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t SAISETTE {sè-zè-t’), s. f. Voy. ci-dessous sais-sktte.
SAISIR. || 1 -Ajoutez : || Saisir quelqu’un dans sesbiens, exercer une saisie sur ses biens. Comme lestribunaux ne pourraient pas faire saisir le préfetPar corps ni dans ses biens pour la non-exécutiondu contrat, Corresp. de Napoléon I ", t. xix,n* 16880.
t SAISIR-ARRËTER (sè-zir-a-rê-té), V. a. Termede droit. Opérer une saisie-arrêt.
t SAISIR-EXÉCUTER (sè-zir-è-gzé-ku-té), V. a.Terme de droit. Opérer une saisie-exécution.
t SAISIR-GAGER (sè-zir-ga-jé), v. a. Terme dedroit. Opérer une saisie-gagerie. Les propriétairese t principaux locataires de maisons ou biens ru-taux, soit qu’il y ait bail ou qu’il n’y en ait pas, peu-v ent, un jour après le commandement et sans per-mission du juge,saisir-gager, pour loyers et fer-mages échus, les effets et fruits dans lesdits mai-sons ou bâtiments ruraux et sur les terres, Codede proc. civ. art. 8t9.
. SAISISSEMENT. — HIST. xvi* s. Ajoutez : Sai-sissement des deniers d’icelle boeste, mantellier,Glossaire, Paris , 1869, p. 57.
t SAISONNIÈRE . Ajoutez : || Variations saison-nières, variations atmosphériques suivant les sai-sons. Ces caractéristiques [du climat d’Ajaccio ]sont ainsi formulées: grande pureté de l’atmo-sphère ; vicissitudes atmosphériques peu marquées ;Variations saisonnières graduelles, Journ. offic.3 * avril 1876, p. 2836, 3* Col.
— REM. Il se dit aussi au masculin. L’accrois-sement saisonnier annuel de la fièvre typhoïde," Progrès médical, 17 mars 1877, p. 206 .
t SAISSETTE (sè-sè-t’J, s. f. Un des noms vul-gaires de la touzelle à barbes, planchon, Rev. desVeux-Mondes, 16 sept. 1874, p. 414. || On dit aussisaisette. Le blé saisette d’Arles qui a l’avantagede bien résister aux grandes chaleurs, heuzé, laFrance agricole, carte n" 18.
t SAIWE (sè-v’), s. f. Terme d’exploitation houil-mre. Niveau ou galerie de saiwe, niveau auquel,° u galerie par laquelle s’opère l’assèchement desoaux qui abondent naturellement vers les travaux“°s puits.
t SAJOU (sa-jou), s. m. Petit singe, voy. sapa-10u ' Les sajous, ces gentils petits singes de l’Amé-v*que du Sud..., e. blanchard, Itev. des Deux-Mondes, 1 " mai 1876, p. 107.
t 2 . SARI (sa-ki), s. m. Nom d’une espèce de■[Osier. Aussitôt que s’étend la vue [dans la vallée“o Kezanlik, au sud des Balkans ], on ne découvrejlRe des rosiers sakis couverts de fleurs [d’où l’onlte l’essence de rose], Journ. offic. 29 juil. 1874,P- 6350, 3" col.
t 3. SAKI (sa-ki), s. m. Vin de riz. Des coupess “ r pied haut, dites à saki.... si l’on met dans les“Oùpes dont nous parlons du vin de riz très-chaud|} UI est le saki..., ch. blanc, Journ. offic. 27C *' <873, p. 6673, 1” col.
