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Tome premier.
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154 HISTOIRE DU VICOMTE

pût en tirer raison, par le moyen de ces Places qui ou-

vroient un passage dans les Etats de ce Prince.

An. i 647. Après la retraite des Bavarois, 1 armée de l’Empereur seLe vicomte tr0 uva réduite à cinq mille santaíïìns & ásix mille chevaux:

reçoit 1 occire 1

de la Com de les troupes Françoises Le >Veymariennes qui venoient d’etrekmacme établies ôc recrutées, jointes aux Suédoises commandéesde p™ ar j her P ar îrangel & Konigsmarc, montoient à près de quatorzemille hommes de pied & vingt mille chevaux. Une sigrande supériorité empêcha les Impériaux d’oser paroître,Le détermina en même tems le Cardinal Ministre à rappellerd’Allemagne les Weymariens &c les François: il vouloir lesfaire servir en Flandre, où l’armée étoit sort diminuée ,depuis qu’on en avoir démembré une grande partie, pourl’envoyer en Catalogne fous le Duc d’Enguien, devenuPrince de Condé par la mort de son pere, au mois de Dé-cembre de l’année précédente. Le Vicomte de Turenneprévoyant que les Régimens Allemans fer oient difficulté demarcher en Flandre, s’opposa vivement à cette séparation.Il envoya plusieurs couriers au Cardinal, pour lui remontrerque la perte de la Maison d'Autriche étoit assurée, si lesdeux armées continuoient de rester unies ; que par leur sé-paration on laissoit le Duc de Bavière maître de se tournercontre les Suédois quand il voudroit ; qu’il n’y avoir aucundanger de rendre les Suédois trop puissans en Allemagne,tandis que la France y auroit une armée ; ôc qu’enfin le Roiseroit en état d’accorder à la Catholicité une protection dumoins aussi puissante que celle de la Maison d’Autriche.