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OS
• ose
loup n’avait que les os et la peau, Tant les chiensfaisaient bonne garde, la font. Fabl . 1 , 5. Vousn’avez tantôt plus que la peau sur les os, PAC.Plaid, i, 4. || Les os lui percent la peau, même si-gnification. Les os lui percent la peau ; elle est en-tièrement étique et desséchée ; elle n’avale qu’avecdes difficultés extrêmes, sév. 1 49. || On dit dans unsens analogue : on lui compterait les os. De sonmaigre visage on eût compté les os, boursault,le Mort virant, i, 3. || Familièrement et par exagé-ration. Percé jusqu’aux os, mouillé jusqu’aux os,extrêmement mouillé. Moi, crotté jusqu’au cul, etmouillé jusqu’à l’os, Régnier, Sat. xi. || Jusqu’à lamoelle des os, profondément. Il est scrofuleux jus-qu’à la moelle des os. || Il ne fera pas de vieux os,voy. vieux. || Fig. Vieux os, se dit d’une personneâgée. AhI que j’aimerais à faire un voyage à Rome ,comme vous me le proposez! mais.... il ne fautpoint remuer ses vieux os, surtout des femmes, àmoins que d’être ambassadrice, sév. à Coulanges,a janv. 1690. || Il y laissera ses os, il y mourra. || Ondit dans le même sens : il est allé là porter ses os.|| 2- On travaille les os d’animaux pour en fairecertains ustensiles. Manches de couteau en os.|| 8" Os, en termes de boucherie, réjouissance. Lesbouchers mettent toujours des os avec la viandequ’ils vendent, c’est-à-dire des os qui n’appartien-nent pas au morceau. || Os à moelle ou à la moelle,os qui contient de la moelle et qu’on met dans lepot au feu, et fi g. chose utile, chose de valeur.|| Os de l’avocat, nom donné anciennement à undes os (on ne sait lequel) de Déclanche ou gigot(c’était la même chose). Est-il un plus grand plaisirau monde que de commander dans son petit em-pire, d’y être maître de son plat, et d’y recevoir,au sortir de la broche, une éclanche de mouton en-core toute brûlante?... est-il quelque capilotade deperdrix, qui, sans compter l’os de l’avocat, vaille lesprécieux ragoûts qu’un sage friand comme moi yrencontre? dassouct, Aventures, ch. v, cité parCH. nisari), Revue de l’instruction publique, 21* an-née, n* 1.1| 4* Au plur. Dans le langage relevé etpoétique, dépouilles mortelles. Knsevelissez-moidans le même sépulcre où repose l’homme de Dieu ,mettez mes os auprès de ses os, saci, Bible , Rois,ni, xiii, 3i. Ce3 bronzes, ces tambours qui,pleurantles héros, D’un dernier bruit de gloire accompagnentleurs os, lamart. Harold, 34. || B* Fig. Les os, sedit pour l’intérieur de la personne. La frayeur dela mort dans mes osa couru, mairet, Soliman, n,i. Quelle soudaine ardeur jusqu’aux os me consume?eotr. flerc. mour. ni, l. Elle [notre amitié] estd’une bonne trempe, et le fond en tient à nos os,s èv.àBussy, 23 janv. 1671. || Jusque dans la moelledes os, jusqu’au fond de l’àme. Il est avare jusquedans la moelle des os. || 6° Dans le langage bibli-que, les os de mes os, ma femme; mes enfants, unepersonne qui m’est extrêmement chère. Alors Adamdit : voilà maintenant l’os de mes os et la chair dema chair, saci, Bible , Gen. n, 23. || Les os humiliés,l’intérieur des personnes humbles. Il [Jésus-Christ]lui fit sentir tout à coup par une vive confiance, avecla rémission de ses péchés, cette paix qui surpassetoute intelligence ; alors une joie céleste saisit tousses sens, et les os humiliés tressaillirent, Ross.Anne de Goni. || 7" En termes de vénerie, se ditdes ergots du cerf sur lesquels cet animal ne porteque lorsqu’il court. Dès que le cerf fuit, il donnedes os en terre. || Os du cœur des cerfs, os qui setrouve dans le cœur de beaucoup de ruminants etde pachydermes, dans la cloison des ventricules, etauquel on attribuait des vertus dans