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SAB
t SAMU (sa-bir), s. m. Nom donné, dans le Levantet en Algérie , à ce qu’on nomme aussi langue fran-que, c’est-à-dire à un jargon mêlé d’italien, d’es-pagnol et à l’usage des Francs. Quand on achetaitquelque chose dans une boutique, le marchand nesoûlait parler ni français ni sabir : Tu sais l'arabe,lisait-il, puisque tu es juif , Journ. offic. 25 avril875, p. 2982, i " col. L’entretien devenait difficile;mais, voyant que je ne le comprenais pas, il mebaragouina dans un français sabir et avec un accentque je renonce à te décrire : Povera eccellenzaBarbassou-Pachal... finito... morto, Mario uchard ,Revue des Deux-Mondes , i' r août 1876, p. sis.
— ÉTYM . Sabir est le verbe savoir; et, comme àbeaucoup de questions les Lévantins et Algériens répondaient mi no sabir (je ne sais pas), on en afait la langue sabir. Le mot sabir, savoir, est déjàdans Molière : Se ti sabir, Ti respondir ; Se nonsabir, Tazir, tazir, Bourg, genlilh. iv, 10.
t SABLAGE (sa-bla-j’), s. m. Action de sabler.Sablage des rues [à Lyon , pour une réception del’empereur], Opinion nationale, 12 mai 1876,2" page, 4° col.
SABLE. || 4’ Ajoutez : Dans chacune de nos cel-lules nous avons placé une tête de mort et un sa-ble pour les objets de notre contemplation, le-todrneur, Trad . de Clarisse Harlowe, lettre ccclxi,ou t. vm, p. 266 , Genève , 1785.
SABLER. Ajoutez : — REM. M. Roche, de Mar-seille , m’écrit : « Sabler le champagne, c’est leboire d’une manière particulière que l’on prati-quait fort au siècle dernier, si j’en crois les sou-venirs que rapportent quelques personnes : elleconsistait à prendre un verre, celui qu’on désignesous le nom de flûte, à y souffler dedans de ma-nière à recouvrir la surface interne d’une légèrebuée, à saupoudrer ensuite avec du sucre fine-ment pulvérisé ; une portion restait adhérente auxparois; dès lors, l’excès de sucre rejeté, c’étaitdans cette gaine de sable que l’on versait le cham-pagne, qui se résout alors complètement enmousse. En donnant cette origine à la locution,on reconnaît le fait démontré du dégagement ga-zeux facilité dans une dissolution par l’introduc-tion d’un corps rugueux et, à fortiori, par une ma-tière pulvérulente. On comprend également que,par transition, on ait pu attribuer à cette locutionle sens généralement admis : on ne sablait lechampagne que pour le rendre plus mousseux;de là la nécessité de le boire vite et d’un trait. *En fait de locution, la moindre tradition vautmieux que la plus belle conjecture. Je pense doncqu’on peut accepter l’explication fournie parM. Roche.
SABLIER. Ajoutez : || 4” Sur la Seine , ouvrierqui, à l’aide d’une drague à la main, extrait lesable du fond de la rivière, Rev. des Deux-Mondes,i"nov. 1867, p. (83. || 5“ Portion de la machineà papier destinée à arrêter les sables et autresmatières lourdes contenues dans la pâte à papier.
SABOT. Ajoutez: || 18* Sabots à collet, par oppo-sition à sabots découverts et à brides, les sabotsde paysan qui recouvrent le cou-de-pied et qu’onporte sans brides. || 19" Poche à sabot, poche ou-vrant en dehors et en haut, formée d’un carré longd’étoffe cousu par le fond et les deux côtés mon-tants, par comparaison au sabot renversé, qu’onsuspend dans les cheminées pour y placer des allu-mettes, etc. Tablier de ménage avec poches à sa-bot.
SABOTER. Ajoutez : || 6* Faire des sabots. Lasaboterie a pris plus d’extension depuis quelquetemps, par suite de l’emploi des machines à sabo-ter qui fabriquent plus vite et mieux que les ou-vriers ordinaires, nanquette, Exploit, débit et es-tim. des bois, Nancy , <868, p. ioo.
t SABOTERIE (sa-bo-te-rie), s. f. Fabrique desabots. Les autres établissements industriels dudépartement fde la Haute-Vienne ] sont de très-importantes librairies,... des ganteries, des cordon-neries, des saboteries, J. verne, Géographie de laFrance, p. 724.
SABOTIER. Ajoutez : || 3“ Sobriquet donné auxsolitaires de Port-Royal. Ils [les capucins et les
SAF
jésuites] appelaient ces messieurs sabouers, pré-tendant qu’ils faisaient des sabots et des souliers,ste-beuve, Port-Royal, 3* éd. t. i, p. 500.
f SABOTINE (sa-bo-ti-n’), s. f. Sorte de sabotslégers, Descript. des brevets, i™ série, 1839, t. xlvii,
p. 208.
