UE TURENNE, LIVRE II. , m
'Ter pour recevoir les troupes, a mesure qu’elles arriveroient.Xa disposition des lieux étoit très-favorable, si Rosen eneût profité : il y avoit à la tête de la grande garde un bois de-cinq ou six cent pas de longueur, Sc au-dela une belle plaine,par laquelle les Bavarois dévoient passer pour venir jusquesaux François. Rosen auroit dû demeurer en-deçà du bois ;en fermer l’entrée avec quelques bataillons, pour empêcherles ennemis de s’appercevoir que l’armée n’étoit pas encorerassemblée : Rosen ne croyant pas que Merci fût si près,.passa le bois , St commençoit déja a ranger quelques Régi-mens dans la plaine, lorsque le Vicomte arriva, St vit lafaute que cet Officier venoit de faire» ll alloit y remédier,Sc donner ordre aux troupes de repasser le bois ; mais ayant'découvert dans le moment l’avant-garde des Bavarois, quissortoit fur un grand front, d’un autre bois à un quart delieuë de lui, il sentit qu il n’avoit plus assez de tems pourchanger de posture , Sc sor le champ prit son parti. Il n’yavoir encore que trois mille de ses fantassins arrivés dans kplaine, Sc sept ou huit Régimens de fa Cavalerie. Turenneprofita de tous les avantages du terrain : il plaça dans unpetit bois voisin son Infanterie dont si fit son aile droite,& posta derriere -, deux escadrons pour la soutenir : si‘Composa l’aîle gauche de tout le reste de fa Cavaleriequ’il rangea sor une seule ligne * excepté deux escadronsqui la doublèrent du coté du grand bois. Rosen se mit a l'ex-..trémité de la droite de cette ligne, Sc le Vicomte i l’extré-
mité de la gauche ; dans cet ordre sis attendirent les ennemis,Tome I. Q
à. 164.5.