g t Sakieh (sa-ki-é), s. m. Pompe à chapelet, enEgypte . Le sakieh est, comme on sait, une sortePompe mise en mouvement par un buffle, unameau ou un âne : elle consiste en deux rouesgrenées qui montent et descendent à la fois une®. ra Ppe circulaire de bombonnes; ces bombonnest«ü?g ent d ans le fleuve, s’y remplissent, remon-
P° u r la pêche du corail. L’ancien système de pêche“ «loyen du salabre est toujours en usage; on a“ s ayé sur d’autres points d’augmenter le produit. *a pêche par l’adoption de dragues plus fortes,“ scaphandres e t de cloches à plongeur, Journ.W- 12 avril 1874, p. 2697, 2* Col.ta j Gade. Ajoutez : || 10° Fig. et populairement,f u r .® Une salade de, mettre en salade, mettre en con-f 0 ° n > en capilotade.H 11* Salade russe, saladedes B ment d P' cée > faite avec toute sorte de légumes,homards, des crevettes.
dans p A 11É•<ISTE (sa-la-dé-ris-1’), s. m. Celui qui,•“lad * ^ m ^ r ‘ ( l ue espagnole, possède, dirige unléos t™ ° U us ' no °h l’ on prépare les viandes sa-“ffair 8 C * lef de l’ us ' ne ] l 0 saladérist», dirige sesq,,i tt e3 de loin, parait rarement au saladero et® P eu Buenos-Ayres ou Monlévidéo..., e. dai-P- 32 e’ ** ev ‘ des Deux-Mondes, 16 janv. -
V-TVM. Esp. saladero, lieu où l’on sale, der, sa lo*. ’ ‘
Sal “r, saler.
Salaire. Ajoutez :d'otite salaire.
DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
Proverbe. Toute peine
f SALANQUE (sa-lan-k’), s. f. Nom, dans le Midi,de terrains salés. Le Roussillon est aussi accidentéque la Provence ; on y distingue : 1° la salanqueou terrain salé, voisin de la mer..., heuzé, laFrance agricole, p. 6. Roussillon : 2 °Les terres im-prégnées de sel et situées près de la Méditerranéesont appelées salanques, id. ib. carte n° 6.
— étym. Lat. sal, sel.
SALANT. Ajoutez : || 3° S. m. On appelle salantsd’assez grandes étendues de terres voisines de lamer et recouvertes d’une couche très-mince d’efflo-rescences salines, h. de parville, Journ. offic. 17UOV. 1871, p. 4498, 2* coi.
SALE. Ajoutez : || 7° Linge sale, linge qui aservi et que l’on met de côté pour l’envoyer à lalessive. || Mettre au sale, mettre parmi le lingesale. || Laver son linge sale en famille, voy. linge.|| 8" En parlant des personnes, qui manque àl’honneur, vil, méprisable. Fabius Persicus, hommesi sale et si abominable que les plus sales et lesplus abominables ne s’en approchaient qu’avechorreur, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
SALÉ. Ajoutez : || 7" Claim (terrain concédé pourune exploitation, aux États-Unis ) salé, expressionaméricaine qui signifie terrain où l’on a semé desminéraux qu’il est censé produire naturellement.Il n’y a jamais eu sur les lieux.... d’autres dia-mants que ceux qu’y avaient placés à l’avance lesprétendus découvreurs,... en d’autres termes, leclaim avait été salé, pour nous servir d’une ex-pression de mineur, Extr. du Courrier de San-Francisco, dans Journ. offic. 25 déc. 1872, p. 8071,2 * col.
SALER. Ajoutez : || 4° En termes de mineuraméricain, saler son trou, y répandre des frag-ments de minerai, pour faire croire à la richessedu lieu. Vers 1849, l’usage de saler son trou n’é-tait pas rare dans les régions minières, Journ. offic.31 déc. 1872, p. 8166, 2" col.
— HIST. Ajoutez : xii* s. Salatins vint armés sorliart Blancemaille, Un coval sejorné.... Aine negosta d’avaine, lait boit et car [chair] c’on sale,li Romans d’Alixandre, p. m.
f SALERS(sa-lèr), s. m. Nom d’une race de bœufsfrançaise , Journ. offic. 14 fév. 1873, p. 1083,2 * col.