SAC. || 10" Ajoutez : || Grandir sous lo sac, gran-dir encore quand on est au régiment. L’on peutdire du capital en voie de formation qui est frappépar l’impôt, ce qu’on dit du soldat trop jeune :Malheur à celui qui grandit sous le sac ! Journ.offic. 12 janv. 1872, p. 262 , 1 ™ col. || 30" Mouture aupetit sac, meunier au petit sac, mouture, meunierqui produisent la farine pour la rendre à celui quia fourni le grain, et non pour la vendre. Le sieurM...., présent en personne, a prétendu qu’il n’étaitpas commerçant, mais seulement meunier au petitsac...; que M.... était meunier au petit sac et qu’iln’a jamais fait le commerce, Gaz . des ’l'rib. 2 » mai1874, p. 611 , i r " col. Que M..., en dehors des mou-tures au petit sac, achetait des blés pour lesconvertir en farine et les vendre, ib. || 31" Sac àla malice, la poche que les prestidigitateurs ontdevant eux, et, par extension, tout sac ou coffreou tiroir contenant des instruments ou objets quiopèrent quelque chose qui attire l’attention.
— ÉTYM. Ajoutez : Dans la Charente , on dit sa-che, Gaz . des Trib. 14 mars 1877, p. 251, 4' col.
f SACCIIAROSE(sak-ka-rô-z’), s. f. Terme de chi-mie. Nom générique des sucres. L’action spécialedes cellules de la racine n’a qu’à faire passer [laglycose] à l’état de sucre de canne ou saccharose,BLANCHARD, Joum. Offic. 23 déc. 1875, p. 10687,2" COl.
SACERDOCE. Ajoutez : — rem. Le sacerdoce estproprement le privilège, possédé par une caste oupar certains individus, en vertu duquel ils peu-vent seuls procurer à l’homme l’accès auprès dela divinité et l’obtention de ses faveurs. C’est aussile ministère de ceux qui avaient le pouvoir d’offrirdes victimes à Dieu chez les Juifs. || C’est encorele ministère de ceux qui, dans lo polythéisme,avaient charge d’offrir les sacrifices aux dieux.|| Enfin, chez les catholiques, c’est lo ministère desprêtres qui ont le pouvoir surnaturel d’absoudre,et d’opérer la transsubstantiation eucharistique.En ce sens précis, sacerdoce ne peut se dire desministres protestants; aussi ne les appelle-t-on pasprêtres.
f SACERDOTAL1SME (sa-sèr-do-ta-li-sm’), s. m.Esprit et influence des sacerdoces, et aussi desprêtres. Pourquoi le vieux mosaïsme, très-peu sa-cerdotal, devient, dans les cinq siècles qui précè-dent notre ère, tout imprégné de sacerdotalismo,réville, Rev. des Deux-Mond.i" mars, 1872, p. 127 .
t SACOME (sa-ko-m’), s. m. Termo d’architec-ture. Moulure en saillie.
— ÉTYM . Ital. sacoma, sorte de marbre.
SACRÉ. || 10" Ajoutez : Vous boirez quelquefois
le sacré chien tout pur pour noyer le chagrin,Let. du P. Duchêne, i r " lettre, p. 2 .
f SACRIFIANT (sa-kri-fi-an), s. m. Celui quioffre un sacrifice, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
SACRIFICE. —IIIST. Ajoutez : XII” s. Li clers funés d’Egypte ; hon ne sot plus de sort [homme nesut plus de divination], Et es responsas dex [dieux]se fioit il mult fort, Le sacrefixe a fait lès le tem-ple en un ort [jardin], li Romans d’Alix, p. 4 14 .
| SACRIFICULE (sa-kri-fi-ku-1’), s. m. Néologismedu xvi" siècle. Petit sacrifice.
— IIIST. xvi" s. Toutes nos messes, sacrifices etsacrificulcs, M. de ste-aldegonde, Œuvres, éd. Qui-net, t. iv, p. 39.
— ÉTYM . Lat. sacrificulus, prêtre subalterne(voy. sacrifier).
SACRISTIE. Ajoutez : || 6» Fig. Être de la sa-cristie, appartenir à un petit groupe restreint decurieux, d’amateurs. Je l’avoue, tout en apparte-nant au temple, je ne suis pas de la sacristie, etje me permets, à mes risques et périls, et sous maresponsabilité personnelle, une opinion indépen-dante ] il s’agit du culte de la curiosité, en fait degravures], H. lavoix, Journ. offic. 10 avril 1874,p. 2664, 2’ col.
