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POU
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POT
l’exécution de la convention d'un événement qu’ilest au pouvoir de l’une ou de l’autre des deux par-ties contractantes de faire arriver ou d'empêcher,Code Sap. art. lies,4(70. La lettre d’obédience estun acte purement potestatif, qui appartient en entiera ’> supérieur qui la délivre, et pour l'État, pour nous,c ’est aussi un acte purement privé, rouland, auSénat , Moniteur 30 mars 1 807, p. 383, 6" col.
— ÉTYM . Lat. potestativus, de potestas, puissance,t POTEYER (po-tè-ié), v. a. Enduire les moules
du potier d’ctain avec de la poudre de pierre ponce,délayée dans un blanc d’oeuf.
t. POTICHE (po-ti-ch’), m. Grande bouteillede terre cuite dans laquelle on apporte le baume det’olu. || Espèce do petit pot. || Vase en porcelaine deChine ou du Japon . || Vase en verre qui, au moyende papiers peints collés à l’intérieur, imite la por-celaine de Chine .
t 2 . POTICHE (po-ti-ch*), s - (■ Terme de marine.Entaille faite dans une pièce de bois pour la sonder,lu visiter, et qui sert ensuite, par sa forme, à la re-connaître pour la classer.
POTIER (po-tié ; l’r ne se prononce pas et ne se liePas; au pluriel, l’s se lie : des po-tié-z habiles), s. m.il Celui qui fait ou vend des pots, delà vaisselle deferre. Vous lisez doncsaint Paul et saint Augustin ;voilàbons ouvriers pour établir la souveraine volontéde. Dieu : ils ne marchandent point à dire que Dieu dispose des créatures, comme le potier, sév. 440.Héaumur apprend aux potiers de terre à distinguerla terre du sable, sennebikr, Ess. sur l’art d'obs.'• U, p. 33, dans pougens. || Champ du potier, se ditdu champ acheté par Judas avec les trente deniersPour lesquels il avait vendu son maître. Dans lechamp du potier ils déterrent la bourse, v. tiuoo,Ultima verba. || 2“ Potier d’étain, celui qui fabrique*1 vend de la vaisselle d’étain. Pour la facilité dudébit, les potiers d’étain le coulent en petits lingots°u en baguettes de cinq décimètres de longueurenviron et de quatre à six centimètres d’épaisseur,vourcroy, Conn. chim. t. vi, p. te, dans pougens.
— HIST. xti* s. Tu gouverneras en verge ferrine,e sis fretndras [briseras] ensement cume le vaiselde potier, Psautier, dans Arch. des missions scien-
Ufiques, t. v, p. 145. || xiii* s. Quiconquesveutestre
potiers d’esiain à Paris , estre le puet franchement,Pour tant qu'il face boue œuvre et loial, Lit), desmit. 4o. Le potier [celui qui dans l’écbansonnerieav ait le soin des pots] aura pour ses poz douze de-niers, du cange, poterius. || xv* s. À GuillaumeHerman, potier de lerre, pour ung marmouset ser-vant sur une grande fenestre à l’ostel de la salle dudit chastel [de Lille ], de laborde, Émaux, p. 462.
— ÉTYM . Pot; bourguig. pilei ; prov. polhier.
t POTIM.ES (po-ti-ir, U mouillées), s. f.pl. Piè-ces de bois sur lesquelles glissent les vannes dans unboulin à eau.
— étym. De même radical que poteau.
. POTIN (po-tin), s. m. Il 1“ Mélange de cuivreJaune et rie quelques parties de cuivro rouge (potinJaune ), ou sorte de cuivre formé des lavures quedonne la fabrication du laiton, et auxquelles ontt 'èle du plomb ou de l’étain (potin gris). Marius,,"n des trente tyrans, qui, n’ayant régné que troisJours et dans les Gaules , a laissé cependant des mon-Caitis d’or, de bronze, et de bronze fortement alliénommé potin, mongez, Instit. Mém. acad. desinscr.
p. 210. || 2" Cucurbite de fer dont on se sertPour certaines distillations. || 3° Fig. et familière-m ent. Nom donné, dans le Boulonnais et ailleurs,au * petits commérages.
