An. 1645.
Bataille deMariendal.
m HISTOIRE DU VICOMTELe Général Merci s’étendit bientôt dans la plaine ; serangea en bataille ; plaça son Infanterie au centre, ôc saCavalerie aux deux ailes. Après avoir canonné quelque temsles François , voyant que son artillerie ne faisoit pas grandeffet, ôc qu’il arrivoit à tous momensde nouvelles troupesquiauroient pu rendre a la fin leur armée égale a la sienne,il se mit à la tête de son Infanterie , ôc alla attaquer le petitbois, dont il failoit absolument se rendre maître, pour faireagir son aîle gauche commandée par le Général Jean deVert. Le Vicomte marcha en même tems avec fa Cavaleriecontre l'aîle droite de Fennemi ; il l’enfonça , la rompit ,s?empara du canon , prit douze Etendarts,* fit plusieurs pri-sonniers , ôc perça jusqu’à la seconde ligne qu’il ébranla. Iln’en fut pas de même des trois mille hommes d’Infanterieque commandent le Major Général Rosen : tandis que leVicomte chargeoit la droite de l’ennemi avec tant de suc-cès, l’Infanterie de Rosen s’étant apperçuë que celle desBavarois qui marchoit à elle, lui étoit fort supérieure ennombre, s’abandonna à la terreur ôc se jetta confusémentainsi que les . deux escadrons qui la soutenoient, dans lepetit bois : les Bavarois y entrerent, dissipèrent entiè-rement cette Infanterie ôc firent Rosen prisonnier. Jean deVert profitant de ce désordre, fit avancer toute sa gauche, Sccommença a se former derriere laîle victorieuse de Tir-renne, pour la prendre en queue. Le Vicomte ayant observéce mouvement, &' voyant qu’il alloit être enveloppé , fitfaire un quart de conversion à sa Cavalerie, ôc lui ordonna.