— ÉTYM . Salers , chef-lieu de canton dans leCantal , arrondissement de Mauriac.
SALEUR. Ajoutez : || Saleur d’anchois, professionsujette à patente, et qui figure au Tarif des pa-tentes.
t SALICIONAL (sa-li-si-o-nal), s. m. Dans l’or-gue, jeu d’étain dont les tuyaux étroits vont en serétrécissant jusqu’à l’orifice, Léon pillaut, Journ.oflfic. 2 juin. 1877, p 4997, 1™ col.
— ETYM. Lat. salix , saule; ce nom lui venantdes flûtes champêtres qu’on fait avec l’écorce fraî-che d’une branche de saule, et dont il est uneimitation.
t SALICYLATE (sa-li-si-la-t’), s. m. Terme dechimie. Nom des sels do l’acide salicylique. M. ledocteur Déclat signale à l’attention l’action bien-faisante du salicylate de fer, h. de pabville, Journ.offic. 6 janv. 1876, p. 143, i™ col.
t SALINEUR (sa-li-neur), s. m. Fabricant de sel.Les dangers que présente, au point de vue de lasanté publique, un procédé employé depuis qua-tre ans environ par certains salineurs pour dé-rouiller leurs chaudières, Extr. de l’Echo du Nord,Journ offic. du 30 sept. 1873, p. 6133, 2 * col.|| On dit mieux salinier, parce que la terminaisoneur se rapporte à un verbe : porteur, celui quiporte, et ta terminaison ier, à un substantif : por-tier, qui garde une porte ; salinier se rapporte àsaline.
f SALINIER. Ajoutez : || 4* Adj. Salinier, sali-nière, qui est relatif à la production du sel. L’in-dustrie salinière, très-florissante aujourd’hui danslTle de Sardaigne, donne au port de Cagliari unegrande activité commerciale, Journ. offic. 16 avr.1874, p. 2748, 2* COl.
t SALITRE . Ajoutez : || C’est aussi un des nomsdu nitrate ou azotate do soude. L’industrie dunitrate de soude ou salitre dans l’Amérique duSud , Acad, des sc. Comptes rend. t. lxxxi, p. 730.
SALLE. Ajoutez : || 16° Le public qui remplitune salle. La salle entière applaudit.
t SALMÉE (sal-mée), s. f. || 1° Ancienne mesure,usitéo dans le Midi. Le beau blé qui no valait quequinze livres en vaut vingt et une la salmée; onl’appelle ainsi [à Uzès ], et cette mesure contientenviron dix minots ou un peu plus, rac. Lexiqueéd. P. Mesnard. || 2° Nom, dans les Bouches-du-
Rhône , d’une mesure agraire de soixante-dix ares,barral, les Irrigations dans les Bouches-du-Rhône, Paris , 1876, p. 71.
— ÉTYM . Bas-lat. salmata, charge, du lat. sagma,grec cràyg 01 ) hât.
f SALMONIDÉS (sal-mo-ni-dé), s. m. pl. Nomd’une famille de poissons qui contient vingt et ungenres. [On veut produire par croisement] une va-riété de salmonidés, ayant lataille et la qualitédu saumon, qui conserverait les habitudes de latruite, R. bouchon-brandely, Rapp. au ministrede l’intér. Journ. offic. 28 oct. 1873, p. 6689, 2 ° col.La rapidité du courant et la fraîcheur de l’eaune sont pas des choses indispensables à l’élevagedes salmonidés, id. ib. p. 6690, l r ° col. || On ditaussi les salmonés.
| SALONCHE (sa-lon-ch’), s. f. Nom, dans l’Oise ,du polygonum aviculare, les Primes d’honneur,Paris , 1872, p. 64.