— étym. Pot, ùcause que l’on fait ordinairement' es pots de cuivre avec ce mélange ; Berry, potin,fonte de fer dont on fait les pots.
t POTINe (po-ti-n’), s. [. Terme de pêche. Petitesardine.
t P0TIN1ÈR15 (po-ti-niè-r’), s. f. Terme de pêche,taille très-serrée de certains filets, de certainesd'anches avec lesquelles on prend de petites sardines,"y Étym. Patine.
l’OriON (po-sion; envers, de trois syllabes), s. f.f r ®® tjc médecine. Médicament liquide qu’onadministre en général que par cuillerées. Et dès0 5oir donner la potion, la font. Slandr.
IIIST. xiv* s. Si comme la potion amere parntour de sanité, oresme, Eth. vi, la.
Etym . Lat. potioncin; comparez poison.c . p f**f ll ON (po-ti-ron), s. m. || 1" Sorte de grosampignon. Nous avons déjeuné sous un vieux‘U.e tout couvert de cnnvolvulus, et rongé par der Ses potirons, ciiateaub. Amériq. Journ. sans date.
PICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
|| Il est venu comme un potiron, tout en une nuit,se dit d’un homme qui s’est élevé tout à coup encrédit, en fortune. L’impudence effrénée de ces poti-rons et fabulistes, G. naudé, Apologie, p. sus. || Fig.Ce sont [les cardinaux] des potirons à qui la têterougit en une nuit, par une influence secrète de ceJupiter qui préside aux sept montagnes de l’Apo-calypse, gui patin, l.ett. t. il, p. 312. H2- Sorte degrosse citrouille, cucurbita maxima, Duchesne.
|| Familièrement. C’était un petit homme fait commeun potiron, mais plein d’esprit, st-sim. 4 50, 195.
— HIST. xvi* s. Aux truffes nous accoupleronsles mousserons, potirons ou boulets [holetsj, pourcueillir en nostre jardin ces fruits passagers et vo-lontaires, o. de sehres, 563. Ou celuy qui s’engen-dre ainsi qu’un potiron, Honte de nostre siecle....bonsard, Bocage royal, 2* partie, à de Chererny.
— ÉTYM . Berry, patron, potiron, champignon, pa-tron, citrouille ; dans le langage populaire, poluron,potiron. Origine inconnue. Le sens propre paraît êtrechampignon, et n’avoir passé au potiron que parassimilation. Ménage prétend que Avicenne nom-me ce champignon alphotie, et demande si potironn’en vient pas. Scheler y voit un dérivé de pâture,paturon se trouvant pour poluron ou potiron.
t POTOS (po-tus’), s. m. Genre de plantigradesayant une seule espèce, le polos caudivolvulus, quise trouve dans l’Amérique équatoriale ; dit kinkajou,ours à miel, potot; c’est le potos de Buffon, lkgoa-rant.
t POTOSE (po-tô-z’), s. m. Se dit des montagnesvoisines de Potosi (Pérou ), dans lesquelles se trou-vent des mines d’argent. Les mines, les trésors duPotoso.
f POTOT (po-to), s. m. Voy. potos.
POTRON’-JAQÜET (po-tron-ja-kè) ou POTRON-MIN1ÎT (po-tron-mi-nè), s. m. Voy. patron-jaquet.
— ÉTYM . Berry, se lever à potron jaquet; picard,dès le patron ou patron minette.
