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y paroitra comme en toute autre chose. Je viens de lui envoyef mesremarques fur la version Latine de fon ouvrage, Lc j’attends fon jugementlk-dessus , quoique mes remarques ne foienc point fur fes propres fenti-mens, mais fur les raifonnemens d’autrui , qu’il représente avec toute leurforce. Mr. l’Abbé deLoccumici, & Mr . Jablonski k Berlin me pressentfort de les donner au public, mais j’attendrai fa réponfe , ayant crù quel’honnéteté'demandoit de l’en informer. Vous ne me dites pas fi vous reste-ree en Hollande. Je fuis avec zéle &c. Hanover ce iq. JDecetnbre 1705".
Je vous prie de me renvoyer mon papier fans le donner à quelqu’un.Vosdeux lettres ont été liies à Madame l’Electrice : elle vous est obligéecependant du foin que vous prenez de l’informer. Le passage des hiron-delles sera lu à M. l’Electeur. Feu Mr. Jacobus Thomasius a publié unedistèrtation de hibernaculis hirundinibus. M. l’Electeur a dit là - dessus qu’àce qu’on lui a raconté les allouettes se trouvent demi - mortes dans lesrochers de Norwegue Lc que le Soleil les ressufcite.
Je crois d’avoir bien regu toutes vos lettres. J’ai renvoyé directementà Mr. de Spcmheim la lettre où je me donne l’honneur de vous recommander,J’attends que vous ayez la bonté de me renvoyer mon papier,
LETTRE XI.
J E viens de recevoir l’honneur de vòtre lettre du 6 e . d’Avril, avec ladéfense de M. Locke faite par une Demoifelle fort fpirituelle , dont jevous remercie de .tout mon cosar. Je fuis furpris que vous n’ayez pointre£U une ampie lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire , pour répondreaux vòtres. Je me fuis pourtant fervi de l’adreste que vous m’aviez pref-erite. Je vous avois dit que je croyois d’avoir re^u toutes les vòtres , monpapier Lc le fermon. Je vous avois dit ausiì que la lettre de M. Givynnen’étoit point autorifée par notre Cour , quoiqu’il y ait là-dedans plusieursbonnes chofes pour prouver la necessitò de mieux asiurer la fucceifion par“un établistèment effectis de l’héritier. M. Givynne proteste aussi que ce n’estpas lui qui a fait imprimer la lettre. Il étoit fâché contre Milord Stamfordqui a réprimandé M. Givynne de ce qu’il vouloit faire communiquer àd’autres la lettre de Madame l’Electrice à l’Archevéque ; ce que M. Givynnecroyoit nécessaire , & il étoit étonné de cette conduite de ce Mylord. Celafit qu’il se porta en colóre à lui écrire cette longue lettre, qui , par jene l£ai quel accident a été publiée premiérement en Hollande , à ce qu’ondit , Lc puis en Angleterre. Madame l’Electrice avoit écrit fa lettre k l’Ar-chevèque pour ótre communiquée , Lc en cela Mr. Givynne avoit raisen jcar cette Princesse ne vouloit pas qu’on crut que l’Angleterre lui étoitindifferente , mais elle ne veut pas aussi qu’on croye qu’elle se presse troppour y aller, Lc qu’elle y veut cabaler contre la Beine; car elle a beati-
coup