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6 (1768) Philologica continuatione : ; Collectanea Etymologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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point de raison , elle ne sait que des hérétiques.

CLXVI. Monseigneur le Duc de Zeli ayant eu la générosité de consentirLc de contribuer à lEleHorat de son fr ór e pour le bien de la maison , Lcpar laffection quil lui porte , certe grande action mériteroit une medaille.On en pourroit sdire une , qui porteroit limage de S. A. S. Se au reversCastor & Pollux , tous deux k cheval auprès dun tempie, comme ils fontreprésentés dans les antiquités Grecques Se Romaines , avec ce mot : Im-mortalis uterque. Lon sait que dans les fables Pollux , qui étoit Paine desdeux fréres, nés de Jupiter Se de Leda , devoit seul étre Dieu , mais ilaima tant son frére , quil voulut plutot quitter le Ciel , ce qui portaJupiter à les taire Dieux tous deux. Jai sait cetre épigramme-dessus:Pollux sait tout ceder à lamour de fon frére ,

Jusques k la divinile,

La gioire toutefois Se Jupiter leur Pére ,

Font jouir tous les deux de limmortalité.

Cetre dévise pourroit encore servir dune medaille de lElecteur; ce quiles feroit plus rechercher toutes deux. Encore sur celle de Monseigneurle Due , gardant la méme figure , pourroit étre mis un autre mot , quilui feroit particulier , Se qui diroit par exemple : Fraterno favit honori .Lun de ces deux mots contribueroit à Pexplication de lautre.

CLXVII. Il ny a rien qui foit absolument en nòtre pouvoir ; mais ilny a rien qui le foit plus que nos propres pensées ; Se cest pour cela mémeque nous en devons rendre compre plus que de tonte autre chose. Cest unparadoxe auprès des hommes , qui ont coutume de dire , qu'on rìejì pointresponsable des pensées , mais cela ne se doit entendre que devant eux. Etnéanmoins les juges mémes ne punissent que les pensées dans les actions.Nous sommes faits pour penser. 11 n est point nécessaire de vivre , maisil est nécessaire de penser , Se nos pensées nous suivront au - delà de lamort. 11 est vrai que nous penserons éternellement , mais il nest pas moinsvrai , que nos pensées futures font une conféquence des pensées présentes. Cetreconfidération nous doit porter à rectifier Se k persectionner nos penséesprésentes autant quil est possible ; non pas quil salile negliger dagir ,au contraire on ne pense jamais mieux , que lorsquon pense à ce quon sait.Cependant il y a certaines grandes Se importantes pensées à régler , quise répandent sur toutes nos aólions. On ny sauroit penser avec trop dat-tention , Se cest ce quon appelle la véritable Fhilofophie. Il faut a vollerque les hommes ont, sait des progrès considérables depuis peu ; mais il mesemble , quon sest arrété en bean esternin , quoiquil y ait assez douver-tures pour aster plus loin. Les anciens Se les modernes , sur- tour de notrefiécle , ont sait plusieurs réflexions grandes Se belles , mais hors ce qu 'A-ristote avoit mis en système , elles navoient pas assez denchainement. Unexcellent stonarne de ce fiécle ( Descartes ) en a sait une nouvelle liaisonavec ce quil y a ajouté du sten, mais une ambition démesurée de se taire

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