les maladiesdu cœur. Os de cœur de cerf, le cent payera 6 livres,Tarif, 18 sept. 1664. ||8° Os de seiche, grande co-quille intérieure, dure et friable, qui soutient le dosde la seiche. Os de seiches, le cent payera 16 sous,Tarif, 18 sept. 1664. || Proverbes. Jamais belle chairne fut près des os, se dit pour exprimer qu’unefemme trop maigre n’est jamais belle. || Jamais à unbon chien il ne vient un bon os, l’occasion de tra-vailler ne s’offre pas à ceux qui en ont bonne envie,les bonnes affaires n’arrivent pas à ceux qui en se-raient dignes. || Voilà bien des chiens après un os,c’est-à-dire il y a bien des gens après une même af-faire, après un même profit. || Les os sont pour lesabsents, ceux qui viennent trop tard n’ont que lesrestes. || Il n’y a point de viande sans os, il n’y apoint davantage sans quelque déduction ; locutionprise de la boucherie, où le marchand donne toujoursdes os avec la viande. || Si j’avais de l’argent dans lesos, je les casserais pour vous satisfaire, se dit pourtémoigner la bonne envie qu'on a de payer une dette.— syn. os, ossements. Les os prennent le nom
d’ossements lorsque, desséchés, dépouillés de chairet de tout ce qui sert à les unir, ils ne composentplus aucun ensemble. Cette dénomination généri-que, qui no s’emploie qu’au pluriel, n’a plus lieu dèsqu’on désigne les os par leur nom ou leur carac-tère propre, et la place qu’ils occupaient dans lecorps dont ils faisaient partie : ainsi on a trouvéun champ rempli d’ossements, parmi lesquels on adistingué les os de la tête d’un cheval, et ceux desbras d’un homme, F. guizot .
— IIIST. xi* s. Et de tans os cum hom trarrad[tirera] de la plaie, al os tote veie [de toute façon]quatre deners, Lois de Guill. 4 2 . [Il] Tranche le pis[la poitrine], si li brise les os, Ch. de Roi. exi|| xu* s. Desus la hanche est li cop apoié, Que delcharnail li abat plus d’un pié; Toz reinest nus li ossus le braier, Li coronemens Looys, v. 2666 . Paürsmoi tinuet et tremblors [peur et tremblement metint], et totes mes osses furent espaüries, Job,p. 484. Il non ot sor les os fors cuir et ners, Gérardde Ross. p. 360. || xiii* s. Dont je vos monstre parl’escrit, Que li uns est membres de l’autre, Et nossons [nous sommes] ausi com li viautre [les chiens]Qui se combateat pour un os, ruteb. 4 4 4 . Dites medont, elle dist li rois, Par quel maniéré estes si os[si osé], Qu’enlour vos cols portés ces os [reliques],gui df. cambrai, Barl. et Jos. p. 138. N’estuet, dist-il, autre sens querre; Nostre grant mere, c’est laterre; Les pierres.... Certainement ce sunt les os,la Rose, 47834. || xiv* s. Un hault coffret, carré,ouvré d’os, noir et blanc, en façon de quoy onfaict les selles, de laborde, Émaux, p. 419. || xv* s.Le coup descend sur la dextre espaulle si en par-fond, qu’il luy couppe le maistre os, si que celluyne se peut ayder du bras, Perceforest , t. 1 , f“ 89.Treuvent un os qu’il vont rongant ; Dont entre eulxmut [s’éleva] trop grant nos [querelle], Et se com-batent rudement; Deux chiens sont mauvais à unos, E. desch. Poésies mss. f. 367. || xvi* s. Com-mença à escrier à voix forte France, France , vic-toire, victoire ; ce qui met un tel froid aus os desAnglois que.... beaugué, Guerre d’Escosse, ai, 7.Les dents sont du nombre des os, paré, iv, 2 . Quia mangé le lard ronge l’os, cotgrave. Et la bouteillese cassant, elles disoient l’oyant casser : les ous secassent, beroalde de verville, Moyen de parvenir,dans jaubert, Gloss. S’il advient d’avoir mal ren-contré.... et que l’on aye prins plus d’os que dechair, l’on demoure misérable toute sa vie, charron,Sagesse, 1 , 48. Par os en bouche se tait qui grouche[gronde], leroux de lincy, Prov. t. 11 , p. 206 .