[ SAFFIAN (sa-fi-an), t. m. Nom arabe du maro-
SAI
quin. Ce cuir de chèvre si bien travaillé, quiporte, dans le pays d’Asafi (royaume de Maroc ), I enom de saffian eu maroquin..., Joum. offic. 24 janv.1876, p. 717, I'"col. Dès le temps de François I ' r ,et grâce à l’impulsion du surintendant J earlGrollier, on commença à couvrir en saffian lesproductions plus légères de la littérature courante,ib. 2 * col.
— étym. Asafi, nom de la contrée marocaine où on le fabrique.
t SAFRANUM . Ajoutez : Le carmin de safrantimou extrait de carthame a été assimilé par une dé-cision fort ancienne au kermès animal en poudre...l’extrait do carthame se présente tantôt à l’étatsolide, tantôt à l’état de pâte plus ou moins liquide :on le désigne, dans le premier cas, sous le nomde carthamino ou acide carthamique, et dans losecond, sous la dénomination de carmin de safra-num, Lettre commune des Douanes, 8 oct. 1876,n" 325.
2. SAFRE. Ajoutez : — HIST. xvi" s. Le sapbyrest une eau bien pure; mais, parce qu’elle apassé par quelque minière de saphyr, elle tientun peu do la couleur et teinture dudit saphre, B. n BPALISSY, 52.
t 3. SAFRE (sa-fr’), s. m. Nom, en Provence ,d’une argile limoneuse durcie et agglutinée, qu’onretrouve en amas isolés dans tous les terrainsoccupés à diverses époques par le cours de laDurance; cette matière, qu’on extrait en grosfragments, fournit, en se délitant à l’air, une terrefertile.
f SAFRERIE (sa-fre-rie), s. f. Terme populaire.Avidité à manger. C’est l’avarice, l’orgueil, la sa-frerie et l’ambition dévorante de toutes les bêtesen soutane, Lell. du P. Duchêne, 287* lettre, p. 5.
f SAGARD (sa-gar), s. m. Terme forestier. Ou-vrier logé dans une scierie forestière pour débiterle bois en planches ou en autres produits sciéspour le compte d’un adjudicataire ou d’un pro-priétaire. || On le trouve écrit aussi sçagard. Lebruit de cette petite cascade et l’odeur du sa-pin de fraîche coupe annoncent à quelque dis-tance l’approche do la scierie; un sçagard l’ha-bite seul avec sa famille et la met en œuvre,broillard, Rev. des Deux-Mond. 16 avr. 1876,p. 919.
— ÉTYM . Dérivé de l’anc. ail. sagân, aujourd’huisâgen, scier.
SAGE. Ajoutez: — REM. On a reproché au Dic-tionnaire de n’avoir p’as enregistré la locution faireque sage, et le vers de La Fontaine qui la contient,Fables, v, 2 . Mais la locution n’est pas particulièreà sage, et on dit également faire que fou. La placeen est donc non pas à sage, mais à que i, 11 ° 4.
SAGESSE. Ajoutez : j| 11" Arbre de la sagesse,le bouleau blanc, betula alba, L., bâillon, Dict. i ebot. p. 248.
t SAGINE (sa-ji-n’), s. f. Genre de plantes quipasso pour donner de l’embonpoint aux moutons.
— ÉTYM . Lat. sagina, graisse.
f SAHARIEN, IENNE (sa-a-riin, riè-n’), adj. Qu‘appartient au désert du Sahara . Les tribus saha-riennes.
1 SAÏGA. Ajoutez: Couvertures de voyage, gar-nies tout autour d’une fourrure naturelle de mar-motte ou de saïga, Journ. offic. 2 décembre <87p. 8944, 3« COl.
SAILLIE. — HIST. xiii" s. Ajoutez : Que li e ®"taus Rose la tripière, qui est desous la saillie desa maison... (1289), varin, Arch. a dm. de la vi‘‘ ede Reims , 1. 1 , 2 ” part. p. 1041.
SAINT. || Proverbes. Ajoutez : || La fête passée,adieu le saint.
t SAINT-BARTHÉLEMY, s. f. Voy. BARTHÉLEMY
(saint-) au Dictionnaire.
SA1NT-KLME (sin-tèl-m’), voy. ELME (saint-)- p
f SAINT-PEKAY (sin-pè-ré), s. m. Nom d’un VHrenommé du département de l’Ardèche . Le sam -peray mousseux est le premier vin du p a y s ”M. Faure eut l’idée do champaniser le saint-per®?]qui supporta parfaitement l’épreuve et qui 'valise, depuis lors, avec le champagne 1même, p. bonnaud, Rev. Britan. nov. (874, T- ’’