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nois, 8e Bohémiens , sont venus du fbnd de la Scythie » aussi-bien que lesBulgares Se les Hongrois, de forte qu’il semble que les berceaux de 1 ’Europesom dans la Tartarie.
C’esi un grand défaut , que ceux qui font des descriptions des pays ,&t qui donnent des relations de voyages, oublient d’y ajouter des essaisdes langues des peuples : Car cela serviroit pour en connoitre les origines.Je souhaiterois donc d’avoir des essais des langues des Sibériens, Samojedes ,Circassiens, Czeremisses , Calmucs, Mugalles , Usbecs, & autres PeuplesTartares , qui font en partie fous l’Etnpire de Mosco vie, Se en panie ysont voisins, ou y tralìquent. Car par ce moyen on pourroit juger , si cesnations ont du rapport avec les Turcs , Tartares de Crimée, Esclavonsou Russes , Finlandois ou Estoniens , Hongrois Sec.
In agro Veronensi inter populos , qua a Turre confinium usque ad Ri-voltellum habitant reperiuntur duodecim millia ex Cimbrorum reliquiis , quisemigermanica adhuc utuntur lingua , Se in montibus versus Septentrionemdegunt. Ughellus Tom. V. Italia Sacra p. 529. in Episcopis Veronensibus.
Sanfon dans fon voyage de Perse publié vers la fin de 1695. rapportoque les Gaures de Perse ont encore leur ancienne langue , Se leurs ancienscaractères , Se qu’ils ont encore des vieilles membranes gardées par leursMages, mais qu’ils les cachent ; qu’ils rendent des honneurs au Soleil Seau feu , non pas comme à Dieu , mais comme à des créatures fon parsaites,car iis considerent le Soleil comme le Siége de Dieu.
Meierus Bremensium Theologus , Glojfariurn Saxonicum paravit , Se bineinde vocabula provincialia collegit.
Huetius spem fecit notationum quarundam suarum circa Saxonum vefligiain littore Normanni x & Picardia , quod Saxonicum veteribus ob crebrasSaxonum irruptiones dictum fuisse constat.
Vidi Catalogum librorum Petrarchee , ubi inter alios libros conspiciebaturDictionarium lingua Cumana , sed in hoc indagando frustra laboravi.
De concinnando Dizionario & perpolienda lingua Germanica,
L A langue Allemande à mon avis commence à devenir ausst délabrée,que la Societé fruZifiante , qui a porte si peu de fruii. C’est quelquechole de pitoyable que l’Allemand de ce tems ; passe pour les dil'cours»mais il est ridi.ule d’entendre du demi Francois en chaire, Se d’en voirdans les Actes publics , Se dans les piéces les plus sérieuses, lorsqu’on nemanque pas de très bons mots pour dire la mème chole en Allemand. Maisce n’est pas le tout , il faudroit qu’on songeât, à l’exemple des étrangers,à faire écrire des bonnes chol'es en nótre langue ; à taire des traduòfionsdes anciens , Se méme des excellens modernes , Se enfin à faire quelquechole de notte cru , qui meritai d’ètre traduit en d’autres langues. Sur toutil nous faudroit un Dielionmìre universi, à l’exemple de ceux de î'ureticre
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