DE TURENNEj LIVRE II. m _____
vaux du siège qui surent continues fans interruption. La áu. 1 644.seconde nuit on avança la tranchée du cote du Maréchalde Gramont, & l’on acheva la redoute : les deux nuits sui-vantes on alla beaucoup plus loin, Lc l’on fit une batterie .de six canons.
Le Vicomte de Turenne n’avoit pas fait moins de dili- c ^ ta ^ e yj“gence. La cinquième nuit, les deux attaques firent leurs lo- comte degemens fur la contrescarpe , que les travailleurs commen-cèrent à percer, en même tems que l’on dreíía des batteriespour ruiner les défenses de la Place. Après quelques joursde résistance l’on paísa le fossé, Sc l’on porta un pont defascines jusques à la berme. Bamberg reconnut alors qu’iln’étoit plus en son pouvoir d’empêcher que le fossé ne futcomblé ; Sc comme sa garnison étoit trop foible, il ne crutpas devoir attendre que le mineur fût attaché, espérant defaire auparavant une capitulation plus avantageuse : il fitbattre la chamade, les otages furent donnés de part 8 c d'au-tre, & la garnison sortit le douzième de Septembre , avecdeux pièces de canon.
Après s etre empare de cette Place, le Duc d’Enguien ap- Le vicomteprit que le Comte de Merci s’approchoit de lui. L armee va accaque rde France affoiblie Sc fatiguée n’étoit pas en état de com- o^^ieîmbattre ; il falloit «bailleurs réparer les brèches que le canon & Mayenceavoit faites à Philiíbourg : le Prince ne jugea pas d proposde s en éloigner , 8 c se contenta d’établir fi bien ses quar-tiers le long du Rhin, qu’on ne pût lui enlever fa conquête,ni le forcer à un combat général. U avoit le fleuve d’un