POU (pou ; du temps de Chiffiet, Gramm.p. 209, on écrivait pouil et prononçait pou), s. m.|| 1* Insecte qui s'attache au corps et aux cheveuxde l’homme, au poil des animaux (insectes aptères,parasites, de l’ordre des épizoïques). Swammerdam a fait un in-folio sur le pou, et il pensait ne l’avoirqu’esquissé, bonnet, Paling xiii, 8. Quand un pouaffamé a fait pénétrer sa trompe dans un vaisseausanguin, le sang passe avec tant de rapidité etd’abondance dans le tube intestinal, que l’observa-teur qui le contemple au microscope en est presqueeffrayé, id. Contempl. nat. Œuv. t. vin, p. 372,dans pougens. Le pou change plusieurs fois depeau, avant de parvenir à l’âge adulte, id. ib. p. 370.Il Gagner des poux, prendre des poux, devenirpouilleux par le contact avec un pouilleux. || Ilest mangé de poux, les poux le mangent, il estfort incommodé des poux. || Se laisser manger auxpoux, se dit de personnes malpropres. |l Etre commele pou entre deux ongles, cire entre deux hommes,deux partis puissants, être prés d’être écrasé. M. duMaine disait à ses familiers, qu’il était comme unpou entre deux ongles, des princes du sang et despairs, dont il no pouvait manquer d’être écrasé,s’il n’y prenait garde, st-sim. 470, i6i.||Il estlaid comme un pou, se dit de quelqu’un fort laid.;| Il se carre comme un pou sur une gale (se ditd’un glorieux), Comédie des prov. i, 7. || Fig. Unpou affamé, un pou maigre, se dit d’un hommegueux et ardent au gain qui entre dans un emploilucratif. Quand il [Mazariu] mourrait, il ne manque-rait point de successeurs qui seraient des poux mai-gres qui voudraient se rengraisser de la substancedes pauvres et des riches, gui patin, Lett. t. n, p. 404.
Fig. Chercher à quelqu’un des poux à la tête,lui faire une mauvaise querelle. || Il écorcherait unpou pour en avoir la peau, se dit de quelqu’un très-âpre au gain. || 2° Nom donné à différents parasi-tes. On sait que les poissons, pour être toujours aumilieu de l’eau, ne sont pas exempts de certainesespèces de poux, bonnet, Observ. vers, Œuv. t. i,p. 281, dans pougens. Quelques espèces parasitesservent à leur tour, au besoin, de parasites diffe-rents; le gui a ses lichens, certains poux ont leurspoux, id. Contempl. nat. Œuv. t. vin, p. 301.|| 3° Pou des chiens, lique, ricin. || Pou des oiseaux,le ricin. || Pou de pharaon, espèce d’ixode ou dechique. || Pou de bois, nom donné aux larves et auxneutres des termites. || Pou à poche blanche, espèced’insecte qui détruit les feuilles de la canne à sucreet en arrête la végétation. || 4° Pou de baleine, nomdonné aux balanes et à divers crustacés. || Pou demer, les cymolhoës et autres crustacés.
— iiist. xiii* s. Paous neïs, sirons et lentes, io
Rose, 18045. || xv* s. SI poures et si nuds que lespoux vous estrang’.rront, et les croquerez entre vosongles, froiss. n, m, <8. Entretenus. —Commepoux creux, villon, Malep. et Baillev. || xvi* s. Elle[la maladie] la tourna [la chair, chez Sylla] touteen poux, tellement que, combien qu’il y eust plu-sieurs personnes après à l’espouiller nuict et jour,ce n’estoit encore rien de ce que l'on ostoit au prixde ce qui revenoit, amyot, Sylla, 73. Nul vieilvestement sans poux, lproux de linct, Prov. t. i,p. <98. Les pouils sont suffisants pour faire vacquerla dictature de Sylla, mont, ii, ni.
— Etym . Bourg, pouille; genev. chercher letpoux parmi la paille, vétiller, s'attacher à des mi-nuties; prov. pczolh, pezoill, peoill; espagn. piojo;port, piolho ; ital. pidocchio; du lat. pediculus oupeduculus, diminutif depedis, pou.
POUACRE (pou-a-kr’; d’après Chirflet, Gramm.p. 202, poua est monosyllabe, et p. 1 83, il dit l'a long :pouâcre), adj. Sale, vilain. || S. m. Quel pouacre!