— ÊTYM. Berry, ous ; wallon, ohai ; namur . ou-cha; Hainaut , oche; provenç. os; espagn. hueso;ital. osso; du lat. os, ossis [assis, par assimilation,pour oslis) ; grec, o-jtéov ; sanscrit, aslhi. L’ancienfrançais osses représente le pluriel osso, et est duféminin comme c’est l’usage pour les noms formés denoms latins au neutre pluriel. L’espagnol et l’italien représentent une forme ossum. Enfin le wallon ohaireprésente un diminutif ossiculum.
f OSANOUE (o-sa-no-r’), adj. Dents osanores,dents artificielles faites avec l’ivoire de l’hippopo-tame (mot barbarement fait de os, av, sans, et or,parce que dans ces appareils il n’entre pas d’or).
t OSAR (o-zar), s. m. Terme de géologie. Motsuédois que les géologues ont adopté pour désignerdes monticules à base elliptique, composés de sa-ble, de gravier, de cailloux et de coquilles, et sur-montés par des blocs erratiques. Le plus célèbredes osars est celui d’Upsal , qui porte le châteaudans lequel Christine de Suède fit son abdication ;tous sont des bancs de sable émergés par le soulè-vement de la côte, Charles martins, Revue desDeux-Mondes , t** mars (867, p. toi.
f OSCABIUÎLLE (o-ska-brè-1’), s. f. Genre de mol-lusque à coquille multivalve.
t OSCABHION (o-ska-bri-on), s. m. Genre de mol-lusques à coquille multivalve.f OSCANE (o-ska-n’), s. m. Genre de crustacés,t OSC.IIÉITE (o-ské-i-t’j, s. f. Terme de médecine.Inflammation du scrotum.
— ÊTYM . ’O axéov, scrotum, et la finale médicaleite indiquant inflammation.
f OSCIIEOCÈLE (o-ské-o-sè-1’), 1 . f. Terme de chi-rurgie. Hernie scrotale.
— ÊTYM . ’Ocyéov, scrotum, et xr|Xri, tumeur.
f OSCIIÉOPLASTIE (o-ské-o-pla-stie), s. f. Termede chirurgie. Réparation du scrotum à l’aide desprocédés autoplastiques.
— ÊTYM . ’0<rxt° v i scrotum, et wXàcrcrBiv, former,t OSCILLAIRE (o-ssil-lê-r’), s. f. Genre de con-
fervacées d’eau douce.
t OSCILLANT, ANTE (o-ssil-lan, lan-t’), adj. Qui
ose
est propre à osciller, qui peut osciller. |[ Anthèreoscillante, anthère qui tient au filet par un très-petitpoint situé vers le milieu de sa longueur, par exem-ple celles des graminées. || Machine oscillante, ma-chine à vapeur dont le cylindre peut osciller autourde deux tourillons. || Granules oscillants ou globulesmobiles, non donné à des granules doués d’unmouvement oscillatoire, qui se trouvent dans lasève des végétaux.
