grands coursd’eau résumant en eux, et chacun à sa façon, les di-vers phénomènes météorologiques qui se dévelop-pent sur la surface plus ou moins incidentée qu’ij soccupent, ils constituent un trait d’union entre lamétéorologie et l’orographie, fournet, Compterendus, Acad, des sc. t. li, p. 95».
— ÊTYM . Oro..., et ypàiftiv, décrire,t OROGRAPHIQUE (o-ro-gra-fi-k’), adj. Qui »P'partient à l’omgraphie.
f OROHYDROGRAPHIE (o-ro-i-dro-gra-fle), T- /■Histoire des eaux qui découlent des montagnes, ouhistoire des eaux et des formations géognostiquesd’une contrée.
— étym. Oro..., üStop, eau, etypÂpeiv, décrire,f OROLOGIE (o-ro-lo-jie), s. f. Traité sur les mon -
tagnes.
— ÊTYM . Oro..., et Xôyoc, traité,f OROLOGIQUE (o-ro-lo-ji-k’), adj.Qui appartientà l’orologie.
f OROMASE ( 0 -ro-ma-z’), s. m. Forme altère 0d’Ormuzd (voy. obmuzd).
ORONGE (o-ron-j’), s. f. || 1” Champignon alin> en 'taire, très-arrondi et d’un rouge doré qui croît sur-tout dans le midi de la France . || 2” Fausse oronge,champignon vénéneux (amanita muscaria, pers-L— ÊTYM. Ainsi dit & cause de la couleur d’o-range.
f OIIOZO (o-ro-zo), s. m. Sorte de hamster, o*' 1 'cetus furunrulus, drsm.
ORPAILLEUR (or-pâ-lleur, U mouillées, et nonor-pâ-yeur), s. m. Celui qui recueille, au moyen d llavage, les paillettes d’or qui se trouvent danssable des fleuves. L'or que l’on trouve dans les sablés des rivières ou dans les terres aurifères n eS __soumis à aucun traitement métallurgique pi'Opr e 'ment dit; des hommes nommés orpailleurs leséparent des sables au moyen du lavage, al. BR0 N6t< 'Traité de min . t. u, p. 344, dans pougens.
— étym. Or, et paille ou paillette.
tigr® s
V-
spares. .
t ORPHÉE (or-fée), s. m. || 1 ° Personnagelogique renommé par son excellence comme n> ucien et comme chantre, et dont on fit plus tardphilosophe et un théologien. De là sont nésbruits reçus dans l’univers, Qu’aux accents dOrphée emplit les monts de Thrace , Les tamollis dépouillaient leur audace, boil. ^ rlch. iv. On rencontre quelquefois dans lesments chrétiens du premier âge la figure my 11 ^logique d’Orphée , mahtigny, Dictionn.chrét. || 2* Fig. Tout poète ou musicien *!* uS ll [.Les Muses, les neuf belles fées, Dont les bois svent le9 chansons, Rempliront de nouveaux ürp'j ^La troupe de leurs nourrissons, malh. Mi
I. 1peut
vous, nouvel Orphée , ô vous, de qui la veinecharmer des enfers la noire souveraine Et 1® j 9 .ribledieu qu’on appelle Pluton , Daignez, tout-P^jsant la Fontaine, Rendre notre Waller [poète an ° p| , r .qui venait de mourir], au lieu d’Anacréon , s *évremond, dans la font. Lettre à Mme de BoUi ^La France a perdu son Orphée , lkfranc de P ° pggnan, Ode sur la mort de J. B. Rousseau . R‘ e ^ U |prédit la gloire d’un Orptiée À mon berceaun otait pas de Heurs, bérang. le Tailleur et '
[| 3" Un des noms de la constellation d’Hcrcu