spo G. G. L E I B N I T I I
négocier en Angleterre que de se montrer au Rhin tel qu’il est pour laliberté publique. Les Francois sont terriblement outrés contre lui, sachantqu’il est un de ceux qui ont le plus contribue à animer l’Empire à lapersévérance. ils accordan des passeports aux Sujets d’autres Princes del’Empire qui en demandent, Lc ils les refusent aux siens. Ils sont fàchésentre autres qu’il ait déterré il n’y a pas long-tems un émissaire Fran-cois dans l’Empire, qu’il a envoyé à l’Empereur.
Je viens à vos Auteurs. Feu Mr. l’Evéque de Salisbury devoit retou-cher plus tot fon histoire de la Résormation ; il y a pensò un peu troptard. Je voudrois qu’on publiat ce qa’il a fait sur l’histoire de notretems. Que sont ses fìls, particuliérement faine qui s’appliquoit aux Ma-thématiques? Je les ai vîis à Hanover. On a parie de faine dans la Ga-rette. Il y a quelque chose dans les mystiques qui peut recevoir un bonsens , & je ne les méprife pas entiéremeat. Ainfi je lerai bien alfe devoir un jour le Livre intitulé General Delusioni of Chrijlians concerningprophecies é> Inspiratiom.
Mr. le Comte de Shaftsbury , mort depuis peu -à Naples, m’a fait pré-fent de fes trois volumes in octavo , remplis de belles chofes , oc ena demandò mon jugement. J’ai été furpris de trouver un grand nombrede penfées qui s’accordent avec mes principes. Cependant j’ai ajouté quel-ques petites animadversions, & il a eu la sincérité Le la modération deme faire savoir que mes petites censures ne lui déplaisoient pas: La persed’un esprit si beau & si sublime n’est pas petite. Il étoit sort revenu despenfées qu’il avoit eiies en donnant fa petite piece sur l’usage de la rail-lerie : alors il n’avoit pas encore astèz meditò. Si Mr. Hedley est ausisi ha-bile que vous le dites , Monsieur, (Le je le crois facilement quoique jen’aye point vu fes ouvrages ) il se moquera des jugemens d’apréfent quilui sont contraires. Qui est-ce qui ne doit pas se moquer de quelquesnouveaux auteurs qui s’imaginent plaifamment qu’on ne peut étre bienbaptisé que par autorité Episcopale, chose qui n’est jamais venire dansì’efprit des plus outrés deffenseurs de l’Eglise Romaine. Pour le soutenirsérieusement il saut étre un peu visionnaire , comme le pauvre mais sgavantMr. Dodirel, qui croyoit que méme l’immortalité des ames étoit l’effetdu pouvoir Episcopal. Il est curieux de voir renaître en Angleterre uneThéologie plus que Papistique, Lc une Philolophie toute Scholastique, de-puis que Mr. Necton Se fes Sectateurs ont restuscité les qualités occultesde fècole par leurs attractions. Ce que vous me dites , Monsieur, estasisez plaisant, qu’il semble que mes adversaires , qui sont de la SociétéRoyale , ont écrit derniérement contre moi , plutòt comme contre unWhig que contre un membre de leur société. J’avois cru que Mr. Nectonétoit un peu allie avec les Whigs ; ainsi je ne me serois point imaginéque l’esprit de siction iroit se répandre méme dans les Sciences Maihé-matiques. Ces Melfieurs qui ont^ écrit contre moi (affez incivilement à ce
qu’on