— HIST. XII* s. Poacre, damagos e laiz, Dunt tuza jà les pez [pieds] desfaiz, benoît, ii. 12009 .|| xiii* s. Une mesele [lépreuse] si poacre, ruteb.ii, 208. || xv* s. Lever matin, dire ses heures, ouyrmesse, aller à la chasse et au giboyer où les poua-cres d'amours sont à dormir, J eh. de Saint , ch. 5.Il xvi* s. À une autre espece de roigne est sujet cebestail, très fascheuse et importune, car elle leprend au museau, l’empescbant de paistre; les an-ciens François l'appeloient poacre ; elle leur vientde la rozée, paissans sur les guerets hors heure,
o. DE SERRES, 987.
— ÉTYM . Genev. pouare, pouaire, pouai; du lat.podagrum, goutteux; le sens primitif de ce motétant goutteux, comme le montrent l’historique etce passage de G. Cliastelain, Ducs de Bourg. 111 ,47 : Gouttes et poacrises (voy. podagre).
POUAH (pouâ), interj. qui marque le dégoût.
POUCE (pou-s’j, s. m. || 1* Le plus gros, le plusfort et le plus court des doigts de la main et dupied. || Fig. C’est le temps qui creuse une ride Dansun claveau trop indigent, Qui sur l’angle d’un mar-bre aride Passe son pouce intelligent, v. nuGO,Voix, 4. || Serrer les pouces, sorte de question quiconsistait à comprimer les pouces avec une grandedouleur dans un engin. Sur ce qu’il voulut encorefaire le muet, on fil apporter un fusil pour lui ser-rer les pouces, scarr. Rom. com. 11 , 4 3. || Fig. Ser-rer les pouces à quelqu’un, le tourmenter, le mal-traiter pour lui faire avouer quelque chose. || Fig.Mettre les pouces, ou coucher les pouces, se rendre,céder, après une résistance plus ou moins longue,locution qui parait venir de ce que le pouce tombedans la main, quand la résistance cesse (voyezl’historique). Il a fallu qu’il mît les pouces, Dict.de l'Acad. || Fig. Se mordre les pouces de quelquechose, s’en repentir. Moi seul, tel que vous mevoyez, Suis suffisant, et m’en crevez, De leurfaire mordre les pouces, fcarr. Virg. vu. ]| Fig.Jouer du pouce, compter de l’argent pour payer.|| Familièrement. Manger sur le pouce, mangerS la bâte, sans prendre le temps de s’asseoir,Dict. de l'Acad. || Legoarant remarque que celtelocution est inintelligible, et qu’il faut dire : man-ger un morceau sous le pouce, c’est-à-dire s.mss'attabler, en tenant sa viande, son fromage, etc.au moyen du pouce, sur son pain. || Il y met lesquatre doigts et le pouce, il prend avidement, ilmanie grossièrement. Je me contenterais même d’ytremper les quatre doigts et le pouce, le sage, GilBios, x, 40. || J'aimerais mieux baiser mon pouce,se dit d’une chose qui fait peu de plaisir. || Popu-lairement. Malade du pouce, fainéant. || Lire dupouce, feuilleter un livre en tournant les feuilletsavec le pouce et sans lire attentivement. 11 lit sanscesse et le plus souvent du pouce, bonnet, Lett.div. Œuv. t. x;l, p. 220 , dans pougens. || Compter,faire un calcul sur le pouce, faire un calcul sur sesdoigts, à peu près, approximativement. || Donnerun coup de pouce, étrangler. || Fig. Sucer son pouce,se donner un plaisir illusoire. || Fig. Tourner sespouces, ne rien faire, ou se livrer à une vaine occu-pation. 11 passe son temps à tourner ses pouces.|| Faire aller une montre au pouce, mettre à l'heurede temps en temps une montre qui va mal. || 2° Entermes de dessin, le pouce a un tiers de face, ou unelongueur de nez, buff. Iiist. nat. Homme, Œuv. t. îv,
p. 326. || 3° Terme de zoologie. Quelques mammi-fères ont aux mains et même aux pieds un pouce,c’est-à-dire un premier do’gt opposable aux autres.|| Le doigt postérieur, dans les oiseaux, quand ilest solitaire. || Le dernier article de la serre descrustacés. Il 4° Mesure qui est la douzième partie
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