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6 (1768) Philologica continuatione : ; Collectanea Etymologica / nunc primum collecta, in classes distributa, praefationibus & indicibus exornata, studio Ludovici Dutens
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éléves : mais comme il a dautres emplois honorables, il a fait difficultéde se donner cette peine, alléguant , que 1art ne se peut point reduireen régles ; Sc quii faudroit des jeunes gens, qui eussent en méme temps dugenie Se de lasiiduité, ce quil est rate de trouver. Je lui ai répondu,que javoue quil ny a point de régles generales dans cet art, mais quele moyen deostruire un jeune stonarne capable, scroit de le mener parles exemples , Se de lui montrer dans un bon nombre décrits déja-solus, par quelles voyes ou maniéres on est venu à bout de les déchi-frer. Cela suffiroit à ouvrir lesprit à un jeune éléve pénétrant, Sc à em-pécher que ces belles découvertes ne se perdent. Je lui ai remontré enméme temps, que non seulement sa gioire y est intéressée, Sc quil sim-mortaliseroit par-, mais austi quil y a de lobligation à ne point laisterperdre ce qui est si utile. Il sest rendu à n es raisons ; mais il doute,quon trouve des jeunes gens qui veuillent se donner cette peine, Sc quien méme temps y soient propres. Ma pensée est, quil faudroit que quel-que grand Eritree sît ebollir Sc instruite dans cet art quelque jeunestornine, dont il se put servir dans la suite, parce que cest une afFaireassez importante pour les Princes. Nos cours ne songent pas trop à ceschoses, Sc la vótre mest venne dans lesprit. 11 faudroit quelque jeunestornine dun naturel porté à lassiduité & aux cstisres, Sc qui ne manquâtpas en méme temps dérudition (car il faudroit tout cela pour un telempio! ) : Si on nen rencontroit pas à préfent, je pourrois proposer unstornine excellent , & cela ne seroit pas dun petit secours ni dun petitornement dans une cour, pour déchisrer des lettres interceptées , foitpour nous, foit pour nos amis Sc alliés. Lon sgait quil nest pas posiìblede tout déchisrer : Mais la plupart des cstisres, dont on use ordinaire-ment, foni déchifrables, pourvu que la lettre à déchisrer ne foit pas tropcourte. Tout ce que jai vu Sc entendu de Mr. Block , me fait juger quecest un stonitele stonarne, qui mérite détre favorite. Je vous supplie aureste de vous souvenir i ) du gargon ouvrier parent de Mr. Brenner, 2)de ce garcon qui peut faste des grands calculs de fa tète , Sc j ) deslettres de Cyrille Lucuris au Chancelier Axel Oxenjìiern. Je nai rien en-core appris de Mr. Seke , mais je continuerai de minformer. Le Czarnayant fait avec les Turcs quune tréve de deux ans , cela joint à ceque Mr. IFitsen ma écrit, me fait espérer que son destein nest pas con-tro la Suède, mais plutot contre les infidéles. Mais votre grande Am-bastade en sera mieux éclaircie. Mr. Witsen me mande que la dentièreCaravane des Moscovites, revenué de Pestin depuis peu , a apporté pournouvelle que lEmpereur de la Chine est mort, & que fon fìls lui a suc-cede , mais non pas sans de grands troubles ; jai mandé cela à colui quia soin des mistìons de France; ce Pére est allarmé; mais jespére encorque la nouvelle pourra otre fauste, celles des Moscovites étant sujettesà camion. Hanover ce 7. Avvii 1699.

HERMAN NI