OSCILLATION (o-ssil-la-sion ; en vers, de cinqsyllabes), s. f. || V Mouvement de tout corps qm vaet vient en sens contraire. Les oscillations d unvaisseau. || Mouvement d’un pendule qui, allantet venant alternativement en deux sens contraires,se balance à droite et à gauche d’un point cen-tral. Les académiciens qui ont été mesurer unarc de méridien au nord ont trouvé qu’à Pello,par delà le cercle polaire, il faut allonger le pen-dule pour avoir les mêmes oscillations qu’à Pa-ris , volt. Dict. phil. Figure. On appelle oscillationou vibration du pendule le mouvement d’un corpslourd, attaché par un fil ou par une verge àun point fixé autour duquel il décrit un arc, bris-son, Traité de phys. t. I, p. 212 , danspoUGENs. Sus-pendez au haut de la tour un fil chargé d’un poids,après quelques oscillations il s’arrêtera en un pointqui sera le pied de la perpendiculaire, delambre,Abr. astr. Leçon xi. Quand un pendule, à la fin dechaque oscillation, se rencontre dans des circon-stances parfaitement semblables, les durées de cesoscillations sont les mêmes, et le temps peut semesurer par leur nombre, laplace, Exp. 1,
|| Terme de mécanique. Centre d’oscillation, se ditdes points d’un corps solide oscillant autour d unaxe, qui peuvent être comparés aux extrémitésd’autant de pendules simples oscillant librement au-tour de ce même axe. Le centre d’oscillation est unpoint qui, étant pris dans la ligne de suspens! 011d’un pendule composé, soit tel que, si toute la g ra "vité du pendule supposé oscillant s’y trouvait res-semblée, les oscillations se feraient dans un tempségal à celui qu’emploie ce même pendule comp os °à faire les siennes, brisson, Traité de phys. t- l ’p. 217 . || 2° 11 se dit, en astronomie et en physique,des mouvements de va-et-vient. Je détermine les os-cillations que doit faire le fluide pour passer, de la-gure sphérique qu'il avaitd’abord, à la nouvelle fig ursphéroïdale ; oscillations que personne n’avait encorenseigné à calculer, d’alemb. Caus. génér. des vents,(Euv . t. xiv, p. 34, dans pougens. La chaleur ’dont le degré varie à chaque instant, tient tous ■«corps dans un état d’oscillation perpétuelle, B0N . NK ji(Euv . mél. t. xvia, p. 79, dans pougens. La durée 0es oscillations [la planète Mercure] entières ou de s«tours à la même position relativement au sol® 1 >arie depuis cent six jusqu’à cent trente jours, ^lace, Expos. 1 , 6. Le principe de la coexiste 1 'les oscillations simples, que l’on doit à Daniel bloulli, est un de ces résultats généraux qui i®essent par la facilité qu’ils donnent à l’iniag 10ion, de se représenter les phénomènes et I eRangements successifs, id. ib. lit, 6. || 3° Fig-ernative qui se passe en des choses abstraiteslui est comparée à l’oscillation d’un P etl .Vjj[•es oscillations de l’opinion publique, du 01lublic. Les révolutions de l’àme, ou ses ositions d’un mouvement à l’autre, peuventlaturellement redoublées, et par conséquent le ,our de la première partie de l’air [en m ui .[’i. (1 ,'eut avoir lieu plus d’une fois, marmontel, »le litt. (Euv . t. v, p. 97 , dans pougens. ce
— SYN. OSCILLATION, VIBRATION. La àl „. en t
onsiste en ce que l’oscillation est un mouvenelativement lent, et la vibration un mouvein ^xtrëmement rapide. On a dit quelquefois la Ÿ1ion d’un pendule, mais c’était abusivement-— ÊTYM . Lat. oscillationem (voy. osciller)- ^OSCILLATOIRE (o-ssil-la-toi-r’), adj. Q U1 ( ' a uei nature de l’oscillation. 11 [Copernic ] annonÇ •].e mouvement [l’obliquité de l'écliptique] éla,t daI )titoire, c’est-à-dire qu’après avoir diminué P e ’’ , nn temps, cet angle «’igmenterait jusqu’à un c J(srme où il commencerait à diminuer, BAILLÏ ’ m entstr. mod. 1. 1 , p. 366. || Particulièrement. Mouvscillatoire, se dit des oscillations des moléculeorps élastique autour de leur point d'équiüb r— Êtym. Osciller. ncien»
t OSCILLE (o-ssi-1’), s. f. Nom que les au “ n - yonnaient à de petites figures humaines don ^vait guère que la tête qui fût bien formée, °u^sacraient à Saturne , en 1rs faisant touc de1 les suspendant à sa statue. Après cette esP leurSnisécration, ils en mettaient partout asos