f SALOPETTE (sa-lo-pè-t’), s. f. Vêtement, cotteou pantalon, qu’on met par-dessus ses habits,pour éviter de les salir. Dans la soirée du crime,l’accusé [ouvrier carrier à Vieillevigne, Loire-In-férieure ] était chaussé de souliers ; il portait unpantalon bleu dit salopette, fort malpropre,comme l’est un vêtement de travail qui n’a pasété blanchi depuis longtemps, Gaz. des Trib. 13-14 sept. 1876, p. 882 , 3* col. Le jour de Pâques ,R... [la profession n’est pas indiquée] portait desvêtements sales, une salopette en toile bleue unieet un bourgeron bleu rayé, Cour d’assises desArdennes, Gaz. des Trib. 12 nov. 1876, p. 1102 ,2 ° col.
SALORGE. — ETYM . Du lat. sal, sel, et orge, finaleinexpliquée, dit le Dictionnaire. M. Bugge, Ro-mani », n* 10, p. 167, explique cette finale : ellereprésente le lat. horreum, magasin, dépôt ; et eneffet Oudin traduit salorge par magazzino di sale ;horreum s’est changé en orge, comme cereus encierge. Il ajoute que horreum se retrouve dans l’i-talien Or san Michèle, nom d’une église à Flo-rence , autrefois une grange. Il n’y a rien à objec-ter à cette interprétation.
f SALPA (sal-pa) ou SALPE (sal-p’), s. m. Termed’histoire naturelle. Nom des mollusques dugenre biphore. Les salpas et leurs générationsalternantes, Journ. offic. 31 août 1876, p. 7403,2 ° col.
— ÉTYM . SàXTiri, lat. salpa, nom d’une sorte depoisson, dit en français saupe (voy. ce mot).
t SALTATRICE (sal-ta-tri-s’), s. f. Mot forgé dulatin. Danseuse, mime, pantomime. Voici la dansedes antiques saltatrices et des modernes aimées,h. houssaye, Rev. des Deux-Mondes, 1" février
1875.
— étym. Lat. saltatricem, de saltare, sauter(voy. sauter).
SALUER. Ajoutez : || 9° En termes militaires,saluer le boulet, faire un mouvement au momentoù un boulet passe auprès de soi en sifflant. Leplus brave salue toujours les premiers boulets.
f SALUEUR. —HIST. xvi° s. Ajoutez : Un de cesgentils de Sainte-Catherine [bateleurs qui pré-tendent résister à l’action du feu] qu’on nommeautrement salueurs, fut entré en un four allumé,si tost que le four fut fermé sur luy, il fut réduiten cendre, baudon, Trois livres des charmes, Pa-ris , 1583, p. 276.
SALUT. || 2° Ajoutez : || Hors do l’Église point desalut.
SALUTAIREMENT. Ajoutez : — HIST. XVI* s.Dieu par sa bonté nous vueille illuminer à les[enseignements de Jésus-Christ] spirituellementet salutairement comprendre, Epistre exhort. auxEpistres, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d’Étaples,Paris , 1626.
t SALVAGNIN (sal-va-gnin), s. m. Nom d’un cé-page qu’on dit avoir été introduit dans le dépar-tement de l’Ain par Voltaire , jarrin, Journal del’Ain , 9 mai 1876, 4* page.
SALVE. Ajoutez : — rem. Dans le xvi* siècle,Lanoue le fait féminin, et d’Aubigné masculin.Au commencement du xvti* siècle, Richelieu (Let-tres , etc. t. vi, p. 141) le fait dans une mémopièce féminin et masculin : une double salve, et,quelques lignes plus bas, un beau salve. Aujour-d’hui il est toujours féminin.
t SAMARITANISME (sa-ma-ri-ta-ni-sm’), s. m.Doctrine des Samaritains, consistant en ceci que,tout en se rattachant au judaïsme, ils n’admet-taient de l’Ancien Testament que le Pentatouquo,vernes, Revue critique, 3 oct. 1874, p. 210.
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