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HISTOIRE DU VICOMTEAn. 1644. côté , Philiíbourg de l’autre, le Fort du Rhin devant lui,les marais &c les bois derriere. Campé dans un lieu si avan-tageux , il chargea le Vicomte de Turenne d’aller attaquerW ormes. Le Duc Charles de Lorraine, à qui on avoir don-né cette ville, y tenoit garnison ; &c depuis la perte de sesEtats il n avoir presque point d’autre retraite. Le Vicomtemarcha par le Palatinat avec toute la Cavalerie Allemande& cinq cens Fantaíïìns, détacha Flexílein avec trois Régi-mens, pour aller audevant de cinq cens chevaux que leColonel Savari vouloir jetter dans Franicendal, & continuafa marche vers W ormes , dont les habitans firent sortir lesLorrains Lc lui ouvrirent les portes. De-là le Vicomte avan-ça vers Mayence, & envoya Rosen se saisir d’Oppenheimqui se rendit sans résistance , quoique défendu par un très-bon Château. Mayence étoit le poste le plus considérablequi fût fur le Rhin, à cause de la communication que cettePlace donnoit avec le pays de Hesse , & de fa situation vis-a-vis l’embouchure du Mein , qui pafle fous une partie deses murailles. Sa force consistoit plus dans le nombre de sesliabitans , que dans une citadelle dont les fortificationsétoient négligées. L’Electeur n’ayant pas cru y pouvoir de-meurer en sûreté, s’étoit retiré â Hermesheim ; & les Cha-noines , en l’absence de l’Archevêque , avoient l’autorité duGouvernement. Le Vicomte marcha jour òc nuit sans ba-gage , pour prévenir les secours que l’ennemi auroit pûjetter dans Mayence , où il y avoir seulement pour garni-son quelques soldats entretenus par le Chapitre. En appro-