An. 1645
L’armée Im-périale se sé-pare de celle2 eBaviere,&îe Maréchalde Gramontramene Far-inée da Ducd’Enguiencn France.
i 3 S HISTOIRE DU VICOMTEresta seul, campé sous le canon de Philiíbourg avec son In-fanterie. L’Archiduc & les trois Généraux surent deux joursEntiers à éxaminer son Camp , & le trouvèrent fortifié demaniéré, que malgré la supériorité de leurs troupes , ilsn’oserent l’attaquer : ils rebroussèrent chemin, & marchè-rent a Vimpsen , qu’ils assiégèrent dans les formes. Toutle gros canon de l’armée Françoise étoit dans cette place :îe Vicomte de Turenne voulut la secourir, & envoya rede-mander sa Cavalerie que le Maréchal de Gramont avoitconduite à Landau : les François vinrent ; mais les Alle-mands refusèrent de suivre ; Vimpsen ne sut point secouru j&c l’Archiduc s’en rendit maître en huit jours, il s’emparaensuite de DinKelspuel, de Nordlingue & des villes que l’onavoit prises entre le NecKre & le Danube : toutes les conquê-tes que les François venoient de faire surent perdues ; iln’cn resta que le souvenir. L’Archiduc marcha de-là vers laBohème, pour s'opposer à T orstenson, qui saisoit de grandsravages dans les pays héréditaires de la Maison d'Autriche,Les armées de l’Empereur & du Duc de Bavière s’étantainsi séparées , le Maréchal de Gramont s’en retourna enFrance avec celle du Duc d’Enguien , òc le Vicomte deTurenne demeura seul avec la fienne sur le Rhin. On étoitdans l’impatience de sçavoir comment il en useroit avec laCavalerie Allemande , dont la désobéissance avoit causé laperte de Vimpsen, Comme tous étoient également coupa-bles , il craignit avec raison d’exercer sur eux une punition: générale, qui inspire presque toujours la révolté : il scut